Rencontres de LOCHES (2, 3, et 4 novembre 2000)
| ECOLE
RURALE, ESPACE RURAL : ........situation générale et évolution....... |
Ces journées ont donné lieu à des
échanges très riches sur des thèmes essentiels :
- la ruralité aujourd'hui et ses évolutions,
- des crèches parentales en milieu rural,
- les structures territoriales (communes, intercommunalité, cantons, pays...),
- les structures scolaires (classes uniques, réseaux, RPI...)
Quelques réactions à chaud, en attendant plus et mieux :
« A l'issue des rencontres de Loches, la relecture des notes et des impressions prises les 2 et 3 novembre à Loches laisse envisager une publication synthèse-questionnements-propositions de qualité. [...] Les points abordés ont été nombreux. Certains confortent des propositions et des principes de la F.N.E.R., d'autres sont nouveaux et permettent d'avancer sur les thèmes travaillés ces deux jours ... »
« La représentation des départements : Aube, Cher, Doubs, Finistère, Indre et Loire, Loir et Cher, Lot, Morbihan, Sarthe, Seine Maritime, Vienne... officiellement excusé : le Cantal.... Une trentaine de personnes sur les deux jours. + plusieurs responsables départementaux du Snuipp, un responsable national du Sgen et une représentante de l'Acepp (crèches parentales). »
**********
Le sens de ces journées - le déroulement et le contenu prévus - débat préparatoire
premiers comptes-rendus
Nous avons encore beaucoup à convaincre !
Préserver, développer l'école de proximité
devient de plus en plus difficile... Les politiques
d'aménagement du territoire, la logique gestionnaire de
l'Éducation Nationale, le prétexte de la "modernité"
détricotent peu à peu le maillage des petites écoles pour plus
de concentration et moins de démocratie.
Il nous paraît important de faire le point aujourd'hui sur la
situation que connaît l'école rurale :
· les résistances locales, les initiatives autour des réseaux,
des RPI, des classes uniques ;
· l'avenir de l'école de proximité dans les communautés de
communes et les pays qui se mettent en place ;
· l'évolution du monde rural, entre tradition et modernité,
entre clichés et réalités. [...]
Mieux comprendre pour mieux convaincre... !
**********************
Jeudi 2 novembre :
- 14h. : Accueil des participants ; tour de table
(situations locales).
- 16h. : Être rural au début du XXIème siècle :
entre tradition et modernité... "néos et archéos",
avec une responsable de l'ACEPP (crèches parentales).
- 21h. : AG de la FNER.
Vendredi 3 novembre :
- 9h.30 : Communautés de communes et Pays : réseaux ou
regroupements ? Quelle place pour les structures de proximité ?
Synthèse, par Yves Jean, maire de Queaux et géographe.
- 14h. : Les structures scolaires rurales : réseaux, RPI,
classes uniques...
Invités : Patrick Galland, animateur du réseau Sud-Vienne,
Jean-Claude Lobre du réseau du Haut-Doubs, Christian Derrien
pour le réseau du roi Morvan (Morbihan), Jean-Bernard Guénot,
pour le réseau Valmont (76)
- 19h. : Soirée conviviale : spécialités gastronomiques de
chacun, musique...
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JP
Est ce qu'on peut envisager ces thèmes :
*analyse de l'évolution du monde rural : je suis assez surpris
de l'évolution du Lot... Le repeuplement est très sensible, pas
seulement dans les communes à proximité de Figeac ou Cahors,
mais même dans le Lot profond. On ferme en centre ville... on
pourrait rouvrir en rural. Aujourd'hui, on irait vers pas mal de
problèmes de trop d'effectif dans un maillage scolaire trop
concentré...
Le Lot, c'est bien sûr peut-être un peu particulier, mais je me
demande si l'on n'a pas globalement sous estimé le phénomène
de repeuplement, même s'il est à venir. Je pense au Cantal et
à l'Aube par exemple qui pourraient aussi le ressentir assez
vite... et là le Ministère serait encore avec un train de
retard. Mais c'est vrai qu'on ne voit rien de là haut...
*La réforme de l'Etat : c'est le débat sous-jacent à la
question de l'Ecole rurale et du dévelopement local... Qu'est-ce
qu'on en dit ?
*Argumentaire sur la petite structure.. Je crois qu'on doit
encore travailler dessus. Si l'on est plus nombreux, on a plus
d'exemples locaux et on affine. En même temps on a besoin d'une
nouvelle homogénéisation avec de nouvelles sensibilités.
Donc si on a trois jours de séminaire...
*l'évolution du monde rural : YJ est bien placé pour
nous l'introduire.
*la réforme de l'Etat et le développement local : trouver un
invité qui bosse là dessus, qui ne soit pas Education
Nationale... [...] ?
*La petite structure : intéressant d'affiner avec quelqu'un de
la Confédération paysanne par exemple. Avec eux, il y a un
projet d'élargir l'activité à l'ensemble des questions
rurales, et même de faire adhérer des non-paysans... d'où les
possibilités de travail en commun.
