Actualité passée
Cette compilation légèrement élaguée donne un aperçu de l'actualité, vécue à travers les messages de la liste FNER.
En en-tête, le numéro du département concerné par le message.

NB : cette rubrique s'est arrêtée en 2005, faute de "combattants" et de mise en page régulière...

1999/2000 - 2000/2001 - 2001/2002 - 2002/2003 - 2003/2004 - 2004/2005

1999/2000

48- BYC, le 18/10/99
En Lozère, les résultats sont les meilleurs de l’Académie aux évaluations de CE2 et 6ème, mais aussi au BAC. On peut y voir un apport des classes uniques, même si une part de la bonne tenue du département tient à la faible hétérogénéité de la population.
J’ai 10 élèves, de Grande section à CM. C’est très peu. C’est un peu gênant pour la dynamique de la classe, mais cela permet un travail individuel de très haute qualité.
Après avoir tâté de la classe à plus de trente dans un département fou furieux, je ne peux qu’apprécier mes nouvelles conditions de travail et suis à vos côtés pour défendre la classe unique…
Je suis dans une région touristique et une école voisine vient de fermer. Le but de cette fermeture était de récupérer l’école pour en faire un gîte communal… Que les gamins fassent maintenant une dizaine de kilomètre pour se rendre à l’école semble secondaire (10km de gorges, c’est pas 10 km de Beauce…). Le plus drôle, c’est que l’école qui accueille les transfuges n’a pas la capacité d’hébergement et que la nouvelle classe a été créée dans la salle informatique, sorte de placard…
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42- JP, le 14/11/99
Je reviens de Roanne, rencontre du SNUIPP Loire sur l'école rurale [...] Une soixantaine de personnes dans la journée.
Ce que j'ai retenu :
-le lever du soleil le matin en descendant le Lioran vers Clermont Ferrand
-17 classes uniques très menacées dans la Loire. Les élus et les instits présents y semblent très attachés (lutte l'an dernier). Le snuipp Loire dénonce la solution du RPI comme une ruse de l'administration pour fermer à terme les classes - ce qui semble s'être passé par ailleurs. [...]
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63- JP, le 18/11/99
EA, du Puy de Dôme m'envoie un article de La Montagne, paru le 27 octobre, à l'occasion du pot de départ de l'ancien IA de ce département... Je vous livre ces déclarations lors du discours :
"Nous avons fait des études et nous nous sommes aperçus que contrairement à ce que l'on pense les difficultés scolaires concernent avant tout les zones rurales et non les banlieues dites sensibles..."
"les tests ne leur conviennent-ils pas? Y a t-il un  problème de moins bonne culture?"
"Une classe unique à moins de 15 élèves, les élèves sont sacrifiés, il n'y a plus d'émulation. Il faut que les maires comprennent que la création des regroupements pédagogiques intercommunaux est la solution"
"Cinquante cinq classes uniques dans ce département c'est beaucoup trop, alors qu'il n'y en a qu'une seule dans la Creuse"
"L'avenir du monde rural, c'est l'école intercommunale".
Comme vous voyez, c'est reparti... La fin du moratoire leur donne des ailes. Ségolène, sors ton texte!
Je téléphone à EA pour lui demander la liste des classes uniques du Puy de Dôme.
MT, peux-tu voir s'il y a des maires de la FNMR dans le 63... les contacter éventuellement ?
YJ, est-ce qu'on peut faire un courrier là-dessus au ministère ? Demander la révocation du quidam (il vient d'être nommé au Ministère sous-directeur à la formation) ?
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25- JCL, le 09/01/00
Le maire des Fontenelles (25), dont la classe unique fait partie du même réseau que la mienne, s'est vu notifier la fermeture prochaine de son école. Motif : pas rentable! (9 élèves actuellement). C'est peu, me direz-vous. Oui, mais... Les parents de cette école auront désormais le choix entre:
- Envoyer leurs enfants à l'école publique la plus proche, distante de 2 km, donc pas de transport financé par le C.G. et 16 km par jour car pas de cantine. Ceci est un cas minimum car l'école voisine est en réalité un RPI sur 2 écoles. Et si des parents ont des enfants à scolariser dans les 2 écoles ?

- Envoyer leurs enfants à l'école privée du village même, donc payer de toutes façons, ce que pour des raisons évidentes de problèmes de transports, la plupart des familles concernées s'apprêtent à faire. Pas rentable, la classe unique publique ? Bien sûr que si, mais pour l'école privée d'en face...
J'ai proposé l'aide de l'ADPER 25 à condition qu'il y ait une volonté commune parents-municipalité de se battre pour sauver l'école. Pas de réponse à ce jour. Le pire, c'est que le poste est occupé par une jeune collègue qui avait affiché la volonté d'y rester, ce qui est assez rare de nos jours.
C'est, pour l'instant, le seul cas de fermeture de classe unique envisagé dont j'ai connaissance mais aucune mesure de carte scolaire n'a encore été rendue publique, ce qui ne saurait tarder et on s'attend au pire. A suivre...
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10- MT, le 09/01/00
Il nous faudra encore beaucoup de combats pour tenter d'enrayer cette vague de fermetures. Sommeval a reçu son annonce. L'IA a modifié sa démarche et considère qu'il s'agit d'un progrès important dans la concertation avec les maires. En effet, il ne s'agit plus d'un REED retrait d'emploi à effet différé comme les années précédentes, mais d'un REPI, retrait d'emploi pour insuffisance d'effectifs. Les maires concernés bénéficie d'un mois supplémentaire pour faire remonter l'effectif sinon au prochain CDEN, à la trappe. Pourtant, je pense que nous n'utilisaons pas assez les moyens légaux à notre disposition.
Aussi, avec l'appui du CM et des parents, je contesterai la proposition de suppression de notre école en m'appuyant sur le décret d'octobre 99 et la loi de 1992 (art.29).
Je pense que la FNER devrait attaquer systématiquement dans tous les départements où la Loi n'est pas respectée. La guérilla peut s'avérer payante, mais elle nécessite de l'énergie et un minimum de cohérence. Par ailleurs j'ai l'intention de tenir une conférence de presse dans le département pour signifier que la circulaire de Ségolène Royal n'a reçu aucun début d'application. Aucune concertation avec les maires. Malheureusement, je ne suis pas sûr que tous les maires soient intéressés
pour garder leur école, d'autant que la valse des enseignants ne fait rien pour arranger les choses. Ces derniers vont-ils en stage dans les écoles rurales et en particulier dans les CU ? Dans l'Aube, à ma connaissance, cela n'existe pas.
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25- JCL, le 22/01/00

Très déçu de n'avoir rien lu concernant les classes uniques dans "Fenêtres sur Cours". Carte scolaire du Doubs: Avant de savoir combien de postes devront être rendus (nous parions sur 25) pour le redéploiement, l'I.A a fait connaître ses propositions. 72 suppressions envisagées, 6 à 12 ouvertures ! Parmi les fermetures éventuelles, 4 classes uniques, une classe dans un RPI (la seule du village). Autres propositions: 11 réunions maternelles-primaires pour globaliser les effectifs et mieux fermer l'année prochaine. Pas un mot sur les 24 postes actuellement occupés par des remplaçants (donc budgétisés et économisés) qui pourraient devenir autant de suppressions déguisées. Pas un mot bien sûr, sur d'éventuelles créations de réseaux. Deux des 4 classes uniques menacées font d'ailleurs partie d'un réseau depuis de nombreuses années. "Dites-nous ce dont vous avez besoin, nous vous apprendrons à vous en passer!" (Coluche déguisé en Inspecteur d'Académie ou en Ministre de l'E.N.). Nous sommes donc repartis pour le psychodrame habituel en cette saison. Le metteur en scène-I.A. a changé, quelques acteurs (enseignants, parents, enfants et municipalités) aussi mais le scénario reste le même. Ras le bol ! Pourrait-on savoir ce qui se passe dans d'autres départements ?
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37- AB, le 24/01/00
-Carte scolaire Indre-et-Loire : tout se passe par des contacts (invisibles) au cas par cas (Inspecteur-maire ou inspecteur-directeur d'école) pour l'instant. La tendance : regrouper les regroupements (nombreux en Indre-et-Loire), globalisation des effectifs sur le regroupement pour justifier la fermeture d'une classe (souvent une école) du regroupement, l'opposition ville-rural ("il y a tellement de besoin en ville...").
Cependant, nous avons quelques exemples où une opposition très forte (directeur d'école qui a clairement dit son opposition au regroupement à l'inspecteur il y a plusieurs mois, élus qui refusent le regroupement...) semble fonctionner pour l'instant (ces écoles ont alors vu leur intervenant d'anglais supprimé ou autre, mais sur la carte scolaire peut-être que cela va compter...)
Cas malheureusement classique : défi lancé depuis septembre auprès des directeurs : "si vous ne regroupez pas (le regroupement déjà existant, ou en se greffant sur un R.P.I. existant déjà), je vous supprime une classe." Et comme refuser le regroupement, accepter une fermeture, signifie souvent ici "revenir" à la classe unique, c'est une pression énorme car pour les parents, les élus, et beaucoup d'enseignants, c'est inconcevable.
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46- JP, le 26/01/00
Dans le Lot, je n'ai pas de chiffres. Comme je l'ai déjà signalé, l'administration a beaucoup regroupé déjà; il ne reste que quelques classes uniques qui le sont restées parce que particulièrement isolées.
Une d'entre elles Molières, près de St Céré a été supprimée en début d'année, mais Ecole et Territoire a obtenu l'annulation au tribunal. D'autre part, ce sont maintenant les RPI qui sont menacés après avoir été encouragés. L'administration globalise les effectifs comme s'il s'agissait d'une seule école (comme quoi le RPI ce n'est vraiment pas le réseau!).
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54- AF, le 27/01/00
Nous sommes plusieurs sur le toulois (Meurthe et Moselle, près de Toul)
* à être convaincus du danger de disparition pure et simple des plus petites structures
* à oeuvrer pour une école de proximité, une école à "échelle enfant",
* à croire effectivement à un autre développement local....
C'est pourquoi, nous nous sentons concernés par l'appel lancé pour une coordination des classes uniques le 5 février .[...]
D'autre part , il nous semble important de ne pas resteindre l'action aux classes uniques mais bien à toutes les petites structures : une classe, deux classes [...]

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15- Patrick BEC, le 28/01/00
Nous commençons à constituer un petit groupe d'instits attachés aux petites écoles, ayant en commun l'intérêt pour la communication entre les enfants (et les enseignants) de ces écoles, la pédagogie Freinet, un grain de folie...
Enfin, je suis membre du bureau du SDEN-CGT et de la Commission Exécutive de l'Union Départementale CGT du Cantal et nous avons obtenu mercredi 2 février une entrevue avec l'inspecteur d'académie qui vient d'Alsace et qui a déjà affirmé publiquement qu'il s'étonnait qu'il y ait encore des classes uniques dans le Cantal alors qu'en Alsace elles étaient regroupées depuis longtemps !).
Ce même jour aura lieu une rencontre avec la FSU pour envisager une riposte commune aux fermetures de postes qui ne manqueront pas d'être annoncées dans quelques jours. Pourrons-nous faire comprendre qu'à tout faire il vaudrait mieux conserver des classes à faible effectif plutôt que de créer des heures de décharges de direction...?
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25- JCL, le 29/01/00
J'ai rencontré un parent d'élève de l'école à classe unique des Fontenelles (celle qui est menacée de fermeture avec une école privée en face). La brave dame était complètement abattue par le manque de combativité de la plupart des parents et surtout la démission de la municipalité. Après une longue discussion et des trésors de persuasion déployés, on en arrive à: une réunion lundi 31 avec les parents et le conseil municipal à laquelle je participerai accompagné d'un membre SNU-IPP de la CAPD. Le SNU-IPP 25 a fait passer l'information concernant la réunion du 5 dans son dernier bulletin départemental. Appel à la grève le vendredi 4 pour protester contre les mesures de carte scolaire envisagées.
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25- JCL, le 09/02/00
Dans le Doubs : résumé d'un début de semaine mouvementé:
1) Dimanche 6, de retour de Paris, petit tour à l'IAOQP, devenue un lieu de promenade dominicale pour les enseignants et parents de Besançon.
2) Même jour, 18h, Morteau: Avec 7 collègues, je me retrouve devant le bureau de l'IEN. Objectif: bloquer la porte. 3 gendarmes, prévenus mystérieusement, nous en empêchent. Ils lèveront le siège très tard dans la nuit. A 7h, la porte du bureau est "murée" symboliquement avec une plaque de novopan.
3) Lundi matin, 5h: 150 CRS interviennent pour déloger 30 enseignants qui dormaient bien tranquillement à l'IA du Doubs. On apprendra un peu plus tard qu'à la même heure les copains gardois étaient délogés de la même façon de l'IA de Nîmes.
4) Lundi soir, la grève est votée pour jeudi, jour de réunion du CTP (prévu initialement le 4).
5) Mardi soir, Mr le Maire de Morteau (RPR) intervient à la tête d'un commando d'employés municipaux et "débloque" la porte du bureau de l'IEN.
6) Mardi soir, 20h 30: 40 personnes réunies à l'appel de l'ADPER 25 à la mairie de Plaimbois-du-Miroir. Beaucoup d'adhésions à l'association.
7) Mercredi, TF1, journal de 13h: un sujet consacré à l'école de Domprel (25) menacée de fermeture. J'ai fait 50 km la veille pour 15s d'antenne.
8) Mercredi, 15h: Audience auprès de l'IA avec le maire et des parents de Domprel. Mr l'IA ne veut d'abord pas me recevoir. J'insiste, il cède mais me snobe pendant la demi-heure d'audience. Long monologue sur les méfaits de la classe unique. Lorsque je réponds, il discute avec l'IA adjointe. Ecoeuré!
9) J'oubliais: même jour, 7h: je rejoins une quinzaine d'instits devant le bureau de Mme l'IEN. Rebloquage de porte et faction toute la matinée. Ca fait 3 jours qu'elle n'a pas mis les pieds dans son bureau.
10) EPUISE!!! Et vous?
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45- AB, le 21/02/00.
Coup de tél aujourd'hui de parents du Loiret : regroupement pédagogique de 4 communes (6 ou 7 classes) (dont une commune sans école) où une classe risque de fermer, avec une moyenne de 19 élèves par classe ! Une classe maternelle a été ouverte l'an passé.
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53- OB, le 22/02/00
Bonjour,
Quelques nouvelles du RPI BOUCHARA (53) : tout d'abord, l'IA est décidé à nous laisser tranquille pour la rentrée prochaine; cela nous aura permis cette année de compter nos "troupes" et d'en mesurer la motivation. Elus (les 3 maires et le conseiller général ) instituteurs et parents d'élèves, tous sont partants mais cela manque un peu de dynamisme et la sécurité de la prochaine rentrée me fait craindre un ré-endormissement de certains (mais je veillerai à encore jouer les réveils matin...).
Par ailleurs, la journée d'action du mardi 15 a été bien suivie en Mayenne et les 2 instituteurs sur 3 de notre RPI qui y sont allés semblaient satisfaits.
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10- MT,
le 24/02/00
L'inspecteur d'académie de l'Aube veut à nouveau fermer l'école de Sommeval mais nous sommes dans une position moins favorable qu'en 1998 pour la défendre. En effet, le seuil de fermeture qu'il s'est fixé est de 12 élèves pour une classe unique et nous les aurons tout juste à la rentrée 2000. Cependant, dès 2001, l'effectif remonte et, compte tenu des naissances et constructions neuves, l'effectif devrait atteindre 15 à 16 élèves dans les années prochaines. Malgré cet argument et malgré le constat d'une augmentation de la population (de 235 habitants en 1990 nous passons officiellement à 284 mais en réalité nous frôlons les 300), rien à faire, l'école vivrait sa dernière année. Mais les parents, le conseil municipal, la population ne peuvent se résoudre à cette situation et se mobilisent pour empêcher cette future décision en s'appuyant sur les textes réglementaires et en démontrant le bien-fondé du maintien de l'école de Sommeval.
Premier argument, l'école la plus proche est située au chef lieu de canton distant de 5 km et la création d'un circuit de transport spécifique coûterait 270 000 F par an au département. Pourtant la circulaire du 17 décembre 1998 de Madame la Ministre déléguée à l'enseignement scolaire, circulaire relative à l'avenir du système éducatif en milieu rural isolé recommandait aux inspecteurs d'académie d'engager sans tarder, la concertation la plus large possible . Elle nous laissait donc à penser qu'avant de fermer une école,notre inspecteur d'académie devait regarder la situation d'un peu plus près . Il n'en a rien été et la circulaire n'a pas eu de début d'application dans le département de l'Aube, ni à fortiori dans le secteur de Sommeval. Un des objectifs de ladite circulaire c'est de freiner le mouvement des élèves vers les chefs-lieux de canton. Voilà pourquoi, l'inspection académique veut envoyer les élèves de Sommeval au bourg chef-lieu de canton distant de 5 km.
Autre directive : vous devrez, pour la répartition des emplois, prendre en compte les critères qualitatifs et accompagner les efforts des collectivités locales. Or, depuis des années, la commune fournit le maximum de services pour l'école et abonde confortablement les crédits de fonctionnement et d'équipement scolaire : 4 ordinateurs, TV, magnétoscope, accès à internet numérisé, abonnement à la Banque de Programme de la Cinquième, cours de langues, piscine, équipements sportifs, cantine, etc. Mais de cela, il n'en est pas tenu compte.
La mise en place de réseaux d'écoles rurales peut se prévoir sur plusieurs années afin de permettre de programmer leurs investissements dans le cadre d'une politique d'aménagement du territoire rural dit encore la circulaire. Le maire de Sommeval qui a voulu reprendre cette proposition et l'appliquer dans le secteur s'est vu opposer un refus au nom de l'annualité budgétaire. Alors, à quoi peut bien servir une circulaire ministérielle si elle ne reçoit pas d'application ?
J'ajoute que, si le conseil municipal n'avait pas toujours agi en faveur d'une école vivante et mener une politique d'urbanisation volontariste et raisonnée qui va bientôt porter ses fruits, la commune se résoudrait à la fermeture de l'école. Mais dans le cas présent, il nous semble injuste et anormal que les actions menées pour maintenir une école vivante dans un village dynamique se voient annulées par une décision arbitraire appliquées selon des critères très discutables d'autant que, selon les observateurs, le nombre de postes budgétaires départementaux à rendre est modéré.

