Les réseaux d'écoles

1- quelques exemples - le Tarn : un cas à part ?
2- projet de mise en réseau, secteur de Valmont (76)

3- quelques réflexions

Voir aussi

- Les EPEP
- Regroupements  d'écoles à la mode du Cantal...
- Mise en réseau des écoles (2003/2004) : projets ministériels et contre-analyse de la FNER
- Les textes officiels sur les R.R.E.
-
Sur le site "classes uniques", la page des réseaux.

 

1- Quelques exemples de réseaux :
On parle souvent de réseaux. Voici quelques exemples de réseaux qui existent, réseaux de ressources, de rencontres, d’échanges, qui montrent la diversité des situations.

Haut-Doubs
Origine : des instits en 1994.
Quatre petites écoles à une ou deux classes reliées depuis 1994 par télécopieurs et télématique et utilisant les ressources du collège du Russey (le CDI, la technologie, le matériel informatique) ; le conseil général finançant les transports.
Ecole Publique 25210 PLAIMBOIS DU MIROIR.

Le Porzay
Origine : l 'IEN et des instits en 1998.
Cinq écoles autour de Plomodiern pour mettre en commun des moyens (rotation des équipements), organiser des rencontres sportives ou culturelles entre les classes, élaborer un journal commun. Deux emplois jeunes et une dotation informatique aident au démarrage du réseau. Le conseiller pédagogique de la circonscription assure la liaison. Un compte commun a été ouvert à l'OCCE.
Ecole Publique 29550 PLOMODIERN

Vienne Gartempe
Origine : deux instits de classe unique en 1976 à partir d'échanges de journaux scolaires.
Aujourd'hui huit écoles, des élus, des parents, des associations. La communication entre les élèves est l'objet principal de ce réseau. Les classes disposent d'un équipement technologique très performant qu'elles mettent au service de leurs projets.
Ecole Publique 86260 MOUSSAC

Amice (Association pour la Mise en Communication des Ecoles)
Origine : des instits.
Créée pour favoriser les échanges entre écoles notamment par le moyen des nouvelles technologies de communication. Amice est aussi un lieu d'échanges pédagogiques et un support de projets.
Ecole Publique 38690 LONGECHENAL

La Campagnole
Origine : des instits et un conseiller pédagogique en 1994.
Une vingtaine de classes rurales de l'ouest des Yvelines réunies dans une association affiliée à la Fédération des Oeuvres Laïques pour un réseau de ressources, de rencontres sportives et d'actions pédagogiques.
L'association a une vie interne très riche avec parents et élus. Un instit dispose d'un quart de décharge.
Mairie de Marcq 78770 MARCQ

Réseau buissonnier
Origine: 1995 par le Parc du Vercors.
150 classes du Plateau du Vercors mises en réseau autour d'un serveur local. Un quart de temps est dégagé pour un coordonnateur pour 50 classes.
On lui reproche sa taille, peu propice à la prise en charge du projet par les instits eux-mêmes et d'une démarche plus technicienne que pédagogique.

Pays du roi Morvan
Origine : 1993.
25 écoles, 3 collèges, ce réseau fonctionne en partenariat avec des collectivités locales... Il a engagé beaucoup d'actions : création d'un centre de ressources, connexions des écoles, actions culturelles.
La FNER a déjà parlé de ce réseau à la suite de la décision incompréhensible de suppression du poste de l'enseignant qui coordonnait les actions. Une association (Acteurs Ecole Rurale Publique) s'est créée à la suite de cette décision.
ACERP - c/o Anne Lucas -56630 LANGONNET

Hautes-Alpes : un réseau à l'essai (extraits de la presse syndicale).
Deux postes d'animateurs de réseau rural d'éducation ont été crées à cette rentrée. Une initiative de l'IA pour "lutter contre l'isolement des écoles" qui s'inscrit dans le cadre de la circulaire de 98 "réseaux ruraux d'éducation". Sur ces postes ont été nommés, à titre provisoire, des enseignants avec une bonne connaissance du tissu local. Un bilan sera effectué en fin d'année auquel les délégués du personnel ont demandé à être associés. "Pour le moment, je rencontre les 17 écoles et les 40 classes des deux vallées concernées par mon réseau", déclare Jean-Yves Garnier nouvel animateur R.R.E. L'accueil est très favorable. On essaie de trouver des solutions pour que collègues et élèves communiquent, se rencontrent. La première chose est de brancher tout le monde sur internet. On va aussi mutualiser le matériel (appareil photo numérique, équipement sportif..) et mettre en place des décloisonnements. "Par exemple, en rassemblant quelques écoles, je prendrai un groupe d'une douzaine d'enfants en technologie et les collègues mèneront d'autres activités. Ce sera à la fois une occasion d'échanger et de bénéficier d'un maître supplémentaire... On essaie et puis on verra..." À suivre.

Le Tarn : un cas à part ?