Ce qui serait pas mal ce serait d'arriver à travailler
régulièrement avec eux sur le plan local et en parallèle avoir
une discussion approfondie au niveau national.
***
YJ
Il y a longtemps que je parle de la recomposition du rural même
éloigné,ce qui ne veut pas dire que l'on a abordé les
conséquences. Il faudrait ajouter la recomposition des familles,
les changements de classe en cours d'année, et les conséquences
sur le groupe-classe, son histoire, ses évolutions...
***
JP
On ne peut se contenter de notre argumentation actuelle
(juste mais trop succinte) sur la promotion de la petite
structure. Il me semble qu'il faut l'étayer en élargissant
notre réflexion à la question rurale en général (les
mutations en cours, l'analyse des acteurs en présence, les
politiques d'aménagement du territoire...) et aussi à ce que
j'ai appelé la question de l'Etat (décentralisation,
déconcentration, contrats...). Là dessus, je trouve les
messages d'AS de l'Allier intéressants, parce qu'ils
abordent en plein ces questions. Je dois dire également que la
Confédération Paysanne dont nous apprécions les succès
actuels a su depuis des années pousser l'analyse du monde
agricole très à fond et se forger des positions très
argumentées, ce qui nous manque un peu aujourd'hui, si nous
voulons (même très modestement) occuper la place que nous
devrions. Entre parenthèses, la
progression de nos idées se fera sur les deux jambes de
l'activité locale et de la réflexion... Les bagarres actuelles
élargissent nos horizons, multiplient nos expériences... Du
coup, le besoin de comprendre, de mieux répondre se fait
d'autant plus pressant.
***
MB
Il serait bien qu'on en profite pour nouer et/ou resserrer des
liens avec d'autres organisations du milieu rural, en
approfondissant les critères de ces liens : DDEN, FNFR (foyers
ruraux), FNMR (maires ruraux), Confédération Paysanne, etc.
Je souhaiterais aussi qu'on creuse la question des zones rurales
en augmentation démographique, qui posent des problèmes de
réouverture de classe voire d'écoles sur lesquels on n'a pas
grand chose à proposer.
***
JP
La question de l'Ecole rurale s'articule autour de plusieurs
questions complémentaires...
*la question des territoires... en partant du constat que le
libéralisme "dissout" les territoires... le seul
développement économique crée les métropoles et les déserts.
La société libérale concentre, pressure, rejette, isole,
fracture... détruit les conditions d'une démocratie possible et
maîtrisable par les gens, soit les petites communautés humaines
(villages, quartiers, petites écoles).
*l'Etat ne joue pas son rôle de régulation et accompagne les
politiques libérales... il obéit à des logiques financières
(suppressions de postes dans les services publics) ou à
l'illusion moderniste de concentration (bureaux de poste, écoles
du canton, trésor public...).
*Notre défense et promotion de la petite école participe donc
d'une politique plus globale de défense et promotion des petites
communautés humaines, cadre d'une démocratisation de la
société, aussi bien en ville qu'à la campagne.
* Nous défendons donc des pratiques démocratiques dans et
autour de l'école : participation des parents à la vie et aux
projets de l'école, pédagogies citoyennes en classe,
participations des élus communaux à la gestion dans le cadre de
contrats pluriannuels avec l'Etat, garant de l'équité entre les
communes.
*Les nouvelles technologies de la communication offrent la
possibilité de renforcer les liens dans la petite structure et
entre les petites structures; elles peuvent accélèrer les
échanges, lancer les débats, briser les isolements... à
condition d'être utilisées comme des outils de solidarité....
***
JP
[Le programme possible] :
-L'évolution en cours du monde rural
-L'Etat et le développement local
-Les politiques d'aménagement du territoire : les communautés
de communes, les pays...
-La petite structure comme facteur de démocratisation.
-Les réseaux d'école.
+ l'A.G.
Ce serait bien de prévoir des intervenants pour présenter
chaque "forum"... Ce pourrait être l'un de nous ou un
invité...
Je propose qu'on nourrisse la préparation sur la liste FNER avec
quelques contributions qui allèchent et donnent envie de venir.
J'en ai deux dans la tête :
-une sur la question des communautés de communes
-une sur les néos et les archéos (ruraux)...
***
MB
Bonjour à tous.
Nous avons été nombreux à nous mobiliser autour de l'appel
pour le maintien des petites écoles de proximité. Quelle que
soit l'issue des entretiens que nous aurons avec le ministère
(si nous obtenons une réponse), certains d'entre nous ont envie
de profiter des "rencontres de Loches, Indre &
Loire", à la Toussaint, pour se voir et étudier les suites
à donner à cet appel, pour que l'Assemblée Générale soit
vraiment générale !
Rappel des thèmes de ces rencontres :
MILIEU RURAL, ÉCOLE RURALE : ÇA BOUGE DE PARTOUT :
décentralisation, déconcentration, communautés de communes,
pays... ; RPI, réseaux d'écoles...