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15- PB, le 03/03/00
Cette année l'Ecole Emancipée (qui ne connait pas?) organise sa Semaine dans le Cantal, au Rouget (15 km au sud d'Aurillac). je pourrai bientôt envoyer un programme détaillé à ceux que cela interresse mais d'ores et déjà, un débat public sera proposé sur l'Ecole Rurale le mardi 11 juillet après-midi. Des copains de Haute-Loire préparent une introduction mais il serait je crois important que les acteurs de Marelle y interviennent. [...]
A part ça le Cantal va mal. Sur 30 fermetures de postes (17 retraits d'emplois), 20 sont prévus en écoles rurales: 11 classes uniques, 6 dans des écoles à 2 classes, 3 dans celles à 3 classes.
Le SE "ne s'est opposé à aucune proposition de fermeture pour les classes uniques à moins de 8 élèves" !!! (7 sur les 11 entre 5 et 8 élèves prévus). Le SNUIPP estime que "tous les secteurs sont concernés" !!!
A part ça tout le monde va bien sur mobiliser pour réussir (c'est à dire, pas obtenir quelque chose, faut pas rêver, mais avoir des grévistes et des manifestants) une action autour du 16 mars.
Al ravèire!
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31- AB, le 04/03/00
Un autre contact de la Haute Garonne ce matin : une classe unique en bout de vallée pyréenne à la frontière avec l'Espagne, 14 enfants cette année, sans doute 9 l'an prochain. Ont déjà commencé une forte mobilisation (reportage télé, réunions avec élus, institution etc, pétition, ralentissement sur la nationale qui traverse la vallée...) Leur situation rassemble tout ce que déplore la Fédé.
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46- JP, le 05/03/00
Extrait d'une inteview de Ségolène en visite à Figeac (la vie quercynoise du 2 mars) :"La solution pour l'école rurale, c'est la mise en place de réseaux d'écoles rurales, d'échanges de services avec des regroupements des élèves par niveau". ...sans commentaires...
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03- AS, le 06/30/00
J'ai arrosé la montagne bourbonnaise (ainsi qu'une portion du Cantal) avec des copies de l'appel, pétition incluse. Ces zones, à l'occasion de la carte scolaire 2000, sont l'objet d'une agression visant à les affaiblir, car elles sont légalement inexterminables dans l'immédiat: on ferme les "3èmes classes" sur des communes où cela implique un détricotage rapide, on bloque les dérogations pour les très jeunes enfants, rendant leur scolarité très difficiles ou parfois impossibles; il y a même des cas de rupture du cursus pédagogique! Bon courage et à bientôt.
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11- Transmis par BC, le 08/03/00
Nous sommes une association de parents d'élèves d'une petite école de l'Aude. Comme notre instit prend sa retraite en fin d'année, nous recherchons son successeur. Comme on nous a prédit que personne ne voudrait de ce poste difficile, et que nous croyons à notre école, nous avons choisi de créer un site pour nous faire connaitre : http://perso.wanadoo.fr/famille.lhomel/Index.htm Merci de nous aider en communicant nos coordonnées à tous ceux que cette initiative peut intéresser".
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29- 59- AB, le 09/03/00
Bonsoir, J'ai pu contacter Yves Goulm pour le Salon du livre rural des 29-30 avril à St Ségal dans le Finistère. La fédération pourra y avoir un espace. L'association du Finistère [...], est d'accord pour être participer. Si certains d'entre nous ont plusieurs exemplaires d'actes des colloques invendus, merci de nous les faire parvenir. Il nous en reste très peu.
Coup de tél ce matin d'un maire du département du Nord à propos de la fermeture d'une classe : Renseignements, docs et contacts habituels en plus de ceux que nous avons dans le Nord.
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10- MT, le 03/03/00
Le CDEN s'est tenu à Troyes le 10 mars. Gagné ! Les classes qui devaient être fermées et dont les parents en refusaient l'éventualité n'ont pas été touchées. C'est ainsi qu'une classe urbaine a été maintenue ainsi que l'école de Sommeval. Son cas a d'ailleurs fait l'objet d'un traitement à part. Le préfet et l'IA étaient contre le maintien de Sommeval, mais comme les élus et les responsables d'autres institutions (UDAF, DDEN, etc) étaient pour et que les syndicats avaient quitté la salle, la décision a donc été enlevée par les collègues maires. Le poste aurait été pris sur l'un des trois postes informatiques du département. Porte de sortie diplomatiquement obligée : la commune de Sommeval dispose d'un an pour se mettre en RPI avec Bouilly (le chef-lieu de canton), ce qui reste une proposition. Je vois mal les parents du chef-lieu accepter que leurs enfants prennent le bus pour aller à Sommeval. Le sursis est donc d'un an. Il nous reste à montrer que nous sommes capables de tenir une population scolaire élevée dans les années à venir. Nous devons rester vigilants. Cette affaire a montré que l'IA est soutenu par le préfet et que celui-ci se nourrit encore d'arguments éculés comme la socialisation absente, l'isolement des élèves et des maîtres. Il ne parle jamais, en revanche, des inconvénients liés aux transports. Par contre, un des vrais arguments est le manque d'enseignant pour travailler dans ces classes. Explication de l'IA, nous n'avons plus personne qui veut enseigner dans ces classes, sous-entendu, c'est bien la preuve que le milieu rural n'est pas adapté (manque de moyens, classes crasseuses et mal équipées, etc). En réalité, je pense que le problème des enseignants qui ne veulent pas venir dans nos classes rurales est un réel problème. Le manque de formation à l'IUFM n'explique peut-être pas tout. A ce propose, je pense que l'action lancée par Bernard est intéressante. Malgré tout, il faut encore et toujours se rapprocher des élus et travailler avec eux. Ils ne sont pas encore sûrs de la justesse des arguments pédagogiques qui ont été développés. Même si on peut noter quelques avancées. Par ailleurs, l'action que peut mener la FNER dans le domaine scolaire ne doit pas se dissocier de l'accès égalitaire aux services publics. Il faudrait bien développer un argumentaire pour mettre en place des dispositifs réglementaires aidant les citoyens à rester dans leur campagne ou les incitant à y venir. Une autre piste à explorer serait de favoriser des échanges scolaires entre ville et campagne permettant à des écoles de villes de pouvoir travailler régulièrement dans des structures rurales. Cordialement à tous.
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58- BC, le 13/03/00
Voilà que la vie m'oblige à plonger dans la bagarre directe sur le terrain (en tant que...futur nouveau parent d'élèves !). - menace sérieuse de fermeture de classe dans le RPI de ma commune. Les parents et les communes se mobilisent. Normalement, aucune chance, pas d'arguments en dehors des arguments traditionnels. Maires de type campagnards plus que frileux. Ce matin occupation symbolique de l'école. 2 classes.. J'en profite pour visiter l'école : tout à fait l'école archaïque : bureau du 19 ème siècle, pas de place (mais l'instite est habituée!), pas de matériel en dehors, dans un placard.... du T07 de Fabius. Arrivée de l'Inspectrice. Petite délégation dans le bureau du maire (le maire, un conseiller -que j'avais eu le temps de driver un peu avant), la présidente des parents d'élèves... et bibi). Quels sont vos arguments ? côté effectifs, c'était plutôt faiblard. Alors, j'ai sorti mon ... Le Bossé ! les contrats ! La circulaire sur les RRE ! Bingo ! La Nièvre est dans un retard plutôt fabuleux côté cycles, informatique.... Et l'Inspectrice serait finalement bigrement intéressée de réaliser le premier RRE de la Nièvre ! Occasion unique : si pas de fermeture de poste, les municipalités pourraient alors s'investir à fond. Et du coup les parents seraient prêts à le soutenir et à s'investir. Le maire y trouve du coup une excuse... d'avoir laissé son école ainsi ! "Nous allons donner à l'école l'ordinateur de la mairie parce que nous le changeons" "Seriez-vous prêt à en acheter un récent pour l'école, après tout cela ne représente que quelques mètres de goudron?" "On pourra voir bien sûr s'il y en a besoin"... Le pôvre! Et voilà que son conseiller se met à parler de transformation des locaux... "Faudra en parler à la réunion du Conseil mercredi!" L'inspectrice :"Là j'aurais des arguments à présenter"... d'autant qu'elle y trouverait son propre intérêt, quant à l'IA (je ne sais pas encore quelle genre de bête c'est) il aurait une raison qui justifierait de pas fermer là... et de fermer ailleurs ! Discussion impromptu après avec les parents. Et l'école pourrait devenir un centre informatique, un lieu de rencontre (dans le village il n'y a aucun commerce, aucun bistrot, seulement un club privé gay ... en face de chez moi !), les lycéens ou collégiens pourraient venir y travailler le soir, il faut qu'on organise un lieu d'accueil pour garder les moins de 3 ans dont les parents travaillent..... Ca part vite quand on pousse un peu ! Rien n'est gagné, que ce soit du côté des instits, des parents, des municipalités, de l'IA. Mais il ne faut pas grand chose pour faire démarrer les choses. En tout cas, dans ce cas, le boulot en amont, les circulaires, rapports, qui ont pu en sortir, ca peut être utile. D'où l'intérêt de les faire connaître. Dernière remarque à propos de l'école : depuis 8 mois que je suis là, il a fallu l'école pour que je rencontre pour la première fois des habitants du village (de type dortoir). Et il y en a qui disent qu'un village sans école peut vivre !!! Demain matin, je retourne... occuper !
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31- AB, le 03/03/00
SJ vient de téléphoner : une association en cours de création avec d'autres écoles : G.E.R.M.E. : Groupement des écoles rurales de montagne et du Comminges. [...]
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46- JP, le 15/03/00
PETITION : *Pas de réponse encore du secrétaire national de la conf paysanne. *Sinon, je contacte ML du SE pour voir s'ils ont bien reçu le texte de la pétition et ce qu'ils en pensent. A propos, le journal du Se a fait passer un petit article sur la journée du 5 organisée par la FNER. Mot correct. Je fais passer au Snuipp, au Se et au Sgen du Lot le texte de la pétition pour les mettre au courant. J'envoie également à quelques personnalités, instits, élus du Lot.
SITUATION du Lot : moins deux postes, alors que la population scolaire augmente. La classe unique de X est rouverte (suite au tribunal administratif). La classe en RPI de Y devrait fermer, sauf évolution. La journée du 16 demain a l'air très suivie. Les syndicats organisent une Ass. générale commune à Cahors avant la manif. Nous y allons avec Isabelle. Je me retrouve en première ligne dans un mouvement pour l'ouverture d'une classe maternelle sur le canton. A et B ont deux écoles qui n'ont pas de problèmes d'effectif. Les enfants de maternelle de A et de plusieurs communes sont concentrés dans l'école maternelle de B (transport en car). A terme, une nouvelle classe ouvrira. Où? à B en agrandissant l'école maternelle existante. Ou à A pour éviter le transport des enfants de la commune? une réunion parents-instits des deux communes a rassemblé une cinquantaine de personnes. L'administration pousse à la création d'un RPI intégral : toutes les maternelles à B (3 classes), toutes les primaires à A (5 classes). Le débat entre les deux communes est intéressant : il tourne autour de la question des classes à plusieurs niveaux, du mélange des âges, du transport, de l'intérêt des petites structures. J'ai défendu l'idée que 3+2 valait mieux que 5 en ce qui concerne le primaire et que l'on avait intérêt à maintenir au maximum les petits dans leur cadre de vie.
Plusieurs remarques :
*l'administration pousse au RPI avec l'idée du toujours plus de concentration. Son objectif est celui de l'école à 5 classes, une par niveau.
*je reconnais que MB et YJ avaient raison en septembre quand ils défendaient l'idée que l'ensemble des classes rurales étaient menacées, pas seulement les classes uniques.
*Même si les plus petites écoles disparaissent (dans le canton ils ont fermé les classes uniques il y a dix ans), il y a toujours des bagarres à mener contre le toujours plus de concentration.
*la démographie du canton permettrait aujourd'hui de faire vivre de nouvelles classes uniques dans le canton. Par exemple, le maire de [...] me disait qu'il avait maintenant 21 gamins d'âge scolaire... J'ai timidement exprimé cette idée. Elle semble utopique à beaucoup.
REFLEXION L'enjeu de la réunion du 5 février, puis de la pétition est bien d'enfoncer notre clou au niveau national. Les bagarres locales sont indispensables, y compris comme dit MT par des chemins juridiques... mais nous perdrons définitivement si nous ne sommes pas capables de peser dans le débat national. Nous savons que nous n'avons pas convaincu et que le rapport Lebossé a peu entamé la gangue des préjugés de la hiérarchie du ministère. BC soulignait que nous avons à recommencer le travail pour convaincre, même si nous rabâchons les mêmes choses depuis des années. J'ai d'autant plus peur que nous passions à la trappe si un mouvement dur pour l'ouverture de postes se fait jour. Que pèseront quelques communes rurales et quelques huluberlus de notre espèce lorsqu'il s'agira pour le ministère de redéployer, fermer des classes uniques pour ouvrir en centre ville par exemple. Ici dans le Lot, on entend à Figeac des instits s'étonner de la réouverture de Molières (13 enfants) alors que trois classes doivent fermer en centre ville... Peser au niveau national... Que la pétition passe dans les journaux régionaux et nationaux, que nous puissions convaincre les syndicats et les associations nationales. Que la FNER se renforce et puisse se faire entendre (colloques? revues?)... J'avoue que le fossé entre ce que nous devons faire et ce que nous sommes me fait peur. Mais bon, on y va!
Amitiés.
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42- RH, le 18/03/00
C'est RH qui vous cause! Bonjour à tous , il semblerait que cela commence à bouger sérieusement dans La Loire , 92% de grévistes Jeudi 16 mars .Au niveau de notre canton la mobilisation est forte : 2 classes vont être supprimées (cette année il semblerait que la classe unique du Crozet ne soit plus remise en cause ) .Mais une école à deux classes va perdre une classe et va devenir classe unique , et une grosse école à 5 classes va en perdre une .Je vous écris car j'ai besoin de votre éclairage.On nous cause de mise en réseau des écoles de notre canton : mais ce concept est très flou dans tous les esprits aussi bien du côté des élus que des instits ou de l'IA : chacun n'y met pas le même sens ! Il y a une grande confusion avec les RPI .
Autre chose , le document pour la mise en place des réseaux d'écoles proposé par l'IA n'en est qu'au stade d'un projet de propositions et voilà que soudain l'IA organise le 8 Mars une réunion avec tous les maires de notre canton pour leur présenter le réseau d'écoles , sans inviter les enseignants du canton (Nous avons beaucoup apprécié ! ) .
Deuxième acte : nous ne savons même pas ce qu'il s'est dit lors de cette réunion et nous ne l'avons appris que par des rumeurs qu'il y aurait des transferts d'enfants entre deux écoles , qu'une collègue récupérerait les enfants d'âge primaire de tel village (elle était d'ailleurs très surprise !) , qu'une autre n'aurait que des maternelles , que les problèmes de transports étaient déjà réglés par le conseil général etc.. (Les élus n'ont retenu que cela éviterait des fermetures de classes pendant 3 ans ) .
Troisième acte : le conseiller général du canton provoque une réunion Mardi 21 Mars entre tous les élus du canton pour avoir leur avis sur la mise en réseau (toujours sans que les enseignants et les représentants des parents du canton y soient invités!) : vont-ils signer un document ? S'engagent-ils déjà dans une logique de réseau ? Est-ce que l'IA tente le forcing et met la pression sur les élus ? Voilà où nous en sommes , nous avons la sérieuse impression que cela va se mettre en place sans la consultation des enseignants ou des parents , pourtant , d'après ce que j'avais pu comprendre c'était avant tout une démarche concertée . J'ai la désagréable impression que des choses vont se signer dans l'urgence afin d'éviter des fermetures ! J'aimerai avoir votre avis .Est-ce que cela est une démarche courante ?Que doit-on exiger ? Est-ce que les enseignants participent à l'élaboration du projet de mise en réseau ? N'avez-vous pas l'impression à la lecture de ce que j'ai écrit que ce truc nous est parachuté par ce cher [I.A.] ?
Autrement au niveau de la Loire , les classes uniques de l'an passé vont être de nouveau sur la sellette et certaines risquent de disparaitre (sauf la mienne ! Étrange , pourtant j'ai le même nombre d'enfants que l'an passé !) Voilà , je trouve la situation actuelle complètement irréelle, il y a une foule d'info contradictoires qui arrivent de tous cotés, et nous on est là sur la touche !
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91- 64- ES, Auvernaux, le 19/03/00
Nous essayons de mettre en place (avec les deux autres instits en classe unique) un réseau entre toutes les classes isolées de notre département, je me sers des écrits de marelle pour monter un dossier de présentation de notre action. J'ai envoyé l'appel à un copain des Pyrénées Atlantiques, en classe unique également, pour qu'il le répercute dans son coin.
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42- PP, le 20/03/00
En réponse à MT, par rapport à la gestion du poste il faudrait connaître la position de l'instit. Cette lettre de l'IA semble vous signifier que de toute façon l'IA fera son travail ! ceci sous couvert de protéger l'emploi de l'instit puisqu'il y a condition (12 élèves) pour le maintien de la classe et de lui accorder le droit de participer au mouvement en le mettant devant (peut-être) le choix à faire en septembre, donc en renvoyant l'instit face au village !! A la place de l'instit, et sauf à être convaincu du nombre d'enfants je me demande quel été je passerais !
Pour ce qui est de l'intercommunalité je pense que l'IA renvoie à la mise en place des CEL au sein des communautés de communes une façon de mettre en présence les municipalités sur le plan financier mais pas forcément dans l'intérêt des usagers donc à des tentatives de voir s'intaller des RPI ou autres réseaux.
C'est vraiment le point gestion du personnel qui pose question quoiqu'il est de son devoir (l'IA) de prévoir les recours de "son" instit ; quant au regroupement et à l'intercommunalité il faut travailler avec les élus voisins c'est une autre paire de manches !
Bon courage
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58- BC, le 21/03/00.
RPI Tronsanges-Germingny : Hier matin (CDEN aujourd'hui), l'Inspectrice demande RDV aux parents (!) pour parler...RRE ! (sur demande ou accord de son IA!) Elle arrive avec... des docs déjà photocopiés (extraits de la circulaire, du rapport Le Bossé, des exemples de chartre de réseaux...). Un maire rigolard "Je vous rends vos extraits Mme l'Inspectrice parce que j'ai déjà étudié le rapport complet!". Et une parente d'élèves : "très intéressant, mais tenez nous vous faisons passer la convention du Morbihan, vous ne l'avez peut-être pas!". On lui a gentiment laissé reprendre la main ! Elle reconnaissait n'avoir jamais travaillé dans des conditions pareilles en reconnaissant tout ce que cela avait de positif. Et bien sûr nous lui avons rappelé que si ce soir il y avait l'annonce d'une suppression, la donne allait beaucoup changer. Une parente d'élève (je suis le seul homme investit directement!) :"Mme l'Inspectrice, jeudi, FR3 vient dans l'école. Si le poste est maintenu, ce sera très positif pour l'Administration. Si le poste est supprimé, nous expliquerons bien sûr comment l'Administration empêche l'innovation et la transformation du milieu rural quand l'initiative vient de la population, nous vous invitons d'ailleurs à venir participer au reportage". Mercredi : breefing pour cadrer le reportage et driver celles qui seront à l'image !
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03- AS, le 21/03/00.
Je me demande si, après le 16 mars, puis le retrait du plan Sautter qui reporte toute la pression sur l'administration de l'Education Nationale, il n'existerait pas une fenêtre pour un "Seattle" de l'E.N. Je monte quelque chose pour les élus de mon canton pour inciter les parlementaires à bouger maintenant. Pourquoi pas en arriver à une proposition de loi définissant de nouvelles règles, plus en rapport avec la réalité humaine des zones fragiles, au niveau de la carte scolaire, par une refonte des règles du jeu au sein de celle-ci? Je vous tiens au courant quant à l'évolution du dossier.
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31- DB le 23/03/00
Pas mal d'écoles avaient été touchées chez nous dans la carte scolaire. Quleques cas viennent d'être miraculeusement "sauvés" sur décision unilatérale et non argumentée de l'I.A.. En fait, il s'agit probablement du résultat de la pression du Président du Conseil Général et du Député local qui commencent à s'affoler des effets dévastateurs que cela allait produire.
Demain, école occupée à Labarthe-de-Rivière. TF1 doit venir.
Bon, on vous racontera tout avec un peu plus de détails plus tard. Pour l'instant, on se bouge.
A + et bon courage.
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53- OB, le 24/03/00
Je me suis permis de diffuser l'appel et votre proposition d'inscription à d'autres écoles locales partageant les mêmes préoccupations . Amicalement.
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31- DB, le 30/03/00
Donc, la Haute-Garonne, ce n'est pas que Toulouse. Il y a aussi une importante zone rurale et de montagne.
Cette année, la carte scolaire et les méthodes de l'IA ont eu pour conséquence de faire déborder le vase. Tant mieux dans un sens parce que ça nous a secoué. Du coup, on s'organise. C'est du boulot, mais ça marche à 100 à l'heure. Je ne sais pas si on tiendra comme ça longtemps, mais en tous cas, on y va. On n'a pas trop le temps de s'étendre pour l'instant, mais on vous propose en tous cas de consulter le site qu'on vient de créer.
http://perso.libertysurf.fr/germe
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31- AB, le 30/03/00
Suite à l'article de Villages, coup de tél de la présidente asso de parents, classe unique de 18 élèves près de Toulouse, sans menace de fermeture, souhaite réunir des infos sur le coût, la qualité des petites écoles...
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42- RH, le 30/03/00
Bonsoir à tous , je reviens d'une réunion syndicale , l'IA a enfin annoncé les résultats de la carte scolaire (On est le 30 Mars ! Faut le faire les liasses pour le mouvement sont déjà dans les écoles, donc cela augure que plus aucune négociation ne sera possible sur le maintien de classes supprimées! [...]) Donc le couperet est tombé cette année encore sur 4 classes uniques , je ne fais plus partie du lot de fermetures , pourtant avec un nombre d'enfants identique ! Étrange non? Pour en revenir aux classes uniques supprimées : Saint Priest La Roche avec 14 enfants , Pinay avec 16 enfants , Neaux avec 12 enfants ou 16 , Maizilly avec 14 enfants et moi avec 17 enfants j'ai eu la bonne surprise que seulement 11 étaient comptabilisés : [...] ne comptent pas les maternelles de sections enfantines ! Donc quand ces enfants là sont dans une école maternelle ils comptent , s'ils remontent dans la classe unique : ils ne comptent plus ! J'ai rencontré des parents d'élèves de Maizilly et de St Priest complètement désarmés, mais remontés à bloc , ils occupent leur école sans séquestrer la collègue ni sans entraver le travail pédagogique : l'IEN du coin dit que les classes uniques il n'y a rien de pire. [...] Donc je vais leur filer les divers rapports que j'ai : Lebossé , Mingat par contre je n'ai pas celui de Françoise Oeuvrard. Je leur ai parlé de la possibilité de saisir le tribunal administratif en s'appuyant sur le décret que MT avait trouvé , est-ce toujours valable ce décret ? Où est-ce que l'administration a réouvert la classe unique ? Je n'ai plus ce fameux décret , est-il sur le site de Marelle? Est-ce fiable de s'appuyer sur ce décret?Que puis-je leur conseiller ? Bon voilà les dernières nouvelles du coin , nous notre prise de tête sur le réseau commence , les collègues sont motivés et les élus le sembleraient aussi . Il y a un autre projet de mise en réseau sur un autre canton, les parents sont arrivés avec les enseignants à une réunion avec l'IEN avec un projet de réseau bien ficelé : l'IEN n'a pas du tout apprécié d'être mis devant le fait accompli !
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58- BC, le 31/03/00
Je vous avais fait part il y a quelques temps de l'utilisation des circulaires de Ségolène pour contrer une fermeture dans un RPI. Et bien ça marche ! Et en même temps cela a créé une telle dynamique autour de l'école, que toute la population des 2 villages se trouve devenir le principal moteur du ... futur RRE et qu'enseignants, IEN et IA martèlent depuis 2 jours le même message : D'accord on vous a laissé le poste, mais restez à votre place ! Les parents sont tellement chauffés qu'ils veulent rencontrer d'autres parents et m'ont demandé de les mettre en contact avec les flibustiers du réseau de la Vienne qu'ils veulent aller voir ! Et pour corser le tout, ils veulent organiser un colloque sauvage de parents (style Le Vigeant), sur les bords de la Loire (au passage, la Loire ici c'est vraiment un fleuve sauvage!). Dès qu'ils auront créé leur assoc, ils rejoindront la FNER. On ne saura jamais combien les MAUGER ou ALLEGRE ont été les bienfaiteurs de l'Education.

