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Brèves et infos d'ordre général
(Pour des infos moins récentes, cliquez ici)
La FNER au congrès du MRJC, le 01/07/08 à Dannemarie-sur-Crête
(Doubs).
Compte-rendu par J.-C. Lobre.
Le MRJC réunit son congrès national d'orientation tous les 7 ans.
C'est donc, pour ce mouvement, un moment très important. 300 jeunes
représentant toutes les régions de France se sont donc retrouvés pendant
3 jours pour débattre et décider des nouvelles orientations 2007-2014.
Un des moments forts de ce congrès était l'après-midi du dimanche 1er
juillet avec la rencontre avec des partenaires associatifs et culturels
dont la FNER que je représentais.
- Arrivée un peu avant midi. Accueil sympa, café discussion informelle en
attendant la fin de l'office dominical !
Repas (franc-comtois) avec Nelly Désarménien et Maud Cesbron,
responsables en charge du dossier école rurale.
Préparation de mon intervention de l'après-midi.
- 14h : Réunion plénière. Intervention de "grands témoins" (dont j'ai
oublié le nom) sur le thème "Quelle humanité voulons-nous construire
?"
- 15h : Situation des jeunes ruraux en France et en Europe. Présentation,
avec support informatique, de travaux de groupes sur des thèmes divers :
l'emploi, l'agriculture, l'école...
- 16h30 : 9 ateliers : Pratiques innovantes en milieu rural. Je suis donc
intervenu sur le thème "Favoriser l'ouverture de l'école sur son
territoire" en présentant l'expérimentation menée avec quelques collègues
(3 classes uniques et une école à 2 classes) entre 1995 et 2000 :
échanges d'enseignants, puis rencontres régulières de nos élèves au
collège du Russey avec mise en place d'activités : informatique, CDI,
musique, arts plastiques, photo, sport...
J'ai également présenté la FNER, son historique, son fonctionnement, ses
"journées", ses combats...
Un débat sur le rôle de l'école et des enseignants en milieu rural a
suivi. Intérêt évident des participants dont quelques stagiaires
d'IUFM.
Je n'ai pas pu assister à la synthèse des échanges dans les différents
ateliers, ayant quitté Dannemarie-sur-Crête vers 18h, fête de mon village
oblige.
J'ai apprécié le travail sérieux du MRJC et, même si je ne partage pas
toutes leurs convictions (suivez mon regard...), je pense que c'est un
partenaire à privilégier pour toute action envisagée. Il dispose en
particulier d'une logistique qui peut nous aider dans la diffusion de nos
idées.
École publique = école privée de moyens ? pas tout à fait, mais...
Ci-dessous la communication d'Annie David en tant que
Rapporteure sur l'article 89 "financement de l'école privée".
Les EPEP - Établissements Publics d'Enseignement Primaire -, c'est (re)parti.
le projet gouvernemental
la lettre de la FNER au Ministre
d'autres réactions (associations, syndicats...)
un comparatif Ecole/EPEP
Maire-info- Date de
l'article : 06/02/2007
Rejeté par le Conseil
supérieur de l'Education, le projet de décret sur l'expérimentation
des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) va
cependant être publié
Le projet de décret relatif à l'expérimentation des établissements
publics d'enseignement primaire (EPEP) a été soumis hier au Conseil
supérieur de l'Education (CSE), qui l’a rejeté. Les membres du CSE
estiment généralement que ce projet qui veut regrouper des écoles
entraîne le risque de diminuer ce nombre d'écoles et de postes. Le
ministère de l'Education a précisé lundi, après le rejet massif par
le Conseil supérieur de l'Education (CSE) d'un projet de décret qui
veut regrouper des écoles rurales, que le dispositif sera évalué et
expérimenté pendant cinq ans. «Le projet de décret relatif à
l'expérimentation des établissements publics d'enseignement primaire
est un dispositif nouveau, soumis à une évaluation annuelle. Sa
création reposera sur (...) le volontariat des élus communaux, l'avis
des conseils d'écoles concernés, l'accord de l'autorité académique et
du représentant de l'Etat», a précisé le ministère dans un
communiqué. Ce décret sera pris «en application d'un article de la
loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales,
qui permet une expérimentation limitée à 5 ans» a-t-on précisé au
ministère, ce qui signifie que le vote négatif du CSE, purement
consultatif, ne sera pas pris en considération. On ajoute: «C'est
l'application de la loi. Contrairement à ce que disent des syndicats,
ce décret permettra de sauver des écoles plutôt que d'en fermer car
les moyens vont être mis ensemble, par exemple pour des commandes
d'outils pédagogiques qui bénéficieront à plusieurs écoles en même
temps.» Le CSE est un organisme consultatif de l'Education nationale
qui comprend les organisations syndicales, les fédérations de
parents, les représentants des maires et des départements et le
patronat (Medef). Il est consulté à chaque fois qu'un texte prévoit
de modifier les contenus du système éducatif
COMMUNIQUE de la FNER, sur la "convention de
Massiac"
« La Fédération Nationale pour l'Ecole Rurale, avec d'autres, a prouvé
à maintes reprises que les petites structures scolaires sont globalement
aussi performantes, et parfois plus, que les autres : elles sont souvent
des lieux de réussite et d'originalité pédagogique, de lien social
renforcé notamment dans les petites communes ; elles ne coûtent pas plus
cher, toutes dépenses confondues (on peut d'ailleurs mutualiser les
dépenses sans regrouper les écoles).
Aussi, la FNER ne saurait-elle approuver, pas plus que les précédents,
les nouveaux projets de regroupement des écoles rurales défendus par le
Ministre de l'Education Nationale. Au contraire, là où les conditions
sont favorables, nous préconisons la constitution librement choisie de
réseaux d'écoles qui favorisent les échanges tout en limitant au maximum
les déplacements d'enfants. Et dans ce cadre, nous serions favorables à
une contractualisation sur plusieurs années, si plusieurs cas de rupture
de contrat par l'Etat lui-même, ne nous avaient pas rendus très
méfiants...
De même, nous avons du mal à croire en la "concertation" prévue, alors
qu'il y a deux ans, l'obligation d'une "étude d'impact" a été supprimée
!
L'avenir des écoles en milieu rural, c'est d'ailleurs le thème de nos
PROCHAINES RENCONTRES, à Marcq (Yvelines) les 30 et 31 octobre 2006 :
beaucoup de pistes seront empruntées, bien des tableaux seront brossés ;
la concentration des écoles ne fera pas partie du paysage...
Vallières-les-Grandes, le 21 juin
2006
(Plus d'infos sur la FNER sur http://ecole-rurale.marelle.org)
»
Regroupements à la mode du Cantal. TEXTE complet de la convention (cf. ci-dessous)
Quelques autres réactions
AFP,
09/06/06
Le ministre de l'Education, Gilles de Robien,
signera lundi [12 juin] à Massiac (Cantal) une convention permettant aux
maires, conseil général et inspection d'académie de "se mettre d'accord"
pour organiser sur trois ans des regroupements d'écoles rurales, a
annoncé le ministère vendredi. Il s'agit de "la première convention du
genre" et M. de Robien entend "appeler les autres départements ruraux à
suivre ce modèle", a expliqué son entourage à l'AFP. L'objectif de cette
convention est de permettre aux écoles implantées en milieu rural de se
regrouper dans le cadre des communautés de communes, en concertation, au
lieu de subir les aléas annuels de la carte scolaire (fermetures et
ouvertures de classe), décidée par le seul rectorat. "On y gagne en
qualité car on crée des écoles plus grandes, supérieures à 3 ou 4
classes, donc du point de vue pédagogique, le fonctionnement est plus
dynamique", a assuré l'entourage du ministre. Les moyens seront également
optimisés, a-t-on ajouté: "plutôt que les petites communes, qui ont peu
de moyens, paient seules le toit de la vieille école, ça permet
d'additionner crédits et subventions pour construire de très jolies et
confortables écoles rurales". Une commune centrale dans une communauté de
communes pourra donc prendre en charge l'école "d'un commun accord" et
permettre "un transport scolaire en étoile et non en cercle comme ça
existe trop souvent", a précisé la même source...
Dans la
Lettre de l'Éducation* (cf. Le Monde de l'Éducation, qui paraît
tous les lundis) de MARS 2006 : un dossier réalisé par Benoît Floch est
consacré à l'école rurale...
* disponible uniquement par abonnement. On peut la trouver dans les
CRDP ou autres bibliothèques, associations, syndicats qui ont souscrits
un abonnement.
Recensement 2005
Le recensement 2005 publié par l'INSEE ( www.insee.fr) fait apparaître une
augmentation de la population dans les zones rurales et dans les communes
de moins de 2000 habitants, parmi celles-ci, les communes de moins de 500
habitants avec un taux de croissance annuel qui a triplé. C'est surtout
les zones rurales situées à la périphérie des villes qui augmentent le
plus.
Attention aux classes surchargées dans les petites écoles et des
difficultés à venir pour la scolarisation en maternelle.
Il faudrait aussi que les dotations de l'État s'appuient sur les chiffres
du dernier recensement et non pas sur ceux de 1999 !
Les
lycées ruraux aussi
Le 8 avril 2006 près de Clamecy, Nièvre : Assises Nationales des
Lycées Ruraux.
Voir sur le site : http://ecole-rurale.marelle.org/archives.htm#a7
Voir leur blog : http://soslyceesruraux.hautetfort.com
FNSEA
Petit déjeuner du Groupe Monde Rural : le jeudi 16 Mars de 8h à
10h30 au Procope à PARIS
Sujet du jour: "Les pôles d'excellence rurale: une chance pour les
territoires ruraux ?" - Tables rondes et débats
"Après les pôles de compétitivité lancés en 2004, voici venus en
2006 les pôles d'excellence rurale. 300 projets devraient être retenus en
deux vagues de sélection et pour une enveloppe globale de 150 millions
d'euros. Les thèmes sont variés allant de la promotion des richesses
naturelles, culturelles et touristiques à la valorisation et la gestion
des bio-ressources, en passant par l'offre de services et l'accueil de
nouvelles pouplations. Les opportunités de projets sont donc réelles et à
la date du 1° mars, 342 projets ont été déposés. Mais à quelles
conditions cet appel à projet va-t-il susciter de véritables dynamiques
pour les territoires ruraux, n'est-il pas destiné aux territoires déjà
organisés ? Comment y intégrer les espaces ruraux qui en ont le plus
besoin ?"
Un moratoire peut en
cacher un autre !
Le nouveau
moratoire version 31.01, signé Christian Estrosi (ministre délégué à
l'Aménagement du Territoire) vient de sortir.
Il s'agit pour l'instant d'une version orale (déclaration sur Radio Breiz
Izel, Finistère, du 31/01/06) :
« Il n'y aura plus de décision autoritaire de fermer une école ou un
service public en zone rurale sans respecter un délai de 2 ans [...] »
A utiliser sans modération...