ENTRE TRADITION, MODE ET MODERNITÉ, ENTRE CLICHÉS ET
RÉALITÉS,
L'État recule-t-il, la démocratie avance-t-elle ?
Quelle est la place, le rôle, l'avenir des petites structures ?
Les habitants (et les enfants de nos écoles) y trouvent-ils leur
compte ?
***
JP
Un petit "séminaire" à Loches à Toussaint peut-être
pour nous l'occasion de réunir un nombre consistant de
personnes, et donc un nombre d'expériences diverses et de
réalités géographiques différentes. Nous avons eu toujours un
peu de mal à avoir une vision juste des choses, tant les
situations départementales sont particulières, même en ce qui
concerne la politique de l'administration...
Enfin l'originalité de la FNER est de réunir des parents, des
instits et des élus.
Il est possible d'étoffer notre réflexion grâce aux nombreux
parents ou associations de parents qui nous ont contacté avec la
lettre ouverte... Par ailleurs YJ doit contacter la
Fédération Nationale des Maires Ruraux (FNMR) pour qu'elle
s'associe à ces journées.
A travers les thèmes étudiés, nous essaierons d'inviter des
personnalités pouvant nous faire avancer soit parce qu'ils ont
travaillé la question (je pense à des universitaires), soit
parce qu'ils ont une analyse approfondie du terrain (je pense
entre autre à la confédération Paysanne).
Rappel des thèmes qui devrait être abordés à Paulmy :
*se battre contre les suppressions d'école; analyser les
pratiques de l'administration; définir une stratégie pour la
défense des petites écoles.
*les réseaux d'écoles... faire le point sur les réseaux en
place (la Vienne notamment); comprendre ce qu'est un réseau,
comment le mettre en place; comment le faire fonctionner...
*l'évolution du monde rural : analyser ce qui se passe... et les
frictions qui peuvent se faire jour entre néos et archéos,
modernité et tradition... définir des objectifs qui puissent
réunir les sensibilités diverses et les dynamiser.
*la politique de l'Etat : la mise en place des pays, des
communautés de communes.. comprendre sa politique de
décentralisation et d'aménagement du territoire; comprendre
comment s'inscrit l'école dans ce cadre.
*le développement local : affiner la notion; mieux cerner quel
pourrait être le rôle de l'Etat, celui des collectivités
locales, des associations, des citoyens dans cette dynamique.
*La petite structure : avantages et inconvénients... utopie ou
nouveau réalisme?... Quelles seraient ses perspectives dans le
cadre de l'école ou autour de l'école, dans un village ou dans
un quartier?...
- Durant le séminaire, la FNER tiendra son assemblée
générale, définira son projet d'actions pour l'année à venir
et renouvellera son Conseil d'Administration.
- Dernier point : le séminaire aura lieu dans un centre d'Indre
et Loire. Les repas sont pris sur place. Il sera également utile
de dégager un peu de temps pour des moments de convivialité,...
pour mieux se connaître.
***
OB
[Loches :] un grand rassemblement destiné à établir une sorte
de cahier des charges mettant en avant tous les atouts du monde
rural pour l'école et comment les utiliser pour obtenir un
"label de qualité "et une reconnaissance au plus haut
niveau ? [...]
Un parent d'élèves.
***
MB
Perspectives de réflexion et d'action :
- Des textes existent (rapport Lebossé, RRE) mais qu'en fait
l'administration, qu'en fait-on nous-mêmes ?
- Des réseaux - et pas seulement de classes uniques - existent,
beaucoup aimeraient en savoir plus long.
- Des associations du milieu rural sont concernées par l'école,
de près ou de loin : des liens sont à tisser ou à resserrer.
- Des transformations d'une rapidité inouïe traversent la
société rurale, plutôt habituée à de lentes évolutions
(démographie, structures...) : certaines spécificités
essentiellement rurales (petites structures par ex.) sont-elles
des atouts ? Tout le monde en profite-t-il ? Et les enfants ?
- La FNER, notamment à travers notre appel, notre liste et notre
site, s'est enrichie de nouvelles personnes : on a envie de se
voir, d'échanger de façon réelle et non virtuelle ; de
nouvelles idées et propositions pourront surgir et être mises
en commun... Voilà le sens que je donne aux rencontres de la
Toussaint.
***
JP
Jeudi 2 novembre, à Loches...
Etre rural au début du XXI ème siècle... mon angle de vue ou
mon petit bout de lorgnette, peut-être :
Je voudrais vous parler d'une de mes [connaissances ] qui s'est mariée
cet été. Lyonnaise (citadine), sympa, jolie, ouverte, plutôt
de gauche-écolo. Donc elle se marie en août et choisit de le
faire [dans un petit village du Sud-Ouest], parce qu'elle se sent attachée au coin de ses grands
parents.