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42- RH, le 01/04/2000.
Nous au Crozet, nous ne sommes pas menacés de fermeture cette année , j'ai le même nombre d'enfants que l'an passe , mais cette annee on ne nous ferme pas , étrange! Par contre 4 classes uniques dans le coin vont fermer malgré un nombre d'enfants suffisant. L'I.A. fait deux poids deux mesures. Mon maire s'étonne aussi de cette attitude .Mais enfin quelques explications commencent à poindre : mon maire participe depuis juin 99 à une réflexion départementale sur les RRE avec l'IA ; nous au niveau du canton nous sommes engages dans un processus de RRE , donc je pense que tout cela fait que nous existerons l'an prochain.
Les communes pour lesquelles aucune réflexion n'est engagée hé bien leurs écoles sautent , du coup j'ai rencontré des parents complètement désarmés qui ne comprennent pas pourquoi eux on les ferme et pas nous !
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37- AB, le 01/04/2000
Dans tous les départements, à effectifs équivalents des classes sont menacées, fermées et d'autres pas. En Indre-et-Loire, des écoles où les enseignants, élus, parents ont déjà fait parlé d'eux ne sont pas menacées à 15-16 par classe en R.P.I., alors que d'autres le sont à plus de 20 par classe.Le seuil n'est qu'un argument officiel pour mener la discussion, l'argument du nombre d'enfants ou de la démographie de la commune ne tient pas quand on compare les communes entre elles.L'inégalité est donc dans le traitement qui est fait des uns et des autres, mais aussi(pour les parents par ex) entre être dans un endroit où quelques personnes ont un avis sur le type de structure et le font entendre, ou être dans un endroit où on ne met rien en valeur.
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86- PG, le 03/04/2000
Je fais parvenir d'ici 2-3 jours une petite centaine de signatures récoltées sur Moussac et alentours. Des parents d'enfants, des anciens élèves, des néo-ruraux, bref [...] du tout venant légitime.
Il n'y a pas de menace à Moussac : 21 enfants cette année, 22 prévus et beaucoup d'efforts de tous pour continuer l'aventure.
A noter : un article sur Moussac à paraître dans le journal de l'Observatoire des Télécommunications dans la Ville, journal adressé à toutes les mairies de France.
... Je vais tâcher de réunir le dossier complexe de tout ce qui se passe dans et autour de l'école, et par rapport au RER Vienne/Gartempe et la convention Ségolène.
PS : l'ANDRA veut nous implanter un Labo-future-poubelle-nucléaire dans le canton : on s'organise rapidos avec un court délai de 3 mois pour les éjecter. Le problème c'est que c'est le "département" de la Vienne qui a réclamé cette saloperie... Donc, pression maximale sur les élus... Peut-être on vous demandera un coup de main un de ces quatre.
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86- YJ, le 04/04/2000
S'il y a 300 signatures, je crois que l'on peut envisager d'adresser un courrier à LANG pour demander un entretien sur l'école rurale et adresser la liste avec un courrier à la presse nationale. Je peux préparer une lettre d'accompagnement pour demander un RDV.
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46- JP, le 05/04/2000
Ai reçu entre autres signatures celle, officielle, de la Confédération Paysanne du Lot.
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42- RH, le 05/04/2000.
-Les classes uniques de Maizilly , Pinay , Saint Priest La Roche sont occupées par les parents d'élèves .Les parents d'élèves de St Priest ont commencé l'occupation de l'école hier soir .
-Les parents d'élèves occupent aussi l'école de Saint Priest la Prugne , AS vous en êtes où là haut sur le plateau ?
-Au niveau de notre canton , hier soir nous avons eu une réunion avec tous les parents d'élèves du canton , quelques instits (Deux classes ferment sur notre canton ) , nous avons décidé de notre participation à la manif du Samedi 8 Avril à Roanne ainsi que d'un blocage de la RN7 à St Martin d'Estréaux le Vendredi 14 Avril à partir de 17 h . Nous avons parlé mise en réseau de nos écoles et cela a suscité de nombreuses questions de la part des parents car tout et n'importe quoi circule en ce moment ...
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75- MB, le 05/04/2000.
Entre autres signatures, celle du secrétaire général du SE-FEN.
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71-04- MB, le 13/04/2000
J'ai reçu ce matin l'appel signé par une quarantaine de DDEN de Saône-et-Loire.
Reçu aussi ce message :
" Je [...] suis enseignant technique [...]. Je m'occupe également de la Fédération départementale des foyers ruraux des Alpes de haute Provence dont je suis le président. J'ai bien récupéré votre pétition, j'ai mis l'information sur notre site régional
urfr.paca@cyber-village.org
De mon côté je la diffuse sur mon réseau départemental par courrier.
Le développement rural est notre raison d'être et passe sûrement par le maintien des petites écoles. [Je m'occupe d'] un village de 90 hab où nous avons fait rouvrir une école il y à 4 ans. 17 élèves maintenant, et une augmentation de la population."
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42- RH, le 15/04/2000
*Réunion le Mardi 11 avril à l'école de La Pacaudière , réunion dans laquelle j'ai essayé d'expliquer ce qu'étaient les réseaux d'écoles rurales seulement entre collègues pour l'instant .On en reprogrammera une avec le collège , les parents d'élèves au mois de juin . On a pas mal déblayé le sujet mais la grosse interrogation est que se passera-t-il au bout des trois années du réseau ?
Dans quel engrenage nous sommes en train de mettre le doigt ? S'il y en a des qui ont des réponses je suis preneur .
*Manif le 8 avril à Roanne , beaucoup de monde , les petites écoles rurales étaient bien représentées pour une fois il y a une forte mobilisation des enseignants , des parents de notre canton , les élus sont très discrets à mon goût surtout ceux de gauche .Je remarque aussi que l'an passe nous étions fermes et que nous étions bien seuls dans les rues de Roanne , enfin les temps changent heureusement !
*Hier soir opération barrage filtrant à Saint Martin d'Estreaux sur la Nationale 7, 500 personnes en gros .Nous avons bloqué la circulation pendant 2 heures : résultat deux énormes bouchons de 5 kilomètres dans les deux sens ! Étaient présents les élus enfin , le conseiller général du canton , des représentants de la Confédération paysanne, des représentants d'ATAC , beaucoup d'agriculteurs , et beaucoup de parents d'élèves avec des banderoles très sympathiques du genre " Non à l'éducation en batterie ,vive les petites structures scolaires " .Les commerçants aussi s'étaient associés au mouvement .Nous avons rencontré beaucoup de soutien parmi les victimes des bouchons .Bon je ne sais pas si cela va influencer Monsieur l'Inspecteur d'Académie mais je crains fort quand même que les carottes soient plus que cuites .
Mais je crois que les gens prennent conscience qu'en fait c'est un problème global du monde rural que nous sommes en train de mettre à jour que ce n'est pas qu'une affaire d'école ou de classe qui ferment .J'ai rencontré une personne qui connaît très bien José Bové , qui est en contact souvent avec lui , voulez-vous que je lui fasse passer la pétition par son intermédiaire ?
*J'ai réuni pas mal de signatures de l'appel de la FNER ... , la pétition circule de partout [...]
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41- MB, le 24/04/2000
Voilà précisément où on en est, en ce qui concerne l'appel pour le maintien des petites écoles de proximité :
Depuis un mois 1/2 que l'appel a été lancé, à ce jour plus de 600 personnes le soutiennent (615 exactement), parmi lesquelles des responsables syndicaux, des députés, des Conseillers Généraux... [...] S'y ajoutent beaucoup de parents, d'enseignants, d'élus, d'amis de l'école (des éducateurs, des DDEN, des membres d'associations et de syndicats...) répartis dans de nombreux départements :
Ain : 9 ; Aisne : 1 ; Allier : 43 ; Ardèche : 2 ; Aube : 23 ; Charente-Maritime : 1 ; Cher : 2 ; Dordogne : 3 ; Doubs : 2 ; Eure : 34 ;
Haute-Garonne : 4 ; Gers : 1 ; Indre-et-Loire : 5 ; Isère : 21 ; Loir-et-Cher : 7 ; Loire : 71 ; Lot : 27 ; Maine-et-Loire : 2 ; Meuse : 9 ;
Morbihan : 88 ; Nord : 7 ; Pas-de-Calais : 1 ; Puy-de-Dôme : 21 ; Rhône : 2 ; Saône-et-Loire : 37 ; Paris : 15 ; Seine-Maritime : 1 ; Deux-Sèvres : 3 ; Vienne : 81 ; Essonne : 89 ; Hauts-de-Seine : 2 ; Val-de-Marne : 1.
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91- JB, le 25/04/2000
Eh oui, ce soir, on avait invité tous les enseignants (CU et RPI) à une réunion d'info pour faire connaissance, faire le tour des problèmes, faire connaître la FNER , parler de l'appel etc... la collègue qui accueillait avait disposé ses tables en arc de cercle ... mais en dehors de nous (les 3 CU) il n'y avait qu'une personne supplémentaire!!!! bref le bide total!!! ça ne nous empêche pas de vous soutenir... difficile de motiver les gens quand les problèmes ne sont pas à leurs portes!
(message pour encourager ceux qui font des réunions à plus que 4 !)
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25- JCL, le 25/04/2000
Une quinzaine de pétitions circulent actuellement dans le Doubs. C'étaient les vacances. J'attends maintenant les retours.
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10- MT, le 26/04/2000
L'instit [de Sommeval] aurait reçu une lettre avec AR l'informant de la suppression du poste . Elle devrait m'en donner connaissance. Sinon aucune réponse à mes courriers avec AR tant à la Pref pour demander le PV des dernières réunions de la commission d'organisation des services
publics qu'à l'IA pour qu'il me dise clairement s'il y a retrait d'emploi à Sommeval.
Parallèlement à ces demandes, le conseil municipal a demandé d'attaquer la décision au TA, ce qui est fait depuis le 18 avril dernier; selon les conseils de l'avocat, même si la décision de retrait d'emploi n'a pas été explicite à l'issue du CDEN. Nous nous basons sur la première lettre d'information de décembre indiquant qu'il proposait (l'IA) un retrait d'emploi. Ce dernier va encore dire, comme il me l'a déjà fait: "Si les habitants de Sommeval sont assez bêtes pour laisser leur maire dilapider leur argent en ayant recours à un avocat, c¹est leur problème. "
Nous soupçonnons l'administration de faire trainer les réponses afin de nous amener au délai de forclusion. Au cas où le poste ne serait pas fermé - ce qui m'étonnerait - il sera toujours temps de retirer la saisine. Par ailleurs, je continue de faire signer les pétitions en faveur de l'école à CU.
Enfin, j'ai l'intention d'alerter YG, sénateur, sur la procédure de gestion de la carte scolaire qui ne fait l'objet d'aucune publication officielle. Je souhaite donc qu'il pose une question écrite au ministre. En effet, il est assez curieux que pour une modeste modification de plan d'occupation des sols ou la vente d'un morceau de chemin rural, une enquête publique soit nécessaire et donne lieu à une insertion officielle dans la presse alors que pour les créations ou suppressions de postes d'enseignants, cela reste à la discrétion d'un IA. Aucune publication d'arrêté, aucune insertion dans une publication officielle, rien; la chape de plomb totale pour des décisions qui relèvent plus de la technique de la lettre de cachet que de la concertation pourtant prévue et si souvent chantée par ceux-là même qui, bien sûr, ne la pratiquent pas.
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41- MB, le 28/04/2000
Le SNUIPP-41 soutien notre appel et en a inséré le texte intégral dans son bulletin départemental.

