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- brèves (ci-dessous) |
| - actualité passée, vue à travers les messages de la liste FNER. En
en-tête, le numéro du département concerné par le
message NB : cette rubrique s'est arrêtée en 2005, faute de "combattants" et de mise en page régulière... (voir aussi page d'accueil des CREPSC, rubrique ACTUALITE, le site CLASSES UNIQUES, qui reprend pour partie ces infos, sous une autre présentation, et en propose beaucoup d'autres, en particulier sur les réseaux) |
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- dossiers, débats, témoignages, compte-rendus...
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La mort d'un moratoire. Une circulaire récente du 1er ministre à l'adresse des préfets stipule : « [suite] aux orientations arrêtées lors lors du comité interministériels des villes et du développement social urbain qui s'est tenu le 14 décembre 1999. Les textes antérieurs relatifs à l'instauration d'un moratoire sur les fermetures des services publics dans les petites communes sont abrogés »
L'A.F.I.P. : Il existe en bordure de la Confédération Paysanne, une association qui se nomme l'AFIP (association pour la formation et les initiatives paysannes), sorte d'outil pour initier des projets et trouver à les financer en dehors des démarches syndicales (c'est un peu rapide comme explication). Il existe une représentation nationale et des groupes départementaux ou régionaux. Les projets sont d'ordre divers mais on retrouve le souci d'intégrer toutes les composantes actives d'un territoire des agriculteurs, des éleveurs, des enseignants etc...
La FCPE soutient le concept de classe unique : Georges Dupon-Lahitte, son président, a déclaré : "L'idée de construire un projet qui essaie de prendre en compte la dimension globale de l'éducation va dans le bon sens. On ne saucissonne pas la vie d'un enfant et encore moins son éducation". [...] Il rappelle avoir défendu le principe de la coéducation. Il estime que [les classes uniques] ne représentent pas un modèle idéal, mais qu'"un grand nombre [d'entre elles] a fonctionné". Il faut peut-être s'inspirer de cet exemple pour faire éclater les groupes - ce qu'ont tenté un certain nombre d'enseignants du primaire avec les aides-éducateurs. [...]
La ruralité n'est plus ce qu'elle était...
La lettre de l'acteur rural, lettre bimensuelle de 6 pages,
présente entre autres les nouveaux critères officiels
de prise en compte de la ruralité, à savoir :
- un
indicateur territorial (densité des élèves de 2
à 16 ans pour 100 km², pourcentage de la population dans
le rural, poids du rural isolé) ;
- un indicateur social
(taux de RMIstes, pourcentage de CSP défavorisées et
pourcentage de chômeurs) ; alors qu'avant, le critère
essentiel était celui du nombre de classes uniques et à
cours multiples.
Communiqué de la FNER sur la carte scolaire primaire.
« La Fédération Nationale pour l'École Rurale vient d'envoyer aux Inspecteurs d'Académie, la lettre ouverte ci-jointe. En effet, même s'il ne semble pas y avoir aggravation au niveau national, nous constatons des situations inquiétantes, soit au niveau de certaines académies (exemple : redéploiement au détriment des départements les plus ruraux), soit au niveau de certains département, ou tel inspecteur a décidé de "récupérer" des postes en zone rurale, en opérant des regroupements forcés ; sans compter que se poursuit la disparition progressive des classes uniques (certains IA ne "supportant" pas des classes de 12 ou 15, fussent-elles uniques, à côté de classes urbaines dépassant 25...). Ajoutons que dans beaucoup d'écoles rurales où les effectifs augmentent, les petits de maternelle sont davantage refusés, les demandes d'ouverture ne sont pas prises en compte, et parfois même non formulées (forme d'autocensure). D'où une dégradation des conditions...
C'est pourquoi nous avons rédigé une lettre ouverte en direction de tous les Inspecteurs d'Académie (sauf Paris et la proche couronne).
En effet, même si certains secteurs bénéficient de mesures de carte scolaire plutôt favorables aux zones rurales, il n'en demeure pas moins qu'à de rares exceptions près, il n'existe toujours pas de politique scolaire à long terme en milieu rural :
- c'est trop souvent la courte vue (carte scolaire annuelle) malgré les textes sur les Réseaux Ruraux d'Éducation qui proposent entre autres des contractualisations pluriannuelles ;
- c'est presque toujours l'argumentation réduite à l'usage de la calculette (à tant, je ferme, à tant, j'ouvre...) ;
- c'est de plus en plus l'arbitraire d'un département à l'autre. »
Pour la FNER, Michel BARON
Réaction à
notre lettre ouverte, celle de l'I.A. de l'Indre. En gros, "on
fait avec les sous qu'on nous donne, et on n'a pas à se
plaindre depuis les nouveaux critères de distribution des
postes entre départements." L'Inspectrice déplore
que le CDEN ne discute que de la dotation départementale
globale plutôt que de son utilisation.
Elle en reste à
une conception annuelle de la carte scolaire "qui permet toutes
les adaptations nécessaires...", les fermetures étant
justifiées par les ouvertures et les nouvelles priorités
(langues, "y compris dans les plus petites écoles")
Restauration scolaire
- Composition
des repas (qualité et quantité), sécurité
des aliments : tout cela dans le BO numéro 9 du 28 juin 2001,
pages 1 à 44.
- tout un dossier sur les OGM dans les
cantines : modèles de lettres à adresser aux
collectivités, aux élus, liste des villes qui ont dit
non aux OGM ...http://www.amisdelaterre.org/OGM/cantine/cantine.html
-
Voir aussi : http://www.greenpeace.fr/
«
Une vingtaine de participants, Espagnols en majorité (AER de
Castille, de Catalogne, d'Aragon, du Pays Basque Espagnol, Mouvements
de Rénovation Pédagogiques, Preescolar na Casa <Caritas
de Lugo>) et 3 représentants de
l'ICE - Instituto
das Comunidades Educativas - (Portugal), à savoir Rui
d'Espiney, Mirna Montenegro et Cristina Crista. Les Gallois avaient
envoyé une lettre pour dire leur impossibilité d'être
présents et de toute façon pas en mesure militante pour
participer à la suite d'ADELE ; aucune nouvelle d'Écosse
du Scottish Network... Et votre serviteur, au titre des CREPSC et de
la FNER.
Ordre du jour : l'avenir d'ADELE.
Nous avons
constaté des similitudes de situation sur le vécu en
milieu rural, avec les mêmes écarts énormes
d'équipements, d'encadrement, de traitement institutionnel.
L'Institution nous félicite de notre action exemplaire
bla-bla-bla mais lorsqu'on en demande la reconnaissance officielle
voire davantage, alors, c'est le refus poli, le renvoi aux calendes
grecques...
Aussi, tous les participants se sont mis d'accord pour
vouloir installer un réseau solidaire éducatif et
travailler ensemble en direction des instances européennes,
espérant ainsi des retombées nationales, dans un esprit
européen dépassant les espaces nationaux trop rigides,
trop imperméables... Ceci dit, le volontarisme ne suffit pas,
et nous avons eu un débat très animé - mais
toujours très "civil" - sur les modalités
d'action, de mise en oeuvre de ce travail, avec des conceptions
différentes de stratégie ... Enfin, il fallait trouver
une solution de fonctionnement et j'ai proposé que le site
MARELLE serve de carrefour d'échanges entre nous tous, avec
une gestion française du site pour la mise en ligne des
échanges et la création d'une liste de messagerie sur
ce serveur...
Il a été décidé à
l'unanimité des présents et mandatés que
l'association formelle ADELE était mise en sommeil et j'ai
proposé qu'elle prenne alors le nom associé de
"Resiliança", mot brésilien
intraduisible signifiant à la fois résistance,
solidarité, volonté de peser sur les structures et les
institutions pour les faire bouger... Ma proposition de
fonctionnement a été adoptée à
l'unanimité. » Patrick Galland
Les
3 et 4 avril derniers, s'est tenu à Paris le sommet de l'OCDE
consacré à l'éducation. Les Ministres de
l'éducation des pays de l'OCDE se réunissent tous les
cinq ans pour partager leurs expériences et tenter de définir
de grandes orientations communes en matière d'éducation
et de formation.
A l'issue de ce sommet, les Ministres de
l'Education des pays développés, par la voix d'
Edelgard Bulmahn, Ministre allemand de l'Education, ont lancé
un appel à l'industrie informatique pour qu'elle commercialise
à l'intention des écoles un « ordinateur du
peuple ». Edelgard Bulmahn a par ailleurs expliqué que
les technologies de l'information et de la communication «
permettent de développer une nouvelle façon d'apprendre
: la pédagogie de projet. » En partant d'un thème,
les élèves abordent plusieurs matières : les
mathématiques, le français, la géographie.
L'ordinateur représente alors le point central de partage
d'informations pour les professeurs et de recherches pour les élèves.
Dans une telle perspective, les nouvelles technologies permettraient la mise en réseau de tous les établissements éducatifs et de toutes les compétences autour de projets pédagogiques. Pour y arriver, Edelgard Bulmahn a insisté sur l'importance des partenariats entre les écoles, les universités et les entreprises, ainsi que sur la nécessité d'une réforme des systèmes scolaires dans tous les pays membres. Dans son rapport intitulé « Analyse des politiques d'éducation », disponible sur le site de l'OCDE, (vous trouverez ci-dessous les liens avec ces divers sites), l'organisation internationale donne une vision prospective de l'école selon six scénarios.
- Le premier considère que le système scolaire bureaucratique reste tel qu'il est. Les problèmes actuels demeurent, les inégalités perdurent.
- Le second scénario imagine que « l'insatisfaction générale conduit à remanier les systèmes de financement et de scolarisations. ». C'est l'entrée de l'économie de marché à l'école. Les inégalités se creusent.
- Le troisième place « l'école au cœur de la collectivité » : son financement reste public, l'école devient lieu de formation initiale et professionnelle, parents, entreprises et acteurs sociaux y jouent un rôle important, tous mis en réseau grâce à Internet, tous enclins au travail collaboratif.
- Le quatrième scénario permet aux écoles de proposer aux élèves un enseignement diversifié et ouvert grâce à un réseau plus large. L'équité sociale est renforcée, mais à la condition que l'institution publique demeure tout en acceptant de se réorganiser profondément.
