FNER - Fédération Nationale pour l'École Rurale - FNER

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Actualité

Débats, échanges, témoignages

L'école autonome : vue de l'esprit ou nécessité ?

Présidentielle 2017
LETTRE COMMUNE À L'ADRESSE DES CANDIDATS



DES ECOLES EN LUTTE... liens, adresses, contacts

Petites écoles, grand avenir - Silfiac (56), le compte-rendu
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Suppression des petites structures scolaires :
ou qui veut noyer son chien l'accuse de la rage !...
(mé)faits, résistances, argumentaires,
dans le Lot, à Monein (64), à Merville (59) ou ailleurs.

Rythmes scolaires ou temps des enfants ?

Une étude de la DEPP montre l’avantage des petits collèges en matière de réussite scolaire
Compte rendu de notre AG du 29/11/2014

Un véritable projet POUR l'école en milieu rural !
Version réactualisée (2014)
Réagissez, proposez !

RENCONTRE + A.G. du 16/03/2013 : voir le compte-rendu
- Travailler ensemble (sous quelles formes)
- Le temps de l'enfant (rythmes "scolaires"...)

Refondation de l'école de la République (2012)

       => Brèves et annonces diverses

Petite bibliographie des ami(e)s

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  La FNER en 4 pages imprimables  La FNER en bref (tract recto-verso)  nos statuts

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1- Présentation

La Fédération Nationale pour l'École Rurale (anciennement F.N.D.P.E.R., Fédération Nationale de Défense et de Promotion de l'École Rurale), est composée d'associations, de correspondants locaux et de particuliers. Tous sont des enseignants, des élus, des parents, des amis de l'École, qui sont quotidiennement en prise directe avec le monde rural et les écoles rurales.
La FNER a ainsi des représentants dans une quarantaine de départements.
Elle est indépendante de tout mouvement politique, confessionnel ou syndical.

Cette fédération agit pour :
- Assurer aux enfants de l'ensemble des espaces ruraux, quelle que soit leur situation géographique, un enseignement de qualité dans le cadre d'un service public de proximité.
- Promouvoir, à partir des expériences existantes, une école rurale ouverte sur l'avenir, innovante et dynamique tant sur le plan de l'acquisition des savoirs que sur celui de la formation des individus et des groupes.
- Mieux faire connaître la réalité de l'école rurale, sa valeur pédagogique, les résultats qu'elle obtient, le rôle essentiel qu'elle joue dans le développement local.
- Faciliter les échanges entre élus, enseignants et parents pour arriver à une gestion commune de l'école rurale à l'échelle locale, départementale et nationale.
- Encourager la coopération, sous quelque forme que ce soit, entre écoles rurales, promouvoir les échanges afin de leur donner la possibilité de se doter en commun des moyens et de partager leurs expériences.
- Obtenir des pouvoirs publics que soit reconnue au sein du système éducatif, les spécificités des écoles rurales et que leur soient donnés les moyens nécessaires à son évolution et à sa valorisation.
C'est donc pour le maintien et le développement d'un service public de qualité, à partir des atouts pédagogiques des petites structures scolaires, que la Fédération agit.

(Voir aussi p.2 de l'appel national)