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25- JCL, le 03/05/2000
Réunion hier de la commission d'harmonisation pour l'entrée en 6ème au collège.
Madame notre IEN attaque bille en tête: "Il faut absolument développer le réseau existant autour du collège. Ce que vous faites depuis 6 ans a retenu toute l'attention de l'Inspection académique. Cette liaison écoles-collège me paraît propice au développement de l'apprentissage des langues vivantes au CM."
Moi: "Ne pourrait-on pas être plus ambitieux et mettre en place un véritable Réseau Rural d'Education?"
Elle: "Quésaco?" (j'interprète!)
Résultat: Elle a photocopié le document de la Desco dont elle ignorait l'existence et nous avons discuté pendant plus d'une heure de la mise en place sur le secteur d'un RRE. Nous nous retrouvons (les enseignants du secteur, l'IEN et le principal du collège) le 18 mai pour poser la première pierre. Je vous tiendrai au courant.
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54- AF, le 05/05/2000
Les membres du conseil municipal d'un petit village de Meurthe et Moselle près de Toul- Nancy, ont signé hier au soir la pétition et ont pris une délibération pour la soutenir. La pétition circule dans le 54.
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39- JCL, le 06/05/2000
Appel téléphonique du maire de [...] (600 habitants - banlieue de Lons-le-Saunier - 39). L'I.A. du Jura vient de fermer la dernière classe (maternelle) de la commune (une douzaine d'élèves). Arguments de l'I.A.: " Ce n'est pas un problème d'effectif. Avec 20 élèves, je fermais de toute façon car vous ne représentez pas l'école du XXIème siècle." (sic!). A l'unanimité des membres du Conseil municipal et des parents d'élèves, il a été décidé d'ouvrir à la prochaine rentrée une école "privée" avec fonds municipaux.
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39- JP, le 06/05/2000
Je viens d'avoir aussi le maire de Montaigu. Ce qu'il entreprend est assez nouveau, n'est-il pas : le conseil municipal vote le maintien de la classe maternelle, met une petite annonce pour trouver un enseignant... comme le dit JCL, il s'agit d'une démarche pour l'ouverture d'une école privée communale... (voir débat
l'Etat et l'école)
Affaire donc à suivre. [...]
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41- MB, le 08/05/2000
L'ADPER-41 envisage pour l'année scolaire prochaine, quelque chose d'intéressant : une journée "rencontres écoles rurales/écoles urbaines" en partenariat avec le SNUIPP-41, et qui réunirait sur un jour de classe des instits des campagnes ET des instits des villes, mais aussi si possible des parents et des élus. En toile de fond : ce que les uns peuvent apporter aux autres et réciproquement, sur quelques aspects comme : l'hétérogénéité dans la classe, les rapports entre les partenaires de l'école, etc.
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31- DB, le 09/05/2000
Pour ce qui est de la Haute-Garonne, je n'ai pas reçu pour l'instant de signatures directement, malgré que j'aie contacté par courrier l'ensemble des 23 classes uniques du département.
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08- D.K., le 13/05/2000
Dans notre département (08), quelques écoles en milieu rural ont pu éviter momentanément la fermeture grâce à la mise en place par les municipalités de l'outil informatique. Malheureusement depuis un an ou deux, cette raison n'est plus suffisante.
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42- PP, le 15/05/2000
Pour tous : je viens d'assister à la réunion d'harmonisation cm2-6ème avec effet d'annonce de la part de l'IEN de la fermeture de Chalmazel, "annexe" du collège de Boën (15 km de routes de montagne, action élus-parents sur la carte au printemps 1999, maintien du collège obtenu mais suppression de la classe de 5ème à la rentrée 1999, restait une 6ème à 13 élèves) enjoignant les instits de CM2 concernées (17 élèves environ) de "diriger" les CM2 vers les "vrais collèges de secteurs" de Boën et de Montbrison (40 mn de transport scolaire).
A considérer l'argent du contribuable, la faiblesse des effectifs, le peu de projets initiés par les profs qui s'y déplacent, les heures de déplacement pour ceux-ci et qui manquent donc au collège de Boën, ...y nous f'rait tous baisser la tête pour cause de déshabillage du Paul pour embrailler le Pierre !
Mais quand vous saurez, qu'au dernier CDEN (03/05/2000) interpellé par la FCPE sur cette éventuelle fermeture l'IA 42 a répondu que si les parents de la montagne persistaient à vouloir inscrire leurs enfants à Chalmazel "on" ne pouvait pas s'y opposer ! vous imaginerez (mais si) la tête que j'ai pu faire en regardant alternativement la présidente 42 de la FCPE, l'IEN et le proviseur de la cité scolaire de Boën qui voyait ses heures d'enseignements récupérées partir en randonnées si les parents persistaient dans cette idée.
D'après l'IEN, les instits ne doivent pas s'immiscer dans cette histoire J'ai répondu que nous pouvions tout de même donner l'information aux familles et qu'elles jugeraient dans l'intérêt de leurs enfants puisque à cette réunion les infos étaient contradictoires et que la hiérarchie se gardait bien d'informer qui que se soit (élus, parents, instits...) Bon, je vous accorde raisonnablement que ce serait trop beau de permettre à 17 élèves de se consolider( c'est comme ça qu'il s'appelle le cycle) au pied des pistes, avec plein d'espace et un embryon de réseau d'école autour d'autant plus que les profs qui montent enseigner ne semblent pas pourvus de projets ! Non, ce qui me semble plus retors c'est "l'oubli" d'information voire l'absence d'information ..." parce que vous ne l'avez pas demandé"
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78- AG, le 18/05/2000
Chez nous, on crée une 3ème classe à la Rentrée de septembre 2000 (53 élèves de la MS au CM2).
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86- MB, le 22/05/2000
Le SNUIPP de la Vienne soutient et diffuse notre appel, comme en témoigne le message suivant que je viens de recevoir : « Ci-dessous l'appel de la FNER que le SNUipp relaie dans la Vienne. Il nous semble important que les partenaires de l'école - enseignants, parents, élus,... - et  la population dans son ensemble se saisissent de la question de l'école rurale, qui redevient d'actualité,... pour récupérer des postes bien entendu ! ... D'autre part, à la suite de son congrès des 3 et 4 mai dernier, le SNUipp 86 organisera dans les prochains mois une initiative dans le Sud-Vienne sur l'école rurale. Si cela vous intéresse, contactez-nous. »
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15- PB, le 23/05/2000
Quelques signatures vont parvenir du Cantal. La pétition est parue dans le dernier numéro de l'Ecole Emancipée.
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78- AG, le 25/05/2000
1. Notre école accueille les enfants de la moyenne section de maternelle au CM 2.
2. Cette année, nous avons fonctionné avec deux classes à 3 ou 4 cours avoisinant les 30 suivant les périodes de la journée (échange d'élèves entre classes). L'A.T.S.E.M. n'est là que l'après-midi. La création de la troisième classe pour septembre 2000 a eu lieu parce que nous aurons à la rentrée 53 élèves dont une enfant de moyenne section nécessitant une surveillance particulière à cause d'un handicap léger. Si l'on se réfère à la grille NODER (normes de création et de suppression) des Yvelines, cette création n'était possible qu'à 55 élèves (moyenne supérieure à 27 pour créer).
3. Je ne connais pas de cas d'école sauvée par un projet T.I.C.E.
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54- MW, le 25/05/2000
Au congrès d'étude du SNUipp, j'ai fait photocopier la pétition et tous les congressistes sont repartis avec. Elle a eu un super bon accueil.
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31- GS, le 27/05/2000
[Pour notre association, le GERME,] nous avons reçu par courrier le soutien moral et les encouragements de Jack Lang. Dans un proche avenir, nous allons essayer de mettre en place un réseau rural d'éducation en s'appuyant sur la brochure du ministère " un guide pour l'action" daté de décembre 1999.

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78- AG, le 04/06/00
Notre école accueille les enfants de la moyenne section de maternelle au CM 2. Cette année, nous avons fonctionné avec deux classes à 3 ou 4 cours avoisinant les 30 suivant les périodes de la journée (échange d'élèves entre classes). L'AT.S.E.M. n'est là que l'après-midi. La création de la troisième classe pour septembre 2000 a eu lieu parce que nous aurons à la rentrée 53 élèves dont une enfant de moyenne section nécessitant une surveillance particulière à cause d'un handicap léger.
Si l'on se réfère à la grille NODER (normes de création et de suppression) des Yvelines, cette création n'était possible qu'à 55 élèves (moyenne supérieure à 27 pour créer).
Je ne connais pas de cas d'école sauvée par un projet T.I.C.E.
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86- EB, le 20/06/00
Depuis un trentaine d'années, j'exerce en milieu rural. Je pense qu'il faut préserver ce tissu. D'abord parce qu'il est inclus dans un milieu de vie correspondant à celui des élèves. N'est-il pas aussi respectable que le milieu citadin ? Pourquoi déraciner des enfants pour les cultiver ? D'autre part, il correspond à un tissu très restreint où les contacts restent encore très proches. Par contre, je crois qu'il faut faire évoluer les écoles rurales en leur permettant plus de sorties et donc plus de finances !
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91- ..., le 22/06/00
Nous sommes une école rurale menacée à Courances (91 à côté de Milly la forêt). Nous avons deux classes : les petits (MS, GS, Cp et Ce1) et les grands (Ce2, Cm1, Cm2) .
Nous avons à subir les pressions de tous (inspection demandant une atsem chez les petits, mairie la refusant....), les baisses d'effectifs (dûes à un non renouvellement de population)......
Nous vous soutenons donc dans votre action pour le maintien des petites écoles de proximité (même en Essonne où la densité d'écoles est importante).

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54- PA, le 04/07/00
La Charte pour l'Ecole du 21ème siècle prévoit :" Face à des injustices sociales, l'idéal d'égalité des chances reste d'actualité"
Les enfants de l'école de Cléry le Grand qui appartient à notre RPI n'auront pas d'enseignant nommé à la rentrée.
Personne n'a demandé le poste au mouvement début juin ; lors de la nomination des PE2 du 30 juin, 20 postes ne sont pas pourvus dont celui-ci.
A la rentrée les enfants de cette classe seront pris en charge par un titulaire mobile qui ne se sentira guère impliqué dans un projet commun. Si tout va bien vers le 15 septembre ou même pour le 1er octobre "ON" (qui est ON ?) recrutera un candidat qui a échoué à l'entrée à l'IUFM mais qui est inscrit sur la liste supplémentaire. Ce candidat "exercera pendant un an avant d'aller en formation". Notre institution va donc très sereinement installer un jeune devant une classe sans AUCUNE formation. Mieux, ce collègue devra résoudre un mois après la rentrée, son problème de logement, prendre connaissance des projets du RPI, de l'administration d'une école,des méthodes pédagogiques, etc ....
On voudrait saborder le bateau qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Cette situation me paraît éminemment scandaleuse. Il faut dire qu'après un coup pareil il ne sera guère difficile de convaincre les parents d'envoyer les enfants dans une école de canton toute neuve qu'on projette de construire.
Notre RPI ,composé des seuls villages, qui conservent encore une école dans le canton ,sera bien vite dissous pour le "bien de tous". On gagnera quelques postes, les enfants pourront manger à la cantine et surtout on élargira le collectif qui financera le fonctionnement de l'école neuve.
Ce mode de recrutement d'enseignants "sans aucune formation" existe -t-il dans d'autres départements? LE DEFICIT DE POSTES PAR RAPPORT AUX CLASSES EXISTANTES ETAIT PREVU dès le début de juin. Comment une administration peut-elle se tromper à ce point sinon volontairement.
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46- JP, le 05/07/00
Constat similaire ici...
Douze postes non pourvus ici, quasiment tous classes uniques ou classe de RPI... les instits ne les demandent pas.
Seront nommés des professeurs d'école sortant qui pour la plupart ne pensent qu'à repartir... notamment sur Toulouse. Ca me rend très pessimiste sur leur avenir. D'où l'idée que j'ai esquissée, mais pas encore vraiment réfléchie, d'un plan national de formation, et d'appel au volontariat (un peu comme ça a été fait pour les ZEP) pour les petites écoles. On en avait déjà un peu parlé à la FNER... Est-ce qu'il faut la reprendre?
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42- RH, le 09/07/00
La dernière du canton : une classe unique va être libre à la rentrée, la collègue s'en va pour la ville .Un jeune collègue débutant , sortant de l'IUFM a été nommé d'office , sans avoir choisi le poste et a passé une journée avec la collègue qu'il va donc remplacer à la rentrée . Il a pleuré quasiment toute la journée , en disant qu'il était de St Etienne , que sa vie était là bas , qu'il était incapable de faire une classe à 5 niveaux , qu'il n'avait jamais fait de CP , que les CM2 il ne se sentait pas non plus , qu'il avait l'intention de faire une réunion de début de rentrée et d'expliquer aux parents que si leurs enfants de CP ne savaient pas lire à la fin de l'année ça ne serait pas de sa faute ! Après il est allé voir ma femme, vu qu'il est dans le même RPI , ma femme lui a expliqué qu'il y avait des réunions de conseils de cycle , lui a parlé de mise en réseau etc... Il ne veut participer à aucune réunion les mercredis car il rentrera tous les mardis soirs à St Étienne! Ensuite il a téléphoné au Maire de sa commune d'affectation et rebelote il a repleuré au téléphone ! Il va redemander un examen de son affectation en Septembre : en un sens il vaut mieux car s'il bouzille des enfants et une école : merci pour l'image de marque du monde rural ! Bon faut-il en rire ou en pleurer nous aussi? Je crois qu'il y a un sacré gros problème dans la formation en IUFM surtout par rapport au monde rural et par rapport à la gestion de l'hétérogénéité : il est urgent oui que nous mettions en place ce groupe de travail auprès de l'INRP ! Ce que je raconte là n'est malheureusement pas un cas isolé , une collègue d'un village voisin a aussi du remonter le moral à une PE sortante qui n'avait plus assez de Kleenex ! Zut , on a tous débuté nous aussi , on a tous été nommé loin de chez papa et maman! Ils démarrent avec un drôle d'état d'esprit , ou alors on leur fout carrément la trouille du rural ! Enfin on vit une époque formidable !
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46- JP, le 09/07/00
Rampoux (Lot) retrouve sa classe. Cette classe de RPI (Rampoux, Lavercantière, Thédirac) avait été fermée à la rentrée de septembre, malgré des effectifs prometteurs. Suite à la mobilisation des élus, des parents, le maire de Lavercantière déposait un recours au Tribunal administratif de Toulouse. Le jugement signale : "La décision de l'administration n'a pas pris en compte l'évolution de l'effectif des élèves qui a connu un accroissement important; dans ces conditions, l'Inspecteur d'académie a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation; par suite la commune est fondée à en demander l'annulation. " C'est la deuxième victoire par la voie judiciaire dans le Lot. Il y a de la jurisprudence dans l'air. [...]
Le RPI était organisé ainsi :
-cycle 1 à Lavercantière
-grande section et Cp à Montgesty
-Ce1 et 2 à Rampoux
-Cm1et 2 à Thédirac
L'effectif total était de 46 à la rentrée 98... effectif en baisse provisoire puisque une politique d'habitat conduite sur les communes du RPI laissait entrevoir une hausse sensible des effectifs. A la rentrée 99, la hausse était de 15 élèves. Malgré cette hausse l'administration décidait la fermeture d'après les chiffres 98. Quand le maire de Rampoux m'a écrit en début d'année, l'effectif était de 64.
Le tribunal a donc sanctionné le fait que l'administration n'avait pas tenu compte des prévisions d'effectifs... L'argument qu'elle avançait et qu'elle avance souvent en cas de RPI, c'est de considérer l'ensemble du RPI comme une école et donc d'appliquer mathématiquement la grille départementale à cet ensemble.
Pour revenir à la discussion esquissée sur RPI et classe unique... en l'occurence, ce RPI avait permis de sauver les écoles; les classes uniques n'auraient pas tenu.Les communes sont toutes petites et peu distantes les unes des autres. Elles ont l'habitude de travailler ensemble et le maintien des écoles a dynamisé la vie du coin (politique du logement, mutualisation des ressources). En l'occurence, je crois qu'ici le RPI a représenté une chance... Comme quoi, je pense qu'il est important de connaître en finesse les situations, d'écouter les acteurs locaux avant de décréter par principe (c'est peut-être un défaut que nous avons tous).
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97- MCA, le 11/07/00
[...] A La Réunion plus de CU sauf au bout de 5 à 6 heures de marche dans le Cirque de Mafate. Ici, même dans les Hauts, comme à Entre-Deux, ce sont des classes à 26-31 dans des écoles de 13 à 20 classes. Le pied intégral ! Et surtout pas de double niveau, terreur des enseignants et des parents qui affirment tous qu'une telle classe est une classe au rabais ! Je préfère donc m'installer dans le spécialisé, dans les CLIS, là où je retrouve un semblant de liberté, de temps, d'espace et d'hétérogénénéité [...].
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15- JP, le 12/07/00
Au Rouget, le maire de la commune de St Martin Valmeroux (Cantal) est venu, avec une conseillère pédagogique, pour parler de son collège qui doit fermer à la rentrée. 44 élèves actuellement, prévision de 55 élèves dans 3 ans. Le problème est, entre autres, que sa fermeture entraînera de très longs transports, pour les élèves. Tous deux ont présenté un projet pour sauver le collège. En faire un "collège pionnier" et le faire entrer dans le cadre du statut pour l'innovation (même démarche que celle proposée par CD pour les classes uniques).
Leur projet est intéressant à plus d'un titre. Puisque l'argument de l'administration est "huit élèves dans une classe ce n'est pas dynamique,", alors ils proposent de faire des classes uniques de collège, en mélangeant âges et niveaux! La discussion qui a suivi fut intéressante :
-Tous les intervenants soutenaient l'initiative... la seule possible pour sauver le collège.
-La plupart pensait qu'il ne fallait pas lancer un appel à des enseignants volontaires comme le proposait la conseillère pédagogique (qui par ailleurs a travaillé au lycée autogéré de St Nazaire) et rester dans le cadre Education Nationale (ce serait éventuellement à l'EN de faire appel au volontariat).
-Certains émettaient des réserves quant au fait d'être obligé d'avoir une démarche qui pouvait marginaliser. Je retiens le mot d'un prof "c'est quand même incroyable que dans l'Education Nationale, on soit obligé de se marginaliser pour innover!"
En tout cas, démarche très intéressante qui nous concerne à plusieurs titres. Débat qui est complètement dans les questions qu'on se pose.
PB devrait faire passer le projet du collège dès qu'il pourra.