- Le cinquième scénario envisage la « dé-scolarisation » : les élèves deviennent des électrons libres qui apprennent de chez eux sur ordinateur au risque de creuser considérablement le fossé numérique puisque l'équipement des élèves ne dépend plus que des familles.
- Le dernier scénario envisage la désintégration de l'école après exode des enseignants.
Ce document prospectif a le mérite de rappeler que l'avenir en matière d'éducation n'est pas encore écrit et de réaffirmer la responsabilité déterminante des États et de la puissance publique en matière d'accès à l'éducation et à la formation. Mais si cette réflexion et cette prise de conscience des états et des institutions internationales sont très encourageantes, deux autres initiatives remarquables venant des enseignants et des chercheurs eux-mêmes marquent peut-être un tournant décisif vers un accès véritablement équitable et universel au savoir.
- La première initiative émane de douze mille universitaires et chercheurs de 124 pays qui estiment que les ressources scientifiques devraient être consultables librement sur le Net. Dans une lettre ouverte, les signataires appellent à la création d'une base de données publique en ligne. Leur argument principal concerne le prix élevé des abonnements aux revues scientifiques, qui les met hors de portée des universités dans les pays pauvres. Les chercheurs signataires s'engagent à n'écrire plus que dans les revues qui céderont leurs droits sur des articles publiés depuis six mois et plus.
- Au même moment, et ce n'est sans doute pas un hasard, le prestigieux MIT (Massachusetts Institute for Technology) annonçait sa volonté de mettre en ligne gratuitement près de 2000 cours écrits, les sujets de ses examens, des simulations, ainsi que des vidéos des cours d'amphithéâtre de ses professeurs. Baptisé OpenCourseWare, le projet pourrait commencer à l'automne prochain avec la mise en ligne de 500 cours sur deux ans. Une fois les documents disponibles, les internautes pourront prétendre appartenir à la communauté des étudiants du MIT ou passer un diplôme. Professeurs et étudiants pourront se servir des cours pour leurs propres recherches, et les curieux de tous horizons auront accès à des textes à la pointe de la recherche informatique et scientifique. Selon le MIT, la majorité des 940 professeurs de l'université est prête à distribuer gracieusement ses cours. En revanche, les professeurs ne pré-publieront pas le fruit de leurs recherches récentes sur Internet. A l'occasion de la présentation de ce projet, le Président du MIT, Charles M. Vest, a fait une intervention très remarquée pour défendre avec passion cette initiative. Il a rappelé que celle-ci correspondait tout à fait à la mission du MIT et aux idéaux fondateurs de cet établissement mondialement réputé. Il a également souligné qu'il espérait que l'exemple du MIT soit rapidement suivi par les autres universités américaines. Enfin, Charles M. Vest a insisté sur l'importance, outre la gratuité, de la disponibilité dans de nombreuses langues des cours du MIT, afin que les pays en voie de développement puissent exploiter pleinement ces nouvelles ressources cognitives.
Enfin, il faut également souligner que l'Union
Européenne vient d'adopter définitivement la très
importante directive sur les droits d'auteurs. Sans entrer dans le
détail de ce texte très technique, on peut remarquer
que cette directive, qui devra être transposée d'ici 18
mois dans notre droit national, devrait considérablement
faciliter la reproduction ou la copie des documents multimédias
à des fins pédagogiques pour les besoins de
l'enseignement.
Même si beaucoup reste à faire
et si nous devons poursuivre inlassablement nos efforts pour
amplifier ce mouvement, on voit donc s'amorcer au niveau mondial une
évolution très positive vers un accès en ligne
plus ouvert et plus équitable à l'ensemble des
connaissances scientifiques et artistiques qui constitue le
patrimoine commun de l'humanité.
Parallèlement,
on assiste à l'émergence et à la reconnaissance
planétaire d'un nouveau droit fondamental pour chaque être
humain : le droit au libre accès en ligne à la culture
et la connaissance.
MRJC [L'école, l'emploi et l'agriculture :] des champs d’intervention, facteurs de transformation des territoires ruraux.
[Ces trois champs d’interventions
particuliers] sont à chaque fois incarnés dans des
dynamiques territoriales intégrant mobilisation locale et
coopération internationale. Ces trois axes sont stratégiques,
selon la volonté affichée par le mouvement, de
transformer les rapports sociaux au sein des territoires ruraux,
selon des principes de justice sociale et de fraternité.
Chaque champ d’intervention appelle à mobiliser des
jeunes ruraux directement concernés par les problématiques
abordées : les élèves et enseignants pour
l’école, les salariés et chômeurs pour
l’emploi et les agriculteurs pour l’agriculture.
L’ensemble de ces priorités visent le même projet
et sont amenés à s’interpeller, à
s’articuler, à s’associer.
[Un seul de ces
champs sera présenté ici : l'école.]
Refonder le projet de l’école.
L’école courtisée de toutes parts…
Jamais autant qu’aujourd’hui,
l’école n’a suscité une telle attention.
Elle fait l’objet de multiples demandes de la part d’acteurs
très divers de la société (parents, enseignants,
monde économique, élus…). Au fur et à
mesure des dispositifs, chacun veut apporter sa touche, lui ajouter
une attribution… On vient lui demander de suppléer à
des fonctions qui étaient traditionnellement imparties à
la famille, aux lieux d’engagements sociaux comme les
associations, appelés « tiers lieux éducatifs ».
Pourtant ces espaces d’élaboration personnelle peuvent
offrir une contribution originale à l’école. Nous
tenons à affirmer qu’il n’est pas possible de
penser un projet pour l’école sans l’articuler
avec ces autres acteurs de l’éducation. Une
transformation de l’école ne pourra intervenir qu’en
partenariat avec d’autres organisations et par une
reconnaissance accrue par l’Éducation Nationale de
l’ensemble des acteurs éducatifs… Par nos
démarches d’Éducation Populaire, nous
sommes porteurs de savoir-faire, témoins et acteurs
d’expériences où le vivre ensemble se réinvente,
où une ouverture permet le croisement de réalités
de jeunes avec un attachement à un idéal démocratique.
Ainsi, nous participons à la transmission d’une culture
commune au même titre que l’école.
Pour autant
les lieux éducatifs que sont la famille et le « tiers
lieu » ne sont pas à mettre au même niveau que
l’éducation nationale. En effet, pour la plupart
des jeunes, l’école est un passage obligé.
Elle est à ce titre un espace privilégié
qu’utilise la démocratie pour diffuser une culture
commune, partagée par une nation ; elle est un lieu
d’apprentissage et, plus largement, un lieu qui veut donner du
sens au vivre ensemble.
Des missions à tenir.
Ainsi, pour le MRJC, les missions attribuées à l’école doivent s’articuler autour de 3 axes :
· d’abord, assurer l’acquisition des savoirs fondamentaux (l’instruction) ;
· transmettre une culture commune, un projet de vivre ensemble fondés sur les valeurs de la République : l’école doit garantir les conditions culturelles nécessaires à une société démocratique. Les bases de notre espace commun, démocratique et laïque, construites sur des valeurs telles que la justice, l’égalité, la liberté, la fraternité, ou la raison, sont plus largement porteuses d’une vision de la société, une idée du monde à véhiculer aux jeunes générations, aux personnes en charge du monde de demain. Cela nécessite d’avoir un projet pour l’éducation.
· enfin, permettre la construction des personnes en promouvant des principes de coopération : L’école doit participer à créer des rapports entre les gens construits sur le principe de coopération en mettant en avant une logique collective fondée sur l’entraide et la fraternité plutôt que sur la compétition. Ce type de rapport nécessite le développement d’un esprit critique afin que chacun puisse se positionner dans la société et d’une capacité à pouvoir trouver sa vocation, son orientation tant sur un plan professionnel, personnel ou d’engagement dans la vie publique.
Ces missions premières ne doivent pas tomber sous l’emprise de logiques économiques au moment où le champ de la formation devient de plus en plus objet de convoitises. Elles doivent néanmoins prendre en compte les évolutions liées à la décentralisation et à l’émergence de projet de territoires.
Des défis pour les années à venir.
Tout d’abord, face aux
attentes dont elle fait l’objet, il importe de soutenir l’école
dans ses missions essentielles.
L’école reste le
creuset où sont transmises et éprouvées des
valeurs essentielles à la vie en communauté. L’Ecole
a besoin d’être légitimée aujourd’hui
dans son statut d’institution républicaine proposant la
transmission d’un contenu commun sur l’ensemble du
territoire national. Pour autant, ce contenu constitué des
valeurs républicaines et de certaines matières
fondamentales (histoire, littérature…) a besoin
aujourd’hui d’être discuté. Nous pouvons,
par exemple, interroger l’idée de fraternité à
l’école : cet idéal, pour ainsi dire jamais mis
en œuvre, a beaucoup à nous dire sur les logiques de
compétition et de concurrence qui règnent, même à
l’école. Des pratiques de coopération peuvent
former de futurs citoyens, conscients de leurs responsabilités
et solidaires dans leurs comportements. Par ailleurs, le corps
éducatif doit se mobiliser afin de décliner ces valeurs
en contenu et méthode significatifs de cette idée du
monde (notamment autour des notions de coopération, d’actions
collectives, de citoyenneté, de vocation…).
Il y a ainsi un enjeu à aller au-delà de l’existant. L’école fait partie d’un bassin de vie sur lequel se jouent des échanges, des relations pour un développement. L’école sans quitter ses attributs nationaux a à penser et à développer ses liens avec le territoire dans lequel elle s’inscrit. Il s’agit tout autant de permettre aux élèves l’appropriation de leur environnement local, d’inscrire l’École dans des dynamiques de développement local et de considérer l’École comme un lieu stratégique d’avenir du territoire. De même, il paraît indispensable que le territoire intègre, lui aussi, l’école dans sa politique de développement. Ces échanges, portants sur les questions d’emploi, de formation, de projets éducatifs, et plus largement de développement, peuvent participer activement à la lutte contre l’exode rural.
Pour mener à bien de tels défis, il est important de susciter un réel débat politique sur l’éducation en France et en Europe. Il est également nécessaire d’impliquer les acteurs les plus directement concernés par l’école : les enseignants, (et plus largement le corps éducatif) et les jeunes en formation. Ce sont eux qui peuvent « mouiller » leur chemise pour contribuer à faire de l’école un espace de transmission et d’élaboration d’un projet de société régénéré.