Fin janvier 2006, s'est réunie à Lorient la 2ème assemblée plénière de la Fédération qui s'appelle maintenant « Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics » (CN.CDDSP.) et qui vise à placer l’avenir des services publics au cœur des luttes pour une société d’Égalité et de Solidarité. D'où la nécessité de promouvoir ces Services Publics, de les reconquérir, de les étendre et de les démocratiser.
L'ambition de Convergence : être utile pour faire connaître et faire converger les actions [...].
L’Assemblée de Lorient a fortement réaffirmé la nécessité d'un « trépied » pluraliste : salariés/syndicats, partis politiques, citoyens/associations. Ce pluralisme est encore à élargir et la « CONVERGENCE » s’y emploiera, dans le respect total de la souveraineté des Collectifs.
Deux Assemblées Plénières, dont une à valeur d’Assemblée Générale, réuniront dans l’année les représentants des Collectifs adhérents. Ceux-ci sont dits « membres actifs », et à leur côté figurent les « membres associés » , c’est-à-dire toutes les organisations qui souhaitent, dans les modalités qu’elles choisissent elles-mêmes, accompagner la Convergence dans ses travaux et initiatives, et enfin les membres donateurs. Les membres associés comme les membres donateurs sont informés de l’ensemble des activités de l’association, et y participent avec voix consultative, à l’inverse des membres actifs qui ont voix délibérative.
À l'automne 2006 se tiendront des assises nationales pour la défense et le développement des services publics, qui verront la présentation du manifeste des services publics. Il a été convenu qu’en début d’été 2006 se tiendra un colloque sur deux journées, organisé par Convergence et qui aura pour but de faire le point sur le manifeste des services publics avant la dernière étape de sa rédaction.
D'ici là, le 10 juin 2006 sera une grande journée d'actions revendicatives et festives sur tout le territoire national, avec comme thème : « FAITES DE L’AVENIR POUR LES SERVICES PUBLICS ».
L’École rurale bouge
encore : cf. émission du 16 janvier 2006, France 5/Les
Maternelles
Interventions et témoignages de Pierre
Champollion (de l'OER), Frédéric Gautreau, enseignant en
classe unique, Karine Murillon, parent de classe unique à Borée
(07), Véronique
Singevin, parent de classe unique à St-Jean Beauregard (91), et un
reportage sur le RPI de Saint-Chély d'Aubrac/Condom (12).
Dossier : http://www.france5.fr/maternelles/scolarite/W00344/2/87041.cfm
Forum : http://forums.francetv.fr/lesmaternelles/Viescolaire/Ecoles-rurales-sujet-24-1.htm
et pour d'autres infos, un site plein de liens, de références,
d'articles, celui de "École de Proximité" http://ecoledeproximite.free.fr/
(et entre autres http://ecoledeproximite.free.fr/salon.htm)
Rencontre, fin octobre, FNER/MRJC (www.mrjc.org)
L'éducation en milieu rural doit être envisagée au sens large :
- dans le temps: formation et éducation tout au long de la vie (formule peut-être un peu galvaudée) autour de l'École, en abordant aussi la question des liens et ruptures entre les lieux d'éducation et de formation (passage de l'école au collège; du collège au lycée...mais aussi du milieu rural au milieu urbain en fonction des itinéraires de formation choisis...).
- dans l'espace (notion de projet de territoire aussi autour de l'École) : par exemple, création de pôles locaux éducatifs de la connaissance, on peut penser à une bibliothèque communale proche de l'école.
Pour le MRJC la question éducative au sens large n'est pas assez débattue, autour des Parcs Naturels, des Communautés de communes, des pays...
L'éducation tout au long de la vie doit être associée à la "notion de charte".
Le document "Une école pour s'enraciner et s'émanciper" est disponible auprès du secrétariat ou du MRJC.
L'OER vient de sortir le tome 3 de
"l'enseignement scolaire en milieu rural et montagnard" : « Collégiens à
mi-parcours. »
Voir http://www.univ-fcomte.fr/pufc/index.php?act=ouvrage_detail&id_titre=2063284259 pour
plus de détails
Octobre 2005 : congrès des maires ruraux (AMRF) compte-rendu
17 septembre, à Angoulême (16): 1ère Assemblée de la
Fédération Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des
Services Publics /Site des collectifs
Programme
17 septembre, à La Roche/Yon (85): "Services publics pour tous: quelles réalités?" Colloque du Comité National d'Action Laïque / Site du CNAL - Programme colloque
Financement des écoles privées
par les communes : un peu d'eau dans le vin (extrait de presse, pas
le vin, l'article suivant !)
« Plusieurs syndicats d'enseignants des écoles et la FCPE
ont reçu une lettre de François Fillon, alors qu'il était encore ministre
de l'Éducation nationale, annonçant la modification d'un décret qui
incluait selon eux des "injustices" entre écoles privées et publiques,
ont-ils annoncé mardi.
La lettre datée du 30 mai, trois jours avant que M. Fillon ne quitte la
rue de Grenelle, prévoit l'ajout d'un paragraphe qui permet "de lever
toute ambiguïté sur l'interprétation des règles nouvelles" contenue dans
la loi sur la décentralisation du 13 août 2004.
Un amendement sénatorial obligeait en effet les communes à participer aux
frais de fonctionnement des écoles privées accueillant des enfants de
leur commune mais situées dans des communes voisine s, sans que ce soit
le cas pour les écoles publiques.
Le SNUipp-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, les parents d'élèves FCPE et la
Ligue de l'Enseignement avaient condamné dans une lettre commune,
adressée fin avril à M. Fillon, "une inégalité profonde en défaveur de
l'école publique".
Le paragraphe ajouté assure qu'une municipalité peut refuser de
participer à ces frais de fonctionnement, que l'école soit publique ou
privée, a expliqué à l'AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp,
principal syndicat dans le primaire.
Les communes de résidence peuvent refuser de participer au financement de
l'école voisine, par souci de survie de leur propre école sauf si un
enfant de la famille est déjà scolarisé dans l'école voisine, pour des
raisons médicales ou lorsque la commune de résidence ne peut proposer un
service de restauration scolaire ou de garderie rendant compatibles la
vie professionnelle des parents et la scolarité des enfants, a-t-il
précisé.
M. Moindrot a espéré que Gilles de Robien, ministre de l'Éducation
nationale depuis jeudi, suive le chemin ouvert par M. Fillon dans le sens
de l'égalité public-privé. »
Dans vos liens :
Le Collectif de Défense des Services Publics du Centre Bretagne : http://perso.wanadoo.fr/collectif.cob/actu.htm
Le Collectif des Élus de la Creuse : http://www.gueret-5mars2005.net/
Le Collectif pour la Défense de
l’École Publique de proximité : http://ecoledeproximite.free.fr/
Parole de
Ministre : François Fillon « n'encourage pas la
création de réseaux d'écoles, mais souhaite que, localement, et au cas
par cas, les élus puissent décider si cette solution est adaptée aux
besoins constatés et répond à une volonté commune ».
Vient de naître : la « conférence des écoles », pour le maintien des écoles de moins de 4 classes, et pour
l'abrogation des articles de loi du 13/08/04 autorisant les communautés
de communes à prendre la compétence scolaire au détriment des
communes.
Explications détaillées sur le site http://conferencedesecoles.site.voila.fr- pétition en ligne (même adresse).
Transparence
annoncée
Aujourd'hui, 19 octobre 2004, le ministère de l'éducation nationale,
de l'enseignement supérieur et de la recherche, ouvre un nouveau site
internet, espace public, informatif et interactif, dédié à la loi
d'orientation sur l'École.
" Le site http://www.loi.ecole.gouv.fr
répond à une volonté de mettre l'information au service de tous, en
offrant aux visiteurs des points de vue contradictoires, en invitant au
dialogue direct jusqu'à l'adoption du projet de loi en conseil des
ministres, et en proposant des informations tout au long de la procédure
: depuis la rédaction du projet de loi, en passant par l'adoption en
conseil des ministres et le vote au Parlement, jusqu'à la mise en
application de la loi, à la rentrée 2006. En effet, chaque Français,
qu'il soit spécialiste de l'éducation, parent d'élève, étudiant, élu,
acteur économique, représentant du monde associatif, doit pouvoir
comprendre les enjeux de la réforme et en suivre le cheminement. "
Débat national sur l'avenir de
l'École - Le Miroir du débat ...
Pour télécharger le rapport dans son intégralité, par partie ou par
chapitre :
www.debatnational.education.fr/index.php?rid=78
Débat sur l'avenir des petites
écoles
C'était le 2 octobre 2004 à BEYNES (Yvelines), salle de la
Barbacane,
organisé conjointement par la Ligue de l’Enseignement Fédération des
Yvelines, Education et Devenir, la Fédération des Conseils de Parents
d’élèves et le Conseil local de Beynes, la Fédération Nationale pour
l’Ecole Rurale et le réseau pédagogique La Campagnole.
Si vous souhaitez initier d'autres débats de ce type, exemple d'invitation
Des écoles primaires à statut
local autorisées par la loi sur la décentralisation
Le projet de loi sur la décentralisation comporte un amendement qui
concerne les écoles primaires. Un amendement, adopté par la commission
des lois le 22 juillet 2004, donne la possibilité pour les élus de créer
des "Etablissements publics locaux d'Education" (EPLE) pour les écoles.
"Par dérogation aux dispositions du code de l'éducation, les
établissements publics de coopération intercommunale, ou plusieurs
communes d'un commun accord, ou une commune peuvent être autorisés par le
gouvernement, pour une durée maximum de cinq ans, à mener une
expérimentation tendant à créer des établissements publics locaux
d'enseignement primaire. Les statuts de chacun de ces établissements sont
adoptés par délibération, après accord du représentant de l'État. Ils
déterminent le périmètre géographique de l'établissement public, la
composition du conseil d'administration dont la présidence est assumée
par un représentant de la collectivité locale, les règles de
fonctionnement de l'établissement, les conditions de contrôle des actes
et les modalités de l'évaluation des résultats de l'expérimentation".
L'école rurale à la télé...
La Cinq a diffusé le 27 mai une émission consacrée à l'école rurale,
dans le cadre de l'émission "Les maternelles" ; Yves Jean a participé
à
l'enregistrement avec deux parents et une institutrice.
Table ronde (fin avril), à
l'initiative le la FNSEA...
Petit déjeuner dans un cadre super - citation de Mirabeau au plafond
pendant la Convention.
Public assez voire très âgé mais une diversité de structures présentes,
de la FNSEA à l'ANDAFRA ou les Maisons Familiales..., quelques anciens
députés, l'AMRF, le SNUipp...