2- Réseau du secteur de Valmont (76)
Origine : 2000.
Projet de RRE pour les 25 classes du secteur du collège de Valmont, en Seine-Maritime. Ci-dessous le projet de convention (pour tout renseignement : Jean-Bernard GUENOT, Ecole Publique 76540 THEROULDEVILLE)

CONTRAT DE MISE EN RESEAU
DES ECOLES RURALES PUBLIQUES
2000 - 2003

PREAMBULE

Afin de donner à tous les enfants du secteur du collège de Valmont l'école de qualité à laquelle ils ont droit, l'Education Nationale a engagé depuis 1993 une politique volontariste faisant appel au partenariat des collectivités territoriales concernées.
En milieu rural, l'école communale demeure un pôle de service public qui ne peut se maintenir qu'au prix d'un renouvellement servi par des innovations pédagogiques, des mises en synergie originales et audacieuses et faisant appel aux solidarités intercommunales.
Ces exigences imposent aux partenaires la recherche permanente de solutions structurelles nouvelles répondant aux besoins quantitatifs et qualitatifs du moment. Parmi celles-ci, les réseaux d'écoles rurales ont constitué une réponse originale tant du point de vue de la qualité du service offert aux élèves et à leurs familles, que du point de vue de l'aménagement du territoire.
Fort de l'expérience acquise et avec la volonté de rechercher ensemble les réponses les mieux adaptées aux mutations en cours et à venir, l'Education Nationale et les collectivités territoriales du secteur de Valmont concernées décident de mettre en place pour une période de 3 ans, leur coopération en vue de maintenir et de promouvoir une école de qualité en milieu rural. Ce Réseau Rural d'Education s'articulera autour de 4 pôles ( Le R.P.I. Valmont-Nord, le R.P.I. Valmont-Sud, Angerville la Martel et Valmont). Le collège et les écoles maternelles seront étroitement associés aux écoles élémentaires, ceci pour assurer une nécessaire continuité éducative au sein du réseau.

COMMUNES DES R.P.I. VALMONT NORD et SUD, ANGERVILLE LA MARTEL ET VALMONT

L'Inspecteur d'Académie, Directeur des services départementaux de l'Education Nationale
Les Maires des communes d' Angerville la Martel et Valmont,
Les présidents des SIVOS des R.P.I. Valmont Nord et Valmont sud
conviennent d'apporter en commun, selon leurs compétences, les moyens matériels et humains permettant aux écoles des communes d'Angerville la Martel, Gerponville, Limpiville, Riville, Sorquainville, Thérouldeville, Theuville aux Maillots, Thiergeville, Thiètreville,Valmont et Ypreville-Biville de constituer une unité pédagogique appelée Réseau Rural d'Education
(R.R.E.).
Cette démarche s'accompagne d'un projet de réseau qui a reçu un avis favorable des partenaires concernés, réunis en conseil de réseau. Ce projet sera soumis à Monsieur l'Inspecteur d'Académie, Directeur des services départementaux de l'Education Nationale.
Elle s'inscrit dans la perspective de l'amélioration de la desserte scolaire en milieu rural. Elle est fondée sur le principe de solidarité entre communes et entre écoles.

ARTICLE 1

Les écoles publiques des communes de : Angerville la Martel, Gerponville, Limpiville, Riville, Sorquainville, Thérouldeville, Theuville aux Maillots, Thiergeville, Thiètreville, Valmont et Ypreville-Biville et le collège Eugène Delacroix constituent un " Réseau Rural d'Education " à compter du ................... pour une durée de 3 ans renouvelable.

ARTICLE 2

Le réseau est créé en fonction des objectifs suivants :
1. Mettre les ressources et les compétences des équipes pédagogiques au service des élèves dans le cadre élargi du R.R.E..
2. Offrir un ensemble d'activités scolaires et périscolaires plus complet et mieux adapté aux besoins de chaque enfant avec la possibilité de travailler en groupes restreints.
3. Sans nier les spécificités - liées à l'historique des écoles et aux ressources propres à chaque " pôle " - affirmer notre capacité à donner à chaque élève les éléments de la culture commune à acquérir pour l'entrée au collège.

ARTICLE 3

L'organisation du réseau est fondé sur les principes suivants:
3-1 Les écoles forment une unité pédagogique au moins pour:
- l'animation et la formation en circonscription des maîtres,
- la définition et la réalisation des projets communs et de toutes les actions qui en résultent,
3-2 Les élèves peuvent se déplacer temporairement pour certaines activités.
3-3 La réunion de l'ensemble des partenaires forme le " conseil de réseau ". Il a compétence pour le suivi de toutes les actions définies dans le projet de réseau, pour le fonctionnement du réseau et pour tous les problèmes communs aux écoles concernées. Il est coprésidé par l'I.E.N. et le Principal du Collège.
3-4 La coordination du réseau est assurée par l'un des enseignants concernés.