La classe unique … espèce en voie de disparition ?
Professeur des Ecoles ayant pris ma retraite … ce 30 juin 2001 après avoir travaillé dans diverses écoles relativement importantes (de 8 à 14 classes) puis une dizaine d’années comme conseillère pédagogique (circonscription d’Orsay) j’avais choisi, pour mes trois dernières années, d’occuper le poste de Saint Jean de Beauregard (classe unique en élémentaire , 5 niveaux : du CP au CM2).
Dans un article « Mais où iront
donc les écoliers d’Auvernaux ? »
concernant les problèmes liés à la fermeture de
la classe unique d’Auvernaux (article paru le 7 juin 2001) je
lisais :
… « C’est quasiment
impossible de mener à bien un enseignement pour cinq niveaux
différents . Et pour cause, avec une classe unique d’une
quinzaine d’enfants dans laquelle les élèves de 6
ans côtoient ceux de 11 ans, pas facile d’être à
la fois au four et au moulin, d’apprendre à lire aux
plus petits et d’inculquer des règles de grammaire
complexes aux plus âgés »…
Premier étonnement ! Nous fûmes des milliers à enseigner en classe unique ; non seulement un enseignement de qualité y a été dispensé puisque de nombreux intellectuels, politiques, artistes… sont issus de ces classes uniques qui, avant la création du collège unique, comportaient beaucoup plus que cinq niveaux : les enfants y effectuaient leur scolarité de la classe enfantine au certificat d’études !
Pour ma part, gérer la classe unique de Saint Jean de Beauregard ne m’a pas demandé plus de travail que dans une classe homogène car je n’ai jamais eu au cours de ma carrière (lorsque j’enseignais dans une classe à un seul niveau) un groupe réellement « homogène » ! Rapides, lents, plus ou moins scolaires, certains très cultivés, d’autres calmes ou hyperactifs, tels ont été mes élèves depuis plus de trois décennies. La classe homogène n’est-elle pas un leurre ? Si le point de départ d’une activité était global, les exercices d’entraînement, d’approfondissement étaient toujours différenciés. En cela je ne faisais qu’appliquer la loi d’orientation de 1989 qui préconise de « respecter le rythme de l’enfant » et de le mettre « au cœur des apprentissages ». En revanche, la gestion de cinq niveaux demande une excellente organisation ainsi qu’une parfaite connaissance des programmes et des compétences à atteindre en fin de cycle ; en résumé une certaine expérience ! ainsi qu’une bonne maîtrise de la gestion du temps et de l’espace.
Par ailleurs, je peux affirmer qu’une
petite structure m’a permis de mettre en place des
situations réelles de communication et d’apprentissage :
-
prises de parole à l’intérieur du groupe
(entretien du matin, bilan en fin de journée, conseil de
coopérative)
- échanges avec d’autres classes
(plusieurs correspondances : CP/CE1 en Charente, CM1/CM2 de
Juvisy, une école de Côte d’Ivoire)
-
rencontres avec les deux autres classes uniques du département
(défi lecture l’an passé, rallye mathématique
cette année)
- journal de l’école « A
l’ombre du noyer » inséré dans le
journal municipal.
- rencontres avec les « aînés »
du village pour mieux connaître la vie quotidienne
d’autrefois : prêt de photos, interviews…
Dans mon école, aussi bien voire mieux équipée que les autres, les outils sont à la disposition des élèves. Ces derniers ont ainsi pu réaliser cette année un site Internet www.freinet.org/creactif/sjb ainsi qu’un petit film vidéo « Moyen-âge en folie »
…« A la base, c’est pour éviter que leurs enfants ne connaissent de difficiles entrées en matière au collège que la plupart des parents a fait pression pour que l’école communale ferme »…
Je suis à nouveau surprise car les meilleurs
atouts pour les enfants entrant au collège ne sont-ils pas
l’autonomie et l’organisation du travail
personnel ? Par ailleurs , la classe unique permet
l’individualisation du travail (appelée
aujourd’hui la « pédagogie différenciée »)
ce qui présente un avantage certain pour des élèves
qui seraient en difficultés.
Tout ceci n’est pas
nouveau et se met en place aussi dans de grosses structures mais …
avec plus de difficultés !
Mais surtout, la classe unique développe la
citoyenneté.
Les relations entre les élèves
sont réelles puisqu’ils apprennent à se connaître
et à se respecter sur plusieurs années. Aucun élève
n’est anonyme. La communication et les prises de paroles sont
favorisées par le petit effectif, ce qui permet d’acquérir
une confiance en soi et une prise de responsabilités car dès
leur plus jeune âge, les élèves participent aux
réunions et aux décisions concernant l’école
et il est courant de voir des élèves provenant de
classe unique devenir délégués de classe en 6ème
car ils savent prendre des responsabilités et s’investir
pour leur classe.
… « des parents ont décidé de placer leur progéniture dans le privé où ils se rendent compte de l’important écart de niveau que leurs enfants accusent »…
Cette affirmation contredit tout à fait les résultats de l’IREDU (Institut de Recherche sur l’économie de l’EDUcation, CNRS université de Bourgogne)
… « les résultats soulignent les aspects particulièrement positifs des classes uniques, dont les élèves ont des acquis supérieurs à ceux des cours simples (l’écart est de 3,9 points en fin de CE2 et de 4,8 points à l’entrée en 6ème)…L’efficacité pédagogique des classes à plusieurs cours est reconnue dans la mesure où quel que soit le nombre de cours dans la classe, jamais les élèves ne progressent moins vite que dans les classes traditionnelles à un seul cours… »
Le mélange des âges, aussi avantageux
pour les petits (« tirés » vers le haut)
que pour les grands (responsabilisés) favorise la coopération
plutôt que la compétition, et permet en outre un
véritable travail dans la durée.
Dans mon école,
les enfants et les adultes (enseignants, mais aussi personnel de
service pour la cantine ou l’étude, intervenants en
langue, en musique) ne sont pas différents d’ailleurs.
Ce sont les conditions (taille, espace, équipement,
hétérogénéité, nombre d’enfants
par classe…) qui diffèrent et qui permettent à
l’école de ne pas être le lieu d’un échec
scolaire massif ou de violences continuelles et insupportables.
A l’heure où, en région
parisienne, les grosses structures se révèlent souvent
difficiles à vivre, où les enseignants et les élèves
vivent fréquemment des rythmes effrénés…
la classe unique laisse du temps, ce temps qui nous fait si
cruellement défaut en pédagogie !
Du temps pour
accueillir l’enfant.
Du temps pour l’enfant : le
temps de se trouver, le temps de se construire de véritables
stratégies d’apprentissages dans et grâce au
groupe élargi à la classe, le temps de vivre et de
s’épanouir !
Jacqueline Bizet, professeur des écoles, maître formateur à l’IUFM d’Etiolles, en retraite à partir du 1er octobre 2001.
Débat sur
L'AVENIR DE LA FNER (nov. 2001/octobre 2002)
Appel à tous pour une refondation de la FNER, (novembre 2001).
« Que vous le sachiez, que vous vous en doutiez ou que vous l'ignoriez,
nous avons un mal fou à faire vivre la FNER en tant que fédération. Le
temps est bien loin qui lui permettait de rassembler des centaines d’acteurs
du monde rural, de peser sur les décisions. Aujourd’hui,
et surtout depuis Toussaint 2000, lorsque YJ a décidé d’en
arrêter la présidence après des années au charbon, la fédération n’existe
quasiment plus que par son réseau Internet…
Chacun de nous a beaucoup donné et il faudrait sentir
une réelle volonté autour pour repartir, refonder la fédération,
reprendre le chantier pour la petite école où nous l’avons
laissé…
Nous lançons donc un appel pressant,
solennel à chacun(e) d’entre
vous :
Est-ce que ça vaut le coup de
repartir ?
Quel engagement êtes-vous capable de prendre ?
Quelle est votre motivation ?
Quels besoins ressentez-vous ?
Comment voyez-vous les choses ?
Cet appel, nous l’envoyons
sur la liste de diffusion, nous l'enverrons aussi par la poste…
En fonction des réactions, de VOS réactions, des
débats éventuels, des analyses de chacun, nous ferons le choix de
réunir une Assemblée Générale, une vraie Assemblée Générale de
refondation (un week-end de mars ? à Paris ? à discuter...)
Sinon, il sera toujours possible de maintenir un lien
par le site ou la liste Internet…
faute de mieux…
Répondez…
Surtout répondez ! Que ce soit oui, non, bof ou zut, mais répondez…
Réactions et contributions
OB (parent d'élèves, Mayenne) :
Ma
tétraplégie ne me permet pas l'activisme que je voudrais, donc pour ma
participation, c'est non !
Mon avis sur la FNER est des plus positif et j'espère de tout cœur
qu'elle trouve un second souffle !
Ce n'est pas une consolation mais la crise de participation est générale
- me semble-t-il - dans le bénévolat.
Voici un témoignage de plus en faveur de la FNER :
L'an passé, l'académie a voulu fermé une classe sur le RPI de nos 3
communes (BOUCHARA dont une présentation a été publiée sur le site
FNER). Une nouvelle inspectrice s'est pensée : "je vais gratter un
poste facilement à ces "culs-terreux" mais son dossier était
manifestement moins bien fait que le nôtre et c'est bien grâce à la
FNER ! Une forte mobilisation de nos élus maires et conseiller général
a fait le reste, parce qu'ils avaient de la matière sur laquelle se
reposer.
Le motif de fermeture était les effectifs prévus inférieurs à 47 pour
la rentrée 2001, le bruit fait autour de l'évènement et la publicité
faite à notre école a stimulé les inscriptions et nous étions 51 à la
rentrée. Heureusement nous avions pu transformer leur projet de fermeture
ferme qui aurait nécessité de 56 élèves en fermeture conditionnelle.
[...]
***
MT (Ancien maire, Aube) :
Ma (modeste) contribution.
Vous le savez tous, nous avons un mal fou à faire vivre la FNER en
tant que fédération.
Le temps est bien loin qui lui permettait de rassembler des centaines
d¹acteurs du monde rural, de peser sur les décisions.