Table ronde intéressante, qui a permis de faire le point sur l'école
rurale, diversité des espaces ruraux et des habitants, des structures,
des résultats de l'évaluation aux réseaux formels et informels
[...] Impact : ? difficile à dire, je crois que c'est bien de participer
lorsque l'on peut à ce type de rencontre, cela permet de distiller des
idées, de parler de l'enjeu de l'école rurale...
La FNER a été reçue le 7 avril
2004 au Sénat par le sénateur Pierre Martin, rapporteur de la
Commission relative à l'Ecole Rurale.
[en substance] « les regroupements prévus par les textes ministériels
vont enfin faire avancer les choses, pour aider cette pauvre France
rurale d'en-bas qui se dépeuple et qui perd ses valeurs... [...] Le
projet gouvernemental étant une façon de mettre de l'ordre dans tous les
modes d'organisation
actuellement en place. » Il regrette au passage que ne soit pas prévu un
véritable directeur de réseau... Quant aux RPI, il les préfère
regroupés...
On a commencé à rectifier : par exemple sur le "dépeuplement", qui
globalement est une erreur qui cache en fait d'énormes différences, d'où
notre demande de respecter les différentes approches et les différentes
solutions - déjà en place, ou en projet - sans en écarter de
nouvelles.
Il n'a pas pu expliquer clairement pourquoi, pour certains IA, les RRE
c'était fini, puisque "le schéma départemental doit tenir compte des
réseaux
existants". On a aussi répété plusieurs fois que nous étions très
attentifs au sort des plus petites structures, au sort des réseaux qui
existent et qui fonctionnent bien (RRE ou non), et à la taille des
regroupements envisagés. « Vous prêchez un converti, » a-t-il déclaré sur
ce dernier point, puisque
chez lui, il a toujours oeuvré pour des RPI ne dépassant pas 6 à 8
classes. Mais dans ce cas pourquoi alors vouloir regrouper des RPI ?
Bref, il a su répéter les intentions officielles (au nom de l'égalité des
chances, etc.) mais n'a pas été convaincant. Je doute à vrai dire que
nous l'ayons été davantage, même s'il nous a assuré qu'il tiendrait
compte de nos observations.
L'aspect positif est que nous sommes maintenant "référencés" au Sénat...
Seine-et-Marne : création
d'une classe unique !
"Jusque-là organisé en RPI (regroupement pédagogique intercommunal),
le village de Forfry vient en effet d'obtenir l'autorisation de mettre en
place une classe de ce type pour la rentrée prochaine. Du CP au CM 2,
tous les enfants se retrouvent dans la même classe, avec un seul
enseignant... plus de détails
Projet de loi relatif au développement des territoires ruraux (dossier de presse).
Le rapport du Sénateur
Jean-François Poncet sur l'Etat du territoire est en ligne. Voir
notamment chapitre 5 sur les espaces
ruraux.
Rapport entier : http://www.senat.fr/rap/r02-241/r02-241.html
(attention, long à charger !)
Mercredi 14 janvier 2004, la
FNER a été reçue au Ministère de l'Education Nationale par Jean
DAVID, conseiller auprès de Xavier DARCOS responsable des dossiers 1°
degré, relations avec les IA, rythmes scolaires, ZEP...et réseaux !
(Jean DAVID a été Inspecteur d'Académie de Dordogne, d'où
sa relation avec X. DARCOS maire de Périgueux à l'époque. Il a aussi été
Inspecteur d'Académie du Puy de Dôme) Nous avons échangé autour du
projet de réseaux en milieu rural.
Le ton général était : "N'ayez crainte, ce n'est qu'un essai sur 600
réseaux d'ici 3 ans (il y en a déjà environ 200). Pas davantage de
fermeture avec ou sans réseau. Aucune contrainte de mise en réseau,
seulement un encouragement à le faire et un cadre général". La petite
phrase sur les écoles de moins de 3 classes : une "erreur", même s'il
estime que les écoles à une ou 2 classes n'ont pas d'avenir ("Je n'y
mettrais pas mes enfants").
Concernant la lourdeur des réseaux envisagés, pas de problème, puisque
les "RRE déjà en place fonctionnent bien."
Quant aux menaces sur les réseaux existants, il faut lui signaler tout
dysfonctionnement, "les schémas départementaux doivent prendre en
compte les réseaux existants, il y va du crédit de cette opération... " À
suivre. Plus de détails
Réunion de Jabreilles
(10/11/janvier 2004) : dense, copieux, et positif.
Et d'abord un grand merci à l'équipe des parents d'élèves qui nous a
particulièrement bien reçus.
En gros, le thème des journées d'été (3 & 4, peut-être 5 juillet),
sera : "un réseau peut en cacher un autre...".
Un appel à témoins est d'ores et déjà lancé à tous ceux qui ont une
expérience en ce domaine :
- Réseau de Valmont (76)
- Réseau Vienne-Gartempe (86)
- La Campagnole (78)
- Réseaux buissonniers et AMICE (38)
- Réseau du roi Morvan (56)
- Réseau du Porzay
- 1 RPI : BOUCHARA (53)
- Réseau Nord (87) ?
- Autre(s) réseau(x) ?
- Réseau de collèges ruraux ?
Le "réseau" est-il une obligation ? (témoignage de petites structures non
regroupées ?)
La place de chacun dans ces réseaux (parents, enseignants, élus,
administration, autres personnels, élèves...).
Avec la possibilité d'intervention de : A. Mingat, C. Ogier, F. Oeuvrard,
D. Minot...
Connaissez-vous le café de l'école des parents et des éducateurs ?
CAFÉ DE L’ÉCOLE DES PARENTS ET DES ÉDUCATEURS (http://www.cafe-des-parents.com/menu.htm),
162 boulevard Voltaire 75011 Paris
Projet ministériel pour la
mise en réseau des écoles : glissée innocemment au milieu d'une
parenthèse, cette petite phrase assassine :
« il serait souhaitable cependant d'éviter des écoles à moins de trois
classes afin de faciliter le fonctionnement des cycles. »
Voir tous les détails sur la page
spéciale consacrée à ce projet et à notre contre-analyse.
Promesses ministérielles :
déclarations de Xavier Darcos rapportées par Le Monde de l'Education
de décembre
"Aucune fermeture de classes" à cause des "réseaux" en zone
rurale
16/12 17:26 Le ministre de l'Enseignement scolaire Xavier Darcos s'est
engagé mardi devant les députés à "ne
fermer aucune école rurale lorsque un réseau scolaire
aura été décrété", en
référence à son projet de regroupement
administratif des écoles.
M. Darcos avait présenté le 5 novembre un plan en conseil des ministres,
dans le cadre de la décentralisation, pour opérer un regroupement
administratif des écoles en zone rurale afin d'en simplifier la gestion.
Ces 600 réseaux créés à l'horizon 2006 doivent être placés sous la
tutelle des intercommunalités.
Lors de la séance des questions au gouvernement mardi à l'Assemblée
nationale, le ministre a affirmé que "la carte scolaire n'en sera pas
modifiée". "Nous ne fermerons pas d'école au motif qu'il y a des réseaux,
bien au contraire le but des réseaux c'est de maintenir (des écoles,
ndlr) partout où cela sera possible", a dit le ministre.
"Le schéma territorial qui sera réalisé par l'inspecteur d'académie,
après un vaste dialogue, vaudra parole de l'Etat, engagement de l'Etat,
dans le cadre des réseaux sur un programme pluriannuel, de ne fermer
aucune école rurale lorsque le réseau aura été décrété", a-t-il
conclu.
Le ministre a rappelé en outre que deux tiers des communes françaises ne
disposaient pas d'écoles de plus de deux classes.
Il s'agit pour les élèves scolarisés en zones rurales de disposer "de la
même stabilité scolaire, des mêmes équipes pédagogiques, des mêmes
avantages en matière d'équipements, d'intervenants que les élèves des
villes importantes", a-t-il assuré.
L'Observatoire
de l'Ecole Rurale édite (voir aussi http://www.grenoble.iufm.fr/rural/) :
- ALPE Y., CHAMPOLLION P., FROMAJOUX R.C.,
POIREY J.L., L’enseignement scolaire dans les milieux ruraux et
montagnards – Tome 1 : Espaces ruraux et réussite scolaire, Presses
Universitaires Franc-comtoises, mars 2002
- ALPE Y., POIREY J.L., (coord.)L’enseignement scolaire dans les
milieux ruraux et montagnards – Tome 2 : Au seuil du collège, Presses
Universitaires Franc-comtoises, novembre 2003
Pour ceux que cela intéresse le Tome 2 (le
dernier) est encore en souscription au pris de 11 euros seulement.
(souscription n° 763), le tome 1 est à 20 euros. Chèque à l'ordre de l'
Agent comptable Université de Franche-Comté.
Bon de commande à adresser à:
UFR Lettres, Service annales littéraires, 30 rue Mégevand, 25030
BESANÇON CEDEX,
ou téléphoner au 03 81 66 53 21.
Lecture, encore... : connaissez-vous l'écrivain-paysan, géographe Lucien Gachon, "un instituteur pédagogue de la ruralité en Livradois", contemporain de C. Freinet et défenseur "d'une école qui ne déracinerait pas" ? [suite]
Théâtre rural.- La Compagnie du Théâtre de l'éprouvette fait
depuis des années un remarquable boulot dans les communes rurales du
grand Morvan.
Les faces-à-faces proposés
dans le cadre de l 'expérience théâtrale " La
Multiplication " menée par leTéATR'éPROUVèTe
sont une forme idéale pour les petites communes rurales car ils ne
nécessitent ni moyens techniques ni locaux particuliers ; avec deux
chaises et une valise on peut jouer n'importe où : dans un champ ou un
jardin, sur une place de village ou un bord de route, et même à domicile
pour des personnes qui ne pourraient pas se déplacer.
Une dizaine de comédiens
arrivent le matin dans un village pour y passer une journée entière et
raconter l'histoire d'Anna , en proposant à tous ceux qui le veulent une
représentation particulière, unique et gratuite (même pour les riches).Ce
théâtre convivial (à vivre ensemble), qui ne met pas l'acteur sur un
piédestal d'où il serait admiré par un spectateur dans l'ombre, est aussi
l'occasion de se rencontrer simplement, d'échanger des idées et des
impressions en pleine lumière, en buvant un canon (qui est offert au
spectateur).
Les face-à-face ont été joués pour la première fois en Avignon en juillet
2001.
Plus d'infos : TéATr'éPROUVèTe
ARTICLE 89, RELATIF à la participation des communes au financement des écoles privées
MERCREDI 4 juillet 2007
Monsieur le Président,
Mes chers collègues,
Vous m’aviez désignée, le 11 octobre 2006, rapporteure sur deux propositions de loi relatives à l’article 89 de la loi du 13 août 2004, concernant la participation des communes au financement des écoles privées :
- celle présentée par M. Yves Détraigne et d’autres membres du groupe UC-UDF, visant à encadrer les modalités de cette participation ;
- et celle que j’ai présentée avec les membres de mon groupe, tendant à abroger cet article 89.