ARTICLE 4

4-1 Il est convenu entre les partenaires engagés de mettre en œuvre dans les 3 années à venir (2000 - 2003) les principales actions suivantes :
- Réalisation d'un site Internet du RRE,
- Approche de la littérature de jeunesse : " Un auteur à l'école ", " L'heure du conte " pour les plus petits, initiation à quelques techniques de presse ( interview, prise de notes, mise en page),
- Approche de la photo ( lecture d'images et prises de vues ),
- Création d'un journal commun à toutes les écoles,
- Interventions en arts plastiques et expositions communes,
- Fête de la musique ouverte vers les écoles maternelles et déplacements à des concerts,
- Activités sportives partagées entre le collège et les écoles élémentaires,
- Enseignement des langues vivantes en partenariat avec les enseignants du collège
( échanges franco-allemand et franco-anglais),
- Mise à disposition des écoles élémentaires du CDI du collège,
- Recherche d'une formule de transport économique et disponible.

4-2 En fonction du projet pédagogique, il convient de préciser annuellement par un avenant, l'organisation pédagogique du réseau et le service des maîtres qui y sont affectés.
Il convient également de préciser annuellement par avenant, le relevé des actions conduites et l'implication de chacun.

ARTICLE 5

5-1 - Pour le fonctionnement du réseau et la réalisation de son projet,

· L'administration départementale de l'Education Nationale s'engage:
- à maintenir le nombre d'emplois du 1er degré pour une durée de 3 années scolaires à compter de la rentrée 2000,
- à faire bénéficier le réseau de 2 demi-journées hebdomadaires de décharge de service,
- à lui accorder une priorité d'accès à la formation continue (un minimum de 2 jours par an la première année, puis un minimum d'une journée les années suivantes),
- à réserver un financement spécifique pour la réalisation du projet. Le montant en sera communiqué à chaque rentrée par l'I.E.N. de la circonscription,
- à compléter le RASED par l'adjonction d'un poste de maître G,
- à permettre l'élargissement du CEL du SIVOS du RPI Valmont-Nord à toutes les écoles du RRE par le biais du recrutement d'un 2ème aide-éducateur.

* Les communes concernées s'engagent à :
- Financer le raccordement et des abonnements identiques à Internet dans toutes les écoles du RRE,
- Etudier une formule de transport adaptée aux exigences des activités du RRE.
-

ARTICLE 6

Le projet de réseau définissant les actions et moyens engagés pour les trois ans à venir est porté en annexe de la présente convention.

ARTICLE 7

La présente convention lie les différents signataires pour une durée de 3 ans. A l'issue de cette période, elle fait l'objet d'un bilan global.
En cours d'exécution, elle peut être dénoncée par une des parties en cas de non respect des engagements de l'un ou l'autre des signataires.

ARTICLE 8

Par signature de l'Inspecteur d'Académie, Directeur des services départementaux de l'Education Nationale, cette convention engage les enseignants des écoles concernées.


A....................................le..........................

L'Inspecteur d'Académie Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale,

A...................………..., le ………………..

Les Maires,

**********

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3- Réflexions, débats sur les réseaux...