Et pourtant pour les premiers congrès,
l'effectif d'origine n'était pas élevé, mais la volonté était
présente.
Aujourd'hui, et surtout depuis Toussaint dernier, lorsque YJ
a décidé d'en arrêter la présidence après des années au charbon, la
fédération n'existe quasiment plus que par son réseau Internet...
Difficile de trouver un successeur à celui qui a
incarné la fédé, mais en cherchant bien...
L'existence par le réseau me semble être un élément fortement positif
et très enrichissant. Je doute qu'il y ait beaucoup d' organismes
nationaux à vocation associative qui puissent prétendre cette même
qualité de fonctionnement.
Chacun de nous a beaucoup donné et il faudrait sentir une
réelle volonté autour pour repartir, refonder la fédération, reprendre
le chantier pour la petite école où nous l'avons laissé...
Nous lançons donc un appel pressant, solennel à chacun(e) d'entre vous :
Est-ce que ça vaut le coup de repartir ?
Oui, oui et oui !
Quel engagement êtes-vous capable de prendre ?
Relations avec les élus plus quelques petites
tâches administratives. Mais je ne suis plus qu'un citoyen et je ne
dispose peut-être plus des mêmes capacités et possibilités. À
utiliser avec modération.
Quelle est votre motivation ?
Occupation du territoire national au maximum,
Quels besoins ressentez-vous ?
Une organisation de la fédé plus structurée
Comment voyez-vous les choses ?
Recenser les anciens, trouver des nouveaux.
Alerter les associations qui ont déjà utiliser les services de la FNER
et les inviter fermement.
Il est certain que l'AG doit être forte en participation pour quelle
prenne tout son sens. Je pense qu'après un solennel appel à participer,
les présents seront ceux qui souhaitent que la FNER continue, il suffira
de compter. [...]
[...] Nous devons re-dynamiser la FNER. J'accepte [donc] de participer
en fonction de mes moyens et surtout de ma situation car je ne représente
plus que moi [...]
***
YP (enseignante, Indre-et-Loire) :
Je pense qu'il est important de se voir et
discuter de vive voix, le virtuel ne remplace pas ce contact. En prenant
du temps pour discuter, il me semble que l'on serait plus concernés car
on ne s'est pas vus depuis si longtemps.
Quand on est tout seuls devant notre ordinateur, il y a des choses que
l'on ne peut exprimer, et que l'on ne va pas oser dire à des
gens que l'on ne connaît pas.
Mais bon, ce n'est que mon avis... J'espère que la FNER continuera.
***
PG (enseignant, Vienne) :
[...] Je pense qu'il est plus que jamais
nécessaire de poursuivre l'aventure (c'est ce qu'on dit toujours... mais
par les temps qui courent, et avant qu'on soit tous devenus idiots à
force d'être con-ditionnés par des abrutis politico-médiateux, c'est
vraiment vital qu'on continue) [...]
***
JB (enseignante, Essonne) :
Me voici à la retraite depuis
septembre [...]
Je vais donc répondre à propos de la FNER en faisant un petit bilan;
mais d'abord je voudrais remercier (et je le pense vraiment) tous ceux que
j'ai pu lire via Internet (je n'ai pas souvent répondu mais j'ai toujours
lu!) et ceux qui prennent du temps pour faire vivre le site .
J'avais fait le choix de prendre un poste en CU pour mes trois dernières
années et je m'étais fixée 3 pistes pédagogiques:
- continuer la réflexion dans le cadre du groupe départemental Freinet
- travailler avec les 2 autres CU de l'Essonne
- entrer en relation avec les autres CU de France via Internet (Marelle
?), un site d'école ?
Beaucoup trop ambitieux, bien sûr !
- Pour le GD 91, pas de problème, j'y avais ma place et étais
regonflée par le dernier congrès.
- Pour les CU de l'Essonne; j'étais très excentrée
(complètement au nord du département; les 2 autres classes tout à fait
au sud) Aucun contact n'avait eu lieu précédemment. Pendant ces 3
années, nous nous sommes rencontrés une fois par période
essentiellement pour échanger sur nos pratiques, emplois du temps,
classes transplantées, financements etc.... une rencontre des 3 CU (en
juin 2000 après un défi lecture, une autre en juin 2001 -rencontre
sportive et rallye math-) J'ai fait passer les informations sur la FNER
que je recevais via la liste, en particulier la pétition pour le
maintien des CU à faire connaître et signer ; ça, ça a bien
marché. Puis, nous avons invité tous les enseignants dans des écoles à
petite structure à venir nous rejoindre lors de notre réunion de
mai-juin 2000 : un flop total !
Cette année, il ne reste que 2 CU (à Orveau, l'instit entame sa 2°
année, et à St Jean c'est sa 1° année) elles se sont rencontrées
avant les vacances pour élaborer des activités communes.
- Aucune participation à Marelle.
Quelques réflexions :
1) comme tjrs il faut laisser du temps au temps! d'abord pour se
connaître ( c'est tout de même plus facile pour faire un
travail d'équipe! et il a fallu 3 ans pour qu'une réelle coopération se
mette en place en Essonne)
2) j'étais allée à une rencontre à Paris de la FNER (en fév. 2000 je
crois) j'y allais surtout pour mettre des visages sur les noms que je
lisais sur Internet car moi, je ne suis pas trop branchée informatique et
je préfère de beaucoup les vraies rencontres. Je n'ai pas pu aller en
nov. à Loches (j'ai fait le choix de la famille qui ne comprenait
vraiment pas que je m'investisse davantage à quelques mois de la retraite
!)
3) je peux dire que j'étais motivée pour la défense des écoles à
petite structure, mais ce que j'attendais essentiellement de la FNER
c'étaient des contacts pédagogiques et humains, c'est
pourquoi une (ou des) rencontres nationales me paraissent indispensables
(ça me va bien de dire ça, moi qui ne suis pas allée à Loches!)
Personnellement, j'ai participé 1 ou 2 fois sur recherche-cu (par ex à
propos de l'emploi du temps de notre journée; j'ai été un peu déçue
parce que Bernard avait lancé des pistes de réflexion, peu ont
participé et puis ... plus rien!) C'est pourquoi je suis plutôt pour se
déplacer pour une rencontre, en général il y a davantage de temps pour
échanger et on ressort regonflé! Et puis il est toujours difficile quand
un groupe est constitué et a une longue histoire (ce qui est le cas de la
FNER) de s'intégrer. Attention, je ne dis pas que je n'ai pas été
accueillie, mais je "débarquais" et j'avais tout à
découvrir... il faut du temps!
4) L'avenir de la FNER, d'après ton message, il ne semble pas au beau
fixe. Avez-vous reçu bcp de réponses? Je pense qu'il faut soit être
directement concerné par une fermeture, soit avoir déjà un peu de
bouteille dans une CU pour s'investir à la FNER. Quand on prend une CU ,
au début on est complètement débordé: par la classe bien sûr, mais
aussi pour creuser son trou (les familles, la municipalité,
l'environnement...) et la défense des écoles à petite structure, on est
pour bien sûr, mais on a si peu de temps à y consacrer, et puis ce n'est
peut-être pas notre priorité dans le contexte dans lequel on vit. Moi,
j'ai travaillé davantage avec l'IUFM pour que cette CU soit école
d'accueil d'abord pour des PE1 et des étudiants de la fac d'Orsay puis
pour les stages de pratique accompagnée des PE2 car cette CU, en limite
de ville nouvelle, avec accueil des enfants en maternelle dans la ville
voisine ne pouvait se défendre que pédagogiquement. Ensuite, il y avait
une telle baisse d'effectifs par vieillissement de la population de St
Jean que j'ai passé beaucoup de temps pour essayer d'aller à la
"pêche aux élèves" !!! et puis surtout il y a ce foutu
ordinateur qui m'a pompé les mercredis, week-ends etc.... pour
accompagner les enfants dans leur découverte d'Internet et la
réalisation de leur site d'école (au fait, avez-vous fait un tour à www.freinet.org/creactif/sjb)
?
5) A chaque fois que Bernard proposait un axe de recherche, j'étais
prête à m'investir et puis... je ne l'ai jamais fait ! Fatigue ?
équilibre familial ? envie de faire autre chose ? ... de flâner ? de
rêver ? La dernière année d'activité, pour moi, ça a été un peu
tout cela !
6) Alors... la FNER doit-elle continuer ? Oui, si vous avez assez de
force, non si elle retombe sur quelques-uns mais de toute façon il
faudra, à mon avis, tout en tenant compte du passé
- repartir à zéro (je pense que beaucoup d'instits aujourd'hui en CU
ignorent la plupart de vos combats précédents - ce serait intéressant
de recenser les collègues pour voir depuis quand ils sont en CU),
- vous faire connaître, un peu de pub! (c'est moi qui
suis allée vers la FNER suite à un article que j'avais lu dans le Nouvel
Éducateur et qui ai fait connaître vos activités à mes collègues dans
le département - une collègue en CU, depuis plus de 20 ans, qui a pris
sa retraite en 2000 m'avait dit ne jamais avoir entendu parler de la FNER;
la collègue qui était avant moi dans l'école était dans le même cas),
- faire émerger les besoins des collègues (ces besoins peuvent être
autres que la lutte pour le maintien de leur classe),
- et bien sûr répondre à leurs besoins.
7) Maintenir un lien via Internet, bien sûr (mais comme je le disais
précédemment tout le monde n'est pas "branché"! En tant que
retraitée, que puis-je faire ? l'informatique, c'est pas vraiment mon
truc! alors, peut-être donner un coup de main matériel si vous organisez
quelque chose en région parisienne ? ou ... ?
***
JA (enseignante en Haute-Garonne) :
Je souhaite participer à une
éventuelle refondation du mouvement, avec toute la conviction et les
moyens dont je dispose; je suis en effet convaincue de l'intérêt d'une
fédération des écoles rurales, et qu'il faut lui faire de la pub,
la faire connaître auprès des milliers de jeunes qui débarquent
dans des écoles rurales, en CU ou pas, et qui ont vraiment besoin de
rencontrer des gens impliqués pédagogiquement, car pour l'instant le
SNUIPP est la seule organisation un peu engagée qui est offerte à ces
nouveaux diplômés qui sortent si nombreux, de plus en plus nombreux...
il y a là un terreau neuf et vivant qui se trouve ( en Haute-garonne pour
le moins) souvent affecté sans le vouloir en campagne, et qui finit par y
rester parce qu'on y vit et on y enseigne mieux qu'à Toulouse...il
suffira parfois d'une simple information pour que ces jeunes trouvent
enfin des sujets de motivations et d'investissement dans leurs
classes, j'en suis sûre.