J’ai depuis mené un certain nombre d’auditions, qui m’ont permis d’entendre les différentes parties prenantes au débat qu’ont suscité l’adoption et la mise en œuvre de ces dispositions :
les représentants des maires, par la voix de l’Association des Maires de France et de l’Association des Maires Ruraux,
l’ANDEV, l’association des directeurs de l’éducation des villes,
le secrétariat général de l’enseignement catholique, le SGEC,
le comité national d’action laïque (le CNAL - regroupant des syndicats et fédérations de l’enseignement public),
et enfin le sous-directeur de l’enseignement privé du ministère de l’éducation nationale.
Cette communication me permet aujourd’hui de vous présenter les premiers enseignements tirés de ces travaux.
• Un bref rappel, tout d’abord, des éléments du débat.
L’article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales a été introduit au Sénat par voie d’amendement -présenté en deuxième lecture par notre collègue Michel Charasse-.
Il étend aux élèves scolarisés dans des écoles privées sous contrat l’application des trois premiers alinéas de l’article L. 212-8 du code de l’éducation : de fait, il rend obligatoire, comme c’est le cas pour les écoles publiques sous certaines conditions, la contribution, jusqu’alors facultative, des communes de résidence aux charges de fonctionnement des écoles privées situées sur le territoire d’autres communes, quand celles-ci accueillent leurs enfants ; à défaut d’accord entre les communes, il revient désormais au préfet de fixer la contribution de chacune de ces communes.
Mais pour les écoles publiques, la grande différence réside dans le fait que ce financement n’est pas obligatoire en cas de possibilité d’accueil sur son territoire des enfants concernés : c’est la quatrième alinéa qui lui ne s’applique pas aux écoles privées… et entraîne donc de fait une disparité de traitement…
Ces nouvelles dispositions ont immédiatement suscitées contestations, et ont dues être encadrées à l’occasion des débats sur la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école : la contribution à la charge de chaque commune ne peut ainsi être supérieure au coût qu’aurait représenté l’élève s’il avait été scolarisé dans une école publique de la commune, ou, en l’absence d’école dans la commune, au coût moyen départemental des classes publiques.
En outre, une circulaire des ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur est parue le 2 décembre 2005 pour préciser les modalités d’application de l’article 89 : elle a notamment réaffirmé que cet article devait être lu à la lumière du principe de parité entre les écoles publiques et privées ( alors même que cet article instaure une certaine disparité !! ) ; mais ce texte a par ailleurs rappelé, en annexe, la liste des dépenses à prendre en compte pour le calcul de la contribution communale ou intercommunale aux écoles privées : de fait, comme j’ai pu l’entendre au cours de mes auditions, et le constater par les nombreuses délibérations qui m’ont été envoyées par différentes communes, cette circulaire a davantage contribué à attiser les tensions qu’à lever les inquiétudes des maires, ou bien qu’à dissiper certaines ambiguïtés d’interprétation.
D’une part, les dépenses obligatoires ainsi énumérées en annexe sont apparues aller au-delà de celles prises en compte jusqu’alors. Comme me l’ont souligné les représentants des maires, cela a suscité, en parallèle aux débats sur l’application de l’article 89, des revendications de revalorisation du montant du forfait communal de la part des représentants des établissements d’enseignement privé ; certains de ces derniers n’hésitant pas, parfois, à solliciter directement les communes, sans même attendre un début de concertation, ont fortement regretté l’AMF et l’AMRF.
D’autre part, la circulaire n’a pas apporté de réponse claire au principal point d’achoppement : en effet, lorsqu’un enfant est scolarisé dans une école publique, le législateur a prévu certaines exceptions dans lesquelles la commune de résidence n’est pas tenue de participer aux dépenses de fonctionnement d’une autre école, comme je vous le disais il y a un instant (c’est l’application de l’alinéa 4) c’est ainsi le cas quand cette commune dispose de capacités d’accueil, sauf si elle a donné son accord à l’inscription d’un enfant dans une école d’une autre commune, ou dans certaines situations le justifiant, liées à des raisons médicales ou aux obligations professionnelles des parents, par exemple. (alinéa 5)
L’enseignement catholique s’appuie pour sa part sur le principe constitutionnel de liberté d’enseignement pour affirmer que ces exceptions ne valent pas pour la scolarisation dans une école privée sous contrat : c’est sur ce point qu’existe la principale divergence d’interprétation entre le SGEC (secrétariat général de l’enseignement catholique), et l’ensemble des autres parties prenantes au débat…
• Afin d’apaiser les tensions suscitées sur le terrain par l’application de ces mesures, un « modus vivendi » a toutefois été conclu en mai 2006 entre le ministère de l’intérieur, l’association des maires de France et l’enseignement catholique. Ce compromis repose sur les principes suivants :
- les accords locaux entre communes doivent être privilégiés, la procédure de fixation unilatérale du montant des contributions par le préfet devant ainsi garder un caractère résiduel ;
- l’article ne s’applique que dans les cas où la commune de résidence n’a pas de capacité d’accueil ou en raison d’obligations professionnelles des parents… ; cependant, il est pris acte de la divergence d’interprétation, et l’accord précise que celle-ci devra être tranchée.
• Ce modus vivendi s’est appliqué dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat, puisqu’un recours en annulation avait été déposé par le comité national d’action laïque (CNAL), pour demander l’abrogation de la circulaire précisant les conditions d’application de l’article 89.
Le 4 juin dernier, le Conseil d’Etat a annulé cette circulaire, non pas pour des raisons de fond, mais pour un motif purement formel.
Pour autant, cette décision relance à présent le débat sur les conditions de mise en œuvre effective des dispositions issues de l’article 89.
• Les auditions que j’ai menées m’ont permis de mesurer les crispations qu’a suscitées l’adoption de cet article.
L’association des maires ruraux, de même que le CNAL, auteur du recours contre la circulaire, en demandent l’abrogation, pour les motifs suivants :
- tout d’abord, le choix des familles échappe aux maires quand celles-ci décident de scolariser leur enfant dans une école privée ; dans le cas de regroupement scolaire, ce sont plusieurs maires qui sont dessaisis de ce choix ;
- en outre, le traitement est inéquitable entre l’école publique et privée, dès lors que les exceptions prévues pour l’une ne valent pas pour l’autre ;
- enfin, les craintes sont grandes que cela ne déstabilise les petites écoles des communes rurales, et pèse sur les finances des communes ; sans que ces évaluations soient très fiables, le coût de l’application de l’article 89 a été estimé à 275 millions d’euros par le CNAL, et à 132 millions d’euros par le secrétariat général de l’enseignement catholique.
• Dans le cadre de la situation nouvelle de nécessité de réécriture de la circulaire, une réflexion plus globale de l’article 89 lui-même mériterait d’être lancée, et deux voies d’amélioration font consensus :
- tout d’abord, la nécessité d’une information en amont des maires sur l’inscription des élèves dans des écoles privées sous contrat, alors qu’ils sont pour l’instant, comme l’a fortement souligné l’AMF, « mis devant le fait accompli » ; cela a été également souligné par l’association nationale des directeurs de l’éducation des villes (ANDEV), relevant que les communes risquaient ainsi de devenir de « simples trésoriers transitoires », d’autant qu’elles n’ont pas leur mot à dire dans le contrat d’association qui lie une école privée et le ministère ; il s’agit non pas d’entraver le principe de libre choix des familles, mais de donner aux maires une meilleure visibilité sur les flux d’élèves, en portant à leur connaissance ces décisions d’inscription, avant la rentrée scolaire ;
- en outre, l’AMF mais également le CNAL l’ont demandé, la restriction de l’obligation de participation financière des communes de résidence aux seules communes ne disposant pas d’école sur leur territoire ; pour les autres cas, c’est à dire quand une commune dispose de capacités d’accueil sur son territoire, la contribution des communes resterait facultative, soumise à des accords intercommunaux.
Toutefois, comme nous l’a rappelé le représentant des maires ruraux, « une commune a toujours une école », puisque l’article L212-2 de code de l’éducation stipule « Toute commune doit être pourvue au moins d’une école élémentaire publique… », dont elle peut participer à l’entretien ou au fonctionnement et dont elle relève pour la sectorisation ; il s’agira donc de bien préciser les choses sur ce point, pour ne pas créer de nouveaux contentieux.
Sous cette réserve, ces éléments apporteraient une clarification souhaitable, afin de lever les ambiguïtés d’interprétation soulevées par l’application de l’article 89. Cela ne remettrait pas en cause, par ailleurs, l’équilibre dans le financement, par les communes, des écoles publiques et privées.
• Mais, comme j’ai pu l’entendre au cours de mes auditions, le débat sur les conditions de mise en œuvre de l’article 89 peut parfois aboutir sur la question plus globale du financement des écoles privées. Certains, comme les représentants du CNAL ou des maires ruraux, remette en cause le principe même d’un financement public des écoles privées …
Aussi, la réflexion qu’il me semble nécessaire à engager sur l’article 89 peut être associée à la proposition d’une nouvelle rédaction de cette circulaire, ce qu’a laissé entendre le ministre de l’éducation nationale après l’annonce de la décision du Conseil d’Etat, et à revoir également la rédaction de son annexe contestée ; celle-ci énumérait, de façon extensive, les dépenses à prendre en compte dans le calcul du forfait. Comme l’a souhaité le président de l’AMF, il faut que cette liste s’en tienne aux seules dépenses obligatoires, alors que le fait d’inclure la rémunération des intervenants extérieurs, par exemple, était apparue aller au-delà de ces obligations.
Pour ma part, vous ne serez pas surpris d’entendre qu’au nom de mon groupe, je suis tentée de suivre l’avis du CNAL et des maires ruraux, notamment, en maintenant notre proposition d’abrogation de l’article 89 ; tout d’abord, Monsieur Charasse avait prévu cet amendement pour les seules communes n’ayant pas d’école sur leur territoire ; de plus, étant donné que cet article résulte d’un amendement parlementaire, aucune étude d’impact n’a pu être réalisée, ce qui est vous en conviendrez regrettable.
