Le rapport du groupe de travail "Lebossé" (dont a fait partie la FNER)
ATTENTION, ceci n'est pas le texte officiel,
mais un résumé. Voir aussi La lettre de l'éducation du
30/03/98.
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Ce groupe est à la recherche de solutions consensuelles
permettant à l'école rurale de concilier ses 2 missions de
service éducatif et d'aménagement du territoire.et de mettre
fin au réflexe " défensif " du maintien à tout prix
de classes en milieu rural, tout en offrant aux élèves un
service de qualité. Parmi les pistes développées, la
contractualisation de projets " dynamiques " qui
seraient dégagés des contraintes de la carte scolaire, sous
forme de conventions (cf. ci-dessous), le tout sur la base du
volontariat. Ce qui est envisagé :
* classes uniques en réseaux,
* regroupement momentané des élèves,
* développement des équipes mobiles,
* petits internats dans le primaire (activités sportives,
culturelles, sur place au lieu de transports longs),
* postes d'enseignants à mi-temps pour les maternelles (classe
le matin, sieste l'après-midi assurée par une ATSEM ou un
emploi-jeune),
* divers aménagements des collèges ruraux (amélioration des
internats, spécialisation par domaines, ouverture du collège,
activités sportives et culturelles hors temps scolaire,
développement des transports et des nouvelles technologies...),
* meilleure formation en IUFM (stage obligatoire en milieu rural,
étude sociologique et géographique des zones rurales),
* création d'un observatoire des innovations pédagogiques en
milieu rural,
* financement partiel par la DATAR (Aménagement du Territoire).
* La maternelle en milieu rural... déballage des
problèmes...
- équipement qui laisse parfois à désirer (toilettes; locaux,
mobilier...) ;
- rémunération des ATSEM, encadrement dans les cars de
ramassage... ;
- manque de conviction parfois des élus sur l'accueil des 2, 3,
4 ans ;
- transports à limiter ; transports individuels ?
- davantage de problèmes pour les petits (2 à 4 ans), notamment
en cas de très faible effectif ;
- journée différente pour les plus petits (école l'après-midi
?) ;
- autres offres d'accueil que la maternelle ? institutionnelles ?
personnes à la retraite ?
- demande plus forte des parents de scolarisation en maternelle ;
- La section enfantine (maternelle mélangée à une classe
élémentaire) ne semble pas la meilleure solution (difficile à
gérer, l'enseignant s'occupe davantage des plus grands...) mais
quand elle existe, elle doit ressembler le plus possible à une
vraie maternelle. Suggestion : les équipes mobiles (un
enseignant le matin qui prend en charge les enfants d'âge
maternel et le titulaire s'occupe des enfants d'âge
élémentaire) ;
- rôle de l'ATSEM et des parents à préciser...
1- Objectifs.
- Maintenir et stabiliser les structures éducatives.
- Constituer un réseau éducatif de qualité.
- Sortir d'une " politique de résistance "
caractérisée par le moratoire et la constitution de R.P.I.
(solution transitoire) pour passer à une " politique
d'offensive ", plus dynamique pour améliorer le service
public en milieu rural.
- Démarche concertée et volontariste qui ne relève pas de
l'État mais permet de mettre en place une dynamique et de
susciter des initiatives locales. Les gens attachés au rural se
prennent en charge (co-responsabilité, complémentarité).
- Démarche qui rende plus lisible la fonction de l'école dans
le territoire et permette à ses acteurs de se l'approprier. Il
s'agit de recomposer une image cohérente de l'école à partir
d'un territoire.
2- Zonage (définir la zone concernée par la convention).
- Pas d'uniformisation. La convention est spécifique à
chaque projet de territoire. Les limites administratives
traditionnelles ne sont pas un carcan. Le zonage n'est pas
défini a priori. Il n'est pas figé et libre de toute
contrainte.
- Question : comment trouver le bon pays, le territoire pertinent
? Faut-il coller au territoire administratif, au territoire
politique ?
- Élément de réponse : partir de l'échelon le plus fin
(commune) et construire les structures à partir de cet échelon
(commune, regroupement de communes, communauté de communes,
bassin de vie, pays, etc.).
- Mises en garde :
a) ne pas focaliser sur le " cadre " mais partir des
besoins communs et d'une volonté commune des acteurs du terrain
pour mener un projet. Il faut répondre à une synergie des
besoins avant de définir arbitrairement et d'arrêter un zonage
b) La convention est un outil au service d'une dynamique mais que
faire quand la dynamique et le volontarisme n'existent pas ?
D'autres outils sont possibles pour ne pas laisser pour compte
certaines zones.
- Importance de l'information et de la communication pour montrer
les possibilités d'action (rôle de l'I.A. et des I.E.N.,
association des maires, syndicats.).