Je me propose comme relais de la Haute-Garonne, pour tenter de nous faire
connaître par l'IUFM, qui doit absolument devenir une courroie de
transmission pour nous...
Quant à une rencontre en chair en et os, moi je suis partante, il n'y a
que ça de vrai, même si c'est à Paris, et ça donnera un peu plus de
réalité à nos échanges internautiques...
Voilà, moi je ne connais que des noms sur mon écran, des styles toujours
sympathiques, et j'aimerais [...] réintégrer la liste FNER et m'engager
là comme je tente de le faire avec Marelle...
Au plaisir de vous rencontrer enfin.
***
JCL (enseignant, Doubs) :
On sent quelques frémissements, quelques
inquiétudes aussi, voire quelques défaitismes (dans les silences
notamment) en ce qui concerne l'avenir de la FNER. Il va sans dire, mais
il va mieux en le disant, que je suis toujours partant, bien sûr pas
dans n'importe quelles conditions (ni avec n'importe qui, ben tiens !).
Les mesures de carte scolaire proposées par l'I.A du Doubs ne
comportent aucune fermeture de C.U. ni de classe dans des écoles à
petite structure. C'est la première fois que je vois cela depuis que je
m'intéresse à ces problèmes, c'est à dire à peu près depuis mes
débuts dans le métier (19.. - je n'ose pas écrire les 2 derniers
chiffres !) Je me demande si nous, militants de la FNER, mais aussi de l'ADPER
25, présents sur le terrain à chaque début d'année, n'y sommes pas un
petit peu pour quelque chose. Et ça me donne encore plus envie de montrer
que je suis toujours là, même quand je serai radié des services actifs
(en 2003, là, j'ose l'écrire !) Il faudrait songer à réserver une
salle pour la prochaine réunion (week-end, journée ?) Qui ? Quand ?
Voilà du concret. Je suis certain que d'autres se joindront à nous
lorsque tout sera bien planifié. A vous lire...
***
YJ (maire, Vienne) :
Je confirme mon accord pour participer à
redéfinir le rôle de la FNER et pour susciter "un second
souffle" dans un autre rôle que celui de la première période. OK
sur le principe pour une réunion en mars à Paris. [...]
***
EA (Enseignant, Puy de Dôme) :
Travailler sur le
financement de l'école rurale, [...] peut-être en lien avec les pb liés
à la direction d'école mais en gardant à l'esprit la spécificité
rurale. [...] Ce pourrait être un moyen de se repositionner par rapport
à l'actualité
***
JA (Enseignante, Hte-Garonne):
·- Est-ce que ça vaut le coup de repartir ? OUI
!!!
- Quel engagement êtes-vous capable de prendre ? MINIME
et LOCAL, je suis déjà un peu trop investie dans mon travail!
- Quelle
est votre motivation ? aussi forte que ma
conviction, c'est à dire maximale
- Quels
besoins ressentez-vous ? - de rencontrer des
gens qui pensent dans la même direction, sur le net et entre classes,
afin que il n'y ait pas que les enfants qui échangent des trucs
intéressants, et que les classes soient dans les mêmes orientations que
la mienne
- Comment
voyez-vous les choses ? garder le lien internet
au moins, et créer des groupes locaux qui soient capables de transmettre
l'info et de la diffuser.... ici, on est deux, SJ et moi, à
être capable de suivre ce qui se fera ,ensemble
Propositions de projets mobilisateurs à plus long terme.Possibilité d'un colloque annuel genre université d'été,
où on fait le point sur les projets innovants de l'année écoulée, et
où on cherche à se perfectionner en partageant... des expériences
concrètes....et donc pas besoin d'interventions de gens célèbres, juste
nous voir entre nous, et bosser ensemble à préparer l'avenir! ( enfin,
on pourrait discuter de ce sujet sans se frotter à notre enfermement
local, et regarder ce qui se passe ailleurs!) parce que parfois, tout
seul... on finit par manquer d'imagination!
Extraits
des statuts de la F.N.E.R.
J'ai mis
des numéros par ordre d'importance (c'est
toujours JA qui écrit, et ses ajouts sont en couleur)
Cette
fédération agit pour :
0 - Assurer aux enfants de l'ensemble des espaces ruraux, quelle que soit
leur situation géographique, un enseignement de qualité dans le cadre
d'un service public de proximité. C'est
le boulot de l'état.
1-
Faciliter les échanges entre élus, enseignants et parents pour arriver
à une gestion commune de l'école rurale à l'échelle locale,
départementale et nationale.
2- Obtenir des pouvoirs publics que soit reconnue au sein du système
éducatif, les spécificités des écoles rurales et que leur soient
donnés les moyens nécessaires à son évolution et à sa valorisation.
3- Promouvoir, à partir des expériences existantes, une école rurale
ouverte sur l'avenir, innovante et dynamique tant sur le plan de
l'acquisition des savoirs que sur celui de la formation des individus et
des groupes.
4- Mieux faire connaître la réalité de l'école rurale, sa valeur
pédagogique, les résultats qu'elle obtient, le rôle essentiel qu'elle
joue dans le développement local : cf
points 1, 2 et 3
5-
Encourager la coopération, sous quelque forme que ce soit, entre écoles
rurales, promouvoir les échanges afin de leur donner la possibilité de
se doter en commun des moyens et de partager leurs expériences. Ça me semble le boulot de marelle, mais bon j'y connais pas
grand chose !
C'est donc pour le maintien et le développement d'un service public EDUCATIF de qualité, à partir DE LA RECONNAISSANCE des atouts pédagogiques des petites structures scolaires, que la Fédération agit.
J'aimerais
bien aussi que cette fédération m'aide à construire le concept de
communauté éducative, et d'éducation populaire...à partir du partage
du vécu et grâce aussi à cet outil cosmique qu'est le web...enfin,
maintenant j'arrête sinon ça finit en liste pour le père Noël !
Juliette Alonso,
persuadée que c'est bien de faire
vivre une structure nationale, mais pas bien sûre de pouvoir s'engager
tant que ça dans l'aventure : mes deux jeunes garçons commencent à
trouver que c'est pas marrant d'avoir une mère pédagogue engagée.... et
toujours ailleurs ! [...]
***
YJ (Maire, Vienne)
préfère ne pas s'impliquer directement dans la refondation, mais reste
disponible pour faire le lien avec la recherche-action et par ailleurs
pense bientôt publier un livre sur école et ruralité. Il estime aussi
qu'un travail est nécessaire sur l'actualité (les rapports et les images
mentales réciproques école/commune ont dernièrement considérablement
évolué notamment avec l'intercommunalité, ce pourrait être aussi un
sujet sur lequel se retrouver et avancer).
***
JP (Enseignant, Lot)
pense retravailler le local, et aussi rassembler des gens qui ne sont pas
d'accord sur tout, notamment au niveau pédagogique, mais qui sont
d'ardents promoteurs de la petite structure scolaire. Il évoque la
possibilité de renouer avec École
et Territoire, une
association qui s'est essentiellement battue au niveau administratif pour
tenter d'obtenir l'annulation de fermetures d'écoles (et parfois y
réussir). [...] Il peut y avoir une
forme de complémentarité, voire localement, avec des personnes de bonne
volonté, de collaboration.
***
FG (Collectif Enfants/parents/professionnels) :
Je travaille toujours pour l'ACEPP de la région
ouest et mes thèmes de travail sont sur :
- accompagner les parents à concilier
vie familiale et vie professionnelle (développer les réponses et
modalités de réponses en terme de modes d'accueil des tout petits)
- accompagner les initiatives de
parents "premiers éducateurs" de leur enfant et travailler les
interactions parents et professionnels. La question de l'accueil des 2 ans
à l'école se pose donc à nouveau, ainsi que la place des parents par
rapport à l'école.
Bien des chantiers sur lesquels nous pourrions
échanger...
C'est pourquoi si la FNER se maintient pour moi il
s'agirait d'un espace d'échanges et de confrontation de point de vue
entre parents, élus et enseignants sur ces thèmes, mais comme la plupart
d'entre vous je ne dispose pas de bcp de temps "libre"...
à suivre (ACEPP : www.acepp.asso.fr)
***
OB (Parent, Mayenne) :
Les
difficultés de la FNER m'attristent et me renvoient à l'impuissance de
mon état : moi l'amoureux de la ruralité, j'assiste aux
crises sans pouvoir rien y faire, que ce soit pour l'élevage et ses
vaches dont le contact me manque tant, la protection de notre
environnement ou le maintien de nos service publiques.
De mon fauteuil ou de mon lit, je ne peux qu'élaborer dossier,
tract ou document pour promouvoir notre école via l'APE;je viens de
donner mon ancien ordinateur à l'école et leur copie les cd-roms
de mes enfants mais que puis-je faire de plus? Un jour viendra où je
devrai quitter pour un foyer de vie
Je regrette donc de ne pouvoir
m'engager à vos côtés, de ne même pas pouvoir venir rencontrer pour
cette AG les [...] piliers
dont les écrits m'ont si souvent enthousiasmé Mais je vous encourage à
continuer ! Faites-le^pour ceux qui ne le peuvent pas et que ceux qui ne
le veulent pas aillent au diable.
bien amicalement
Un vétérinaire
tétraplégique, parent d'élèves grande section et CE2 à BOUCHARA (RPI)
***
YP, enseignante Classe Unique (Indre-et-Loire)
Je suis déçue de ne pas
pouvoir assister à cette assemblée à Paris, car effectivement, j'avais
demandé un contact réel.