Ensuite, la liberté d’enseignement n’est pas associé au financement alors que notre constitution, dans son préambule, affirme l’obligation d’assurer l’école publique à toutes et tous les jeunes : or il y aura indéniablement une répercussion sur nos écoles publiques à ce coût supplémentaire infligé aux communes, puisqu’à enveloppe égale, les dépenses seront supérieures ; et je vous le rappelle, le coût estimatif au plus bas, c’est à dire celui calculé par le SGEC, est de l’ordre de 132 millions d’euros ; de plus, concernant cette liberté d’enseignement et son principe de parité, je vous rappelle que nos deux systèmes scolaires, public et privé, ne répondent pas à parité aux mêmes obligations, ne serait-ce qu’en ce qui concerne les inscriptions, leur impact sur la carte scolaire ou l’obligation de laïcité…et la parité qui est proposée ici oblige les communes à payer uniquement dans le cas d’école privé !!!
Enfin, en même temps que le jugement du recours déposé par le CNAL, le conseil d’Etat a rendu un second jugement, celui-ci concernant un recours déposé par la ville de Clermont-Ferrand, et là aussi, le conseil d’état a déclaré recevable ce recours au motif que les dispositions jugées sont susceptibles d’entraîner pour elle, donc la ville, des dépenses nouvelles ; autrement dit, le conseil d’Etat valide le fait que cette mesure aura un coût supplémentaire pour les communes…
Pour autant, les pistes que j’ai tracées devraient permettre de lever les tensions que ces dispositions ont suscitées dans nos communes, et d’aboutir à une solution acceptable entre écoles publiques et privées. Cela peut passer par la même application de l’article L. 212-8 du code de l’éducation, qui réglerait certains points bloquants ; cela permettrait que la commune de résidence ne soit pas tenue de participer aux frais de scolarité d’élèves scolarisés en dehors de son territoire lorsque la capacité d’accueil de ses établissements scolaires permet la scolarisation des enfants concernés et permettrait au minimum une équité de traitement entre nos deux systèmes scolaires…
Par ailleurs, l’information préalable des communes sur les inscriptions en école privée semble indispensable ; en outre, l’ANDEV nous l’a fait remarquer, il serait bon de revoir la procédure de passation de contrat d’association entre une école et le ministère, puisque là encore, les finances de la ville seront mises à contribution.
Telles sont, mes chers collègues, les principales observations que je souhaitais porter à votre connaissance au terme des travaux que vous m’aviez invités àconduire au nom de notre commission.
Convention relative à l’aménagement du territoire scolaire
Les parties contractantes :
- Considérant la volonté commune de l’Etat et des collectivités de s’engager dans une démarche conventionnelle et pluriannuelle, dans le cadre de la conférence nationale des services publics en milieu rural,
- Considérant le relevé de conclusion du 7 novembre 2005 de la réunion sur la participation du Ministère de l’Education Nationale à la construction d’une nouvelle offre des services en milieu rural,
- Considérant l’évolution de la démographie scolaire au cours des dix dernières années dans le Cantal,
- Considérant la volonté exprimée par l’association des maires à l’occasion de son assemblée générale du 30 avril 2005 d’engager une action concertée avec les autorités académiques,
- Considérant la priorité qu’il convient de donner à l’intérêt des élèves dans chacune des décisions qui seront prises,
- Considérant la nécessité d’une action publique prospective et concertée au niveau intercommunal,
DECIDENT
Article 1er : La préfecture, les autorités académiques, le conseil général, l’association des maires du Cantal signataires s’engagent à élaborer un schéma départemental prospectif de l’organisation du territoire scolaire.
Article 2 : Les signataires reconnaissent que la communauté de commune est, lorsqu’elle existe, l’échelon approprié pour définir une cartographie prospective des implantations scolaires et périscolaires,
Article 3 : Le schéma prospectif pluriannuel de l’organisation du territoire scolaire de chaque communauté de communes prend en compte les perspectives géographiques appréciées à partir notamment des projets identifiés :
- d’installation de jeunes agriculteurs
- de créations d’entreprises artisanales, commerciales ou industrielles
- de lotissements d’habitat individuel
- de logements sociaux locatifs ou en accession à la propriété
Ce schéma est présenté dans chaque territoire concerné à la communauté éducative.
Article 4 : Les signataires s’engagent à favoriser une organisation qui n’entraîne pas pour les élèves des contraintes horaires excessives de déplacement.
Les signataires s’engagent également à :
- Inscrire les enfants avec une grande rigueur au niveau de l’école de secteur,
- Faire participer les communes sans école au fonctionnement des écoles d’accueil,
- Harmoniser les jours et heures de classe sur le territoire et les transports scolaires
- Améliorer les conditions de restauration solaire et le temps d’interclasse,
- Généraliser les CLSH-CLAE sur les territoires
- Etudier la possibilité de mieux associer les communautés de communes au fonctionnement des écoles publiques de leur territoire.
Les signataires s’engagent par ailleurs, à favoriser le développement du travail des écoles en réseau, en vue d’améliorer l’offre éducative en milieu rural. Ce travail en réseau s’appuiera notamment sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication à la fois comme lien pédagogique entre les écoles mais aussi comme support de communication privilégié entre les écoles, les inspections départementales de l’éducation nationale et l’inspection académique.
Le conseil général s’engage à participer au déplacement des élèves dans le cadre d’un travail en réseau.
Article 5 : La préfecture examinera prioritairement les demandes de subventions présentées par les communautés de communes ou les communes directement concernées, en vue d’atteindre les objectifs cités à l’article ci-dessus.
Les orientations de l’article 4 doivent permettre de prendre en compte la nécessaire compensation en termes de services et d’équipements dont pourra bénéficier une commune dont la fermeture de l’école est envisagée.
Article 6 : L’implantation des moyens sera effectuée par les autorités académiques dans le cadre de la présente convention et en tenant compte du schéma prospectif pluriannuel de l’organisation du territoire scolaire visé à l’article 3 et en fonction des moyens alloués.
Article 7 : Le schéma prospectif d’organisation du territoire scolaire sera établi pour le 1er décembre 2006.
Article 8 : Un bilan d’étape et une évaluation des effets de la présente convention seront établis par les autorités académiques et transmises au préfet et aux autres signataires.
Le point de vue du SNUipp Cantal est le suivant:
Une telle convention pourrait s'avérer extrèmement dangereuse si elle devait
s'appliquer au plan national. Une réflexion sur la carte scolaire qui se
ferait au niveau de l'intercommunalité aurait pour conséquence (et pour but
inavoué) de supprimer des postes en faisant des économies d'échelle.
Nous partageons totalement l'analyse de nos collègues du Tarn.
Notre position au niveau local est cependant prudente.
Le Cantal bénéficie d'un P/E assez avantageux (7,3 c'est à dire le deuxième
de France après la Lozère.)
Ceci se justifie par un habitat très dispersé et une météo hivernale
difficile, qui ne facilite pas la création de RPI. Conséquence : 75% de nos
176 écoles écoles ont moins de 4 classes.
Cependant, même du point de vue du SNUipp 15 un certain nombre de
regroupements pourraient se faire avantageusement, mais se heurtent souvent
au désaccord de la population locale.
C'est parfois justifié lorsque l'isolement de l'école est réel, ça l'est
parfois moins lorsqu'un élu du CG maintient sur sa commune pendant plusieurs
années une école pour 2 élèves!
Lors de précédents mouvements de contestation sur la carte scolaire,
l'intersyndicale, les élus et les parents avaient convenus qu' un accord
éventuel sur un remodelage de la carte scolaire ne pourrait intervenir qu'à
condition que le ministère s'engage sur un maintien des postes sur le
département.
Les élus qui ont signé la convention ont outrepassé cet accord en confondant
le maintien des classes et celui des postes. Le Cantal rendait cette année 3
postes, qui ont été pris sur les remplacement et la formation continue.
La convention ne comporte aucun engagement de l'Etat (voir article 6 de la
convention : les ouvertures de postes se feront "en fonction des moyens
alloués").
Qu'importe, de Robien se plait à annoncer qu'en échange de l'engagement des
maires il n'a pas touché aux écoles.
Nous attendons de voir la suite.
La signature de la convention n'engage ni les syndicats, ni les parents, ni
même les élus locaux, qui, on peut le penser, continueront à se battre pour
l'école de leur village, convention ou pas.
La signature de la convention risque fort de n'avoir d'effet qu'à la marge,
ou pas d'effet du tout.
En revanche, notre crainte serait que le ministère et le rectorat s'appuient
dessus pour nous imposer des retraits supplémentaires l'an prochain. Mais
cela, de toutes façon, on s'y attend, et les élus signataires devront alors
expliquer en quoi leur signature a été bénéfique au Cantal.
Le SD du SNU Cantal
Erik Rousseaux
*********************************************************
Point de vue du SNUIPP du Tarn
Les dangers de la
convention signée à Massiac dans le Cantal : l'étape intercommunale pour
faciliter les fermetures de postes d'enseignants.
Le texte de la convention signée à Massiac comprend une mesure essentielle :
le transfert de la décision de fermeture d’école et de postes vers
l’intercommunalité.
Le reste de la convention est un habillage consensuel à destination des
élus.
Ce texte n’est pas sans rappeler le projet d’Etablissement Public dans le
Tarn (EPEP) http://81.snuipp.fr/article.php3?id_article=213soutenu par la CFE-CGC ( http://avenir.ecoles.free.fr/nws/doss/epep/doss-epep.htm) qui demande aux
maires de renoncer à leurs compétences scolaires au profit de
l’intercommunalité.
[...] Nous appelons l'ensemble des défenseurs de l'école rurale à se méfier
de cette volonté ministérielle de faciliter les fermetures de classes rurales
grâce à l'intercommunalité et l'établissement public. Les démarches
deviennent trop convergentes pour les ignorer.
Paru le 03/02/2004 dans Le Parisien
Forfry : C'est le grand retour de la classe
unique
EN SEPTEMBRE, il y aura dans le département 70 classes uniques *. Jusque-là
organisé en RPI (regroupement pédagogique intercommunal), le village de
Forfry vient en effet d'obtenir l'autorisation de mettre en place une classe
de ce type pour la rentrée prochaine. Du CP au CM 2, tous les enfants se
retrouvent dans la même classe, avec un seul enseignant. Une sorte d'école de
campagne à l'ancienne, racontée dans le film documentaire " Etre et avoir ",
le tout à quelques kilomètres de Disney. " Ce type de structure s'adresse à
des petites communes n'ayant pas assez d'enfants pour avoir une école,
explique-t-on du côté de l'inspection académique de Melun. Toutefois la
tendance est plutôt au RPI. " Dans un RPI, les villages se regroupent, l'un
accueillant la maternelle, l'autre le primaire, par exemple. Les enfants
doivent alors se déplacer. Mais à Forfry, on a préféré la classe unique,
offrant plus de proximité, de convivialité et d'animation au sein de la
commune. " Nous étions en RPI avec Puisieux, Le Plessis-Placy et
Douy-la-Ramée, explique le maire de Forfry, Pascal Guillaume. C'était un peu
compliqué, il y avait de gros soucis de transports. Au début, les parents
étaient inquiets Comme nous avions suffisamment d'enfants, nous avons décidé
de faire une demande de classe unique auprès de l'académie. Nous avons
organisé des réunions avec les parents. Au début ils étaient un peu inquiets,
mais on a réussi à les convaincre. " Car selon les études sur les classes
uniques, les enfants scolarisés dans ce type de structure seraient meilleurs
que les autres. " C'est vrai, explique Brigitte Poujade, inspectrice de
l'éducation nationale de Dammartin-en-Goële. Lors de l'évaluation de CE 2,
ces élèves sont très bons. D'un côté, ces classes vont à l'essentiel, et
n'approfondissent peut-être pas toutes les notions comme les classes
classiques. De l'autre, les élèves y apprennent l'autonomie et la
responsabilité. " * Dans le nord du département, on compte notamment
Marchemoret, Mauregard, Bailly-Romainvilliers (groupe 3), Barcy, Marcilly, Le
Plessis-aux-Bois, Le Plessis-l'Evêque, Coulommes, Saint-Fiacre, Villemareuil,
Villeneuve-Saint-Denis, Charmentray, Vaucourtois.