Toute l'année elle se choisit le meilleur cadre, la plus
mignonne chapelle du coin, avec la plus belle vue sur le causse,
un lieu enchanteur pour le repas... En plus il fait beau. La
fête est superbe, on mange et on boit bien, la musique est
bonne. Le mariage parfait. Et pourtant un hic à mes yeux,
personne du village ne sera invité. [Elle] choisit un décor,
un paysage, un climat peut-être... mais les gens n'existent pas.
J'ai pensé -un truc qui la ferait bondir- aux participants du
Paris-Dakar qui traversent l'Afrique pour le fun, leurs exploits,
leur plaisir égoïste, en traversant les déserts, les oasis,
les villages du Sahel, en ignorant les gens qui sont là, qui y
vivent, qui ont fait ces pays.
Si je parle de ça, ce n'est pas pour lui lancer la pierre, c'est
que je retrouve souvent cette approche du monde rural chez les
gens qui s'y installent. Beaucoup de "néos-ruraux"
d'ici, beaucoup mais pas tous, viennent pour un paysage, un
décor (c'est magnifique !), un climat, mais oublient qu'il y a
des gens qui ont fait ce pays. Beaucoup aussi viennent pour un
projet individuel, presque autiste -une maison à rebâtir, une
projet de vie- et oublie qu'il y a un destin collectif à tous
ceux qui vivent ensemble, anciens ou nouveaux ruraux. D'où en
partie, la difficulté de relations entre ceux là... l'autre
raison, sans doute, et qui nourrit la première, étant la
méfiance des "indigènes" quant à l'arrivée des
"estrangers".
De même, ce qui m'a frappé dans les numéros de la revue
Village, excellemment faite au demeurant, c'est la quasi absence
des anciens habitants. La plupart des articles survalorise
l'arrivée des néos, leur projet, ce qu'ils amènent comme
dynamisme, la façon dont ils ont sauvé un village, une école,
les nouveaux créneaux qu'ils ont initiés. Autant de réalités
indéniables, mais partielles, et en partie illusoires... Je
voudrais ici -sans doute sera-ce une question à aborder le
jeudi- attirer l'attention sur cette vision de la campagne, cette
"interprétation" de la réalité qui nous fait (je dis
nous, parce que j' m'y mets aussi) voir des paysages, une nature,
un espace comme séparés des hommes qui les ont faits...
dérive, à mon avis très répandue, qui survalorise le naturel
au dépens du culturel, alors qu'il faudrait redonner de
l'historique dans l'écologique.
Je pense donc que parler du devenir du monde rural, c'est d'abord
bien analyser les interprétations qu'on en a, les idéologies
qui le traversent, comprendre les habitants qui le font (anciens
et nouveaux) pour leur permettre de construire un avenir commun.
Les gens sont plus intéressants que les paysages, l'histoire
plus riche que l'illusion naturaliste.
***
JP
Vendredi 3 novembre, à Loches...
Communautés de communes et pays : réseaux et regroupements?
Quelle place pour les structures de proximité ? ... mon angle de
vue ou mon petit bout de lorgnette, peut-être...
Est-ce que le Lot a deux ans d'avance ? Est-il une exception?
Est-ce un laboratoire des aménageurs de territoire? Toujours
est-il que la mise en place des communautés de communes ou des
pays est sacrément avancée ici et que ça change, sinon la
donne, au moins l'approche des choses.
Le préfet est content : la carte des communautés de communes
n'a plus que quelques blancs. Certaines irréductibles résistent
encore, notamment lorsqu'elles croient pouvoir s'en sortir
seules, ou qu'elles ont peur de se faire bouffer par la grosse
commune proche. Tout devrait rentrer dans le rang bien vite. Le
chantage au subventions devrait avoir raison des récalcitrantes.
Le cadre est donc différent; fini le petit village sympathique,
avec son clocher sympathique, son maire sympathique et peut-être
sa petite école sympathique... les aménageurs voient grand,
moderne, efficace.... Ils ont des arguments : il s'agit de
rationnaliser les équipements, les dépenses, de passer par
dessus les égoïsmes locaux, de donner un peu de cohérence au
développement. Pour cela, il me paraît difficile de résister
à ce qui paraît irrésistible, ou refuser ce qui pourrait
après tout être une bonne chose.
Exemple : la communauté de communes à laquelle adhère [la mienne] a une cohérence; des villages du causse de tailles semblables
qui mettent en commun leur dynamisme pour une meilleure politique
locale... pourquoi pas? Cela dit, les nouvelles entités posent
certains problèmes :
*La tendance à la professionnalisation des élus. Le président
de la communauté de communes n'est pas élu par la population,
et pourtant il a une influence importante sur le cours des
choses. Les conseils municipaux perdent peu à peu le contrôle
politique. Sans parler de la population.
*La politisation... C'est le corollaire de la
professionnalisation. La communauté de communes devient un enjeu
politique important (au sens politicien); difficile d'échapper
aux concurrences partisanes.