Je suis toujours la dernière classe
unique d'Indre et Loire et je me sens toujours isolée. Je n'ai pas de
problèmes avec ma hiérarchie, pas de reconnaissance non plus. Du côté
des parents, les exigences des derniers arrivés commencent à être
pesantes. [...] Le travail en classe unique, accueillant
comme moi 25 élèves de tous niveaux est quelque chose de dément. C'est
pour cela que je continue à suivre les débats de la FNER, des classes
uniques. Je me rends compte qu'il n'y a pas de solution miracle et que nos
tâtonnements sont légitimes. Mes élèves sont très sympas, autonomes,
dégourdis et éveillés. Par contre si il y en a un qui est porteur de
difficulté majeures (retard, troubles du langages, troubles du
comportement, ...), la classe unique ne résoudra pas tout. L'esprit
d'entraide non plus. Et [certains] ne se gênent pas pour dire que cet
enfant là, s'il avait été dans une école "normale", il
n'aurait pas eu ces problèmes. Je trouve énorme de se retrouver seule
"pédagogue" face à ces exigences là.
Pas de soutien du psychologue
scolaire, et comme il n'y en a qu'un dans le secteur, le tour est vite
fait.
Je trouve énorme aussi les week-ends
à préparer, corriger, réajuster, mes enfants ont de plus en plus de mal
à le supporter .
Comment faites vous ? Comment gérez
vous vie privée et vie professionnelle ? Les corrections, pédagogie
différenciée, réajustements?
Je regrette vraiment de ne pas pouvoir
être à Paris, la théorie ,un peu raz le bol, j'aurai tellement aimé
partager la pratique !!!!
***
AB (Chercheuse, Indre-et-Loire) :
Dans
ce qu’est la Fédération, son intérêt, il me paraît important de
souligner :
La F.N.E.R. permet la mutualisation des expériences variées d’un
département à l’autre. Elle permet de relativiser ces expériences
locales et les pratiques d’enseignants, d’élus, de parents qui sont
“ le nez dans le guidon ” dans l’action, tout en mettant
en valeur ces actions.
Du point de vue de la recherche, elle peut constituer un observatoire des
écoles rurales, de leur diversité, des personnes qui les font vivre.
Si ces informations sont rendues visibles (sur le site, par des documents
écrits etc), elle permet ainsi de faire la promotion et de défendre ce
qui existe ou ce qu’il est possible de faire.
Elles donnent du poids aux mobilisations locales ainsi mises en réseau.
Les personnes qui appellent demandent toujours : ailleurs comment
ça se passe ? Est-ce que la même situation existe ? Quels arguments
pourrait-on avancer en plus ?
Exemples de demandes reçues en mars :
. Villemey : suppression d’une classe en R.P.I. Demande des exemples
variés de répartitions d’effectifs qui montrent que les organisations
“ tolérées ” sont diverses, les seuils de fermeture très
variés d’un endroit à l’autre. Avoir ces informations permet de
peser dans le rapport de force avec l’I.A.
. Varennes sur Fouzon (Indre)
: Parent d’élève, école de deux classes “ menacée de R.P.I. ”
(je cite) : Comment faire ?
. Cliousclap : Ecole de 4 classes, menace d’une fermeture avec moyenne
de 16 élèves /classe. : quoi faire en plus de toute la mobilisation
déjà enclenchée ?
. autre exemple : Bussières Boffy dans la Haute Vienne où PG a pu intervenir.
Dans les coups de fil, il y a ensuite des demandes plus pointues : le
financement des intervenants, un maire, un inspecteur
a-t-il le droit de faire telle ou telle chose ?, la question des
ASEM…etc
Du secrétariat, je réponds
au mieux, du moins j’essaie, mais je ne suis pas toujours disponible
pour y consacrer suffisamment de temps. Autre aspect : quand j’envoie de
la doc, photocopies et affranchissement finissent par avoir un coût. Cela
demande un suivi des situations locales que je n’assure qu’en partie.
Je donne également souvent les coordonnées des uns et des autres,
notamment quand ils sont proches géographiquement des personnes
concernées. Je les invite également à consulter le site, les pages
F.N.E.R. (que là aussi MB met à jour).
A ce propos, je voulais rappeler
que nous avons un fichier adresses très étoffé. J’en envoie une copie
récente à MB. Nous avons essayé de le tenir à jour.
Quand
j’ai pris le relais de JM au secrétariat, je suis
allée chercher les cartons F.N.E.R. en Bretagne. Les documents et
archives sont nombreux, maintenant à peu près triés et stockés. Je
garde également quelques traces des débats sur Marelle. Il y a beaucoup
de choses à exploiter, nous n’avons pas toujours les moyens de le faire
faute de temps et de moyens.
Les actes de Poitiers, par exemple, pourraient être imprimés à nouveau.
Peut-être pourrait-on les vendre ? Mais… Quel est l’état des
finances ? Je pense notamment à la partie qui reprend de manière quasi
exhaustive les débats qui avaient eu lieu pendant les ateliers. Nous
avions déjà dit également que nous allions refaire un document à
partir des actes de Crozon……, un document qui rassemblerait tout ce
que l’on a sur les R.P.I.…
En
plus des coups de fil et des messages internet, n’oublions pas qu’il y
a eu aussi, notamment :
-La pétition-lettre ouverte qui a permis, entre autre, de rassembler de
nouveaux contacts.
-en nov 2001 : ADPER 41 : intervention d’Hubert Montagner. Selon MB, un écrit sera fait.
-en nov 2001 : Salon de l’éducation à Paris Table ronde École et
territoire (participation d’YJ)
-la lettre aux Inspecteurs d’académie : peu de réponses mais c’est
un exemple que j’envoie parfois aux demandes d’arguments. Elle a le
mérite de les rassembler.
Des
contacts et échanges, par exemple :
-magazine La Terre
-M.R.J.C. : OL (qui avait collaboré [...] pour le
rapport Lebossé) remplace OM sur les questions d’écoles. MB est allé à leur A.G. en juin 2001.
-Alternatives rurales Contact
: Anne Parlange. JP a envoyé des articles, je crois.
-revue Village : qui a souvent passé de l’info sur la F.N.E.R.
- une émission sur la cinq à propos des cantines scolaires. Je ne sais
pas ce que le journaliste a fait des contacts et explications donnés.
Les médias sont demandeurs sur un temps très court, donc difficile de
toujours répondre. Ils nous trouvent facilement avec le site internet.
-A.C.E.P.P. : Cf. message de FG. [...]
-Yves Goulm, Salon du livre rural :
L’an passé : JM, CD et des élus ont
participé à une table ronde sur l’école rurale pendant ce salon. Yves
Goulm a un enregistrement des débats.
-Et puis le site : très important comme outil et sur le fond. Cependant sans doute devons-nous veiller à ne pas abandonner ceux qui ne sont pas connectés… Je pense au Finistère, par exemple. J’essaie d’envoyer les info mais…
Thèmes
nouveaux ou toujours d’actualité :
-l’intercommunalité
-la restauration scolaire
-question de la taille et des effectifs/classe.
La question du nombre d’élèves est récurrente : diversité des seuils
de fermeture, tolérances… Dans certains cas, les atouts de l’école
rurale deviennent plus difficiles à mettre en oeuvre : Cigogné 25
élèves en classe unique. RPI Dame-Marie-Morand [...], 30
élèves par classe de trois niveaux à chaque fois… Des communes où
les ouvertures sont difficiles à obtenir car situées en milieu rural.
-Ruralité d’hier et aujourd’hui… travail commencé à Loches.
-L’école rurale et l’argent : coût, d’où vient l’argent.
Marchandisation de l’école.
-L’école pour tous : hétérogénéité des enfants accueillis.
A propos des enfants dits “ intellectuellement précoces ” :
les écoles rurales où existe une pédagogie différenciée, où la
diversité des enfants est réellement prise en compte sur le plan
pédagogique, peuvent être des lieux adaptés à ces enfants, comme aux
autres. Il me semble que cela peut permettre (à condition d’effectifs
raisonnables) une alternative aux classes de niveaux, à la
spécialisation d’école publiques ou privées qui fonctionnent parfois
de manière particulière en oubliant, selon moi, ce qui concerne la
socialisation, la vie dans un groupe hétérogène, pour ces enfants.
Avec d’autres différences, nous avons reçu une lettre d’une mère d’élève
trisomique qui me demande nos réflexions sur l’intégration des enfants
handicapés et des contacts possibles dans les Hautes Alpes, P.A.C.A. ou
en Rhône-Alpes. Son enfant a été orienté en C.L.I.S. à 42 km de chez
eux.
-les familles et l’école : nouveaux arrivants en rural, nouvelles
attentes, voire exigences…
-le rapport de force local/Institution Éducation nationale.
-les réseaux d’école
-les contrats éducatifs locaux
-les collèges
Statuts
:
Points 2-3-4-5 repris sur la convocation me semblent très importants.
En
Indre-et-Loire :
Ma thèse étant terminée, les
contacts et les déplacements pourront être différents. Dans la cadre de
la recherche effectuée, les entretiens réalisés répondaient à
certaines conditions et exigences d’un travail de recherche, avec le
respect de l’anonymat, d’une certaine absence de parti-pris...
Il existe un petit réseau d’enseignants (YP, LG
et quelques autres dont de nouveaux contacts) qui seraient intéressés.
En fonction de ma situation professionnelle à la rentrée, on aimerait
pouvoir provoquer une première rencontre. Elle se fera peut être avec en
lien avec une demande du Snu-ipp qui m’a sollicitée pour participer à
une journée départementale sur le thème des écoles rurales. Cela
débouchera-t-il sur la création d’une association départementale ? A
voir…
-École et territoire : il me semble important de connaître leur action, leur façon de fonctionner, leurs objectifs, les nouvelles personnes de cette association, avant de leur proposer une complémentarité.
-Engagement
: je suis d’accord pour poursuivre ce que nous faisons.
Je pourrai m’engager précisément sur le poste de secrétaire seulement
en connaissant le bureau qui se constituerait et se proposerait.
Peut-être pouvons parler d’équipe ou des responsables nationaux -il y
a sans doute un terme plus adéquat à trouver- … mais dans le même
temps, le statut d’asso loi 1901 et donc d’un bureau permet les
cotisations, un compte en banque etc , un fonctionnement légal. De plus,
le fonctionnement associatif permet aussi la représentativité. Prendre
un “ poste ” pour prendre un poste, qu’est-ce que cela
signifie ? Pour qui le fait-on ?…
Cela pose aussi le problème de la rentrée des cotisations…
OK
pour une rencontre prévue de longue date; comme Toussaint 2002. [...] Genre université d’été,
échanges d’expériences, pas forcément besoin de “ gens
célèbres ”
Tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant l’était, entre autre,
parce que des expériences locales étaient connues, mises en valeur et
analysées et donc à l’issue du temps passé à relater, expliquer,
comparer. D’où l’intérêt de rencontres annuelles sur les écoles
rurales.