Alexandra Echkenazi
Parution du : 03/02/2004 Marchemoret plébiscite la sienne VENDREDI, 8 h 40.
Le cours de la classe unique de Marchemoret a commencé. La salle de classe
est partagée en deux. D'un côté, les élèves de premier cycle, de l'autre ceux
du second. Un tableau noir pour chaque groupe et le maître au milieu. En
tout, seize enfants, du CP au CM 2, autour d'un seul enseignant. Dès les
premières minutes, on sent que l'on n'est pas dans une classe comme les
autres. Une fois le moment de langage passé (temps de parole accordé aux
enfants), chacun sort son plan de travail. " C'est comme un contrat de
travail, explique la petite Cindy, 9 ans. On en a tous un. Le maître y met
tout ce qu'on doit faire dans la semaine. " Le plan est différent en fonction
du niveau de l'élève. " J'ai un exercice de conjugaison, continue Cindy. Je
le fais toute seule. Puis je me corrige toujours toute seule avec les cahiers
qui sont là-bas sur la table. Si j'ai un problème, je demande à un grand. Et
s'il n'arrive pas à m'expliquer, je vais voir le maître. Je me mets la note
que je pense mériter, puis le maître corrige. " " Je me sens mieux ici "
Pendant ce temps, ce dernier fait la leçon à des petits groupes d'enfants, en
fonction de leur âge. Pas plus de trois, en moyenne. Les autres élèves, bien
que livrés à eux-mêmes, sont d'un calme étonnant. Aucun adulte derrière eux,
pourtant ils ne chôment pas. Afin de ne pas se gêner, tout le monde chuchote.
" Je viens d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), raconte Anthony, 11 ans et
demi. J'ai toujours été dans des classes classiques. Je n'étais pas bon et
j'ai redoublé. Depuis que je suis ici, je me sens mieux. Les petits me
demandent de les aider. J'aime bien leur expliquer. Mes notes sont
meilleures." D'ailleurs, ici, la notion de redoublement n'est pas la même :
en effet, on peut redoubler une seule matière. Alexandra Echkenazi
Parution du : 03/02/2004 LE TEMOIN DU JOUR DAVID, instituteur " Les enfants
sont plus épanouis " IL TIENT à lui tout seul les 16 élèves de la classe
unique de Marchemoret. " Je suis ici depuis deux ans, raconte David. C'est
mon premier poste, j'ai été volontaire. Mon collègue de Mauregard, lui aussi
en charge d'une classe unique, m'aide beaucoup. Les instits ne sont pas
nombreux à vouloir s'occuper de ce genre de classe. Il faut en effet jongler
avec les programmes scolaires de tous les cycles, c'est du travail. Puis cela
peut faire peur. C'est une organisation complètement différente. Toutefois,
je préfère avoir une petite classe avec différents âges qu'une classe
classique avec beaucoup d'élèves. Surtout, je suis convaincu que les élèves
sont plus épanouis." L'avantage pour les enfants ? " Les petits sont tirés
vers le haut par les grands et les grands sont sans cesse sollicités par les
petits. S'ils n'arrivent pas à leur expliquer, c'est qu'ils n'ont pas
compris. Pour l'instant, mes CM 2 qui sont passés en 6e n'ont aucun problème
d'adaptation. Et ils sont très bons. " Alexandra Echkenazi
[suite demande de résultats
évaluations 6ème]
Je l'ai fait, par curiosité, pour l'école de Longechenal
en juin dernier : les résultats sont assez intéressants.
J'ai compilé les résultats des évaluations de 6ème de mes anciens élèves que
j'ai pratiquement tous (transmis pas le collège) depuis que les évaluations
de 6 ème existent. J'ai comparé les résulats chaque année avec la moyenne du
collège de l'année. J'ai ensuite fait une moyenne sur l'ensemble des années
comparée à la moyenne du collège pour les mêmes années.
Pour ceux qui disposent de toutes les données, une heure de travail suffit !
Evidemment, plus le nombre d'années pour lesquelles on a des données est
important, plus les résultats sont significatifs.
Si vous voulez participer à ce travail et si ça vous aide, je peux vous
transmettre en fichier joint (publisher si vous avez ou en document scanné)
le tableau que j'ai réalisé pour mon école.
Naturellement aussi, plus on a d'écoles, plus les résultats sont
significatifs..
Retour à l'origine de la demande, pour plus de compréhension :
- Dans la contribution au débat sur l'école, l'hypothèse est que chaque fois
que des écoles (ou des instits) ont adopté comme base de leur travail la
construction des langages, les enfants sont allés plus loin dans cette
construction que s'ils avaient subi un cursus plus traditionnel (empilement
de connaissances), l'état de cette construction se manifestant aussi dans les
évaluations officielles.
- Pour la défense des petites structures, l'hypothèse est la suivante : les
petites structures scolaires ont des résultats au moins aussi "bons" que les
grosses structures selon des critères de l'institution eux-mêmes.
Les deux ont un rapport : dans les petites structures (classes uniques par
exemple), pour que le fonctionnement de la classe soit possible, on est
souvent conduit à adopter le point de vue "construction des langages" plutot
qu'empilement de connaissances.
CD
"Lucien Gachon, pédagogue de la ruralité en Livradois".
Né en 1894 à la Guillerie, petit hameau de La Chapelle Agnon (63), fils de petits paysans, Lucien Gachon devient instituteur public. Il poursuit ses études et s’affirme comme l’un des plus célèbres géographes auvergnats. Il publie, avec son ami, le non moins célèbre Jean Baptiste Sénèze, (Secrétaire national clandestin du Syndicat National des Instituteurs en 1944), une série d’ouvrages à destination des écoles primaires. Encouragé par Henri Pourrat, il se lance dans l’écriture de romans. "Maria" est une peinture fidèle de la vie paysanne en Livradois, au début du siècle. Une version cinématographique a même été envisagée par le cunlhatois Maurice Pialat. Par ailleurs, Lucien Gachon a plaidé pour une école rurale nouvelle, à contre courant d’une époque où se vidaient les campagnes. Ses origines paysannes sont à l’essence même de son oeuvre. A ses loisirs, Gachon manie la faux. Quand il la troque pour la plume, c’est pour défendre l’idée d’une école rurale qui ne déracinerait pas, sachant produire et garder ses élites. Précurseur de la classe promenade, il fait classe hors des murs, dés les années vingt. Partagé entre le coût et les perspectives du progrès, il défend inlassablement l’idée d’un prochain renouveau des campagnes.
La question centrale du déracinement fait écho aux écrits d’Albert Thierry que Lucien Gachon présentait à ses collègues Instituteurs, dans les colonnes de l’Ecole Libératrice naissante comme "Le plus grand des Nôtres". L’exemplarité du cheminement intellectuel d’un primaire, le rôle joué par l’écriture dans cette ascension et, surtout, la nature des savoirs à enseigner font l’actualité de cette approche. En effet, Gachon s’insurge contre l’enseignement du latin auquel il voudrait substituer l’étude des vieux parlers locaux. Il préfère encore aux grandes oeuvres littéraires, l’étude des "écrivains terriens". Il pointe les contradictions de sa mission, perçues à travers le devoir d’instruire et la volonté d’éduquer. A la fin d’établir une école véritablement populaire, il s’empare de débats qui n’ont toujours pas été dépassés.
14 JANVIER Rencontre au ministère avec Jean DAVID
La rencontre a duré environ une heure. Notre interlocuteur connaît apparemment bien le sujet et est un des principaux rédacteurs du texte sur les réseaux d’école. Nous saurons reprendre contact avec lui au moins par écrit, pour des questions supplémentaires.
Après une présentation de la FNER nous avons évoqué avec lui différents points contenus dans ce texte [...]
Bien sûr pas de grands changements, mais des précisions sur la forme et aussi le contenu du projet qui devrait continuer d’évoluer.
Mise en place des réseaux
-Il s’agit d’un cadre pour guider la mise en place des réseaux. A l’intérieur de ce cadre, chacun sera libre.
-Face à nos inquiétudes et nos réserves, J.David a bien insisté sur la question du schéma territorial qui sera proposé par l’IA. Le schéma territorial est un dispositif pour permettre un aménagement cohérent de l’espace.
Tout devra être fait dans la concertation, sans contrainte et sur la base du volontariat. Si une école ne souhaite pas faire partie d’un réseau, on ne lui imposera pas.
-Il a tenté de nous rassurer sur la question du modèle unique que nous craignons.
Il n’y aura pas de modèle unique, la taille du réseau pourra être variable. Il n’est pas question de regrouper le plus possible. Les réseaux existants (même ceux créés à l’initiative du terrain) ne seront pas remis en cause. C’est une erreur si cela se produit.
L’objectif est de mettre en place d’ici 2006 environ 600 réseaux, en sachant qu’il en existe 250. Cela ne fera que 4 à 5 nouveaux réseaux par département.
Il nous a dit que la phrase relative aux écoles à 1 ou 2 classes était à retirer. C’est une erreur. Nous n’étions pas les premiers à en parler !! Elle s’appuyait sur l’idée de la “structure idéale” de base (l’école à 3 classes) la plus intéressante définie dans le rapport Mauger.
En réponse aux questions récentes sur le taux d’encadrement, sur le poids des “faibles effectifs” ruraux dans la carte scolaire:
“Il vaut mieux maintenir un poste dans une zone rurale isolée, et ne pas créer de poste en ville, quitte à avoir des classes un peu chargées C’est la notion du minimum de service public à la campagne qu’il faut défendre !”
Il ne s’agit pas d’opposer la ville à la campagne, nous en sommes aussi convaincus à la FNER.