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2- Historique - actions

Avant 1990 : Face aux risques de fermetures de classes, des associations se sont créées dans certains départements (Creuse, Dordogne, Htes-Alpes et Vienne) pour défendre les écoles de village. Les associations ont été relayées par des réseaux déjà existants.
Début 1990 : Suite au rapport Mauger, préconisant le groupement concentré des écoles rurales, des comités de défense se créent dans plusieurs départements.
Avril 1990 : Création à Carmaux de l'A.D.P.E.R. (Association de Défense et de Promotion de l'École Rurale) qui se transformera plus tard en C.R.E.P.S.C. (Centres de REcherches sur les Petites Structures et la Communication)
1991 : l'A.D.P.E.R. publie une contre-analyse du rapport de Pierre Mauger. Celui-ci répond le 13 décembre et affirme qu'aucune mesure nationale ne sera prise.
Avril 1992 : Premier colloque national au Vigeant (Vienne) sur l'école rurale qui rassemble plus de 20 départements français. La rencontre associe parents, élus et enseignants, ce qui sera un principe de base de la F.N.D.P.E.R.. Des actes seront publiés.
27 juin 1992 : Naissance officielle de la F.N.D.P.E.R. à Larajasse (Rhône) qui regroupe l'A.D.P.E.R. et les associations départementales. L'A.N.E.M. (Association Nationale des Élus de Montagne) adhère également à la fédération.
Avril 1993 : Deuxième colloque national sur l'école rurale à Crozon (Finistère), intitulé " École rurale, école nouvelle ". Plus de 40 départements et 200 personnes participent aux travaux de ce colloque où des personnalités interviendront par conviction : Philippe Meirieu, Hubert Montagner, Paul le Bohec, Michel Authier, Françoise Oeuvrard, Eric Debarbieux. Les actes de ce colloque sont édités par la Fédération.
Printemps 1993 : début du moratoire " Balladur " sur les services publics en milieu rural.
Novembre 1993 : La F.N.D.P.E.R. participe au débat lancé en France sur l'aménagement du territoire.
Février 1994 : Première journée européenne de l'École rurale au Parlement européen de Strasbourg (Bas Rhin). L'idée d'un comité de liaison européen est lancé à cette occasion.
Mars 1994 : La F.N.D.P.E.R. participe activement aux débats et consultations qui ont lieu sur l'école à partir des 155 propositions du ministre de l'Éducation.
Avril 1994 : Journées d'étude de l'école rurale à Chalencon (Ardèche). La F.N.D.P.E.R. précise ses positions et propositions.
1994-1995 : Contacts institutionnels avec les syndicats, les fédérations de parents, les élus, les mouvements pédagogiques, les médias, les ministères afin que soient entendues les revendications et propositions de la F.N.D.P.E.R. et de ses adhérents.
Juillet 1995 : La F.N.D.P.E.R. participe au colloque d'Autrans (Isère) organisé par les C.R.E.P.S.C. sur le thème " École rurale, communication et technologies nouvelles " Près d'une centaine d'intervenants, dont Michel Authier, Pierre Lévy, Guy Avanzini, Patrick Guihot, J.J. Morne, Ruy d'Espinay (Portugal), R.Morel (Suisse), M. Boada (Espagne). Nombreuses présentations d'expériences dans tous les domaines. Les C.R.E.P.S.C. publient les actes.
Naissance de l'Association Européenne de Développement de l'Éducation de Proximité (A.D.E.L.E.) avec le Portugal, l'Espagne, l'Irlande et la France.
Avril 1997 : La F.N.D.P.E.R. organise un colloque à Poitiers (Vienne) sur le thème : " Enfants, écoles et territoires dans les banlieues et les campagnes ". Les participations de Bernard Charlot, Agnès Henriot-Van Zanten, d'André Chambon et les échanges sous forme d'ateliers sont publiés dans les actes.
Janvier-Mai 1998 : Participation de la F.N.D.P.E.R. au groupe de travail sur l'école rurale mis en place par M. Lebossé, inspecteur général à la demande de Ségolène Royal sur le thème " Pour une nouvelle dynamique du système éducatif en zone rurale isolée "
1998-99 : lancement de la lettre ouverte " Nous nous autorisons à sortir " signée par plus de huit cents enseignants, parents, animateurs de centre, élus, contre les textes ministériels sur les sorties scolaires.
Mai 1999 : Journées d'étude de Paulmy (Indre-et-Loire) sur le thème " Écoles et territoires "
La F.N.D.P.E.R. devient F.N.E.R. (Fédération Nationale pour l'École Rurale)
Février 2000 : Coordination nationale des classes uniques.
Mars 2000 : Appel pour le maintien des écoles de proximité, qui reprend les options fondamentales de la fédération, et qui a recueilli plus de 3000 signatures.
Novembre 2000 : Rencontres de Loches, sur l'évolution récente du monde rural, sur les transformations structurelles (communautés de communes, pays, etc., et dans le domaine scolaire, les réseaux, les RPI...)
Mars 2001 : Lettre ouverte aux I.A.
Octobre 2002 : Rencontres d'Olby : le point sur l'actualité et la relance de la FNER.
Juillet 2003 : Rencontres de Thiézac : le collège rural, la dimension européenne de l'école rurale, une "évaluation de l'Ecole Rurale", école, territoires et collectivités locales, avec la participation entre autres d'Yves Alpe et d'Yves Jean.
2003 : projet X. Darcos de regroupements et de super-réseaux => Contre-analyse de la FNER.
Janvier 2004 : rencontre FNER/Jean David (Conseiller de Xavier Darcos) sur les réseaux.
Avril 2004 : rencontre FNER/Pierre Martin (sénateur, rapporteur de la commission relative à l'Ecole Rurale).
Juillet 2004 : Rencontres de Jabreilles : « Un réseau peut en cacher un autre... » (réseaux ou regroupements ?). Le point sur les réseaux d'écoles.
Mai 2005 : Rencontres de Rochefort (Puy-de-Dôme). " L'École rurale en France et en Europe " : regards croisés sur plusieurs systèmes européens. Nouvelles données de l'Observatoire de l'École Rurale (participation de Pierre Champollion, de Roser Boix). Film, débat, ateliers... 
Juillet 2005 : Lettre commune FNER/SNUIPP/SE/SGEN/AMRF pour demander au Ministère de l'Éducation Nationale que soit incluse dans le cahier des charges pour les IUFM, une véritable formation aux aspects spécifiques de la pratique professionnelle en école rurale.
Juin 2006 : Communiqué de la FNER sur la "Convention de Massiac"
Octobre 2006 : Rencontres de Marcq (Yvelines). Ébauche d'un véritable projet pour l'école rurale..., mais aussi : classes uniques en ZEP, recherches et préconisations de l'OER, l'école rurale sous la IIIème République...
Octobre 2007 : Rencontres de Sambin (Loir-et-Cher). Être parent en milieu rural. Points de vue de parents, de chercheurs, de praticiens de la petite enfance...
Octobre 2009 : Colloque de Chamalières (Puy-de-Dôme). "Réussir aussi à l'école rurale" : réussir quoi, comment, pourquoi... évaluations, limites, attentes... Avec Bernard Collot (CREPSC), J-Luc Fauguet (OET/OER), Anne Bouju (formatrice IUFM).
Janvier 2010 à mai 2011 : Nouvelles lettres aux ministres sur la formation professionnelle + réponses.