Les contacts, documents évoqués sont à la disposition de tous, n’hésitez
pas si vous souhaitez répondre à certaines demandes etc. [...]
http://soslyceesruraux.hautetfort.com
Présentation
Le
maire de la commune de Surgy, accueille les participants : "La ruralité
est le dénominateur commun aux personnes présentes et aux interventions prévues."
Irène
Rey, prof de lettres au lycée de Clamecy.
Historique du mouvement : est né de quelques lycées dont celui de Clamecy
; s'est étendu à d'autres lycées bourguignons, puis à quelques autres régions,
puis à des représentants d'élus, d'associations multiples.
La simple défense de formations en milieu rural doit s'accompagner de
propositions.
Bernard
Bardin, Maire de Clamecy : diminution du nombre d'élèves : pose un vrai
problème d'aménagement du territoire : on défend un rééquilibrage,
un vrai aménagement et non un déménagement du territoire => projets de
développement local, adapté aux lieux, à la configuration, aux populations
locales...
Interventions
Christian
Paul, député : "La mise en ouvre de la décentralisation par les
Régions : la question des lycées et de la formation des jeunes"
C'est un moment fort de résistance, porteur d'idées (pas de statu quo).
L'enjeu est de travailler là où on vit (selon les 3 critères : diversité,
qualité, proximité), vis-à-vis d'interlocuteurs très éloignés des réalités
du terrain.
Jusqu'à aujourd'hui, le recteur décidait seul les ouvertures / fermetures
pour les lycées (sauf pour les apprentissages ou il y avait déjà
concertation rectorat/Collectivités locales et régionales).
Particulièrement, fermetures des filières professionnelles et techniques
au profit de l'augmentation de l'apprentissage.
Maintenant, on a une élaboration en commun de la carte des formations
(technologique, professionnelle et BTS) entre recteur et régions, le
recteur étant le "distributeur" de postes => Convention si
accord, devant être conclu plus d'un an avant (mi-juin 2006 pour la rentrée
2007).
Mais c'est peut-être un "cadeau empoisonné" pour les collectivités
locales si elles ont à gérer la pénurie, ou en tout cas quelque chose
dont elles n'ont pas la maîtrise financière...
Marie-Pierre
Cerveau : "Espaces ruraux, espaces composites en mutation, loin des
clichés médiatisés"
- Changement de populations, frontières estompées entre ville et campagne.
- Espace rural n'est plus agricole essentiellement, parfois espace de
"déversement" de ce qui ne "tient" plus dans la ville.
- Plusieurs définitions du rural (INSEE, autres cf. géographes).
- Changement réel vers 1975, avec des néo-ruraux (ruralité choisie) =>
revitalisation, bénéfique pour tous (démographie renouvelée, idées
neuves, activités nouvelles : fonctions écologiques et culturelles,
patrimoniales, économiques : entreprises locales, entreprises médiatiques...)
- Activités rurales non-agricoles sont les moteurs des changements
d'organisation : davantage de déplacements
- Les bourgs et villages sont fragilisés par des décisions qui échappent
au local (fermetures de services, procédures de réorganisation en pays,
intercommunalité...), sous prétexte que les espaces peu peuplés ne
seraient pas prospères.
- Les solutions sont très difficiles à imaginer parce que les situations
sont très variées.
- Exemple des îles Marquises, "suréquipées" en services publics
par rapport à la population, mais du coup, cette population s'est maintenue
et à présent est en augmentation.
=> La destruction du service public est donc une aberration.
Fabien
Gaveau, historien : "Idée républicaine et mondes ruraux"
(voir aussi son intervention complète sur
http://soslyceesruraux.hautetfort.com/files/la_republique_et_les_mondes_ruraux.2.pdf).
La République "s'intéresse" au monde rural (les campagnes
doivent être figées, cf. parcs).
Les ruraux sont flattés en tant qu'électeurs puis négligés voire méprisés
par la République parce qu'ignorants et incapables...
Aujourd'hui, quand on parle de la République et de ses symboles, on fait référence
en réalité à la IIIème République.
La IIIème République est née entre une minorité républicaine convaincue
(fin XIXème) et des notables anti-impériaux, en vue d'une liberté
individuelle pour les premiers, d'une liberté régionale pour les seconds
=> libéralisme de la république.
=> beaucoup d'ambiguïté entre l'élite républicaine et le peuple
rural, vu comme ignorant, et parfois moins attaché qu'elle à la propriété
privée (cf. les partageux de la Nièvre et d'ailleurs).
Ex. Gambetta, qui cherche à fonder la République sur les ruraux (qu'il
imaginait tous incapables mais attachés à la propriété privée...).
Du coup, ...
1- Idéologisation du rural, attaché à sa patrie (Chauvin), à ses
symboles : gerbes de blé, vendanges, socs de charrue, mérite agricole,
etc.
2- Valorisation des vertus des ruraux, aux antipodes de l'action réelle du
pouvoir central (mis en place dès 1795, et depuis, presque insensible aux
changements de régimes y compris aux révolutions...), pouvoir central qui
néglige les territoires ruraux. Ainsi, l'administration centrale cherche
toujours depuis le début, à diminuer la dépense publique : elle donne des
ordres mais essaye de ne pas financer : exemple des écoles communales...,
voire des écoles privées (avant Jules Ferry).
3- Méritocratie, qui renforce par avance ceux qui dans leur milieu ont déjà
des moyens...
=> méfiance réciproque ruraux/république (image du rural prêt à tout
pour la possession de la terre, rural = fataliste, bonapartiste, sauvage,
voire anarchiste ; la "culture" n'est pas rurale.
=> en même temps, renforcement artificiel, voire création de folklores
locaux, ce qui accentue les divisions
===>>> les notables sont là pour harmoniser tout cela, en éloignant
les uns des autres.
*************************************
Situations particulières
- Lycées non représentés par quelqu'un mais qui ont envoyé un message
: les fermetures sont toutes officiellement motivées par une baisse d'effectifs
# baisse démographique.
- témoignages
1- Montmorillon : révolte du rural profond contre la disparition des filières
essentiellement professionnelles, contre une politique zélée de suppression.
Les parents en première ligne.
2- Decize : menace de suppression des filières professionnelles, promesses
non-tenues : les bacs pros supprimés au profit de l'apprentissage. Soutien du
SNES à ces assises. Mêmes problèmes en ville... Collèges ruraux dans le
collimateur.
3- Avallon : par voie de presse, on a appris des suppressions de postes.
Difficile mobilisation avec les collègues qui ne voyaient pas encore les conséquences...
4- Varzy (prof + FO) : très petit lycée, filières très réduites (méthanerie,
menuiserie). Soutien inconditionnel des élus et des parents.
5- Louhans : suppression de certaines options, attraction de Châlons (40 km).
Pourtant, les structures sont performantes, mais elles risquent d'être
sous-employées. Forte mobilisation locale, avec des projets adaptés à la
situation locale.
Dans la Saône & Loire, disparition de nombreuses filières peu courantes,
locales.
6- Tonnerre : mobilisation des enseignants et des parents sur l'éventuelle
suppression d'un BTS, mais prise de conscience difficile dans ce lycée.
Classes devenant surchargées.
7- FCPE : pour l'égalité et pour la gratuité, impossibles si éloignement à
plus de 100 voire 400 km.
8- PCF soutien le mouvement, resitue ce combat dans une attaque d'ensemble
contre les services publics et le développement des structures privées, à
tous les niveaux (de la maternelle à l'université).
Conclusion : on est toujours le rural de quelqu'un d'autre d'autre ; les
solutions doivent être diversifiées le plus possible.
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En
prime : un article du "café pédagogique" à la page
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/lycrur/index.php
************************************
Fin du cpte-rendu
Congrès
de l'Association des Maires Ruraux de France
1ère
partie : table ronde sur l'École Rurale
"Les
jardins de l'Anjou" à La Pommeraye (Maine-et-Loire) : salle polyvalente
(rencontres sportives, congrès et séminaires...), aux proportions encore
plus grandes que celles du gymnase de Rochefort-Montagne !
La
grosse centaine de maires y tenait plus que largement : une majorité
masculine de moyenne d'âge plutôt élevée (beaucoup de têtes chenues et/ou
grisonnantes...).
En
introduction : les présentations d'usage - style quand même très convenu
(vanter, voire vendre sa commune, son département, sa région, voyez tout ce
qu'on y fait, venez chez nous, vous n'en reviendrez pas !). J'ai noté entre
autres :
a/
L'existence à La Pommeraye d'une bibliothèque intercommunale... ceux qui en
ont peuvent-ils dire si c'est une bonne formule (p. ex. : davantage de livres,
mais éloignement pour les habitants et les élèves des communes où elle
n'est pas implantée) ?
b/
La présence d'une "Association des petites communes du
Maine-et-Loire". Avez-vous ça chez vous ? Quels liens avec l'Association
des maires ruraux ?
c/
La mise en œuvre, dans le secteur, d'un "pôle végétal" :
avez-vous remarqué combien le pôle était une espèce en voie de prolifération
? Ce doit être pour enrayer le réchauffement de la planète...
d/
Une observation du Président du Conseil Général : (en substance) « on se
plaint qu'il y a trop de communes en France, mais quand je vois l'engagement
et le travail polyvalent des élus, c'est une vraie économie de personnels »*.
Autre
rappel : l'aménagement du territoire doit permettre de donner plus pour ceux
qui en ont le plus besoin.
e/
Un rappel de Gérard Pelletier, président de l'AMRF, qui s'est plaint d'une
carte scolaire calamiteuse cette année, même si ses effets ont été atténués
par une forte mobilisation.
f/
Et enfin, la présentation des participants à la table ronde, par Pierre-Yves
Collombat (qui au passage a souhaité que l'école rurale ne soit pas réduite
à être une école sous perfusion) : FNER/OER/AMR-41/ex-IA.