*La tendance au regroupement... c'est la pente naturelle d'autant
plus que l'Etat pousse dans le sens de la centralisation, et que
certains élus s'en accomodent fort bien.
Ce qui change pour nous :
-il ne suffit plus à mon avis d'avoir les bonnes idées pour
convaincre... Ni même de présenter un projet pédagogique bien
ficelé. Les décisions se prennent aussi sur un terrain
politique, voire politicien. Dans le débat très particulier qui
se crée à propos de l'école, le poids de l'instit ou des
parents ou de l'élu de base devient bien moindre que celui du
politicien local. C'est là où on mesure combien notre petitesse
(la Fner, combien de divisions ?), la faiblesse de notre
influence est dramatique....
-La pente naturelle étant à la centralisation, les projets de
regroupement d'écoles (concentré ou Rpi) reprennent une
nouvelle vigueur. Chez nous le Président de la Communauté de
communes est pour regrouper; il partage la vision gestionnaire de
l'administration, parce que c'est aussi un gestionnaire. Il
serait d'ailleurs intéressant de calculer si cette politique de
regroupement d'écoles est réellement aussi économique qu'il le
pense - économique du point de vue de la communauté de
communes.
-la mise en réseau est réellement une alternative. Elle
pourrait être défendue comme une pratique intelligente de la
Communauté, aussi bien sur le plan des relations entre les
communes, que celui des écoles... Promouvoir la mise en réseau
comme une pratique moderne et démocratique, tâche dure à
mener... En tout cas, ici, je sais que je suis loin d'avoir
convaincu...
***
MT
J'ai l'impression de lire mes idées? Je partage donc tout à
fait ton analyse.
Je ne suis pas systématiquement contre les intercommunalités de
projets à condition que tous les citoyens y trouvent leur
compte et ne soient pas lésés en regard des services offerts
par l'État ou les collectivités locales. Chaque citoyen doit
être assuré, en vertu du principe d'égalité, de bénéficier
de la même qualité de service. Au cas où cela s'avère
impossible, sa contribution aux dépenses générés par les dits
services doit être minorée.
Ainsi, un citoyen résidant dans une zone où les services de
l'État sont absent doit voir sa contribution fiscale diminuée.
De même un citoyen qui est défavorisé par rapport aux services
mis en place par le regroupement de communes ne doit pas fournir
la même contribution financière que celui qui en dispose à sa
porte. Il faudrait donc que les groupements de communes incluent
une clé de répartition des charges tenant compte des services
offerts. Or, cela n'est possible que dans le cadre d'un SIVOM. En
effet dans une communauté de communes, l'impôt est prélevé de
la même manière - égalitaire ! - que l'on soit près ou loin
du service mis en place. L'incitation est donc grande pour que
les citoyens s'installent là où sont les services. Pour que les
choses changent, il faudrait que la réforme des évaluations
cadastrales commencée en 1990 soit terminée. En
réalité, il est fort probable qu'elle sera abandonnée.
Il reste, pour les communautés de communes qui veulent jouer la
solidarité, la possibilité de répartir les équipements
communautaires dans plusieurs sites. C'est rarement le cas. En
effet, l'instigateur de la communauté est souvent le maire du
chef-lieu, conseiller général qui cherche à se constituer un
fief et augmenter son influence politique. Il est alors largement
suivi par sa population compte tenu des équipements qu'il
installe au nom de la concentration démographique, attirant
ainsi une population nouvelle plus intéressée de s'installer au
bourg-centre qu'au petit village voisin.
Dans 20 ans, ces villages, après avoir connu une légère
embellie retourneront à la déshérence et l'espace rural sera
confisqué par les propriétaires exploitants bénéficiaires de
la restructuration agricole. Le processus de retour vers une
néo-féodalité est engagé. Si rien n'est fait, si les citoyens
et l'État restent passifs, la carte socio-économique de notre
Pays sera bouleversée en 2020.
*****************************
Contributions :
Entre grande banlieue et Lot profond
Chissay-en-Touraine avant et maintenant
Joux (Rhône) d'hier et d'aujourd'hui
Plaimbois du Miroir, 30 ans d'évolutions
1- La ruralité existe-t-elle ? par JP
Drôle de question, mais pas si idiote que ça quand on voit la standardisation des modes de vie, la difficulté à saisir la complexité de la réalité des campagnes, son évolution, les représentations qu'on s'en fait...
Je l'aborde à partir de la question que m'a posée MB : à partir de l'expérience de vie dans deux types de ruralités différentes, quels sont leur points communs, qu'est-ce qui peut les
réunir ?
D'abord leurs différences :
*14 ans dans le grand ouest francilien, village de 600 habitants en développement
démographique difficile à contrôler, avec l'arrivée de nouveaux "campagnards", travaillant dans la mégalopole et s'offrant un cadre de vie encore préservé.