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3- Propositions

UN VÉRITABLE PROJET
POUR L'ÉCOLE
EN MILIEU RURAL


 (version imprimable recto-verso A3 plié)
 (version imprimable recto-verso A4 plié)


Ce texte est une synthèse du travail mené depuis des années au sein de notre fédération. Il est parfois découpé de façon arbitraire, tant il est difficile de traduire sous forme linéaire les fonctionnements d'un système complexe...
Il se veut à la fois une aide à la réflexion de chacun, et un outil de revendication argumenté.
Les propositions avancées – et c'est ce qui fait leur valeur – viennent toutes d'acteurs de terrain. Elles s'appuient en grande partie sur les réussites observées en France et ailleurs. Aussi va‑t‑on y trouver à la fois des mesures conservatoires et des demandes de profonds changements. Et même si certains points peuvent paraître discutables, voire utopiques, la plupart sont pour nous incontournables.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

I. PRATIQUES D'ECOLE - PRATIQUES DE CLASSE
 

 
  1.  Préserver, voire rechercher l'hétérogénéitédes âges, des niveaux, des milieux socioculturels, favorisant ainsi les interactions entre les enfants (instituées ou non en tutorat, compagnonnage, par exemple entre enfants en grande facilité et en grande difficulté, entre petits et grands...).Cette organisation nécessairement pluriannuelle leur permet, en respectant mieux leurs rythmes personnels, d'acquérir plus solidement des connaissances, ainsi que des compétences sociales et humaines. 
  2.  Ouvrir la classe, l'école :
    - Élargir progressivement
    les échanges avec l'extérieur de la classe (sorties, visites, intervenants, correspondance, réseaux...).
    - De même,
    chez les enseignants, permettre, favoriser et développer leur ouverture sur l’extérieur, et leur implication dans la vie associative et citoyenne dès la formation  initiale.
    - Prendre impérativement en compte 
    l'environnement local, culturel, historique, géographique, linguistique (le cas échéant, enseignement des langues dites régionales)...
    - Concevoir
    l'école comme un lieu culturel  (bibliothèque, expositions, ateliers...) s'adressant aussi à la population locale : anciens élèves, autres habitants du village... 
  3.  Laisser aux enseignants une grande liberté pédagogique dans les méthodes et les pratiques, notamment pour permettre de s'adapter aux réalités locales, aux élèves tels qu'ils sont et tels qu'ils changent, à l'environnement géographique et social, et à leurs propres sensibilités et aptitudes. 
  4.  Investir, utiliser, étendre au maximum tous les espaces disponibles dans l'école et autour. Les aménager autant que nécessaire. 
  5.  Préserver une grande polyvalence des maîtres, mais en même temps, faciliter réellement la participation de divers intervenants : parents, autres bénévoles, personnes à compétence particulière (EPS, musique, arts visuels ou autres). 
  6.  Diffuser, co-élaborer les outils pédagogiques adaptés à ces classes : plans de travail, outils auto-correctifs, fichiers... 
  7.  Permettre d'élaborer et de réaliser des projets, d'aplanir certaines difficultés, en favorisant le désir de travailler en équipe dans et hors l'école, dépassant ainsi le concept "un maître = une classe", par la mise en place...
    - de
    bonnes conditions d'échanges entre enseignants et avec les parents et autres  partenaires : temps institués, vraie salle des  maîtres...,
    - de
    décloisonnements (maternelle au CM2, voire collège), - de maîtres supplémentaires pour un territoire et un projet définis, - de doublettes (cf. II, 10),
    - d'une véritable évaluation du travail d’équipe.
     