Le projet de réseau:
Une précision:l’IA donne une lettre de mission au coordonnateur de réseau sur la base d’un projet de réseau mis au point et rédigé en concertation par le conseil de réseau.
Il n’est pas exclus que le coordonnateur déchargé complètement puisse ponctuellement prendre en charge un groupe d’élèves ou participer à une organisation particulière.
Formation:
Des formations seront mises en place pour toutes les personnes concernées (IEN, IA, mais aussi étudiants en formation initiale, directeurs, coordonnateurs...)
Aspect pédagogique:
Il a bien insisté sur un des objectifs qui est de regrouper les enfants, pour qu’il y ait plus d’émulation, de dynamisme, pour remédier au manque d’ambition des élèves pour leur futur scolaire, constaté en milieu rural. (Cf: travaux de l’Observatoire de l’Ecole Rurale) C’est la question de la fameuse masse critique sur laquelle il refuse de revenir.
Permettre à tous les élèves de profiter d’intervenants en arts plastiques, langues, informatique... Nous préférons favoriser la polyvalence des enseignants et développer un travail d’équipe dans le réseau en utilisant les compétences de chacun.
Aspect financier:
La mise en place des réseaux pourra permettre de clarifier les choses pour éviter la gestion de faits et les problèmes d’utilisation de subventions municipales. La mise en réseau rendra possible une péréquation par rapport au budget fournitures par exemple.
Dans les réseaux existants, il s’avère par endroits qu’il y a moins de gaspillage d’argent.
_______________________________
Il s’est présenté à nous comme un défenseur de l’école rurale, et en particulier au ministère où peu de gens connaissent vraiment l’école rurale et où les idées sont parfois fausses (archaïque, coûteuse, etc....) Il nous a dit qu’il s’intéressait à nos idées et qu’il aimait bien notre état d’esprit (parents, élus, enseignants....) et notre attachement à la petite structure ouverte sur l’extérieur, initiatrice d’un travail en réseau. [...]
MINISTERE DE
L’AGRICULTURE, DE L’ALIMENTATION, DE LA PECHE ET DES AFFAIRES RURALES
15 janvier 2004
PROJET DE LOI RELATIF AU DEVELOPPEMENT DES TERRITOIRES RURAUX
DOSSIER DE PRESSE
- Encourager l’emploi
- Relancer le logement
- Améliorer les services au public
- Préserver et valoriser les espaces naturels et spécifiques
- Un projet issu d’une large concertation
* Annexe
ENCOURAGER L’EMPLOI
La pluri-activité pour développer
l’emploi
Enjeu majeur du développement des territoires ruraux, l’emploi et
l’activité économique font l’objet de dispositions importantes dans le projet
de loi. L’emploi partagé entre différents employeurs permet d’offrir des
emplois qualifiés et permanents, indispensables pour la dynamique économique
de nos campagnes.
Emploi public/privé
Le projet de loi permettra aux communes de moins de 3500 habitants de
partager des emplois publics avec des employeurs privés. Une commune pourra,
par exemple, partager avec une entreprise de travaux agricoles un emploi de
conducteurs d’engins. Le salarié pourra entretenir les accotements de la
voirie communale ou participer aux petits travaux d’entretien et, par
ailleurs, réaliser des travaux pour le compte d’une entreprise privée.
Les groupements d’employeurs
Pour lever le frein que constitue la responsabilité des membres du
groupement d’employeurs, jusqu’à présent mal organisée, une réserve
défiscalisée pourra être constituée permettant aux groupements d’employeurs
de faire face au risque d’impayé des salaires et des charges sociales.
Le projet de loi propose d’instaurer par ailleurs la neutralité fiscale du
groupement afin que chaque membre conserve son régime fiscal au regard de la
taxe d'apprentissage. Elle sera étendue au régime des cotisations
sociales.
Quelles solutions proposées pour faciliter l’emploi dans les territoires
ruraux ?
Exemple : un saisonnier refuse un travail en raison de l'absence
de logement gratuit, proche ou d’un loyer abordable.
Solution apportée par la loi : l'article 35 favorise l'émergence d'une offre
de logements pour les saisonniers en mobilisant un parc immobilier existant
dans les exploitations agricoles. Un amortissement accéléré est prévu pour la
réalisation de gros travaux d'amélioration ainsi qu'un aménagement de la
taxe
foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'habitation.
Exemple : un salarié saisonnier a peu de possibilités de se former,
par manque de temps ou de disponibilité.
Solution apportée par la loi : pour améliorer la qualification, le projet de
loi propose l’adaptation des conditions d’accès au congé individuel de
formation des salariés en contrat à durée déterminée (CDD). Ainsi les
secteurs de l’agriculture et du tourisme, gros pourvoyeurs d’emplois
saisonniers, pourront aménager les durées d’emploi permettant ainsi l’accès à
des formations adaptées aux réalités de leurs secteurs. Une personne ayant
accompli une campagne saisonnière en agriculture puis en station de sport
d’hiver pourra bénéficier d’une formation lui permettant de pérenniser ces
deux emplois.
Le Gouvernement proposera au Parlement de créer le « contrat à durée
déterminée formation », permettant aux saisonniers de se former entre deux
contrats de travail tout en restant lié à l'employeur. Les frais de formation
et de rémunération seront financés sur le plan de formation de l'entreprise.
Le projet comporte également des dispositions visant à favoriser la
conclusion de contrats de travail qui permettront aux personnes handicapées
d’exercer une activité professionnelle complémentaire en dehors des ateliers
protégés.
RELANCER LE LOGEMENT
Alors qu’un nombre croissant de
Français souhaite s’installer en milieu rural, durant leur vie active ou pour
leur retraite, l’offre de logement est inadaptée tant en quantité qu’en
qualité.
Avec deux fois plus de ruraux que dans les autres pays européens, la France
rurale est un espace ouvert et attractif. En effet, depuis 1990, la
population des communes rurales s'accroît par l'arrivée de nouveaux
résidents, des ménages y installent leur résidence principale et de nombreux
vacanciers y acquièrent des résidences secondaires.
Mais ce phénomène n’est pas uniforme et certains villages sont en déclin
démographique notamment par manque de logements modernes ou rénovés. Les
maisons de village tombent en ruine : invendables comme résidence secondaire
car disposant de trop peu de terrain, non louables car dépourvues du moindre
confort. Des corps de fermes sont laissés à l'abandon, le repreneur des
terres n’ayant pas l’utilité de ces bâtiments traditionnels inadaptés aux
contraintes de l'agriculture moderne, que ce soit pour l'élevage ou la
culture.
Quelles solutions proposées pour
améliorer l’offre de logements ?
Exemple : un agriculteur retraité loue ses terres à un fermier qui n’est
pas intéressé par la reprise des bâtiments de l’exploitation. Inutilisés, les
bâtiments sont menacés de dégradation.
Solution apportée par le projet de loi : il permettra au propriétaire de
reprendre les bâtiments, de les rénover et de les louer en tant
qu'habitation. Le corps de ferme sera ainsi sauvegardé et valorisé.
Exemple: un jeune couple souhaite reprendre le fonds de commerce d’une
boulangerie et la maison attenante. Or, le propriétaire de la boulangerie
souhaite rester dans cette maison.
Solution apportée par le projet de loi : le projet de loi (article 36)
permettra en effet à l'ancien boulanger d’acheter une autre maison à
proximité, de la rénover et de la louer aux acquéreurs de la boulangerie. Il
bénéficiera ainsi d'avantages fiscaux bien supérieurs à ceux qui lui auraient
été offerts s'il avait choisi d'investir dans l'immobilier locatif urbain
traditionnel : le taux de déduction forfaire des loyers est porté de 6 % à 40
%.
AMELIORER LES SERVICES AU PUBLIC
L’existence de services marchands et non marchands constitue un facteur déterminant pour l’installation et le maintien de familles dans les territoires ruraux. A ce titre, le projet de loi propose notamment de développer des services de santé de proximité et d’améliorer les services rendus au public.
Développer les services de santé
L'offre de soins est trop souvent déficitaire en milieu rural. Les
territoires ruraux isolés sont généralement moins bien dotés : le nombre de
médecins par habitant varie dans une proportion de 1 à 4 entre le département
le moins pourvu et Paris. La moitié Nord de la France est particulièrement
touchée par cette raréfaction de services médicaux.
Le projet de loi permettra une meilleure coordination des aides des
collectivités avec les organismes d'assurance maladie, pour favoriser
l'exercice de professions médicales en cabinet de groupe et la constitution
de pôles de soins.
Par ailleurs, le projet de loi entend inciter les médecins à s'installer en
zone rurale. Une indemnité d'étude pourra être attribuée à tout étudiant en
médecine s'il s'engage à exercer comme médecin généraliste au moins cinq ans
en zone déficitaire. De plus, les collectivités territoriales pourront
accorder des indemnités de logement et de déplacement aux étudiants de
troisième cycle de médecine générale lorsqu'ils effectuent leurs stages dans
les zones déficitaires.
A l’initiative des collectivités locales, dans les zones de revitalisation
rurale (ZRR), les médecins et vétérinaires vont pouvoir bénéficier d’un
allongement de la durée d’exonération de la taxe professionnelle. La mesure
est étendue en dehors des ZRR dans le cas de vétérinaires ayant un mandat
sanitaire.
Un nouvel essor pour les maisons de
services au public
Tirant les enseignements des expériences pilotes de maisons de services
publics, le projet de loi modernise le régime juridique des maisons de
services au public pour permettre l’accueil de services privés, dans le
respect des règles de la concurrence. Elles pourraient par exemple accueillir
des professions libérales ou artisanales.
Dans ce cadre, l’Office National des Forêts pourra apporter son concours
technique dans le cadre des maisons de services publics tant en matière de
mise à disposition de locaux que de divers petits services : transport de
médicaments, de colis ou de courrier.
PRESERVER ET VALORISER LES ESPACES NATURELS ET SPECIFIQUES
La préservation de l’équilibre entre les différentes activités du monde rural constitue le troisième volet du projet de loi. Il vise à apporter une réponse adaptée aux problèmes des espaces spécifiques : espaces périurbains, zones de montagne, forêt et zones humides…
Un nouvel élan pour la montagne
Le volet montagne du projet traduit la volonté de conduire une véritable
politique spécifique en faveur des zones de montagne. En étroite concertation
avec l’Association des Elus de la Montagne (ANEM), il prévoit d’actualiser la
loi Montagne de 1985 pour tenir compte de la décentralisation et de la
diversité des territoires de montagne. Il prévoit de renforcer sensiblement
la collaboration des collectivités locales et la coordination des structures
administratives concernées par la gestion d’un même massif montagneux.
Les massifs seront ainsi dotés d’un schéma stratégique qui engagera
l’ensemble des acteurs territoriaux. Il confèrera aux comités de massif un
rôle renforcé permettant de mieux intégrer les spécificités des massifs en
les inscrivant dans les enjeux de la politique en faveur de la montagne.