1/
Jean-Louis Fauguet (l'un
des collaborateurs de l'Observatoire de l'École Rurale)
>
Années 60 : les ruraux entrent moins au collège que les autres, donc l'école
rurale est moins performante (c'est en tout cas ce raisonnement qu'on tenait
et qui alimentait l'image négative de l'école rurale ) !
>
Actuellement, légère avance des ruraux dans TOUS les domaines, surtout les
maths, malgré une origine sociale plus modeste. Donc, écoles à défendre !
>
Classes uniques légèrement en dessous (dans leur panel), mais « rien de
catastrophique » ; les meilleurs résultats seraient plutôt dans les écoles
à 3 classes.
>
Dans le secondaire, résultats toujours un peu supérieurs à la moyenne (pour
autant qu'ils soient mesurables, on a beaucoup moins de données), mais un
manque d'estime de soi - entre autres - favorise une orientation
"courte" (l'apprentissage p. ex.) : on fait des choix de
"modestes". (plus de demandes pour être apprenti en rural (4 ½
%, contre 1 ½ % en urbain).
débat
-
Modestie ou plutôt difficultés à cause des distances, ou difficultés d'intégration
dans une nouvelle communauté ?
-
Non, modestie des milieux sociaux-culturels ruraux ; pour l'OER, il n'y a pas
de "pédagogie rurale" ; par contre, oui, résistance à quitter son
milieu rural.
-
La formation en IUFM n'est pas adaptée à l'enseignement en classe unique ou
à plusieurs cours.
-
Peut-être choix de formations courtes par "réalisme" plutôt que
par défaut.
-
Le modèle qui est à présent dominant est celui du second degré : trop de
place à la didactique, et ne permet pas de "comprendre" la
classe...
2/
Jean-Charles Ringard
(ancien I.A. tout récemment retraité)
>
Confirme un déficit d'ambition scolaire en milieu rural.
>
Les conditions pédagogiques de l'école primaire rurale (plusieurs cours,
autonomie, etc.) n'existent plus au collège, puisqu'on y revient à une
structure traditionnelle : l'impact de la pédagogie n'existe plus au collège,
et réapparaîtrait en premier le déficit socio-culturel...
>
Les transports scolaires aggravent les conditions (moins de temps pour les
devoirs).
>
La diversité des situations n'est pas enseignée à l'IUFM...
3/
Etienne Anquetil
(président de la puissante FNER)
>
La FNER revendique une école à échelle enfant.
>
Dans les classes, et dans l'école se côtoient des enfants d'âges très différents.
>
Le travail en équipe est en réalité permanent : avec les parents, les
acteurs locaux, etc.
>
L'école rurale cherche à s'ouvrir sur l'extérieur parce qu'elle est isolée.
>
On demande une formation initiale mais aussi continue, pour aider les
enseignants sur le terrain.
débat
-
« Mieux vaut un artisan heureux qu'un bac + 3 en galère », argument souvent
entendu, pourrait aussi bien expliquer le choix de carrières courtes. Et même,
4 ½ % de demandes d'apprentissage, cela reste un pourcentage très faible !
-
Les enseignants des classes rurales ne viennent plus du milieu rural.
-
La "noria" des enseignants a de multiples facteurs : l'absence de
formation spécifique, des enseignants qui rentrent dans le métier plus âgés,
donc davantage "installés" et très souvent en milieu urbain,
recherche d'un certain "confort" (le militantisme de l'enseignant
rural existe toujours, mais il est marginal) : on évite les secteurs
difficiles (zones sensibles et rural profond)...
-
C'est pourquoi
1/ les maires doivent favoriser l'accueil des enseignants (logements,
conditions matérielles dans les écoles) ;
2/ les zones rurales doivent bénéficier d'une discrimination positive
(comme en ZEP).
-
L'existence d'un réseau dans les Vosges, a stabilisé les enseignants.
-
En médecine aussi, on ne sait plus former des médecins généralistes.
Pareil pour la pédagogie...
-
Pas d'accord (réponse d'un maire médecin), la formation des médecins généralistes
est de plus haut niveau qu'avant**.
-
Les subventions "Ministère Jeunesse et Sport" ont disparu (avec la
disparition de ce ministère)
-
L'origine géographique certes, mais surtout sociale des nouveaux enseignants,
les éloigne du milieu rural.
4/
Yves Ménager
(président des maires ruraux du Loir-et-Cher) :
>
Actuellement, aucun consensus sur la question de la scolarisation des « moins
de 3 ans » (et non pas des « 2 ans ») : les spécialistes ne sont pas
d'accord entre eux.
>
Milieu rural = souvent pas de crèche, pas de halte-garderie, donc besoin d'école
! Accueil des tout-petits en baisse depuis 2001. Maternelle = "variable
d'ajustement" de la carte scolaire.
>
Arguments de l'Administration :
1/ Juridique : pas d'obligation d'accueil.
2/ Pédagogique : l'école maternelle n'est qu'une garderie.
3/ Médical : pas d'enfant à l'école de façon trop précoce.
>
Au contraire l'école dès 2 ans favorise la réduction des inégalités...
comme en ZEP.
débat
-
Que le gouvernement n'abandonne pas aux communes les enfants d'âge
"maternelle".
-
Travailler le problème des transports.
-
Certains IA n'hésitent pas à dire que l'école n'est obligatoire qu'à
partir de 6 ans***.
-
L'école, c'est aussi parce que c'est gratuit...
-
Accroissement de la population des tout-petits.
-
La révolte des élus sur les services publics => moratoire.
-
Un IA a été débouté pour n'avoir pas respecté la forme.
-
Schéma territorial = outil de concertation (étude d'impact, etc.)
-
Aller vers une démarche contractuelle triennale.
-
Équité de traitement g
égalité de traitement de la part de l'État, mais en contrepartie,
attractivité proposée par les communes.
-
Frais, pollution ... ne plaide pas en faveur des regroupements.
-
Ne plus scolariser les 2 ans n'encourage pas les maires à investir.
-
Restructuration en concentrant partout et pas seulement dans l'Éducation
Nationale.
-
Le CDEN est inutile, puisque tous les ans tous ses membres votent contre le
projet de carte scolaire de l'IA, et ce projet est néanmoins appliqué !
-
Étude d'impact supprimée depuis le début de 2005.
*(Note
du preneur de notes) Je pense à ceux qui disent depuis longtemps que l'École
Rurale est souvent plus économe en personnes : plus de polyvalence, moins de
spécialistes... et que cette économie-là n'est jamais prise en compte.
**(NDPDN)
Dans l'enseignement aussi, les études sont "de plus haut niveau"
pour les "généralistes" que devraient continuer à être les
professeurs des écoles ; pour autant la formation au fonctionnement du système-classe
et des interactions entre les personnes qui le constituent, est toujours aussi
insuffisante...
***(NDPDN)
Mais l'accueil doit être proposé partout, dès 5 ans, en section enfantine ;
d'ailleurs, à 6 ans, ce n'est pas l'école mais l'enseignement qui est
obligatoire.
************************************************
2ème
partie : échange avec le Canada (visioconférence)
Les
3 intervenants nous ont parlé de l'enseignement concernant la communauté
francophone - très minoritaire - des Provinces du Manitoba et du
Saskatchewan.
>
Éducation = chasse gardée des Provinces + mesures fédérales de protection
de l'enseignement du français en tant que langue minoritaire.
>
Forte proportion des élèves scolarisée en rural.
>
Gestion des écoles par les parents ; les projets éducatifs communautaires,
les projets techniques sont mis en oeuvre essentiellement pour éviter
l'exode.
>
Très grandes distances entre les écoles.
>
Mais l'école ne peut pas faire seule le travail d'identification à la
communauté...
>
La plus petite école a 15 élèves du primaire (ramassage pour le
secondaire).
>
Toutes les autres écoles scolarisent les élèves de 5 à 18 ans, avec
souvent une garderie intégrée à l'école pour les plus jeunes (< 5 ans).
>
Regroupements (par exemple une journée tous les 15 jours) pour des
enseignements techniques et autres ; cours en vidéoconférence et par
Internet (plusieurs heures /semaine).
>
Objectif : que le jeune reste dans sa communauté linguistique française.
>
Évolutions récentes : davantage de services de santé et de périscolaire
(plus seulement réservé aux anglophones, en application de la Charte des
droits des communautés).
>
Les résultats montrent une augmentation d'environ 2% par an des élèves de
ces classes : la communauté francophone est donc optimiste.
>
Le projet de ces écoles est avant tout une "réussite scolaire et
identitaire" avec au final une participation à la vie de la communauté
(francophone).
>
Les financements, outre l'État fédéral et les provinces, proviennent aussi
de différents partenariats (domaines techniques notamment) ; par ailleurs,
des facilités sont accordées en raison des très grandes distances (matériel,
etc.).
>
La construction identitaire permet une meilleure réussite individuelle et
sociale, et une ouverture de la communauté.
>
Les francophones sont à présent fiers de l'être, mais aussi fiers d'être
bilingues.
>
Sauf exception, les écoles regroupent donc les enfants de 5 à 18 ans, avec
très souvent une garderie intégrée à l'école pour les 2 à 5 ans.
>
Le taux moyen d'encadrement est de 1 maître pour 10 élèves, mais
si l'on compte tout le personnel "auxiliaire", animateurs culturels
et autres intervenants, on est environ à 1 adulte pour 10 élèves...
>
La pédagogie "multi âges" est généralisée, autour de projets
communs.
>
Il existe un matériel "pédago-communautaire", à partir des
traditions orales.
>
Il existe aussi des conseillers pédagogiques spécialisés dans le développement
des pédagogies en milieu minoritaire et en petite école.
>
La garderie pour les 2 à 5 ans est aussi un lieu de
"refrancisation". Dans les autres écoles, il existe parfois une
"prématernelle" pour les 3 et 4 ans, non financée par l'État, la
maternelle étant réservée aux 5 ans.*
>
Le fonctionnement de l'école est assez horizontal et consensuel : l'école
est relativement autonome et responsable de sa gestion. Les parents élus mais
aussi ceux qui représentent la communauté, font partie du Conseil d'École,
lequel a le pouvoir de déterminer les valeurs qui doivent être développées
à l'école (y compris religieuses).
>
Une personne est charge du "marketing", de la promotion de l'école.
>
On note cependant depuis peu, une augmentation de la réglementation.
*(NDPDN)
si j'ai bien tout capté...
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