*"retour" depuis deux ans dans le village de mes grands-parents, village de 500 habitants, à forte identité rurale traditionnelle, mais avec une arrivée importante de
"néo-ruraux", plus ou moins bien intégrés à la vie locale...
Ce qu'il peut y avoir de commun :
*la petite communauté humaine où tout le monde se croise et se salue.
*le souci de savoir qui est l'autre, de le situer dans la collectivité (Ah, c'est le petit fils de Marguerite!).
*l'importance de la durée pour entrer en confiance, tisser des liens autres que superficiels... savoir attendre.
*les "rites sociaux" intangibles... le monument aux morts du 11 novembre, la fête votive et ses flonflons, l'apéro...
*le mélange social et l'illusion d'une communauté de destin...
(A la campagne, de la même façon qu'on joue à ignorer les appartenances politiques, on se cache les réalités sociales.
Aujourd'hui, le discours et les préoccupations d'une certaine classe moyenne néo-rurale, la quarantaine cultureuse, ayant fait le choix de la campagne, lisant Télérama et la revue Villages, tend à être le discours dominant sur la réalité au dépens du milieu populaire rural qui exprime peu ses aspirations ou alors par la bande, par des réactions identitaires maladroites et sectaires - ça, ça existait aussi en Yvelines...)
*les rapports au paysage et au cadre de vie, là aussi très divers, mais omniprésents dans les discours et les préoccupations.
*le potager : je me demande si dans les Yvelines, il n'y avait pas plus de potager qu'ici, finalement.
*la nostalgie d'un monde passé, qu'on retrouve aussi bien chez les archéos que
chez les néos et sous plein de formes différentes... les écomusées la maison typique, l'exposition des vieux outils, les danses traditionnelles, l'attachement à la langue régionale (là c'est pour ici), la démonstration de battage à l'ancienne... les valeurs du rugby (!)...
Il y aurait certainement d'autres choses à inventorier, mais j'ai mis ce qui m'est venu de suite.
Alors la ruralité existe-t-elle?
*Sans doute... Comme le mode de vie propre à l'espace (limité) du village et puisque chaque territoire induit une façon, une culture, une représentation du monde...
*Mais si cette ruralité existe, elle a perdu beaucoup de son identité historique (le monde rural paysan immuable)... Encore que je me demande si cette image n'est pas d'Epinal justement... cette société traditionnelle paysanne était sans doute beaucoup plus diverse qu'on se l'imagine : entre propriétaires et métayers, entre ceux qui avaient un peu été à la ville et les autres, entre ceux qui fréquentaient l'église et ceux qui blasphémaient, entre ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui croyaient au Progrès... *Aujourd'hui où le monde paysan est minoritaire, la culture paysanne, elle, est encore très vivace, au moins dans la nostalgie et dans la représentation de la campagne (même dans les Yvelines d'ailleurs). Mais, se superposent d'autres mentalités, avec l'arrivée de nouvelles populations et avec l'évolution des populations locales... se superposent comme des couches sédimentaires, sans faire de lien, et ça ne tient pas forcément très bien tout ça.
*Le problème aujourd'hui est de mêler ses couches, et de créer du lien, et de trouver un fil dans la complexité qui puisse réunir tout le monde. Ca prendra sans doute du temps -et la question de l'école serait un creuset intéressant pour cela, si elle n'était pas aussi dépendante des décisions arbitraires de l'administration.
Il y a une nouvelle ruralité en devenir qui sera sans doute toujours aussi contradictoire mais qui exprimera un mode de vie propre aux gens qui habitent la campagne.
A nous de la sentir, de la comprendre en évitant les visions trop partielles et les représentations toutes faites.
JP, le19 janvier 2001
**********
2- Chissay-en-Touraine (val de Cher) ... ce qui a changé en 10 ans, en 2 tableaux - un peu petits, tout n'y tient pas.
Il y a 10 ans, l'école
était constituée de 2 classes, une maternelle avec les 2 à 5 ans, et une
élémentaire, du CP au CM2 ; en tout, 33 enfants (12 en élémentaire), et 2
instits + une ATSEM dans un vieux mais très grand bâtiment (4 salles de classe
au 1er étage, + 2 salles en bas), avec une cour plantée de
tilleuls, consciencieusement et horriblement étêtés tous les ans en octobre
(pas de feuilles à ramasser ... mais pas d'ombre avant fin juin ! ) et les WC
au fond, dans le froid...
Et aussi, une salle de cantine fréquentée par une vingtaine d'enfants, dotée
d'un parquet préhistorique. Une toute récente garderie fréquentée par 4 ou 5
enfants.
Un certain nombre d'enfants de Chissay étaient scolarisés à Montrichard, le
proche chef-lieu de canton ; par contre, Chissay, par l'accueil des 2 ans,
scolarisait plusieurs enfants des communes voisines.
Le parc informatique était constitué d'un TO7 et d'une imprimante à
aiguilles...