  8.  Abaisser sensiblement les effectifs dans les classes à plusieurs cours avec maintien et ouverture d'une école possibles même à très petit effectif. 
  9.  Améliorer les conditions d'accueil des petits, dès 2 ans si besoin, et des enfants handicapés : aide matérielle et en personnel. 
  10.  Aider le directeur d'école (qui doit cependant demeurer enseignant, sans statut hiérarchique) : recentrer son action sur des tâches vraiment utiles pour l'école, créer des postes de secrétaires de direction (pour plusieurs écoles ou conjointement avec des institutions ou associations locales), partager les tâches de direction dans l’école... Envisager d'autres systèmes de nomination : élection par les collègues, embauche par une collectivité, durée limitée, direction tournante ?...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 II. FORMATION DES ENSEIGNANTS
 
 
  1.  Rétablir une vraie formation initiale de qualité, sur au moins deux ans, avec des modules consacrés à des aspects spécifiques du métier : enseigner en rural, en ZEP, à des handicapés..., avec validation obligatoire. 
  2.  Multiplier les allers-retours théorie/pratique. Les stages, dont au moins un obligatoire en milieu rural, devraient ainsi être allongés et suivis d’un vrai travail de retour en ESPE.
    La présence de
    maîtres-formateurs en milieu rural, avec des classes à plusieurs cours, est donc indispensable. 
  3.  Donner  du sens à la formation, éviter  son morcellement, par...
    - une 
    réflexion  approfondie sur le système  éducatif ;
    un  apprentissage  réel de la gestion  globale d’une classe,  dont les aspects  pratiques ne doivent plus être  négligés ;
    une  moindre part accordée à la didactique  des disciplines  et à l'abstraction. 
  4.  Élargir  la formation, tendre vers une culture globale, humaniste et  scientifique :
    - observation  et analyse géographiques,   historiques, sociologique des territoires ;
    - bonne  connaissance
      des  cursus et métiers,   pour une meilleure orientation des  élèves ;
    - apprentissage
      du  travail  en partenariat, en  réseau ;
    prise  en compte des dernières  découvertes  scientifiques  (neurosciences...) ;
    travail  du corps,  de la voix, des postures ;
    pratiques  théâtrales... 
  5.  Faire  intervenir en formation initiale les parents et les élus, ainsi  que d’autres  acteurs de l’éducation :  travailleurs sociaux, animateurs socio-culturels, professionnels de  terrain expérimentés et porteurs de compétences spécifiques... 
  6.  Expliquer  et valoriser  l’école  à petite structure, toutes  les potentialités qu'elle recèle (multi-âge, pratiques  coopératives...).
    Présenter les
    différents  modes d'organisation de l'école rurale  (réseaux, RPI...). 
  7.  Rétablir  une vraie formation continue  accessible  à tous,  notamment aux enseignants travaillant en école rurale. 
  8.  Améliorer  et ouvrir la formation  de tous, y compris des formateurs par l'organisation d'échanges  entre chercheurs, et de conférences plus nombreuses... 
  9.  Permettre  aux enseignants de prendre des années  sabbatiques  nécessaires pour revenir en formation, reprendre des études,  réaliser des projets... 
  10.  Développer  notablement la co-formation sous tous ses aspects.  En particulier, créer des « doublettes »  formées d’un professeur sortant de l’ESPE et d’un enseignant  par exemple en fin de carrière, pendant une année, éventuellement  accompagnés par un formateur.Cela permettrait aux plus  anciens d'éviter l'usure, de travailler plus longtemps, et aux  plus jeunes   l'appropriation de certains "gestes" et concepts  éducatifs et pédagogiques :  prise en main, tenue de la classe, gestion de  l'enfant/groupe-classe, rapports entre unité et diversité du  groupe-classe, étapes pour mettre en œuvre une vie de classe,  tirer parti de l'imprévu... Les débutants auraient ainsi un  contact plus confiant avec les classes rurales, et les élèves en  profiteraient également.
 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