2000/2001

45- FS, le 01/09/00
[Nous demandons] la réouverture d'une classe primaire, qui a été fermée pour manque d'effectif en juin. Beaucoup d'inscriptions nouvelles [...] Actuellement nous sommes un groupement scolaire de quatre communes qui sont Chuelles, la Selle en Hermois, St Firmin des bois, Thorailles. Les effectifs actuels sont très hauts surtout pour 2 classes [...]
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76- JBG, les 06 & 07/09/00
Une rapide présentation : j’enseigne en Seine-Maritime, dans le R.P.I. VALMONT-NORD ( Gerponville, Riville, Thérouldeville et Theuville ) 6 classes pour 108 élèves le jour de la rentrée avec un projet de RRE.
Ca y est, la rentrée est faite… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, le Ministre l’a dit, on va enfin apprendre à lire, écrire et compter aux enfants de C.P., c’est un scoop, ça ne s’était jamais fait ! C’est fou ce que ça apporte un changement de ministre. Pour cela, on va donner des moyens aux instits très compétents que possède notre beau pays ! J’en suis témoin : notre blocage s’est transformé en fermeture le jour de la rentrée et ça, sans qu’on ait rien demandé : merci Monsieur le ministre !
Je m’explique : le blocage de l’une des 6 classes de notre R.P.I. était soumis uniquement à la condition d’une mise en Réseau Rural d’Education avec un R.P.I. voisin et 2 écoles également voisines. Les conseils municipaux de notre R.P.I. et de l’une des communes pressenties avaient donné leur accord de principe dès le mois de mai dernier sans toutefois connaître les exigences de l’I.A.. Les autres partenaires ne l’ont fait que la veille de la rentrée attendant désespérément des compléments d’information qui n’ont toujours pas été fournis par l’administration.
Malgré l’envoi de fax à l’I.A. pour annoncer la bonne nouvelle le matin de la rentrée, notre jeune collègue de Theuville s’est retrouvé seul avec 2 classes et 37 élèves. Nous pensions que le blocage n’avait plus lieu d’être puisque les collectivités locales avaient rempli les conditions énoncées par l’I.A.. Nous pensions également que " blocage " signifiait que la classe était maintenue jusqu’à satisfaction des exigences, donc la mise en RRE. Quelle naïveté !
Encore tout faux ! Des parents d’élèves ont donc assuré la garde des enfants de CM2 durant toute la journée de mardi. Tout va donc pour le mieux ! Le problème, c’est que le C.T.P. ne se réunit que vendredi, que les parents n’ont pas très envie de suppléer aux insuffisances de l’Education Nationale et que le collègue n’a pas du tout envie de faire classe à 37 enfants.
Alors, le maire de Thérouldeville, conseiller général, va envoyer une mise en demeure à l’I.A. avec à la clé un possible recours devant le Tribunal Administratif. Ca devient intéressant. Qui a dit qu’on s’ennuyait à la campagne ?
[...]
Comme nous ne sommes pas contents, mais pas contents du tout, nous serons en grève à partir de demain. Nous espérons que le courrier du maire - conseiller général a fait un peu de bruit dans les bureaux de l’I.A. et que l’unité élus, enseignants et parents saura ramener nos supérieurs hiérarchiques à plus de raison lors du CTP de demain.
Le 10/09/00
Bonne nouvelle, après les actions des parents, la grève des enseignants, l'engagement des communes de rentrer dans un  Réseau Rural d'Education et la menace des élus de mettre l'I.A. devant le Tribunal Administratif, notre classe est sauvée.
Maintenant, puisque c'était la condition de la levée du blocage qui s'était bizarrement transformé en fermeture, il nous reste à mettre en place le RRE, le machin dont parlait Marc Thillerot.
C'est vrai que pour l'instant, c'est un peu un sac vide qui a été proposé aux maires. Qui décidera du contenu du sac ? Tiens, je n'ai toujours pas compris pourquoi les enseignants n'avaient pas leur mot à dire dans ce machin-là. Je croyais qu'en écrivant ou en prononçant le mot " Education ", l'I.A. ferait le rapprochement entre le RRE et les enseignants. Peut-être qu'il l'appelle " machin " dans son bureau ? Cela expliquerait tout. A force de nous ignorer, il a complètement oublié à quoi on servait. On devrait peut-être lui rappeler.
Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l'évolution du machin ou du RRE selon la tendance.
Mais enfin, ce qu'il faut retenir, c'est que notre classe est sauvée et que ça nous fait quand même très plaisir ! [...]
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42- AB, le 12/09/00
Une émission de radio sur l'école rurale est prévue mercredi 20 septembre de 18 h15 à 19 sur Radio RCF St Etienne (rediffusion le samedi 23.09 après-midi) Toutes les personnes intéressées (pour intervenir par tél ou autre, assister sur place...) peuvent contacter :
Radio RCF, 22 rue Berthelot, Quartier La Rivière, 42100 St Etienne ; FAX 04 77 59 32 33
J'envoie demain quelques contacts dans la Loire, le Puy de Dôme, le Rhône et l'Ardèche et les coordonnées des membres du bureau de la F.N.E.R. Si vous connaissez des personnes intéressées, contactez la radio.
Cette émission fait suite à la participation de la F.N.E.R. à la Semaine de l'Ecole Emancipée cet été. JP la représentait.
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37- YP, le 29/09/00
Pour ma part, la seule chose qui va bouger, c'est une Inspection entre le 1er et le 15 octobre avec un nouvel inspecteur. [...] Sur la classe unique, tout démarre en ce moment, c'est un peu toutes les mises en places (corres, projets, nouveaux élèves qui ne sont pas habitués à la classe unique...).
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25- JCL, le 30/09/00
Comment s'est passée ma rentrée ? D'abord avec un reporter de "France Bleu Besançon", pour la plus grande joie de mes 18 classunicards. Ensuite avec Mme mon inspectrice venue exercer ses fonctions une semaine après la rentrée [...].
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42- RH, le 14/10/00
1.J'ai participé à l'émission sur RCF à St Étienne , nous étions 4 , un IEN , l'animateur , un parent d'élève d'une école intercommunale dans le Forez : structure à mi chemin entre le RPI et l'école à deux classes , les parents avec les élus ont monté une structure intercommunale éducative qui est gérée sur le plan financier par un délégué de parent d'élèves cela a permis de maintenir les deux classes (c'est à Gumières et Chazelle ). Autrement l'émission a été très orientée par l'animateur sur les classes uniques et sur les petites structures scolaires rurales , il s'appuyait sur l'article paru dans Libé il y a quelques années .Il a fallu ressortir les arguments habituels auprès de l'IEN qui a quand même reconnu que les classes multi-niveaux étaient très favorables aux apprentissages. Bon moi j'ai argumenté évidemment sur les classes uniques par rapport à la citoyenneté , par rapport à l'autonomie , par rapport à l'espace dont les enfants disposaient , parce que j'ai eu droit à "les enfants de classes uniques sont isolés , sont loin des lieux culturels , ne vont pas à la piscine toutes les semaines etc.....' À propos des instits de classes uniques qu'ils étaient isolés , loin de tout , qu'ils changeaient souvent , enfin bref les lieux communs. Puis nous avons abordé les RRE , j'ai rappelé la position de la FNER par rapport aux RRE que c'était une démarche préconisée depuis pas mal de temps par la FNER , j'ai rappelé aussi
qu'il n'était pas souhaitable de défendre quelque chose d'archaïque s'il n'y avait aucune volonté des élus ,des parents . Ensuite nous avons parlé des projets de RRE sur le département , j'ai expliqué où nous en étions sur notre canton par rapport à la mise en réseau , voilà en gros ce qui a été dit .Mais je constate à chaque fois que je m'exprime sur la classe unique du Crozet on m'envoie à la figure "Mais vous de toute façon ce n'est pas pareil , vous êtes un cas à part " Alors c'est très facile pour discuter quand tu es considéré comme un dinosaure! [...]
2.RRE du canton de La Pacaudière .Réunion mercredi dernier avec notre nouvelle IEN qui découvre notre canton et notre structure associative DEGEL . Elle nous a présenté un document qui servira à l'élaboration du RRE , ce n'est qu'un prototype et nous l'avons modifié avec elle .Ce qu'il ressort c'est que l'IA souhaite la mise en place du RRE très rapidement , et quand je dis rapidos c'est déjà pour lui dès le début Septembre 2000! Donc là il faut que l'on avance sérieusement .Des points chagrinent les collègues : doit on obliger les parents à scolariser leurs enfants dans les communes de résidence ?Comment fait-on pour ceux qui sont déjà scolarisés ailleurs ? Cela ne risque-t-il pas de faire les beaux jours des écoles privées ?(Nous en avons une sur le canton ) .Le point délicat aussi par rapport aux élus qui doivent arriver à une entente par rapport aux inscriptions d'enfants d'autres communes du réseau, par rapport aussi aux frais que les communes risquent de se demander ... Notre IEN a demandé aussi un enseignant volontaire pour être le coordonnateur du réseau , on s'est tous regardé bien embêtés! Qui ? Pourquoi faire ?Quelles missions ? Elle nous a dit qu'il aurait une demi-décharge , les collègues ont pensé très fortement à moi , mais le problème si je quitte l'école du Crozet deux jours par semaine des parents enlèveront leurs enfants ! Voilà. Bon moi j'avoue que me taper de la paperasse ça me gonfle sérieux ! L'IEN ne veut pas d'une rotation du coordonnateur tous les ans au moins au début du réseau .Ce qui est rassurant c'est que nous n'avons pas grand chose à faire de plus que ce que nous faisons déjà depuis longtemps , on est dans la logique de réseau depuis 10 ans alors ça va les rubriques à remplir dans le cadre du document de l'IA sont assez claires. Bon mais enfin j'aimerais bien avoir votre avis sur ce que nous sommes en train de faire . [...]
3.L'école du Crozet a été retenue pour participer à une remise de trophées "Les Oscars du Roannais ", un clip vidéo sera tourné dans l'école Jeudi 19 Octobre , il y aura la remise officielle des trophées au grand théâtre de Roanne le 9 Novembre alors je ne sais pas comment et par qui et pourquoi et ni ce que l'on gagne , à part à être connu ! Enfin c'est marrant de mettre en avant une classe unique que l'on voulait fermer il y a deux ans !
4 .La démarche des enfants de faire baptiser l'école " Philippe Monnet " est en passe d'aboutir [...]. Ce qui est sûr maintenant c'est que Philippe Monnet sera présent au Crozet le Samedi 18 Novembre pour baptiser l'école [...] ! Et je compte bien inviter mon IA ! et tous les médias que je pourrai contacter ! [...] ! Alors vous êtes cordialement invités si vous voulez venir nous voir à cette occasion !
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86- PG, le 22/10/00
[...] récemment, une étudiante en PE2 (qui sera nommée sur son premier poste l'année prochaine) s'est vue notifier par écrit du directeur de l'IUFM, sur les renseignements fournis par l'IEN de la circonscription, un refus de faire un stage dans"cette classe [la classe unique de Moussac] au fonctionnement complexe " au prétexte " qu'elle n'y comprendrait rien "!!!
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07- SB, le 26/10/00
[...] Je suis un peu entrain de vivre un exemple ou mon combat pour le maintien des classes rurales a peut-être été une erreur :
- à St Cierge d'abord où j'habite. La classe a été menacée de fermeture mais l'arrivée de nouveaux venus par le biais de logements sociaux a permis son maintien. Résultats une classe au plus de 70% d'enfants sont "à problème", 21 enfants avec comme ATSEM une brave dame CEC sans formation qui n'aime pas vraiment les bambins. Une instit nommée à l'année qui fait ce qu'elle peut. Est-ce vraiment bien ? Et si tous ces enfants étaient répartis dans les écoles environnantes n'auraient-ils pas un meilleur environnement ?
- à l'école où je suis, regroupement pédagogique sur deux communes qui ne peuvent pas se souffrir ni s'entendre sur rien. Par exemple elles vont construire deux stations d'épuration à quelques km d'écart. Elles se battent de longues heures pour la répartition des charges liées à la CEC, elles ne peuvent gérer ni la cantine ni la périsco même si tout le travail est préparé. Au milieu, une association de parents où toutes les réunions ne sont que disputes (ils sont trop peu nombreux pour s'entendre, il faut noter que là aussi, il y a des cas sociaux lourds) et enfin la concurrence de l'école privée. La seule possibilité pour faire évoluer la situation n'est-elle pas d'aller voir un peu plus loin dans l'école un peu plus grosse d'à côté, à quelques km. ?
Je ne pense pas être pessimiste mais bien réaliste sur ces deux cas, ce qui ne donne que plus raison à la FNER : sans la volonté des trois partenaires, aucun projet ne peut tenir la route.