Après la classe, les plus grands se retrouvaient parfois, par beau temps, pour
chercher des têtards dans la Sarvatte, le ruisseau d'à côté, ou pêcher dans
le Cher. La majorité des élèves venait à pied ou à vélo.
Quelques parents et d'assez nombreux grands-parents étaient agriculteurs
(essentiellement viticulteurs). Les autres parents étaient essentiellement des
artisans, des employés, des ouvriers, des assistantes ménagères... Le
chômage était quasi inexistant, et le restera.
Et aujourd'hui ? Il y a
maintenant 70 enfants répartis en 3 classes, en gros une par cycle. Donc
moitié moins de place pour chacun (il n'a pas été possible de récupérer
d'autre local). Mais ça peut encore aller, même si la disposition sur 2
étages ne facilite pas les choses. Les enfants de 2 ans ne sont plus
scolarisés, car ils le seraient dans de mauvaises conditions. L'école
n'inscrit plus non plus les enfants des communes voisines.
Près de 50 enfants fréquentent la cantine (il a fallu une personne en plus
pour surveiller), cantine repeinte et nouvellement carrelée, mais du coup
extrêmement sonore. Près de 20 enfants vont le soir à la garderie (10 le
matin).
Beaucoup de nouvelles familles ont racheté et réhabilité des habitations
anciennes, familles jeunes et souvent nombreuses (3, 4, 5 et même 7 frères et
sœurs). Les métiers ont peu changé, si ce n'est la disparition des
agriculteurs.
Deux classes viennent d'être refaites, les WC sont à l'intérieur, et 7
ordinateurs (en partie récupérés), 4 imprimantes et un scanner fonctionnent
quotidiennement ou presque.
Il y a donc maintenant 3 enseignants, toujours une ATSEM, mais aussi une
animatrice dont le rôle s'apparente à un emploi-jeune, bien qu'il s'agisse en
l'occurrence d'un emploi "consolidé" (État 80%, commune 20%) pour 5
ans jusqu'à sa retraite.
Ces conditions plutôt confortables d'encadrement s'accompagnent néanmoins
d'une atténuation de la convivialité : déjà, 45 familles se connaissent
moins bien que 20, et l'on perçoit plus nettement des sous-groupes ; il y a en
proportion un peu moins de personnes qui sont impliquées dans la vie de
l'école, même si certaines le sont beaucoup. On trouve de moins en moins de
parents disponibles pour accompagner les sorties. Il y a aussi davantage
d'enfants, même des petits, qui viennent très tôt à la garderie et en
repartent très tard, garderie qui a lieu dans la même salle sonore que la
cantine. Davantage d'enfants aussi, qui quittent l'école - ou qui y arrivent -
en cours d'année...
La majorité des enfants vient en voiture ; mais le vélo a conquis de nouveaux
adeptes, même jeunes (5 ans). Le soir, les têtards de la Sarvatte et les
poissons du Cher peuvent vaquer tranquillement à leurs occupations... Quant aux
tilleuls, ils lancent toujours désespérément vers le ciel, d'octobre à mai,
leurs moignons comme autant de poings de révolte...
Michel BARON
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3- Joux (Rhône) : c'est pareil... ou presque, par Roland LIOGER
J'entends souvent dire : "il ne faut pas être nostalgique...".
Mais il faut bien dire que j'ai trouvé des similitudes avec l'histoire de l'école de Chissay.
Quand je suis arrivé à l'école de Joux, l'école était constituée de 2 classes, une classe enfantine avec les 3 à 6 ans, et une élémentaire, du CE1
au CM2 ; en tout, 38 enfants (21 en élémentaire), et 2 instits + une ATSEM, dans un vieux bâtiment début de siècle, symétrique, avec l'entrée "école des
garçons" d'un côté, l'entrée "école des filles" de l'autre, et au milieu la
mairie pour séparer les deux salles de classe. Et aussi, une salle servant de cantine-garderie, créée peu avant que
j'arrive, fréquentée par une vingtaine d'enfants. Il y a une dizaine d'années,
les enfants prenaient leurs repas au bistrot-restaurant du village.
En arrivant, j'ai aussitôt récupéré l'appartement de fonction inoccupé pour
aménager des ateliers fixes dans les pièces (ateliers bois-bricolage, arts plastiques, vidéo, ...)
Un certain nombre d'enfants de Joux étaient scolarisés à Tarare, le proche chef-lieu de canton.
Le parc informatique était constitué d'un TO7 et d'une imprimante à aiguilles...
Après la classe, les plus grands se retrouvaient parfois, par beau temps, pour jouer sur le pauvre terrain de foot en sable ou courir dans le village
ou les prés. La majorité des élèves venait à pied ou à vélo.
Quelques parents et d'assez nombreux grands-parents étaient d'anciens agriculteurs. Les autres parents étaient essentiellement des artisans, des
employés, des ouvriers (à Tarare, cité textile), des assistantes ménagères... Le chômage était quasi inexistant, et l'est-il resté ?