46- JP, le 13/02/00 (à propos des textes officiels sur les RRE)
*Première inquiétude sur l'intro : ..."pour ce qui concerne les zones rurales... leurs indispensables adaptations et réorganisations doivent s'inscrire dans un cadre global, intercommunal et pluriannuel, tenant compte des évolutions démographiques, économiques et sociales"... Ce genre de verbiage ne mange pas de pain, il peut se lire de différentes façons, mais en général, les gestionnaires l'interprètent à leur sauce : "adaptation, réorganisation, intercommunal" sont souvent traduits sur le terrain par "fermeture, regroupement et économie". On pourrait réclamer une note plus volontariste, des éléments de projet politique plutôt qu'une simple évocation de l'adaptation nécessaire... (adaptation à quoi d'ailleurs?).
*OK sur le moratoire pas satisfaisant, même s'il a mis un frein à la logique gestionnaire.
*Bonne note à la prise en compte de la réussite des petites écoles; c'est un discours nouveau du ministère, depuis deux ans environ.
*La définition du réseau se précise dans le texte... mais reste encore ambigü. Beaucoup d'Inspecteurs d'Académie traduisent réseau par RPI, ce qui est une possibilité effectivement, mais qui n'est pas forcément la seule. Plusieurs réseaux d'écoles rurales existent depuis des années (Vercors, Vienne, Morbihan...) en maintenant les petites structures communales, y compris des classes uniques. Le RPI n'est pas obligatoire.
*Le texte semble proposer la mise en place de réseaux autour d'un collège. C'est donc une précision importante par rapport au texte de janvier 98, mais qui m'inquiète beaucoup : -dans la démarche d'abord; je pense que l'on ne peut pas décréter un réseau. C'est aux écoles, aux élus, aux associations d'être initiateurs. Il faut que l'Etat propose un cadre très général, qui permettrait aux gens qui ont ENVIE de monter un projet à leur mesure. Par exemple, ici, [4 écoles correspondant à 4 communes] monteraient leur projet, pas forcément dans la coquille décidé par l'Inspecteur d'Académie. Il y a une question d'ENVIE, et de prise en charge par les gens. Sans quoi, on retomberait dans ce qu'on connaît souvent à l'Education Nationale... une structure vide, hiérarchisée, sans contenu, et subie par les acteurs du terrain. -de toute façon le bassin de collège me paraît trop grand pour une réelle vie de réseau. C'est un cadre trop contraignant... Il y a ici le bilan à faire de réseau comme celui du Vercors, réseau imposé aux instits et aux élus par décision d'en haut, réseau trop grand (50 écoles) et qui s'est rapidement ossifié... L'expérience que j'ai dans les Yvelines est la réussite d'un réseau d'écoles rurales de 13 classes (dont 3 classes uniques) décidé et gérés par les instits, avec l'aide de quelques élus (pas tous) et de l'administration (un quart de décharge à un animateur de réseau choisi par l'association).
*Le principal de collège et l'IEN, comme pilotes de réseau... Nous sommes encore dans une logique buraucratique dont décidément l'administration n'est pas capable de se défaire (ou alors on précise le terme de pilotes)... Il faut faire confiance aux gens et leur laisser une liberté de gestion de l'outil, faute de quoi on tourne à vide et c'est l'échec.
Voilà pour une première approche.
En conclusion :
*des éléments positifs, une approche alternative aux fermetures systématiques telles qu'elles se pratiquent (au fait, les IA qui suppriment à tout va lisent-ils ce genre d'orientation?).
*la confirmation de l'idée de contrat pour trois ans avec les partenaires locaux, là c'est très positif.
*une raideur bureaucratique : il faut laisser la POSSIBILITE du réseau, sans obligation et en aidant les gens de terrain à prendre en charge leur projet.
***
42- RH, le 18/03/00
On nous cause de mise en réseau des écoles de notre canton : mais ce concept est très flou dans tous les esprits aussi bien du côté des élus que des instits ou de l'IA : chacun n'y met pas le même sens ! Il y a une grande confusion avec les RPI .
Autre chose , le document pour la mise en place des réseaux d'écoles proposé par l'IA n'en est qu'au stade d'un projet de propositions et voilà que soudain l'IA organise le 8 Mars une réunion avec tous les maires de notre canton pour leur présenter le réseau d'écoles , sans inviter les enseignants du canton (Nous avons beaucoup apprécié ! ) .