III. L'ÉCOLE, SON ENVIRONNEMENT, SES PARTENAIRES

 
 
 
  1.  Encourager  et faciliter l'investissement  de tous, en  préservant la "taille humaine" de l'école rurale,  atout essentiel - et vécu comme tel -, qui permet à tous, élèves,  enseignants, parents, élus, autres partenaires, de tisser de  réelles relations citoyennes et humaines.Tirer parti de la  diversité  sociale et culturelle  pour renforcer ces relations. 
  2.  S'appuyer  sur les expériences,  sur ce qui fonctionne, favoriser  les échanges  et notamment en direction d’autres structures d’enseignement  (autres écoles, collèges et plus généralement autres lieux  d’éducation).   
  3.  Encourager  le  développement et la pérennité de réseaux,  non pas sur la base d’un modèle centralisé venu « d’en  haut », mais sur la trame de réseaux imaginés, élaborés  et construits par « le terrain » : enseignants,  parents, élus locaux. Par le biais de ces réseaux, aider au  développement du travail d’équipe et de la mise en commun des  compétences. 
  4.  Donner  de vrais  pouvoirs démocratiques aux  conseils d’écoles, aux conseils de réseaux,  afin qu’ils deviennent réellement des outils efficaces, et  soient perçus comme tels. Cela permettrait à chacun des  partenaires (personnes, institutions, associations) de se sentir et  d'être davantage  acteur que spectateur  et/ou consommateur d'école, et ainsi de gérer  et coordonner un projet éducatif global et durable incluant,  en termes d'actions et de moyens, le pré- et le périscolaire et  servant ainsi de base au PEDT (Projet Éducatif De Territoire). 
  5.  Pour  mener à bien ces projets, autant que pour un fonctionnement  optimal de l’école au quotidien, rechercher  constamment la  plus grande confiance possible entre tous les partenaires. Par  exemple :
    ouvrir  suffisamment la classe, l’école, aux  parents  d’élèves, - améliorer les relations entre les  administrés et  l'administration... 
  6.  Permettre  assez de souplesse  pour pouvoir prendre en considération les évolutions  sociales : besoins  spécifiques des familles mono-parentales, rythmes de vie liés aux  horaires de travail.
    Souplesse aussi et davantage d’
    autonomie  administrative et financière pour l’achat de matériel, la  constitution de réseaux, la gestion des intervenants dans les  écoles, la réalisation d'un projet particulier... et d'une façon  générale, pour  la prise en compte des spécificités liées à la ruralité  : distances, équipements, modes d'organisation...
 
 
 
Établir/rétablir des garde-fous : 
      •  Assurance   d’une école rurale publique et laïque, dans un cadre républicain et démocratique, permettant une réelle égalité des conditions d’éducation et d’enseignement sur tout le territoire (rééquilibrage des politiques locales), par :
        - le
        maintien   d’un tissu scolaire de proximité
        - le refus des politiques de regroupements à courte vue, aggravées par le glissement de la compétence scolaire des communes au profit de l’intercommunalité, - le refus de
        la participation obligatoire des communes aux frais de scolarisation des élèves fréquentant, hors de leur territoire, des écoles privées.
      •  Respect des compétences de chacun dans l'établissement de partenariats (par exemple, les équipes pédagogiques doivent rester les maîtres d’œuvre des   orientations pédagogiques).
      •  Garantie   de moyens de fonctionnement suffisants (personnels   et matériels),   et durables (échéances   pluriannuelles notamment en ce qui concerne la « carte   scolaire »).
      •  Aller vers la gratuité totale des fournitures, et, autant que possible, des activités pédagogiques   (sorties scolaires, musées, concerts, transports liés à ces sorties).
 