Et aujourd'hui ? Il y a maintenant 60 enfants répartis en 3 classes, une par cycle. Une nouvelle salle de classe a été construite pour les maternelles,
ainsi qu'une salle multimédia (BCD + informatique), avec 2 mezzanines. Les enfants de 2 ans sont depuis scolarisés, mais ils risquent de ne plus
l'être car ils le seraient dans de mauvaises conditions à cause des effectifs et du manque d'espace dans la nouvelle classe
!!!
Les enfants ne s'inscrivent plus dans les écoles de Tarare, sauf dans le privé.
Près d'une vingtaine d'enfants fréquentent la cantine (il a fallu une personne en plus pour surveiller), cantine extrêmement sonore. Près de 10
enfants vont le matin à la garderie.
Beaucoup de nouvelles familles s'installent dans les locatifs aménagés par l'OPAC, familles jeunes et souvent mobiles. Les métiers ont peu changé, si
ce n'est la disparition des agriculteurs.
Nous avons cette nouvelle salle BCD + informatique avec 5 ordinateurs + un scanner
+ 2 imprimantes + numéris et Internet (tout offert par la mairie) qui fonctionnent quotidiennement.
Il y a donc maintenant 3 enseignants, toujours une ATSEM, mais aussi une emploi-jeune, embauchée par la commune pour 5 ans, chargée de la maintenance
du matériel informatique, du club informatique et qui aide au secrétariat à la mairie.
Ces conditions plutôt confortables d'encadrement s'accompagnent néanmoins d'une atténuation de la convivialité : déjà, 42 familles se connaissent
moins bien que 20, et l'on perçoit plus nettement des sous-groupes, voire de vraies rivalités et conflits. Il y a en proportion un peu moins de
personnes qui sont impliquées dans la vie de l'école, même si certaines le sont beaucoup. On trouve de moins en moins de parents disponibles pour
accompagner les sorties. Il y a aussi davantage d'enfants, même des petits, qui viennent très tôt à la garderie et en repartent très tard, garderie qui
a lieu dans la même salle sonore que la cantine.
Les nouveaux parents font comme ils veulent avec le calendrier scolaire et sont de plus en plus consommateurs. Et pour rejoindre le débat sur le "rôle
des parents" [... ], nous avons aussi essayé d'ouvrir l'école aux parents, mais s'ils sont très exigeants envers les enseignants pour telle ou
telle chose, les règles ne semblent exister que dans un seul sens, pour eux.
La majorité des enfants vient en voiture. Le soir, les enfants ont rendez-vous avec la télé, ou sur le terrain de basket (ou sur les trottoirs
et sur la route) pour faire les fous à vélo, en roller...
Autre changement important, c'est la municipalité et le maire. Avant, c'était le vicomte, ancien officier de carrière, propriétaire du château du
12è siècle au centre du petit bourg de Joux, homme du très grande culture et intelligence, avec qui la moindre discussion était un plaisir, toujours à
l'écoute des besoins de l'école. C'est grâce à lui que l'école a pu obtenir
tout ce qu'elle a eu. Mais depuis son décès, et les nouvelles municipales, [le
nouveau maire m'a annoncé] que les salles du haut (appartement de fonction) étaient désormais
interdites aux élèves (pour des raisons d'insécurité électrique), et que la mairie récupérait 2 salles pour ses besoins.
[...]
Voilà ; la cage est devenue plus dorée mais l'oiseau attend son ineat pour retrouver d'autres petites écoles, ailleurs, si cela existe encore.
Roland LIOGER, le mardi 8 mai 2001 23:12
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4- Plaimbois du Miroir (Doubs, 850 m. d'alt.) vous offre quelques images, par Jean-Claude LOBRE
| Plaimbois en 1970 (mon arrivée dans le village) | Plaimbois en 2001 |
| population = 150 environ | idem, après un trou dans les années 80 |
| 32 élèves en classe unique (avec les MS) | 17 élèves en classe unique (sans MS), après 12 élèves en 1988 |
| 17 exploitations agricoles | 6 exploitations agricoles pour la même surface |
| aucune association | 5 associations (j'en ai commis 3) |
| aucun logement locatif | 8 logements locatifs |
| moyenne d'âge du conseil municipal = environ 60 ans, 11 conseillers, tous paysans. | moyenne d'âge = 45 ans, toujours 11 conseillers dont 1 femme (la mienne), et 7 paysans ou retraités de l'agriculture. |
| une salle des fêtes et un stade, aménagés en 1984 | |
| 30 constructions nouvelles en 30 ans, pour résidences principales, dont plus de la moitié par des personnes résidant déjà dans la commune, ou issues de familles résidentes. | |
| aucune résidence secondaire | 9 résidences secondaires |
| la population active ouvrière l'emporte maintenant sur les actifs agricoles (surtout grâce aux logements locatifs) mais ce sont toujours les paysans ou ex-paysans qui ont le "pouvoir" par le biais du conseil municipal |
Jean-Claude LOBRE, le 19-05-2001
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