Deuxième acte : nous ne savons même pas ce qu'il s'est dit lors de cette réunion et nous ne l'avons appris que par des rumeurs qu'il y aurait des transferts d'enfants entre deux écoles , qu'une collègue récupérerait les enfants d'âge primaire de tel village (elle était d'ailleurs très surprise !) , qu'une autre n'aurait que des maternelles , que les problèmes de transports étaient déjà réglés par le conseil général etc.. (Les élus n'ont retenu que cela éviterait des fermetures de classes pendant 3 ans ) .
Troisième acte : le conseiller général du canton provoque une réunion Mardi 21 Mars entre tous les élus du canton pour avoir leur avis sur la mise en réseau(Toujours sans que les enseignants et les représentants des parents du canton y soient invités!): vont-ils signer un document ?S'engagent-ils déjà dans une logique de réseau ?Est-ce que l'IA tente le forcing et met la pression sur les élus ? Voilà où nous en sommes , nous avons la sérieuse impression que cela va se mettre en place sans la consultation des enseignants ou des parents , pourtant , d'après ce que j'avais pu comprendre c'était avant tout une démarche concertée . J'ai la désagréable impression que des choses vont se signer dans l'urgence afin d'éviter des fermetures ! J'aimerai avoir votre avis .Est-ce que cela est une démarche courante ?Que doit-on exiger ? Est-ce que les enseignants participent à l'élaboration du projet de mise en réseau ? N'avez-vous pas l'impression à la lecture de ce que j'ai écrit que ce truc nous est parachuté par notre I.A ?
Autrement au niveau de La Loire , les classes uniques de l'an passé vont être de nouveau sur la sellette et certaines risquent de disparaitre (sauf la mienne !Étrange , pourtant j'ai le même nombre d'enfants que l'an passé !) Voilà , je trouve la situation actuelle complètement irréelle , il y a une foule d'info contradictoires qui arrivent de tous cotés , et nous on est là sur la touche !
***
46- JP, le 18/03/00
RH, ce qui se passe chez toi est intéressant, car c'est pour nous une des premières illustrations de ce que peut faire l'administration concernant les réseaux.
*la confusion réseau-RPI est générale... et l'administration n'est pas seule à la faire, les syndicats, les élus... et Ségolène... ont du mal à comprendre car ils ne savent pas très bien comment un réseau pourrait fonctionner. Là nous souffrons de notre faiblesse; nous avons des choses à dire, des expériences vécues à présenter, mais nous n'avons pas de haut parleur pour le faire. Je pense réellement que la confusion n'est pas voulue, les décideurs sont trop loin du terrain pour imaginer comment ça pourrait marcher. S'il y avait un bouquin à faire aujourd'hui, peut-être serait-ce sur l'histoire du réseau sud-Vienne...
*la mise en réseau par le haut, sans les gens du terrain... elle est de fait dans les textes. Là aussi, l'administration ne peut pas imaginer que ça puisse se passer autrement. c'est dans sa culture (c'est dans la culture de l'Etat tout court). En fait là aussi il n'y a pas de surprise et là aussi je pense que ce n'est pas un machiavélisme du ministère. Toute bonne idée qui peut sortir du chapeau d'un fonctionnaire de l'administration (genre Lebossé) sera toujours traitée de cette façon, par le haut, et donc perdra de sa pertinence (et en plus ne marchera pas!). L'intérêt pour nous c'est de les prendre de vitesse et de faire nos projets en profitant des espaces de liberté qui s'ouvrent. Après, par le fait accompli, et par la bagarre, on impose notre vision des choses. Je ne sais pas trop où vous en êtes mais peut-être que vous pourriez faire ça dans la Loire... vous réunir, parents-enseignants-élus qui le veulent et monter votre projet avant que l'Inspecteur n'ait ficelé le sien. Ce serait aussi une piste pour MT à Sommeval : monter un projet de réseau comme alternative au regroupement imposé l'année prochaine... parce que MT, t'as beau être coriace, ils arriveront à leurs fins un jour ou l'autre. Dis-moi si je me trompe!
*Je suis ici -voir message précédent- dans le même cas de figure. Nous avons réunion lundi soir parents-enseignants des deux écoles pour un projet du canton que nous présenterons aux élus. Ceux-ci devraient ensuite aller voir l'administration... Si on a un truc qui tient la route, on est plus fort pour les faire plier, je pense.
***
58- BC, le 19/03/00