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97- MCA, le 01/11/00
Ici, [...] les élus commencent à se rendre compte que l'augmentation de la violence dans les écoles et collèges réunionnais serait peut être liée au nombre d'élèves par classes (30 à 35) et au nombres d'élèves par établissement (2000 à 3000 élèves). Nous avons des écoles de 23 classes en primaire (la plus grosse de France étant ici à la Ravines des Cabris où on ne rencontre plus aucun cabris sauf au moment des fêtes rituelles malbares.  Mais des marmailles, il y en a partout puisque c'est une valeur sûre et que ça complète largement le RMI. Malheureusement, à l'adolescence, ils coûtent trop cher, donc on s'en débarrasse  plus ou moins ouvertement.
Actuellement en formation CAPSAIS (enfants handicapés) à l'IUFM de St Denis (de la Réunion), je suis en stage (pour mon mémoire) dans une école tellement caricaturale que je me suis crue ...à la Réunion mais comme dans mes rêves d'avant de partir : Une école banale à 19 classes avec les ferrailles rouillées qui dépassent du béton qui s'effrite, des escaliers en ferraille , des balcons qui se fendillent un peu, et le clou: trois classes, le cagibi du directeur et une "BCD" typique logés dans deux cases en tôle prêtées par une mamie dont on aperçoit la case derrière les buissons de bougainvillées. Pas de fenêtres, des volets avec des rideaux un peu cracra qui se balancent au grès des alizés, un néon au centre de chaque "salle", les murs sont recouverts de contre-plaqué pour assourdir le bruit de la pluie et des autres collègues. La commission de sécurité interdit le mettre des élèves dans ces locaux et ce depuis 5 ans, mais ça ne fait rien, on attend... l'effondrement peut-être, l'incendie sûrement, la déprime des enseignants qui elle me semble déjà bien installée. Il faut dire que pour couronner le tout, les Ponts et chaussées  travaillent avec les marteaux-piqueurs devant l'école depuis 5 mois et ce n'est pas fini, que le directeur malgré sa 5ème cure de désintoxication, est saoul à partir de 9h30 du matin et enfin que la commune est sous tutelle depuis 8 ans et n'a plus aucun crédit à filer à ses écoles depuis autant d'années. pas de piscine, pas de classes transplantées, pas d'animations, pas de .... De plus, 19 collègues c'est lourd à gérer surtout avec l'esprit embrumé par le whisky, et comme 12 des collègues sont dans des bâtiments éloignés, on peut dire que le pôle Nord et le Pôle Sud ne se rencontrent qu'  au moment des réunions de concertation. Et au milieu de tout ça, il y a la CLIS (la classe d'intégration scolaire) avec 9 garçons complètement déjantés se confortant les uns les autres dans leurs difficultés, faisant les frais d'une école qui les marginalise alors que si on avait bien voulu réfléchir sur les textes de 89 et mettre en place tout ce qui était contenu , c'est à dire tout ce qui fait la richesse des classes à cours multiples dans les villages de chez vous, on n'aurait pas eu besoin de créer ces nouvelles "classes-poubelle".
Je suis bien bien d'accord avec Sylvette quand elle parle des méfaits de la concentration d'enfants à "problèmes" que ce soit dans une classe unique ou dans une CLIS, mais je préfère terminer ma carrière dans des classes spécialisées à défaut des Cl.U plutôt que dans des classes à un cours à 30 gamins dans des usines pédagogiques où les gens se côtoient et travaillent dans des conditions inacceptables. Entre-parenthèse, les élus locaux ont encore de beaux jours devant eux vue la solidarité entre les Enseignants eux-même (créoles-zoreils) et entre eux et les Parents.
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76- JBG, le 01/11/00
[...] Je vous adresse le
projet de convention de mise en R.R.E. de 25 classes du secteur du collège de Valmont 76. Vous constaterez que nous nous sommes largement inspirés du travail fait par les collègues de la FNER. Nous avons seulement modifié quelques points qui nous semblaient pouvoir être utilisés à notre encontre par l'I.A. : on ne se regroupera pas en RRE mais on constituera le RRE, ceci pour éviter toute tentation de création de R.P.C.. Nous jouons sur les mots, c'est vrai, mais nous avons si souvent constaté ce genre de dérive. Nous avons également supprimé quelques paragraphes qui nous semblaient alourdir le fonctionnement de ce RRE par une centralisation trop importante. Ceci étant dit, le travail de la FNER nous a fait gagner beaucoup de temps. Merci, la FNER !
Je voudrais également revenir sur les regrets de Sylvette et les commentaires de Michel à propos du maintien de l'école rurale. Chacun de nous sait qu'il n'existe pas une école rurale type, mais des écoles rurales très différentes selon le terrain dans lequel elles poussent, c'est comme les betteraves, pour rester rural dans la comparaison. L'école, qu'elle soit rurale ou urbaine présente les avantages que tous ses partenaires veulent bien lui donner. Les écoles ne sont vivantes que si les enseignants, les parents et les élus ont envie qu'elles le soient. Il suffit que l'un des éléments soit défaillant pour compromettre l'équilibre de l'édifice.
Je suis convaincu que le chargé d'école ou le directeur joue un rôle capital dans la vie de l'école. Et si quelquefois, l'école du bourg voisin semble plus dynamique, n'est-ce pas parce que son directeur bénéficie de facilités ( demi-journées de décharge, ZILiens à disposition... ) pour en organiser la vie pédagogique et médiatiser la moindre de ses actions ? Mais ne connaissons-nous pas aussi des écoles de bourg où tout ne va pas si bien, des écoles urbaines où le % d'élèves en difficulté atteint ou dépasse les 70%, où les instits se bouffent le nez, où les élus se désintéressent de l'école, où les parents d'élèves sont destructifs...? Ca rassure !!!
Je crois que bien des choses changeraient si tous les responsables des petites écoles rurales de 1 à 4 classes disposaient d'au moins une demi-journée hebdomadaire de décharge. Tout le monde en profiterait : les directeurs et chargés d'école, les collègues et par conséquent les enfants. N'est-ce pas l'objectif à atteindre ?
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56- ACERP (Acteurs Ecole Rurale Publique, réseau du Roi Morvan), le 06/11/00
[L'ACERP communique un courrier du président de la Communauté de communes, qui met le doigt encore une fois sur les écarts entre les engagements de l'Administration et leur réalisation :]
[...] Le Centre d'Animation Pédagogique n'est pas, à ce jour, soit plus d'un mois après la rentrée, pourvu d'un animateur. Cela génère des dysfonctionnements préjudiciables à la bonne marche générale des réseaux. [...] La diminution d'1/4 temps des moyens en personnel spécialisé par rapport à l'année scolaire écoulée n'est pas satisfaisante. Les besoins dans ce domaine sont de nature à occuper une personne à temps plein. [...] Il semblerait que la décharge dont devaient bénéficier les coordonnateurs de réseaux ne soit pas effective.
 La Communauté de Communes et l'Inspection Académique collaborent depuis plusieurs années en vue de promouvoir un service éducatif de qualité sur les 21 communes des 3 cantons de Gourin, Guémené/Scorff et Le Faouët.
 Les enseignants, les parents d'élèves, les enfants eux-mêmes y sont très attachés. La CCPRM a décidé d'aller plus loin et de mettre en place un Contrat Educatif Local. Le recrutement du coordonnateur est en cours.
 Il serait extrêmement dommage de freiner cette dynamique. [...]
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31- DB, le 05/12/00
Classes uniques bilingues
Notre école (classe unique frontalière avec le Val d'Aran espagnol est particulièrement menacée. La proposition de l'IEN est claire. "Vous acceptez un RPI ou on vous ferme."
Nous avons bien des contre-propositions, mais certains points nous semblent encore peu sûrs. Qui pourrait nous apporter des éléments de réponse ?
- Avez vous connaissance de l'existence de classes uniques bilingues ?
- Existe-t-il quelque part des formules RPI existantes où les élèves seraient répartis entre les écoles non en fonction de leur niveau de cours, mais plutôt par rapport à un choix thématique fait par les familles :
* dans telle école, classe unique ... dans l'autre, classe traditionnelle ...
* ou dans telle école, classe bilingue ... ou dans l'autre, classe traditionnelle ...
* ou encore mieux, dans telle école classe unique bilingue ... ou dans l'autre, classe traditionnelle ? [...]
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46- JP, le 12/12/00
Le mardi 12 décembre, à 20h30, salle des Fêtes de St Simon, RENCONTRE avec YJ, [...] SD, le conseiller général à l'initiative de la réunion, et un IEN [...]. Dans la salle, soixante personnes dont trente élus (presque tous les maires, entre autres), des représentants de parents, des instits...
YJ a fait un tour d'horizon des politiques éducatives en matière de ruralité depuis Mauger... a parlé de son expérience de maire et de la façon dont il avait essayé d'aborder ces questions là dans sa commune, a parlé un peu des réseaux... Il a fini par un petit topo un peu provo, mais sainement provo, sur l'attitude des élus envers l'école...
Débat assez plaisant, animé, avec pas mal d'intervenants, qui a notamment tourné sur ce terrain assez glissant (à mon sens) qu'est le rapport Etat-territoires...
Le principal but de la réunion était pour SD (et aussi pour moi en l'occurence) de faire sortir le nez des invités de leur guidon et de réfléchir un peu plus loin, avant de délibérer sur les propositions de regroupement de l'administration. Là dessus, mission remplie, et merci YJ, car on peut dire en cette rentrée de janvier que beaucoup de chemin a été fait dans le bon sens... Le débat a monté d'un cran, c'est sûr. 
Pour témoin, cette remarque très percutante d'un parent au cours du Comité Local d'Education adressée à un élu qui repartait sur l'intérêt d'un super RPI général... 
"Ecoute X... il n'y a plus que toi dans le canton pour croire que le RPI général est la bonne solution..." 
Et X a boudé tout le reste de la réunion...
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15- PB, le 11/01/01
Ca y est la chasse est ouverte! on nous annonce 40 retraits dans l'académie de Clermont dont 14 pour le Cantal.
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71- CC, le 12/01/01
En 71, département rural, 21 postes encore prévus à la trappe pour cette année. Intersyndicale avant-hier pour envisager actions... à suivre !
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46- JP, le 15/01/01
Je vous donne quelques nouvelles du plan académique de Toulouse...
115 postes attribués :
+ 107 pour la Haute Garonne (Toulouse)
+23 pour le Tarn et Garonne (Montauban)
+8 pour l'Ariège
-2 pour le Tarn
-3 pour le Lot
-3 pour le Gers
-7 pour les Hautes Pyrénées
-8 pour l'Aveyron
C'est vrai on crée des postes globalement, mais on redéploie vers la grande agglomération toulousaine (31, mais aussi 82 et 09 tout proches). On supprime dans des départements ruraux qui sont pourtant le plus souvent en progression démographique (le 46 notamment). La vision du territoire est claire : tout pour les grandes métropoles régionales, à taille européenne,...
Ce qui paraît inadmissible aux autorités c'est le maintien de classes en dessous d'une "moyenne" fixée arbitrairement. Notre IEN par exemple ne supporte pas que nous ayons ici 15 et 16 élèves, alors que certaines classes de ville ont tellement de besoins.
Principe pervers que cette "moyenne" souhaitable qui fait complètement l'impasse sur la question de la ruralité, du maintien du service public dans les campagnes, des atouts de la petite structure. Mais les décideurs raisonnent avec la règle à calculer, des tableaux à double entrée, et leur nouvelle culture du management [...] 
Principe pervers que la moyenne d'élèves par classe utilisée dans les revendications syndicales (pas plus de...) reprise dans l'autre sens par l'administration (pas moins de...), alors qu'on sait très bien que les conditions de vie d'une classe dépendent aussi beaucoup de l'espace disponible, de la pédagogie mise en place, de la dynamique autour de l'école.
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46- JP, le 15/01/01
[Lors de la présentation d'un un CLE (Comité Local d'Education), un IEN rappelle les priorités du Ministre :]
-l'informatique
-les langues vivantes
-les sciences : la main à la pâte
-les BCD (bibliothèque - Centre de documentation)
-l'enseignement artistique
et il rajoute.." pour ce faire le regroupement des enfants pour faciliter l'intervention d'intervenants extérieurs est souhaitable ".
C'est la politique de regroupement à la sauce Lang, après Mauger (1990, le regroupement, pôle moderne), après Pair (1997?)... le même plat nous est resservi avec cette orientation très Lang des intervenants extérieurs... saupoudrage d'activités déconnectées du contexte de la classe, ... projet ponctuels hors toute cohérence éducative, ... zapping scolaire... 
Je dis "c'est très Lang" parce que ce fut sa politique à la culture : activisme tout azimut, démagogie (tout est culturel !), art consommé du paraître, idées simples pour débat journalistique ... [...]
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16- DC, le 18/01/01
Infos sur la classe de Valence:
L'année prochaine, nous avions prévu un "creux" d'effectifs pour notre RPI: cycle2 -> (S Front), cycle 3 -> (Valence).
Il devait y avoir 15 enfants à St Front et 12 à Valence. Mais on restait au-dessus de la "barre".
Je me réjouissais à l'avance d'avoir (enfin!) après 6 ou 7 ans d'effectifs plus que "confortables" (17, 19, 18, 17...) dans ma classe-placard (un peu moins de 39 m2, dont une bonne surface bouffée par les ordis, la doc, etc...), au moins UNE année "cool".
L'horizon rentrée 2002 semblait lointain, je comptais récupérer en 2001-2002 des deux années dernières épuisantes [...] avec moult problèmes de violence, des conflits entre gamines, etc [...]
Là-dessus, paf ! X (CM1) m'annonce qu'ils vont déménager à Jarnac l'été prochain (à 60 km). Le papa y a installé un garage et la mère factrice y fait d'ores et déjà des tournées... Bon.
On savait bien aussi que les parents de Y étaient en conflit depuis un an et demi, et le divorce se profilait à l'horizon. Maintenant, Mme a entamé les procédures. [...]
Quand à la maman de Z, elle a décidé de suivre le même genre de chemin. [...]
Bref, de fil en aiguille, on se dit que finalement une des deux classes va peut-être (probablement) sauter dès septembre 2001.
Pour moi c'est clair : St Front classe unique, je prends : au moins 15 m2 de plus que ma classe, et le logement voisin a déjà été investi et aménagé par la collègue qui avait pris le poste en septembre 99.
Seulement, la décision revient évidemment aux élus... Donc j'ai aussi contacté les collègues d'une commune voisine, pour savoir si un regroupement les intéresse. Je ne veux pas qu'on puisse me reprocher de ne pas avoir exploré toutes les pistes.
St Amant de Bonnieure/St Angeau ont 4 classes de la maternelle au cm2 et sont plutôt en sureffectif : un effectif global prévu de 131 pour 2001.
En faisant la moyenne, on calcule que les 6 classes ne seraient de toutes façons pas conservées. On perdrait quand même une de nos deux classes, résultat : un effectif moyen de 26 gamins/classe sur 5 classes.
En fait je m'en fous. Je ferai là où on me dira de faire. Mais si je dois avoir 26 gamins dans le local de Valence, je me tire, et je fais tit'mob...
A 26 à St Front ça serait plus supportable, mais pas le pied quand même.
Par contre, si on passe "Classe unique" avec un effectif autour de 22, je sais bien qu'il n'y aura **PAS** 22 élèves... (Ça fait trop peur aux familles), mais peut-être 18.....ou 15, voire moins. Avec de l'espace, une CES et une aide-éducatrice (on les a déjà) c'est jouable.
On en parlera en conseil d'école vendredi prochain (le 26) [...]
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31- JA, le 19/01/01
"Un bon tiers de enfants de ma classe (6 sur 17) sont des enfants en souffrance d'une manière ou d'une autre" [écrivait Dominique Couturier].
Je suis dans le même cas (9 sur 23!), [...]
En ce qui concerne les effectifs, on est victimes de notre succès, et je ne sais plus où mettre les livres et les ordi dans une classe si petite, et avec 25 élèves pour l'an prochain... [...]
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?- IT, le 19/01/01
Enseignante dans une école rurale de 3 classes, nous sommes sur la liste des prochaines fermetures . A la rentrée notre effectif sera de 54 élèves mais l' IA semble se baser sur les effectifs des années précédentes. La classe de cycle 3 sera transférée dans une petite ville voisine, grâce à un ramassage scolaire. Je ne supporte pas l'idée de devoir quitter ce type de structure. Je me sens si bien dans cette école rurale. Pouvez-vous m'indiquer les moyens existants pour éviter cette fermeture. Merci
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69- RB, le 20/01/01
A Pollionnay, on ouvre...
Je sais, on vient juste de construire une école (voir sur le site marelle) et il faut déjà en construire une autre.. La ruralité du village est maintenant une pure spéculation de l'esprit. C'est pourquoi je n'interviens plus trop dans les débats. Pour l'instant, nous avons une équipe avec direction collégiale qui tourne bien même si le rêve des 35h est bien lointain... J'aimerais bien tourner en dessous de 50h ça serait déjà un réel progrès.
Deux points que je tiens à préciser
1- Lors de la construction de l'école, j'avais particulièrement veillé à ce qu'aucune pièce de la construction ne puisse être à terme transformée en placard à gamins (entendez par là en classe supplémentaire) et je m'en félicite aujourd'hui vu les premières réactions des élus face à la montée de la population scolaire.
2- Depuis un an nous (l'équipe) verrouillons le fonctionnement de l'école par rapport aux parents. C'est nous et nous seuls qui décidons du fonctionnement de l'école, après concertation, certes, mais le dernier mot reste quoi qu'il en soit aux professionnels que nous sommes. A chacun son travail. Les dents ont grincé au début, mais maintenant la vie est beaucoup plus facile pour nous parce que les règles d'accueil, d'inscriptions aux [activités] péri-scolaires, de communication sont claires et précises et que nous ne prenons en charge que notre part et rien qu'elle. Un exemple de simplification radicale : nous avons un journal d'école qui paraît avant chaque vacances. Il contient une foule de renseignements pour les parents sur les deux mois à venir. Il est remis aux familles sur abonnement (20F pour l'année histoire de payer le papier et les photocopies). Pour les familles qui n'ont pas voulu s'abonner, les pages du journal sont affichées devant l'école. Point final. Plus de notes aux parents à répétition qui pour la plupart finissaient d'ailleurs on ne sait où... Et en plus ça grevait notre budget de fonctionnement.
Voilà... A part ça, mercredi 24 janvier, Michel Serres a invité toute l'équipe à venir visiter avec lui les locaux de l'académie des sciences à Paris... Ca fait partie des plaisirs de la vie. 
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10- MT, le 24/01/01
[...] Carte scolaire dans l'Aube ===> joie. Pas de taxation. Il n'empêche que des postes ruraux passent à la trappe. [...]
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31- DB, le 04/02/01
Ca y est les CTP/CDEN se sont réunis ce vendredi 2 février.
Le couperet est à nouveau tombé. Moins fort que l'an passé, il faut le reconnaître, mais les tentatives de déstabilisation de la zone rurale de la Hte-Garonne persistent.
4 fermetures
2 blocages
1 à suivre (création ?)
1 création (because repeuplement d'un village grâce à la RTT).
On a fait le bilan sur les écoles de la circonscription de Saint-Gaudens :
- En 10 ans, la moitié des écoles ont été fermées !
- Sur 202 communes, 131 n'ont plus d'école à ce jour !
Le site de notre association, le GERME, est remis à jour. Consultez-le. Vous y trouverez tous les détails. Notamment quelques petits morceaux intéressants : lettre de soutien de Jack (si,si !), motion des élus locaux et surtout le compte-rendu d'une entrevue avec l'IA. http://perso.libertysurf.fr/germe/
[...]
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72- ST, le 24/01/01
Carte scolaire :
Académie de Nantes
(Pays de la Loire) : 180 postes supplémentaires:
110 postes dans l'enseignement public
:
- 80 Loire Atlantique    - 6 Mayenne    - 14 Vendée    - 3 Sarthe     - 7 Maine et Loire  
département de la Sarthe :
-  39 fermetures de classes dont 17 de classes maternelles 
-  23 ouvertures
Cela a déjà suscité des réactions (manif de parents...). 
"Les postes récupérés venant gonfler la brigade de remplacement des maîtres", 
"Les classes de perfectionnement sont transformées en CLIS et en classe d'adaptation"
Objectifs de l'Inspection : " augmenter la brigade de remplacement, permettre l'enseignement de langues vivantes étrangères en CM1 et poursuivre la scolarisation des enfants handicapés."
source : Ouest France 13/01/01
***
71- V, le 05/02/01
Dans l'urgence l'administration a pris une décision (officielle samedi 3, décision lundi 5, reportée à vendredi) : nous aurons une classe de moins dans le RPI. 3 écoles, 4 classes. Comme partout, les enfants de deux ans ne sont pas comptabilisés. On a fait ce qu'on pouvait (manif, intervention des élus à la réunion CDEN, journaux, télés). 
L'administration, au mieux bloque le poste. Elle ne veut, ne peut, (choisissez) nous dire à quel nombre d'enfants par classe la décision se prend de fermeture ou d'ouverture. Nous avons besoin de connaître le nombre d'élèves par classe (j'ai failli dire combien d'enfants) dans le plus de configurations possibles au niveau national dans les RPI et leur répartition par cycles. Que vous fassiez partie d'un RPI ou par les infos que vous pouvez avoir sur d'autres RPI, nous avons besoin de ces informations de manière à pouvoir argumenter auprès de notre hiérarchie [...].
***
16- DC, le 06/02/01
[En réponse au message précédent ...] Ce serait fermeture en-dessous de 24 (à 23) ou en-dessous de 23 (soit à 22) pour deux classes (école à 2 cl ou RPI à deux classes c2+c3, enfants à partir de 5 ans). [...]
***
63- YR, le 11/02/01
Bonjour,
J'habite dans un village de 300 habitants (MONTPEYROUX 63114). L'école de ce village constituée d'une classe unique va fermer ses portes en sept 2001.
Je suis très déçue de l'absence de mobilisation de notre municipalité depuis cette décision prise par l'inspection académique mais également depuis ces 3 dernières années durant lesquelles la menace se faisait plus pressante.
La question que je me pose actuellement concerne la rentrée prochaine: quelles doivent être les dispositions de notre Mairie pour l'affectation de nos élèves dans un autre établissement ? Doivent-ils assurer les transports scolaires? [...]
Réponse de BC : 
1/ Ta mairie devra payer à la commune accueillante la somme que celle-ci fixera par enfants scolarisés. A terme cela risque de lui coûter beaucoup plus cher que de conserver et améliorer sa propre école. D'autre part, tu peux éventuellement lui signaler l'exemple de classes uniques du Finistère : conservées il y a une dizaine d'années, la plupart ont maintenant une seconde classe [...]
2/ Pour les transports, [...] le problème est sûrement que les enfants du primaire pourront probablement bénéficier du ramassage en direction du collège. Mais attends des infos de ceux qui sont sur le terrain, [...]
3/ Quelle est la position des parents ? et toi, resterais-tu si l'école était maintenue ? Dans le cas d'une position favorable, peut-être y aurait-il une chance encore en faisant une proposition au conseil de l'innovation, mais dans ce cas c'est urgent et encore faudrait-il que la mairie marche. [...]
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01- FP, le 15/02/01
Petite info en ce qui concerne l'Ain département qui a été bien doté en postes (+ 61), pris sur les autres départements comme d'habitude, il n'y a pas eu de fermetures de classes uniques alors que certaines approchaient le seuil de fermeture. Il semblerait d'après notre IEN d'une volonté de l'IA d'agir ainsi. Peut-être que la proximité des élections municipales et cantonales y est pour quelque chose et qu'il n'ait pas envie de voir débarquer les élus ruraux chez lui. Il faut savoir également que nous sommes un département "mixte" avec des zones urbaines et périurbaines importantes (banlieue de Lyon- Genève...) mais également des zones rurales (Bresse, Bugey...) où l'école est le seul service publique présent. Au niveau de la carte scolaire, cette réalité n'est jamais prise en compte par le ministère. ET que fera la nouvelle IA l'an prochain ?
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41, 37, etc.- MB, le 18/02/01
Ici, en Loir-&-Cher, l'essentiel des fermetures affecte les écoles de ville. Ajoutons que dans beaucoup d'écoles rurales (Indre-&-Loire, mais pas que...) les effectifs augmentent, les petits de maternelle sont davantage refusés, les demandes d'ouverture non faites ou non prises en compte. D'où une certaine dégradation des conditions...
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72- ST, le 20/02/01
Concernant les fermetures, l'inspection académique en Sarthe semble être revenue sur plusieurs fermetures de classe suite aux mobilisations mais je n'ai pas le résultat global. Dans les articles de presse, on insiste
beaucoup sur les différences de calcul. Il semble que les fermetures se jouent sur une ou deux inscriptions. L'académie refuse de prendre en compte les enfants de deux ans surtout en milieu urbain ou péri-urbain.
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07- PF, le 05/03/01
Carte scolaire.
Difficile de tirer une tendance générale, je vous livre donc les chiffres sans grands commentaires.
Pour la prochaine rentrée il est prévu :
4 fermetures de classes uniques,
19 autres fermetures de classes parmi lesquelles il faut noter qu'une école non intégrée à un RPI devient classe unique (perte de la 2° classe de l'école) et qu'un école maternelle intégrée à un REP devient aussi une école à une seule classe.
Pour ce qui est des ouvertures, il est à noter :
1/2 poste supplémentaire dans un école à classe unique (qui l'avait déjà il y a quatre ans et perdu l'année dernière)
une école à classe unique devient école à deux classes
une école à classe maternelle unique devient école maternelle à deux classes.
S'agissant des fermetures des 4 classes uniques, je ne peux pas me prononcer sur le caractère regrettable ou pas de la fermeture car il y en a 3 sur 4 que je connais très mal. La 4° a été le lieu d'une "affaire" il y a peu de temps encore dont elle n'a pas pu se remettre.
Bilan mitigé donc, et pas de grands coups de colère dans le rural cette année.
Philippe
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91- JB, le 06/03/01
Situation dans le 91 : il y avait 3 classes uniques.
- 1 classe ferme (l'effectif était tombé à 9 élèves je crois, voir Éric Sebastia)
- les 2 autres classes subsistent.
Je prends ma retraite et une autre IMF (actuellement en ZEP cycle3) demande le poste et a toutes les chances de l'obtenir. C'est donc intéressant car accueil de PE 2 et travail avec des PIUMF. L'ITA (3° année d'enseignement) qui assurait la décharge va la redemander... comme quoi la CU ça attire!
Par contre l'effectif de ma classe reste stagnant : 12 élèves. Que ce poste soit un poste de maître formateur lui assurera peut-être un certain avenir ? [...]
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03- IC, le 09/03/01
[...] J'enseigne actuellement dans une école rurale dotée de trois classes. Or, l'administration a décidé la fermeture d'une classe malgré le maintien de mes effectifs (peu élevés certes mais égal tout de même). L'an prochain, l'école accueillera 43 élèves. L'an dernier déjà, la classe était menacée de fermeture. Les parents ont bougé et le maintien a été décidé.  
La décision de fermeture ayant été prise en CTTP,  l'équipe pédagogique a décidé de bouger. Nous allons mettre sur pied une réunion en invitant tous les collègues de la région, tous les élus et les représentants de parents d'élèves. Je souhaite bâtir une forteresse autour de nous afin que l'inspection recule.... Je désire créer une association qui nous protégera tous contre les abus de notre administration. J'invite même à notre réunion les collègues de notre collège de secteur qui, lui aussi devra fermer non 1 classe mais 3 (malgré sa classification en ZEP). 
J'espère que tous les élus, conseiller général inclus et député nous suivrons et irons avec nous chez l'IA.
Je souhaite qu'une décision jaillira de la réunion que nous préparons. Nous allons aussi certainement faire circuler une pétition.
Si je me permets de vous contacter, c'est pour avoir un peu votre point de vue quant à ce que nous préparons.[...]
Pour plus d'informations vous pouvez aller visiter le site de la FNER :
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31- GS, le 11/03/01
Pour le Comminges, le GERME continue de mettre la pression sur l'académie de Toulouse pour le découpage de la Haute Garonne en zone urbaine, rurale, et de haute montagne avec des taux d'ouverture et de fermeture adaptés, avec le
soutien [d'un député] et du conseil général pour sauver le peu d'école rurale qu'il nous reste.[...]
***
29- AB, le 23/03/01
Quelques nouvelles de l'association du Finistère [...]. Ils ont fait leur A.G. en février. 35 communes adhèrent. Ils sont allés voir l'inspecteur d'académie (qui vient de l'Allier) pour des écoles en particulier et se présenter. 
***
29- JM, le 25/03/01
Évolution des classes uniques dans le Finistère.
Écoles  situation en 1992 situation en 2001 (janvier)
Île de Sein CU 5 élèves CU 9 élèves
Cléden Cap Sizun CU 14 élèves CU 19 élèves ; fait partie du réseau du Grand Cap
Botmeur CU 11 élèves (1993) RPI avec La Feuillée qui accueille 2 classes maternelles ; Botmeur accueille 2 classes primaires (22 élèves)
Goulven CU 17 élèves 2 classes depuis sept. 1999 avec 29 élèves
Plouzévédé CU 12 élèves 2 classes depuis sept. 1998
Tréogat CU 17 élèves 2 classes depuis 3 ans
Port-Launay CU 15 élèves - 1993 : baisse d'effectif ; école en mauvais état.
- 1994 : fermeture ; travaux de rénovation.
- 1995 : réouverture.
- 1998 : 2 classes.
- 2001 : ½ poste en plus ; devient la 1ère école d'application en milieu rural du Finistère.
 Alors que si on les avait fermées...
***
87- JCL, le 02/04/01
J'ai reçu, la semaine dernière, un appel au secours (accompagné d'un chèque d'adhésion à la FNER) d'une association de parents de Bussière Buffy (Haute Vienne). Leur école à classe unique de 12 élèves vient d'être condamnée par l'I.A. et ils voudraient :
a.. de la documentation pour opposer des arguments à cet I.A.
b.. des idées pour lutter contre la fermeture de leur école.
[...] Ils ont eu connaissance de la FNER par Internet. [...]
***
87- JP, le 02/04/01
En complément du message de JCL...
Moi aussi, j'ai reçu un coup de téléphone de FB, présidente de l'Association de Parents d'élèves de Bussières Buffy dans la Haute Vienne.
Fermeture de classe unique programmée.
12 élèves à partir de 6 ans... (l'IA dit ne pas compter les moins de 6 ans de la commune dans l'effectif). 
L'IA propose un regroupement avec des écoles voisines... regroupement refusé par les différentes écoles.
Le maire et les parents sont déterminés à sauver l'école. [...]
***
76- JBG, le 03/04/01
[...] Carte scolaire en Seine-Maritime
Liste des mesures prises lors du CDEN du 29/01/01 : 27 fermetures en ZEP, 38 fermetures hors ZEP, 6 fusions et 18 ouvertures. L'I.A. devra rendre 36 postes au Ministère. Contrairement aux années précédentes, il n'a prononcé aucun blocage. Les dossiers des écoles menacées ne seraient réexaminés qu'à la rentrée de septembre !
Déjà de nombreuses écoles ont été occupées et d'autres sont mobilisées par d'autres formes d'actions.
Comme l'an passé, au moins un RPI touché par une mesure de fermeture s'est vu proposer un "marché" par l'IA : le maintien du poste contre une mise en Réseau Rural d'Éducation.