 

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IV. POLITIQUE SCOLAIRE MUNICIPALE : VOLONTARISTE ET DURABLE

 

 
 

 
  1.  Étudier  en premier lieu les  besoins de sa commune  en tenant compte du contexte local (communes voisines, collège,  communauté de communes, canton, département...).
    L'organisation  de la structure scolaire doit avant tout être choisie  et non imposée.

  2.  Assurer  la continuité  des financements et des investissements,  l'entretien régulier des bâtiments, leur modernisation, le  renouvellement des équipements devenus obsolètes, éviter les  investissements par à-coups dans des équipements de  prestige.
    Rechercher  à compléter les financements communaux ::  intercommunalité, pays, département, région, Europe... 

  3.  Veiller  au bon  fonctionnement des activités périscolaires :  la qualité de l'accueil des enfants le matin et le soir, et de la  restauration scolaire, permettra aux enfants de rester à l'école  du village même si les parents travaillent ailleurs. 

  4.  Favoriser  la participation  de l'école  à la vie communale et aux associations : projets culturels,  scientifiques, écologiques... 

  5.  De  même, favoriser la participation  des élus à la vie de l'école,  à l'occasion d'une fête de fin d'année, d'une journée portes  ouvertes..., notamment pour ceux qui n'ayant pas (plus) d'enfants  en âge scolaire, se sentent éloignés du monde éducatif et ont  du mal à se représenter concrètement l'utilisation des budgets  votés. 

  6.  Encourager  la mixité  sociale,  solliciter les conseils  des professionnels, d'autres élus...

  7.  Participer  dès sa conception au projet d'école,  aller au devant de la demande, réfléchir avec tous les  partenaires (enseignants, enfants, parents) sur leurs besoins, leur  proposer des rencontres régulières. Ce qui peut permettre :
    - de  voter des crédits mieux compris donc mieux  acceptés ;
    de  transmettre  une vision positive et  dynamique de l'école,  en particulier à travers un projet d'école cohérent  et innovant, valorisant ainsi l'image de la commune  auprès de la population et favorisant l'arrivée de nouvelles familles.

______________________________

 
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 Secrétariat FNER - 14, rte de Pontlevoy - 41400 VALLIERES LES GRANDES
 Tél : 02 54 20 91 35 - courrier électronique : baronmimerciwanadoo.fr

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    - la pédagogie

    - les transports
    - les relations enseignants/parents/élus municipaux/autres personnes
    - les relations avec les associations et syndicats
    - la vie et la convivialité autour de l'école
    - les politiques scolaires
    - les différentes formes d'organisation (classes uniques, RPI, écoles à quelques classes...)
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5- CALENDRIER

(à confirmer) Dimanche 12 juin, organisé par le collectif du Haut-Ségala, rencontre sur un projet éducatif écoles/territoires

Info importante concernant les perspectives scolaires de notre territoire :

Elle concerne au premier chef les habitants du Haut Ségala mais la démarche engagée là-bas peut vous intéresser...

A mon sens, pour la première fois, l'avenir se dessine autrement que par la concentration autoritaire des écoles et la crispation pédagogique. J'ai bien dit "avenir" car, pour moi, il ne s'agit pas d'une bataille d'arrière garde, bien au contraire... 


Les communes de Gorses, Latronquière, Lauresse et St Cirgues ont obtenu le maintien des quatre sites pour les deux ans qui viennent après avoir occupé le parvis de la sous-préfecture de Figeac pendant 20 jours (et nuits!).

Au cours de ces journées, parents, élus, amis de l'école, enseignants ont commencé à réfléchir à un projet de relocalisation autour de plusieurs pistes :

  • diminuer les transports des enfants en recentrant chaque école sur son village.
  • profiter de la richesse du multi-âges (petits et grands dans la même classe) pour améliorer la pédagogie et la réussite des élèves.
  • approfondir un fonctionnement en réseau d’écoles pour éviter l’isolement de chacune d’elles.

Une première réunion de réflexion se tiendra Mardi 12 avril à 20h30 au Mille Club de St Cirgues.

Elle s'adresse aux parents d'élèves concernés mais le Collectif du Haut Ségala souhaite l'ouvrir à tous ceux que ça intéresse, d'où qu'ils soient.

 

Plusieurs personnes ont été invitées à témoigner :

*sur le multi-âges : des parents et des élus de la commune de Cours - près de Cahors – où se trouve une des seules classes uniques du département.

*sur l’organisation en réseau d’écoles (plutôt que regroupement) : Patrick Labarrière, professeur des écoles dans le Morbihan, animateur du Réseau Les Korrigans.