Sur le plan économique, le projet de loi offre un nouvel élan aux activités
de montagne. La taxe de séjour perçue par les communes pourra être affectée
aux projets de promotion du tourisme ou de protection des espaces mis en
place dans le cadre des intercommunalités.
Il propose enfin, de simplifier le régime des Unités touristiques nouvelles
qui régit les aménagements touristiques en montagne.
Valorisation de la forêt
Le projet de loi poursuit l’effort engagé en faveur de la gestion durable
des forêts privées, en introduisant un dispositif d’encouragement fiscal à
l’investissement en forêt (DEFI) permettant la constitution d’unités
forestières viables.
La pérennisation de la gestion des terrains restructurés sera en outre
favorisée par le maintien d’avantages fiscaux accordés en cas d’apport de ces
terrains à un groupement forestier ou à une société d’épargne forestière
ainsi qu’en cas de donation. Le projet encourage aussi les pratiques
pastorales remplissant des fonctions économiques et environnementales
(exemples : le débroussaillage pour lutter contre les feux de forêts,
l’exonération fiscale pour les associations foncières pastorales pour les 10
prochaines années).
Préservation des zones humides
Les propositions du projet de loi visent à inverser la tendance à la
dégradation des zones humides (marais, tourbières, prairies humides,
mangrove…). Il prévoit l’exonération totale ou partielle de la taxe foncière
sur les propriétés non bâties dans certaines zones humides moyennant un
engagement de préservation de ces zones. Les baux ruraux pourront également
être adaptés dans les zones présentant un intérêt stratégique pour l’eau.
Pour rendre compatibles les politiques d’aménagement des territoires ruraux
et l’attribution des aides publiques avec la préservation de ces zones, il
prévoit que la définition des zones humides figurant dans la loi sur l’eau de
1992 soit précisée.
Modernisation de l’aménagement foncier
Le tiers des espace agricoles se trouve en zone périurbaine ce qui rend
nécessaire de disposer d’un instrument foncier efficace. 20 millions de
français vivent dans ces zones où l’on doit à la fois répondre à leurs
attentes environnementales et protéger l’agriculture pour son importance
économique mais aussi pour sa dimension d’entretien des paysages et du cadre
de vie. Le projet de loi ouvre la possibilité de créer des périmètres de
protection et d’aménagement de ces espaces (PAEN). Les départements en accord
avec les autres collectivités intéressées pourront ainsi utiliser le droit de
préemption dévolu aux Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement rural
(SAFER) afin d’assurer une veille foncière en conciliant le maintien d’une
activité agricole et d’espaces forestiers. Les SAFER mettront au service des
collectivités territoriales leurs compétences d’opérateurs fonciers.
Afin de valoriser la chasse dans le respect d’un équilibre avec l’agriculture
et la forêt, conformément à la politique conduite dans ce domaine par
Roselyne Bachelot, Ministre de l’Ecologie et du développement durable, le
projet de loi propose de mieux assurer la protection contre les dégâts du
gibier et de mieux organiser la lutte contre sa prolifération.
Enfin, le projet de loi entend renforcer les capacités d’intervention des
établissements publics impliqués dans la gestion des territoires ruraux, et
notamment les Chambres d’agriculture et les établissements d’enseignement
agricole
UN PROJET ISSU D’UNE LARGE CONCERTATION
Avant d’engager la rédaction du projet
de loi sur le développement des territoires ruraux, le Gouvernement a voulu
recueillir l’avis de toutes les composantes de la ruralité française (voir la
liste jointe). Il a fait par ailleurs l’objet d’un intense travail
interministériel impliquant principalement le ministère de la Fonction
Publique, de la Réforme de l’Etat et de l’Aménagement du territoire, le
ministère de l’Equipement, des transports, du Logement et du Tourisme, le
ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et le ministère de
l’Ecologie et du Développement durable.
C’est dans cet esprit qu’Hervé GAYMARD, Ministre de l’Agriculture, de
l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales, et Jean-Paul DELEVOYE,
Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de l’Aménagement
du territoire, ont notamment chacun reçu les représentants des grandes
associations d’élus locaux : l’Association des Maires de France (AMF),
l’Association des Départements de France (ADF), l’Association des Régions de
France (ARF), l’Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM),
l’Association Nationale des Maires Ruraux (ANMR).
Attachant une grande importance aux « enseignements du terrain », Hervé
GAYMARD a également nourri sa réflexion de nombreux échanges à l’occasion
d’une centaine de déplacements en régions.
Outre l’ensemble des Organisations Professionnelles Agricoles, le Ministre a
également consulté la plupart des organisations qui participent de l’activité
économique du monde rural : l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture
(APCA), l’Assemblée Française des Chambres de Commerce et d’Industrie
(AFCCI), l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers (APCM), l’Union
Professionnelle Artisanale (UPA) ou l’Observatoire des métiers.
Le ministre a recueilli les propositions des acteurs de la ruralité : le
Conseil National pour l’Aménagement et le Développement du Territoire
(CNADT), l’association Familles Rurales, la Fédération Nationale des Foyers
Ruraux (FNFR), la Fédération Nationale pour l’Habitat et le Développement
Rural (FNHDR), l’Association Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat
(ANAH), l’Association Nationale pour le Développement de l'Aménagement
Foncier (ANDAFAR), la Fédération Nationale de la Propriété Agricole et
Rurale, le groupe Monde rural, les Conseils Economiques et Sociaux Régionaux
(CESR) et le Conseil National de la Montagne (CNM).
Des groupes de travail, largement ouverts, ont parallèlement travaillé sur
des thèmes spécifiques : la pluriactivité, les groupements d'employeurs,
l'agriculture de groupe, l'action sociale, la politique en faveur de la
montagne et du pastoralisme, les services aux publics, la rénovation du
patrimoine bâti, ou la protection des espaces agricoles péri-urbains.
Enfin, les travaux du Commissariat Général au Plan, de l’Institut National de
la Recherche Agronomique (INRA), et le rapport de la DATAR « Quelle France
rurale en 2020 ? », ont participé à nourrir la rédaction du projet de loi.
ANNEXE
INSTITUTIONS, ORGANISATIONS, ASSOCIATIONS ET PERSONNALITES CONSULTEES OU AYANT CONTRIBUE A LA PREPARATION DE LA LOI
Institutions publiques
Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des
Affaires rurales ; Ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l’état
et de l’Aménagement du Territoire ; Ministère de l’Equipement, des
Transports, du Logement et du Tourisme ; Ministère de l’Economie, des
Finances et de l’Industrie ; Ministère de l’Ecologie et du Développement
durable ; Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées ;
Institut National de la Recherche Agronomique (INRA); Délégation à
l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR); Institut
National des Appellations d'Origine (INAO).
Elus et organismes de représentation
des élus
Daniel HOEFFEL (Ancien Ministre, Sénateur du Bas-Rhin, Président de
l’AMF), Jean PUECH (Ancien Ministre, Sénateur de l’Aveyron, Président de
l’ADF), Gérard LONGUET (Ancien Ministre, Sénateur de la Meuse, Président de
l’ARF), Gérard PELLETIER (Président de la FNMR), Pierre JARLIER (Président de
l’ANEM), Jacques BARROT (Ancien Ministre, Député de la Haute-Loire, Président
du Groupe UMP à l’Assemblée nationale), Patrick OLLIER (Député des
Hauts-de-Seine, Président de la Commission des affaires économiques, de
l’environnement et du territoire de l’Assemblée nationale), Emile BLESSIG
(Député du Bas -Rhin, Président de la délégation à l’aménagement et au
développement durable du territoire), Josselin de ROHAN (Sénateur du
Morbihan, Président du Groupe UMP du Sénat), Gérard LARCHER (Sénateur des
Yvelines, Président de la Commission des affaires économiques et du Plan du
Sénat), Jean FRANÇOIS-PONCET (Ancien Ministre, Sénateur du Lot-et- Garonne,
Président de la délégation à l’aménagement et au développement durable du
territoire), Adrien ZELLER (Président du Conseil national d’aménagement et de
développement du territoire), Jean-Louis DEBRE (Ancien Ministre, Président de
l’Assemblée nationale, Député de l’Eure), Michel BOUVARD (Député de la
Savoie, Président du Conseil national de la montagne), Christian PONCELET
(Président du Sénat, Sénateur des Vosges), Jacques DERMAGNE (Président du
Conseil économique et social), Jean-François ROBERT (Président de l’Assemblée
des conseils économiques et sociaux régionaux de France), Michel MERCIER
(Président du Groupe UC du Sénat, Sénateur du Rhône), Jacques PELLETIER
(Président du Groupe RDSE du Sénat), Philippe ADNOT (Délégué du RASNAG
(Sénat)), Hervé MORIN (Président du Groupe UDF à l’Assemblée nationale,
Député de l’Eure).
Représentants d’organisations
professionnelles
Présidente de la Confédération Nationale de la Mutualité, de la
Coopération et du Crédit Agricoles, Président de l'Assemblée Permanente des
Chambres d'Agriculture, Président de l'Assemblée des Chambres Française s de
Commerce et d'Industries, Président de l'Assemblée Permanente des Chambres de
Métiers, Secrétaire National de la Confédération Paysanne, Président de la
Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles, Président des
Jeunes Agriculteurs, Président de la Coordination Rurale, Secrétaire Général
de la Confédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Familiaux (MODEF),
Président de la Section des fermiers Métayers, Président de la Section
Nationale des Propriétaires Ruraux, Président de la Fédération Nationale de
la Propriété Agricole, Président de la Confédération Française de la
Coopération Agricole (CFCA), Président de Crédit Agricole SA, Président du
Conseil d’administration de la Caisse Centrale GROUPAMA, Vice-Président du
Conseil Général du GREF.
Représentants d’associations
Président de l’ANDAFAR, Président du Groupe monde rural, Président de la
FNHDR, Président de Sol et Civilisation, Président du groupe européen “
Ruralité, environnement, développement ”, Président de l’Assemblée permanente
des chambres des métiers, Président de l’Assemblée des chambres françaises de
commerce et d’industrie, Président de la Conférence permanente du tourisme
rural, Président de la Fédération des parc naturels régionaux, Président de
France nature environnement, Présidente de Familles rurales, Président des
Foyers ruraux, Président du Conseil Supérieur du Notariat, SAF agriculteurs
de France, Maisons familiales rurales (Enseignement privé agricole).
56 contributions écrites de l’Assemblée nationale, du Sénat, de partis politiques, de nombreuses organisations et associations… ont aussi été prises en compte. La rédaction s’est enfin nourrie des rencontres à l’occasion d’environ 100 déplacements du ministre dans 70 départements.