A propos des RRE et autres: Pour la première fois de ma vie je me retrouve de l'autre côté de la barrière sans autre casquette que celle de... futur parent d'élèves, dirtectement concerné par l'école de son village... qui n'est pas l'école de ses rêves. L'éclairage devient totalement différent.
1/ Première observation : la non-information de tous (parents, élus.... et enseignants) est phénoménale. Que ce soit dans ce qui se passe ailleurs (je ne parle pas de la méconnaissance absolue de ce qui s'est passé avant !), dans la connaissance des instructions, circulaires décrets. Et inutile de parler de la connaissance pédagogique, là c'est au dessous du zéro absolu. Et lorsque des embryons d'informations sont connus (essentiellement du côté des enseignants), elles ne font l'objet que de critiques. Peu importe qu'elles soient justifiées, elles ne servent à rien dans l'immédiat parce qu'on ne peut pas s'appuyer sur le seul négatif que l'on a pu extirper. Pas étonnant alors qu'il en résulte passivité, impuissance. C'est à mon sens le premier point sur lequel il faut agir : la "démocratisation" de l'information. Exemple : dans l'action à laquelle je me suis trouvé mêlé depuis 8 jours, la première chose que j'ai faite c'est de récupérer le rapport LEBOSSE, les circulaires sur le RRE, le déroulement du processus de la carte scolaire, les membres du CDEN, et de les filer à tout le monde, sans trier ceux qui peuvent comprendre ou non. La deuxième chose c'est de surligner quelques éléments concernant plus particulièrement les uns ou les autres. Par contre je me suis bien gardé de mettre en avant mes propres idées (profil prudemment bas sur ce point). Le problème n'étant pas de convaincre et d'amener les gens à mes idées, mais de leur permettre d'avoir LEURS idées, quitte à ce qu'ils s'approprient les miennes. A partir de ce moment, le groupe s'est trouvé formidablement dynamisé et en 8 jours à proprement retourné la situation, retourné complètement un des 2 maires, obligé le second... à suivre. Les enseignants eux-mêmes se sont mis alors en action (sont allés voir les collègues et les maires de l'autre RPI etc.....). 2 stades me paraissent donc indispensable, dès maintenant : donner l'information telle que, même si elle comporte des points difficiles ou dangereux (démocratisation). Ce stade révèle souvent dans la population beaucoup plus de personnes capables d'en tirer elles-mêmes des conclusions et des pistes qu'on ne l'imagine (confiance dans les capacités des autres). Aider à extirper de cette information ce qui peut être utile (exploitation de l'info).
2/ A propos des RRE, il y a des éléments que tout le monde (enseignants, élus parents) devrait connaître AVANT que s'engagent les opérations de l'IA ou des IEN. - Vous avez dans le site un exemple réel d'utilisation de la circulaire de Ségolène.
- Il n'y a aucune confusion entre RPI et RRE. Il n'y a pas de déplacements d'enfants d'une école à une autre (ça cela concerne les RPI).
- Ce type de circulaire met la balle dans le camp des partenaires comme des enseignants : Le flou peut devenir positif puisque les partenaires n'ont pas un modèle à suivre mais un modèle à inventer. Au lieu de le dénigrer on peut donc s'appuyer dessus. Sinon ce flou sera naturellement et habilement exploité par l'administration. - Le point le plus novateur, est celui de la fameuse "convention", issue directement des travaux de la FNER et du groupe LEBOSSE. C'est la clef même d'un RRE qui repose sur elle. Mais c'est aussi celui qui pose des problèmes à tout le monde ! (je mets sur le site classes uniques
http://www.marelle.org/users/clauniques/RER.htm 2 exemples : la convention générale du pays du Roi Morvan, et dès que je les ai les différentes conventions plus particulières des réseaux constituant ce pays).
* Collectivités locales : Elles vont avoir à s'investir... et à investir. Elles ne savent donc pas ce qui va en résulter. Tant mieux : C'est l'occasion de les engager dans un processus et non pas de les mettre d'emblée face à des obligations qui vont leur faire peur. Il semble évident qu'il ne faut pas attendre que les IA les convoque. : Il vaut mieux qu'AVANT, enseignants, parents et élus se soient penchés sur le problème, avec les informations, puisque, de toutes façons les IA vont dans un premier temps réunir les élus ! Au lieu que la source d'info soit le seul IA, il y a alors une info préalable qui fait que les élus, quelle que soit leurs idées, ne sont plus dans les mêmes rapports. Si on les laisse aller désinformés à ce type de réunion et sans savoir ce qu'il y a derrière ou devant eux dans leur propre commune, faut pas s'étonner après.
* IA : Il est bien obligé de réunir les élus de son propre fait, puisque les RRE touchent aussi à d'autres problèmes que pédagogiques, en particulier l'aménagement du territoire. Il a d'autre part des comptes à rendre sur son action, avant la fin mars si le calendrier de 99 a bien été reporté a 2000. Les IA sont aussi liés à des accords avec le CG. Sa rencontre avec les élus est donc logique. Dans pas mal d'endroits, ils se heurtent aussi aux problèmes d'équipements : instructions par exemple concernant les TNC (ressort de l'Education nationale), équipement relevant du ressort des collectivités locales. Il est donc normal qu'il voit avec les élus comment est le terrain sur lequel il va obligatoirement marcher. YJ et MT pourraient de leur côté bien expliquer comment élus et administration fonctionnent et quelles sont leurs règles de fonctionnement. Mieux on connait les fonctionnements réels, mieux on peut agir.
* Les enseignants : Le RRE implique cette fois officiellement les partenaires. Il faut donc, peut-être pour la première fois, qu'ils fassent avec ! Le ghetto n'est plus possible, une certaine tranquillité non plus. Il va falloir chercher des consensus, accepter une certaine ingérence, une certaine transparence. Les partenaires vont prendre un certain poids, mais ne vont pas forcément accepter d'être de simples courroies de transmission.