RRE de Valmont
La proposition de contrat qui est sur le site de la FNER a subi quelques aménagements de la part de l' I.A. : les points qui coûtaient un peu cher à l'administration ont été supprimés par celle-ci. Plus de maître G, plus de second aide-éducateur affecté à l'élargissement du C.E.L., mais toujours maintien des postes et décharge de 2/9 pour le coordinateur. J'enverrai la version définitive dès qu'elle sera en ma possession.

Notre première proposition de contrat a été adressée à l'IA fin novembre par notre IEN. Le retour aux élus du document modifié s'est fait en janvier et depuis ...le 30 mars, l'expérience "pilote" en Seine-Maritime a provoqué le déplacement d'un conseiller de Jack Lang, intéressé par une action innovante... qui n'a pas encore démarré. Puis l'IA a convoqué l'ensemble des partenaires à une réunion de concertation, lundi dernier 2 avril. Le discours est toujours le même et nous nous acheminons vers une mise en réseau à la rentrée 2001. Ceci aurait l'avantage de nous faire gagner un an pour le maintien des postes. 

Il ne reste que des problèmes techniques à régler. Au niveau de la gestion comptable du RRE, j'aimerais connaître les différents systèmes mis en place dans d'autres réseaux. En effet, une partie des élus souhaiterait conserver la gestion actuelle sous forme de 2 SIVOS et de 2 mairies .... et une autre partie envisage de mettre en place une nouvelle structure (ce qui me paraît plus réaliste) soit sous l'égide de la Communauté de Communes du Canton de Valmont par budget annexe soit par la création d'un autre SIVOS se substituant aux structures existantes. Si quelqu'un a une expérience à ce sujet, son avis sera le bienvenu.