3- Base juridique.
- Un organisme juridique doit associer l'ensemble des
partenaires (problème de la gestion financière). Exempte
création d'un S.I.V.U.
N.B. Éviter la dérive d'une gestion financière par une
association annexe.
4- Durée.
- Trois à cinq ans avec évaluation intermédiaire.
5- Partenaires.
- Les collectivités territoriales (de la commune au
regroupement de communes).
- Administration de l'Éducation Nationale.
- Le département.
- La région si le projet fait partie de ses priorités.
6- Initiateurs du projet.
- Des personnes qui ne sont pas issues d'une seule institution
; les trois partenaires associés dans la rédaction du contrat
de maintien et d'amélioration des structures éducatives.
- L'équipe d'enseignants,
- les parents d'élèves,
- les structures associatives diverses qui ont à voir avec le
monde de l'enfance.
7- Signataires de la convention.
- La structure d'accueil (collectivités territoriales)
- L'Éducation Nationale (I.A. ou son représentant)
- D'autres ministères (ex : aménagement du territoire)
- Le Département
- Le Préfet ?
N.B. Ne pas oublier les parcs naturels.
8- Engagement et financement.
- Les collectivités territoriales (financements nécessaires
à la pré scolarisation, à l'aménagement des locaux, aux
équipements liés au projet, au transport, à la restauration
scolaire, aux activités post et périscolaires).
N.B. Problème du logement de l'enseignant.
- L'État : maintien des postes.
N.B. a/ sources de financement : département, région, État,
communauté européenne, les autres ministères dans le cadre
d'un partenariat interministériel (D.A.T.A.R.), la Caisse
d'Allocation Familiale, la Mutualité Sociale Agricole.
b/ Rôle des Comités Interministériels d'Aménagement du
Territoire (C.I.A.T.), possibilité de récupérer de l'argent
sur le coût des transports.
9- Évaluation
- La convention doit prévoir le bilan, les éléments
d'évaluation.
- Nécessité d'un comité de suivi pour assurer la régulation
du projet avec des représentants des signataires et une personne
qui n'est pas partie prenante dans la signature de la convention.
Exemple (Ministère de l'agriculture)
- Conventions tripartites État/Lycée/Région avec élaboration
d'un projet d'établissement.
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- d'établir un état des lieux, un inventaire des initiatives
;
- d'éviter toute réponse unique et de prôner la concertation
entre tous les acteurs de l'école, dans une démarche de projet
;
- de penser l'école rurale aussi par rapport à l'aménagement
du territoire, donc dans un cadre interministériel ;
- de revoir le nouveau classement des départements en 4 groupes,
à présent effectué selon des critères qui prennent beaucoup
moins en compte la ruralité ;
- d'assurer la stabilité des personnels (conditions de logement,
formation en IUFM...) ;
- d'améliorer les structures d'aide pour enfants en difficulté
et les "services" périscolaires ;
- de favoriser la scolarisation des petits, et d'assurer la
possibilité d'une scolarisation des 2 ans et dans de bonnes
conditions (ATSEM, locaux, transports limités, et le moins
souvent possible en section enfantine...) ;
- de préciser le contenu d'éventuels contrats locaux d'accueil
éducatif de la petite enfance : oui, s'il s'agit de continuité
crèche/halte garderie/école, non s'il s'agit de remplacer la
dernière par les 2 autres...
- de veiller à l'intérêt des enfants si l'école s'ouvre à
d'autres fonctions.
- l'accueil possible dès 2 ans dans des locaux équipés,
adaptés et en bon état ;
- des transports réduits (< 15 minutes) ;
- le respect des rythmes des enfants (souplesse de l'accueil en
maternelle, pause suffisante à midi...) ;
- la mise en réseau des écoles rurales et la disparition des
classes uniques (sauf impossibilité géographique ou
climatique), au nom de la socialisation et du travail en équipe
et au profit d'une répartition pédagogique par cycles ;
- des conventions (cf. ci-dessus) sur 5 ans État/communes, et
une prise en compte des enfants susceptibles d'être accueillis,
pour ouvrir des écoles ou des classes, l'État devant assumer le
coût de l'école rurale, au nom de l'égal accès de tous au
service public ;
- une véritable place dans la communauté éducative en tant que
partenaire du projet d'école.
- une meilleure formation des personnes s'occupant de la petite
enfance, et une meilleure liaison Éd. Nat./P.M.I./intervenants
santé scolaire ;
- une solidarité financière des communes dans le cadre d'un
réseau d'écoles.
- des solutions pour les collèges ruraux (transports < 30
min., semaines moins longues pour le collégien, possibilité
d'internats, collèges plus ouverts sur la culture, et pouvant
offrir des "services" aux écoles primaires du secteur,
davantage de C.P.E.).
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