* Les parents : jusqu'à maintenant, ils n'ont strictement aucune voix au chapitre. Cela en arrange beaucoup (cela permet de se contenter d'être mécontent). Et pourtant il y a obligatoirement parmi les parents la même diversité que parmi les enseignants ou les élus. Ils sont tout autant que les élus complètement ignorant des enjeux. Le RRE les fait rentrer dans l'école... mais va aussi leur demander une implication (temps, moyens...).
- La "main" dans l'instauration d'un RRE n'est prise par l'IA que dans la mesure où les autres la lui laissent. Le tout petit exemple en ce qui concerne ce qui se passe ici le démontre : L'IEN (et aux dernières nouvelles l'IA) ont été complètement désarçonnés par le fait que des parents et des élus s'engouffrent eux-mêmes et avant que l'administration ait dévoilée ses intentions, dans la circulaire de Ségolène. Même les enseignants n'avaient fait part à personne que l'IEN leur en avait vaguement parlé. Et cette fois, pour reprendre la main, IA et IEN provoquent eux-mêmes des réunions d'urgence, l'un avec les maires, l'autre avec les parents. Mais les rapports seront différents !
- Si je reprends la lettre de l'IA envoyée à MT, il y a un point qui me parait foireux : La transformation de la CU en classe du RPI apparemment proposée (et non pas décidée) par le CDEN, peut être considérée comme un abus de pouvoir si elle est imposée l'an prochain : Si cette transformation aboutit à la suppression d'un poste, à la limite l'IA est dans son droit : Il "doit" répartir les postes qu'il a à sa disposition pour le meilleur fonctionnement de son service. Si ce n'est pas un problème d'effectifs, il serait alors dans un cas d'abus de pouvoir. Toujours dans la circulaire ministérielle, les CU ne sont pas officiellement considérées comme des structures à supprimer (certaines sont....). Sa transformation obligatoire ne peut donc être argumentée que s'il prouve son mauvais fonctionnement, mais encore faut-il que les usagers eux-mêmes en soient mécontents. Le RRE en lui-même ne comporte aucune clause tendant à supprimer les classes uniques, au contraire, il fait officiellement partie des outils permettant.... leur amélioration.
Personnellement, je crois que les RRE, constituent un outil qu'il faut absolument utiliser, même s'ils ne sont pas les "réseaux". Quelle importance ? Ils n'empêcheront en rien les "vrais réseaux", qu'ils soient à l'intérieur des RRE ou à l'extérieur. Et plutôt que de laisser l'Administration en faire ce qu'elle veut, autant jouer le jeu en tentant de les mettre vraiment au service des écoles et des enfants.
Extrait du rapport "Lebossé" : "Les initiateurs (du RRE). Ils peuvent être un ou plusieurs des acteurs ou partenaires de l'école : enseignants, IEN, IA, élus, parents, mouvement d'éducation populaire". Ce n'est qu'un rapport mais on peut s'appuyer dessus pour prendre l'initiative : On a toujours intérêt à prendre l'initiative plutôt d'attendre celle de l'IA ou de l'IEN : cela change complètement les rapports de force.
[J'ajouterai que] la constitution des RRE préconisée officiellement repose sur une NEGOCIATION entre les partenaires. Dans une négociation il y a les rapports de force, mais aussi les intérêts des uns et des autres. Les enseignants peuvent peser (par exemple la charge de travail supplémentaire) les collectivités locales peuvent peser (qu'est-ce que vous apportez vous IA sur quoi vous vous engagez ?), l'IA peut peser, et lui il pèse (si vous ne marchez pas, exit vos écoles), les parents peuvent peser (poids électoral, poids des manifestations, poids de la demande éducative, poids de la citoyenneté...), les données extérieures peuvent peser (travaux aussi bien du ministère que d'autres, expériences menées ailleurs etc....). Un des rôles de la FNER serait d'apporter les biscuits intéressants aux négociateurs.
***
42- RH, le 05/04/2000
Nous avons parlé mise en réseau de nos écoles et cela a suscité de nombreuses questions de la part des parents car tout et n'importe quoi circule en ce moment: du genre que des élèves de CE2 seraient regroupés dans un village que d'autres iraient dans un autre enfin bref c'est le délire le plus complet , donc je suis en train de potasser ce que peut être une mise en réseau , j'aurai besoin de votre aide .
Dans les coins où des réseaux fonctionnent déjà depuis belle lurette y a-t-il des déplacements d'enfants ?Quels rôles ont les parents vu qu'ils sont partie prenante dans l'élaboration du réseau ?Comment intégrer le collège de notre secteur (nous avons un contrat éducatif local qui vient d'être signer )? Quels sont les pièges que nous devons éviter , s'il y a des pièges ?Nous avons une réunion la semaine prochaine avec les collègues du canton pour commencer à défricher le terrain , j'aimerai avoir des réponses assez précises sur tous ces points là siou plaît ! Car c'est aussi flou pour les collègues et j'ai l'impression de beaucoup me répéter . Avez-vous des exemples concrets de ce qu'a pu apporter une mise en réseau en termes de:
-stabilisation des effectifs et des équipes pédagogiques
-l'implication des parents
-la convention passée avec l'EN
-le rôle des élus
-les moyens obtenus : maître de soutien , instit détaché etc..... Je rêve peut être un peu mais bon ...
***
46- JP, le 05/04/00.
Sur la mise en réseau, quelques réponses imparfaites :
*a priori les déplacements d'enfants ne me paraissent pas souhaitables, on se met justement en réseau pour les éviter. Ou alors il s'agit de déplacements ponctuels pour une rencontre entre écoles...
*les parents : une manière de les intégrer serait la création d'une Association loi 1901 autour des écoles concernées, comme on avait fait à la Campagnole, ou comme elle existe en Sud Vienne. J'ai les statuts des deux assoces, si tu veux, dans mes archives. C'est difficile à long terme, il me semble, de faire jouer à beaucoup de parents un rôle moteur, car ils ne restent pas toujours parents... A la Campagnole, nous avions un seul parent très actif et même quand ses enfants sont partis au collège... par contre les élus, c'est plus facile.