Faites passer l'info. N'hésitez pas à venir.


Jean Pauly.


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6- Décisions et textes nationaux concernant les écoles rurales (historique)

- Printemps 1993 : moratoire décidé par le gouvernement qui suspend toute suppression de service public (dont l'école) en milieu rural jusqu'en 1994 (puis maintenu jusqu'en janvier 1999).
- Mai 1993 : Rapport Ferrier " Réseau scolaire en milieu rural " Ministère de l'Education nationale.
- 12 janvier 1995 : " Prise en compte du rural dans l'organisation du mouvement des instituteurs " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale n.2, p.162
- Septembre 1997 : Rapport Lebossé Ministère de l'Education nationale.
- Février 1998 : Rapport Pair " Rénovation du service public de l'Éducation nationale : responsabilité et démocratie " Ministère de l'Education nationale.
- Novembre 1998 : Contre analyse du rapport Pair par la Fédération
- Juillet 1998 : " Projet éducatif local " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale n.29 p.1602-1605
- Novembre 1998 : " Une charte pour bâtir l'école du XXIème siècle.  " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale Numéro Hors-série p.1-20
- Décembre 1998 : " L'avenir du système éducatif en milieu rural isolé. " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale n.48 p.2731 et suiv.
- Janvier 1999 : le moratoire est supprimé.
- Janvier 1999 : " Rentrée 99. L'école pour tous " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale n.1, p.9 et suiv.
- Novembre 1999 : Nouvelle circulaire sur les sorties scolaires.
- Février 2000 : les Réseaux Ruraux d'Éducation (RRE)
- Février 2003 : "rapport d'étape" de l'Inspection Générale de l'Education Nationale sur le réseau des écoles
- Printemps 2003 : nouveau statut des écoles et des réseaux (projet)
- 2003 : Rapport d'information (Jean François-Poncet) sur "l'état du territoire", chapitre V sur le renouveau des espaces ruraux.
- Avril 2004 : suppression de l'obligation d'étude d'impact pour les suppressions d'écoles ; rétablissement provisoire d'un moratoire "de fait".
- Octobre 2004 : rapport Thélot (version .rtf)
- Juin 2006 : "Convention de Massiac", engageant la préfecture, les autorités académiques, le conseil général, et l’association des maires du Cantal à "élaborer un schéma départemental prospectif de l’organisation du territoire scolaire".

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7- Publications à consulter

Compte-rendu des différentes rencontres

Actes de colloque
-F.N.D.P.E.R., 1993 : " École rurale, école nouvelle " Actes du colloque de Crozon. Contient le rapport de Françoise OEuvrard (Ministère, DEP)
-F.N.D.P.E.R., 1997 : " Enfants, écoles et territoires dans les banlieues et ailleurs " Actes du colloque de Poitiers
    S'adresser au secrétariat : 
    Michel BARON, 14, route de Pontlevoy, 41400 VALLIERES LES GRANDES, Tél : 02 54 20 91 35.
    Les actes du colloque de Poitiers sont aussi à la bibliothèque de l'I.N.R.P. (Institut National de la Recherche Pédagogique, rue d'Ulm, Paris)

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8- Autres sites, autres liens...

- Toutes les rubriques de MARELLE, le site des CREPSC, entre autres le site classes uniques
- ADELE (Association pour la défense d'une éducation de proximité européenne)
- AMRA (Association des Maires Ruraux de l'Aube)
- ACEPP
(Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels)
- AMRF (Association des Maires Ruraux de France)
- UNADEL (Union Nationale des Acteurs et des Structures du Développement Local)
- SNUipp (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC)
- MRJC (Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne)
- OER (Observatoire de l'École Rurale, devenu OET, Observatoire Éducation et Territoires)
- École et Territoire (compétences juridiques, notamment)
-
Le Collectif pour la Défense de l'École Publique de Proximité.
- Les lycées ruraux
(collectif)
-
RECIT (Réseau des Ecoles de Citoyens)
- Editions Odilon
 (Editions pédagogiques, une mine pour l'enseignant en milieu rural)
- CNRBE (Collectif National de Résistance à Base-Elèves)
- CCSEV (Collectif Citoyen de Sauvegarde des Ecoles de Villages, basé dans le Lot)


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9- Composition du bureau

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10- Quelques sigles et autres appellations pas toujours contrôlées

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