*le collège : je n'ai pas d'expérience là dessus... peut être voir avec le réseau du roi Morvan (Morbihan) [...] ou alors [...] dans le Doubs pour un projet commun classes uniques- collège du Russey.
*des pièges : la vision trop rigide et centralisée, il me semble... il vaudrait mieux commencer sans grande ambition, par exemple acheter du matériel en commun et voir après; l'important étant de lancer une dynamique de mise en commun.
*Stabilisation des effectifs et de l'équipe pédagogique ... A La Campagnole, très sensible : les écoles paraissaient comme dynamiques -penser à la presse locale pour mettre en valeur ce qui se passe- les instits y retrouvaient une fierté.
*Convention avec l'IEN ou l'IA, c'est ce que font les gens de la Vienne actuellement; voir donc avec PG... Ca me paraîtrait important de négocier un quart de décharge pour un coordonnateur choisi par l'association ... Ou quart de décharge permanent (nous en avons eu un à La campagnole après cinq ans d'existence), ou à défaut des décharges de temps en temps pour des actions communes.
*les élus : dans l'association, membres d'honneur par exemple. Je crois que dans la Vienne, le président est un maire.
***
41- PW, le 26/03/00 [un peu en marge de ce débat, mais pas tant que ça...]
J'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement. Voilà, c'est à propos de notre travail actuel sur les réseaux d'aide.
Réseau, c'est le nouveau mot à la mode dans l'Education Nationale. Depuis Internet, le Réseau, c'est tout ce qui se fait de mieux: moderne, efficace, productif...
Alors le ministère en use et en abuse.
Avant étaient les GAPP: des Groupes. Mais des groupes, ça demande du personnel. Alors, on eut l'idée de l'appeler "Réseau". Un réseau, ça démultiplie les relations, donc c'est plus efficace, donc on peut supprimer des postes et disséminer les lieux : avec le réseau on gagnera en efficacité !
Les mots, c'est vrai, c'est important. Ça décrit une réalité mieux qu'une étude sociologique: le masculin de "institutrice", c'est "instituteur"... là, on a vite trouvé. Mais le féminin de "proviseur", c'est quoi? Et est-ce que d'en inventer un ça changerait les choses ? Sûr qu'il faudrait quelques décennies pour que ça fasse évoluer les mentalités.
Mais les mots, ça doit décrire une réalité.
Et un réseau (non, j'ai pas oublié ce que je raconte !), ça ne se décrète pas d'en haut : on ne peut pas forcer les gens à communiquer. Tout au plus peut-on tenter de créer des conditions favorables...
Alors on a "dit "Réseau" sans les créer et on a supprimé des postes. On en a aussi profité pour fermer des "perf"... oui, je sais, maintenant on dit des CLIS, mais je vais pas vous refaire le coup du vocabulaire, vous penseriez que je vous prends pour des mal-comprenants !
Réseau... la magie. Dans les zones rurales aussi, on se met à parler "réseaux". Et toujours pareil : pas des réseaux dont on aurait favorisé le développement, non... des réseaux qu'on va vous y forcer à y être, que sinon on vous ferme une classe et que ça sera tant pis pour vous si vous voulez pas accepter d'être modernes.
Alors on va "créer" des réseaux et ça permettra encore de supprimer des postes. "Gains de productivité". Y n'osent pas encore le dire chez nous, mais c'est bien ça quand même. Tant pis si les gosses voyagent 2 à 4 fois par jour, tant pis si ça coûte plus cher à la commune et au Conseil Général... l'Etat dépense moins.
Quant aux enfants qui auraient besoin d'un maître G près de chez eux, je sais pas vous, mais moi, [ ... j'ai] quelques noms à mettre. Et je me disais que si au lieu d'avoir un demi-réseau pour 2 zones, on avait un réseau complet par zone, on aurait peut-être pu aider sérieusement quelques gamins à se réconcilier avec l'école, avec les apprentissages, avec eux-mêmes.
Alors, à l'heure des manifs contre le gel de l'emploi publique, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement (enfin, le voilà!). Le rapprochement entre nos besoins sur le terrain, et ce qu'on nous propose avec l'air désolé de celui qui voudrait ben, mais qui n'peut point...
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? , le 20/01/01
Mon école (une classe unique de la moyenne section au CM2) fonctionne actuellement en réseau avec huit autres écoles rurales de ma circonscription. Il est vrai qu'en théorie ce mode de fonctionnement est particulièrement intéressant :
* rompre l'isolement des enseignants ET des enfants.
* permettre de décloisonnement pour les enfants qui parfois sont seuls dans leur niveau (je n'ai qu'un seul CP).
* construire des progressions et des évaluations communes permettant d'avoir un oeil plus critique sur son travail.
* réaliser des projets en communs (nous publions chaque semaine un journal inter-écoles, nous participons au projet 1000 défis pour ma planète...)
* ...
 En fait, en pratique le RER est relativement difficile à mettre en place : les décloisonnements demandent des moyens techniques pas forcément mobilisables par toutes les écoles (en fait par les communes), les publications et communications nécessaires pour les projets sont rendues difficiles par le matériel, les écoles présentent de plus une très grande inégalité de subventions communales (mon école n'a aucun intervenant alors que toutes les autres ont un intervenant musique et un intervenant anglais par exemple)... 
Malgré tout je reste convaincu de l'utilité de cette structure qui pour le moment reste non officielle puisque nous n'avons pas de statut mais nous sommes en train d'essayer de le créer donc tous les conseils seront les bienvenus.
***
31- GERME du Comminges (Groupement des Ecoles Rurales et de MontagnE du Comminges) : voir sur ce site également une contribution de Michel CALPENA.

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