A l'occasion de la réunion avec le conseiller de Jack LANG, ce dernier a évoqué les problèmes que rencontrent les directeurs des 32 000 écoles de 4 classes et moins pour accomplir leurs tâches. Il a précisé qu'en ne donnant qu' 1/9 de décharge à chacun cela représenterait 4000 postes et que c'était impossible. Aussi, j'ai cru comprendre que la mise en RRE était une façon économique de régler une partie du problème en octroyant 2/9 de décharge pour une dizaine d'écoles élémentaires... mon cher Watson. Alors, on se rapprocherait du nombre de postes créés cette année. D'autant plus, qu'il m'a suggéré de mettre à disposition de mes collègues du RRE la moitié des 2/9. A méditer. 
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36- MGF, le 06/04/01
[... Ecole de St Michel en Brenne] Cela fait 15 à 20 ans que les effectifs n'ont pas changé mais l'Inspection Académique souhaite ouvrir des postes dans des écoles et pour cela elle impose des fermetures. 1 ouverture = une fermeture.
Pour étudier l'organisation du RPI que nous sommes obligés de faire avec Mézières en Brenne (nous sommes déjà en RPI avec Paulnay), je voudrais savoir si vous avez des conseils à donner aux parents pour garantir une qualité de l'enseignement dans ce nouveau dispositif. Il faut savoir que Mézières compte 1160 habitants, que St Michel en a 308 et que Paulnay en compte 354 et ces chiffres ne cessent de baisser depuis 1975.
D'avance merci
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03- MB, le 06/04/01
[...] Une Association est en passe de voir le jour autour de l'école rurale, dans la Montagne Bourbonnaise (Allier) : Adhésion d'une directrice d'école à 3 classes.
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29- AB, le 25/04/01
Des nouvelles de l'association du Finistère : 
Le Salon du livre ("la campagne se livre" les 8-9-10 juin à St Ségal) se prépare. L'association du Finistère y tiendra un stand avec les documents qui présentent les actions de l'asso, la F.N.E.R, etc., et organise une table ronde. Christian Derrien a accepté d'intervenir avec Jacqueline Mérour et un élu du Finistère pour l'instant. [...]
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87- PG, le 27/05/01
[...] Des nouvelles de Bussière-Boffy : ils sont venus à  Moussac un après-midi et ils ont été emballés... [...]
Ils sont revenus à la fête de l'école de Moussac pour notre spectacle, ils ont discuté avec les parents de Moussac, le maire, bref, on les a aidés à  rédiger un projet d'école un peu dans notre style. Je suis en contact rapproché, et déjà, je peux [...] dire que la classe ne  fermera pas... mais qu'il faudra trouver un(e) instit(e) ce qui n'est pas  forcément évident...
D'autre part, Debbie Jenkins, "présidente" des parents d'élèves, qui est  anglaise, est emballée par ADELE/resiliança et va tâcher de trouver des  contacts en Angleterre pour nous rejoindre... Je travaille à refondre le site  ADELE/resiliança et je prépare la venue de Joaquim, un copain du Portugal,  dans le cadre d'une thèse sur le Développement Educatif en Milieu Rural au  Portugal. [...]
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41- MB, le 06/06/01
Assemblée Générale du MRJC (Mvt rural de la Jeunesse Chrétienne, qui avait participé aux travaux de la commission Lebossé) à Vendôme, Loir & Cher.
Quelques notes, à chaud.
D'abord, le plaisir de rencontrer des ruraux décidés à être acteurs de et dans leur milieu. Les jeunes de ce mouvement ont entamé une réflexion de fond sur l'école. L'AG a surtout montré un (re)démarrage, dans plusieurs régions, de cette réflexion, qui est vraiment en cours. J'ai noté entre autres :
- Ils sont attachés à la « construction des personnes », à travers les lieux de socialisation que sont l'école, la famille et le "tiers-lieu" (associations...). Cela rejoint notre souci de « formation des individus et des groupes ».
- L'école n'est pas une bulle à part, ils sont attachés à affirmer le lien entre école et territoire.
- Ils regrettent le manque de lieux de débats sur l'école, notamment pour les enseignants.
- Ils ont eu de nombreux contacts avec la ligue de l'enseignement, et affirment leur attachement à la laïcité.
- Ils sont assez présents dans le second degré (profs, mais aussi lycéens) et sont du coup plus sensibles à la présence du public scolaire lui-même comme partenaire incontournable à côté de notre triptyque élus/enseignants/parents.
- Eux aussi ont constaté (à propos de l'enseignement agricole) qu'on était plus ouvert dans le ministère de l'agriculture que dans celui de l'Education Nationale. 
- Eux aussi ont constaté qu'il fallait "tenir" le local et le général pour avancer.
- ...
- Je n'ai pas assisté à l'ensemble de l'AG (c'était tout le week-end), mais ils m'ont paru moins sensibles que nous aux aspects "petites structures" et "réseaux" du monde rural, me semble-t-il.  
De mon côté, j'ai eu plus d'une demi-heure, à travers un exposé-débat, pour présenter la FNER, ses spécificités, ses recherches et analyses essentielles, son réseau de réflexion, d'aide et de ressources, ses principales actions, son enracinement dans la pratique, sans cacher certaines faiblesses (au niveau des collèges ruraux p. ex.), et sans oublier notre attachement à une école - publique et laïque - de qualité et de proximité... 
J'ai pu aussi présenter notre assoc départementale, d'autant plus qu'on était en Loir et Cher !  
Le MRJC en 2 mots, ce sont des jeunes chrétiens, agriculteurs, ou salariés ruraux du monde non-agricole, ou encore du milieu scolaire (lycéens, étudiants, enseignants...). Je les ai invités à notre prochaine AG (Toussaint 2001 ?), avec le projet de voir quel bout de chemin il serait intéressant de faire ensemble.
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49- ST, le 25/06/01
[...] Notre Sivu (RPI en 3 classes pour 4 villages : 60 élèves, 38 familles ; situation : Canton de Noyant, Nord Maine et Loire) est en place depuis janvier. La présidente de l'APE est vice-présidente. Pour le moment cela n'est qu'une structure gestionnaire. L'esprit communautaire n'est pas présent : ils ont conservé une "caisse" par RPI. Ainsi ce n'est qu'une juxtaposition de gestion de budget. Il n'y a eut aucune communication vers les parents d'élèves. . A moins d'être dans le bureau, il est vraiment difficile de savoir ce qui s'y passe. Certes, grâce à la présidente de l'APE, nous pourrions prendre en charge la communication et développer la réflexion, échanges, débats sur l'école. Malheureusement il n'y pas de groupe de réflexion au sein de l'APE et c'est un véritable travail. Cela pourrait être le rôle du président qui est rémunéré. J'avais envisagé de faire un article dans le journal mais j'ai beaucoup de mal à récupérer les information ne serais-ce que la composition du bureau et ses axes de travail. De plus, mes enfants ont souffert de l'ambiance de la classe cette année. Ma confiance a été ébranlée. Du coup ma motivation a diminué et je n'ai pas fait de journal. 
Je suis un peu découragée par la difficulté d'impulser des démarches collectives. Mon intérêt pour l'école est pris pour de l'ingérence. Au sein du conseil d'école, personne n'invite à la réflexion. Les représentants des parents d'élèves ne sont là que pour avaliser les comptes des sorties scolaires et des projets d'école. Pas de discussions en amont. Pourtant j'ai bien senti qu'il y a un besoin car parfois les discussions partent dans tous les sens sur des sujets tels que la télé, la lecture... Il serait intéressant d'exposer le sens du projet d'école aux parents d'élèves plutôt que de nous énumérer les montants financiers. Les autres parents actifs de l'APE semblent privilégier l'aspect convivial de l'assoc. Je me sens seule à m'intéresser à la pédagogie et à l'aspect communautaire de l'école. La plupart des enseignants se méfient de moi. Difficile alors d'avoir aussi une confiance inconditionnelle vis à vis d'eux. Chers enseignants ne m'en voulez pas. En m'intéressant à l'école, à la pédagogie je comprends mieux votre travail (difficile, essentiel, honorable), je suis en recherche comme vous car moi aussi je fais de la pédagogie avec mes enfants et d'autres aussi. Des relations de confiance mais aussi d'échanges, de partage, apportent à tous. Nous avons un objectif commun: le développement de la personne dont nous avons la responsabilité. Je suis frustrée quand cette qualité de relations n'est pas possible car vous avez beaucoup à m'apprendre. Nous ne sommes pas si nombreux à nous intéresser à l'éducation en dehors du monde enseignant. 
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20- (signalé par MW), le 12/08/01
L'Association "Zitelli Cruzzinesi" est une association (loi 1901) de citoyens ayant pour but la mise en place et le fonctionnement d'une classe intercommunale, maternelle et primaire, dans le haut canton du "Cruzzini, Cinarca".
Elle a été crée le 27 octobre 1999 en Corse du sud.
Actuellement l'association se charge de regrouper les enfants inscrits au C.N.E.D et de leur assurer un soutien scolaire par l'emploie d'une tutrice, ainsi que de leur fournir les activités périscolaires. Les services de l'association sont gratuits et ouverts à tous :
La rémunération d’un adjoint chargé d’éducation, pour assurer la qualité de la scolarité.
La location d’un local scolaire, pour regrouper les enfants en vu de la socialisation et l’émulation.
Le fonctionnement du local, pour sa sécurité et le confort de travail des élèves.
L’informatisation et la connexion Internet, pour rompre l’isolement, favoriser l’accès à la culture.
Les revenus actuels sont les adhésions, les dons et apports personnels des membres ainsi qu'une participation annuelle de 762 Euros.
Engagement scolaire :
Nous avons des droits à la scolarisation, l’état n’intervient pour le primaire que dans la mise à disposition d’un professeur des écoles fonctionnaire, à compter d’un certain quota d’élèves. L’avenir du canton ne pourra ce faire en se lavant les mains quant au sort réservé aux générations à venir.  Jusqu’à présent l’école la plus proche était à une heure quinze de route de montagne délabrée et dangereuse, ce qui empêchait toute installation de familles au village et par voie de conséquence la création d’emplois, élevage, agriculture, télétravail, aide à domicile etc… La situation est la même dans une multitude de région, l’impossibilité de scolariser les enfants ne permettait pas d’arriver au quota Académique, il faut donc rompre la spirale de la désertification.  
Notre expérience sera une expérience pilote. La scolarisation des enfants est une priorité. C’est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu , nous sommes tous responsables. L’association Zitelli Cruzzinesi, met à la disposition de tous le moyen de scolariser les enfants dans d’excellentes conditions, les résultats scolaires sont là pour le prouver. A moyen terme l’accroissement de la population scolaire, permettra de présenter à l’Académie un dossier de réouverture d’un groupe scolaire sur le haut canton.  [... pour en savoir plus, www.geocities.com/cruzzinesicorse/]


2001/2002

20- PA (association "Zitelli Cruzzinesi"), le 13/08/01
Nous sommes confronté à un problème très grave.
Notre canton ne dispose pas de classe.
Notre première intervention auprès des collectivités locales et de l'inspection d'Académie à eu pour réponse : ouvrez une école privée et débrouillez-vous !
Je suis attachée au principe de l'école publique laïque et gratuite, donc cette interprétation volontairement erronée de notre projet visait simplement à le tuer.
Les élus craignent de voir se développer notre micro région, avec les modifications de gestion politique que cela impose.
Les parents qui restent sur la région sont issus de familles soumises aux politiques et sont prêtes à sacrifier leur vie de couple et de famille.
D'ailleurs la scolarisation du premier enfant entraîne inévitablement l'éclatement familial. La femme devant retourner en ville abandonnant son foyer.
Depuis deux ans les municipalités n'ont toujours pas changé de point de vue et les parents n'accordent aucun crédit à notre projet.
L'inspection d'Académie ne veut même pas entendre parler des enfants, ils ne sont pas sous sa responsabilité et un simple coup de téléphone au CNED suffit !
Nous avons la chance d'avoir une répétitrice qui s'implique énormément dans le projet et nous avons mis à la disposition du regroupement les outils multimédia indispensables au développement des enfants.
Seul le chargé de mission du député s'est intéressé à notre fonctionnement.
Non pas pour nous soutenir, il n'en a pas les moyens, mais pour espérer reproduire notre fonctionnement pour offrir à ses enfant un niveau éducatif qu'il est impossible d'obtenir localement.
Je souhaite que chaque enfant puisse avoir accès dans les mêmes conditions au savoir, mais la valeur de se savoir est perverti par un système politique qui favorise l'emploi n'on pas aux compétences mais aux nombre et la fidélité des électeurs.Alors pourquoi scolarisé correctement les enfants !!
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86- PG, le 16/08/01
[...] Coup de fil de DJ de l'APE de Bussière-Boffy  (Haute Vienne) : Le tribunal administratif a suspendu l'arrêté de fermeture de l'IA de Haute-Vienne pour cette classe unique en attendant le jugement ce qui signifie que le même IA doit fournir un instit pour l'année scolaire 2001-02. [...]
Grande joie chez les parents, les élus du coin, que j'ai rencontré lors d'une réunion d'information où j'ai conférencé sur les réseaux d'écoles rurales et les petites structures. Il reste maintenant à trouver sérieusement l'instit qui voudra se lancer dans  l'aventure de la création d'un réseau et tout le bazar... 
Déjà, le directeur de l'école de Mézière sur Issoire (3 classes), un bourg voisin, est prêt à démarrer avec la classe unique de Bussière-Boffy. Ce gars était venu à la réunion d'information. En clair, la première étape est franchie, maintenant il reste... le plus dur à faire !!! Mais c'est quand même une bonne nouvelle non ? [...]
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74- FL, le 02/09/01
[...] Nous sommes parents d'élève dans un petit village de Haute-Savoie et sommes en train de créer une cantine pour les enfants de maternelle et de primaire. La municipalité nous accorde une subvention pour le fonctionnement de la cantine qui doit être gérée par nous-mêmes par le biais d'une association. Existe-t-il des aides au fonctionnement autres que la municipalité ? Auriez-vous des pistes ? [...]
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38- BM, le 14/11/01
Coordinatrice jeunesse pour une communauté de Communes rurales (20 000 habitants, 16 communes) de l'Isère, nous avons repéré un besoin de développement de l'accueil périscolaire sur les très petites écoles ou les RPI, en terme de création là ou ça n'existe pas encore, et en terme d'animation là ou ça existe. Un des enjeux est d'encourager les parents à scolariser dans l'école du village plutôt que sur son lieu de travail généralement urbain. 
Connaissez vous des expériences dans ce sens ?
Sur le contenu de l'animation périscolaire, doit-il y avoir une continuité avec le temps scolaire, ou au contraire une rupture claire ? Quelle est la place des devoirs, de la détente, de la découverte de nouvelles activités ? Quelle est l'attente des instits ? S'il y a des intervenants extérieurs (sport, arts, contes ...) , dans quelles disciplines et à quelles conditions ?
Et le matin, qu'a-t-on le temps de "faire" ? Quelle dimension intercommunale , quelle mutualisation ? [...]
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46- JP, le 14/11/01
On est en train de réfléchir ici (commune du Lot - 500 habitants) pour répondre aux demandes périscolaires. 
Je pense que le CEL, contrat éducatif local, proposé par le Ministère, et qui s'appuie sur des textes, est un outil intéressant...
Le contrat est signé après un projet préparé par les enseignants, les élus de la commune (ou de la communauté de communes quand elle a cette compétence) et les associations locales. 
Pour nous il s'agit de penser le temps depuis tôt le matin jusqu'à plus tard le soir en passant par le midi, penser ce temps de façon concertée et cohérente et pour ne pas qu'il y ait multiplication d'adultes, de pratiques différentes, de lieux différents...
Localement je souhaite que l'Association USEP de l'école joue un rôle important.
BC a raison de souligner qu'il faut considérer l'école comme un lieu éducatif dont les horaires ne sont pas strictement scolaires. 
Le CEL permet notamment d'avoir des emplois jeunes éducation nationale qui peuvent être une aide intéressante dans le cadre proposé.
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41- MB, le 14/11/01
[...] L'ADPER-41 organise le mercredi 21/11/2001 à Blois une rencontre écoles urbaines/écoles rurales sur le thème de l'hétérogénéité. Avec pour invité Hubert MONTAGNER.
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71- CC, le 15/11/01
Dans mon secteur du Charollais (71), c'est avec un Centre de Loisir local que se sont mis en place, dans le cadre des CEL, des activités périscolaires. Dans les communes où ça a bien fonctionné, certains projets étaient à cheval sur le temps scolaire-périscolaire et il y avait un réel travail commun entre école et centre de loisirs, dans d'autres cas les activités se sont  simplement cotoyées. Malheureusement, dans le cadre de MA commune, rien de tout cela ne s'est fait, je n'en connais donc pas le détail...
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53- OB, le 17/11/01
[...] L'an passé, l'académie a voulu fermé une classe sur le RPI de nos 3 communes (BOUCHARA dont une présentation a été publiée sur le site FNER). Une nouvelle inspectrice s'est pensée : "je vais gratter un poste facilement à ces "culs-terreux" mais son dossier était manifestement moins bien fait que le nôtre et c'est bien grâce à la FNER ! Une forte mobilisation de nos élus maires et conseiller général a fait le reste, parce qu'ils avaient de la matière sur laquelle se reposer.
Le motif de fermeture était les effectifs prévus inférieurs à 47 pour la rentrée 2001, le bruit fait autour de l'évènement et la publicité faite à notre école a stimulé les inscriptions et nous étions 51 à la rentrée. Heureusement nous avions pu transformer leur projet de fermeture ferme qui aurait nécessité de 56 élèves en fermeture conditionnelle.
Il faut retenir que tous les coups sont permis et qu'il ne faut faire aucune confiance à l'académie : seuls les écrits comptent et jusqu'au bout il faut craindre un coup bas. Ainsi, pour effrayer et dissuader les parents sans nous laisser de possibilité de réagir, la veille des grandes vacances, on nous annonçait que contrairement à leur engagement, le poste de l'instituteur "leader" et sa classe seraient fermés le jour de la rentrée et réouvert seulement secondairement si les effectifs y étaient !
Aujourd'hui tout est revenu à la "normale" et l'évolution prévisionnelle des effectifs nous laisse sereins. De plus, quand l'académie recule une fois devant une opposition bien déterminée, elle hésite avant de récidiver ses velléités de fermeture. [...]
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07- CJ, le 25/11/01
[école de Ste-Eulalie] Tout d'abord, nous avons transformé notre association de parents d'élèves en "Association pour l'école publique des hauts plateaux Ardéchois". Elle regroupe tous les parents des communes intéressées et d'autres personnes mais pour autant nous ne sommes pas si nombreux !
Trois réunions ont eu lieu :
- La première, au Béage avec le Maire, 1 adjoint, l' I.E.N, les parents candidats à la fréquentation de l'école publique que l'on voudrait être intercommunale.
L'I.E.N. affirme être très favorable au maintien du service public d'éducation dans notre région. Le potentiel d'enfants étant suffisant (13 + les petits à venir), il préconise de déplacer l'école sur la commune qui semble être un réservoir actuel et pour l'avenir. Il paraît soutenir en effet notre projet.
Côté Mairie, on est plus que réservé, c'est la grande frilosité ! Mais que va donc devenir l'école privée existante? C'est une liste de problèmes qui nous attend .
C'est visible, on dérange.
- Deuxième réunion, à Ste Eulalie avec le Maire et son conseil municipal, l'I.E.N., l'instit et les parents d'élèves de Ste Eulalie et les candidats du Béage.
A priori le Maire n'a aucune solution ni plan à mettre en oeuvre et lorsqu'il dit qu'il se battra pour sauver son école publique ça fait sourire l'I.E.N. Il n'[aimerait pas] voir "son" école déménager dans la commune voisine. Il avoue aussi être gêné par sa position de mari de la directrice de l'école privée. Il faut savoir que la municipalité a racheté le bâtiment de l'école privée pour le rénover. Conclusion : l'IEN propose un regroupement pédagogique intercommunal car de toute évidence Ste Eulalie ne fait aucun effort pour son E.P.
- Troisième réunion, au Béage : le Maire, 2 de ses conseillers et l'association. Entre temps une "lettre ouverte" a été envoyée par nous au Préfet, Sous-préfet, l'I.A, le Président du conseil général, tous les Maires de la communauté de communes, la DATAR, etc... Le Maire nous demande rien moins que de laisser nos convictions au vestiaire pour "le bien de tous les enfants et la tranquillité de la collectivité".
La perspective de voir sa population se diviser en deux écoles (2 clans) à classe unique lui fait une peur bleue. Nous avons beau essayer d'être convaincants tant sur le plan éco que pédago, rien n'y fait. La perspective de développement du pays ne suffit pas à sortir les gens de la paisible inertie dans laquelle ils sont installés.
La tendance serait plutôt de mettre à disposition de l'école privée catho des locaux municipaux et continuer d'injecter du fric pour son fonctionnement.
Puisque ça marche comme ça , pourquoi changer ?
Ca nous rend fous !
C'est donc la population qui bloque. Nos paroles ne sont entendues que lorsqu'elles sont validées par les instances supérieures car notre but est suspecté être la fermeture de l'école privée, et de toutes façons nous sommes perçus comme des empêcheurs de tourner en rond par des gens qui n'ont que faire de nos idées.
Que faire pour être convaincants ? Existe-t-il un rapport traitant de l'efficacité des classes uniques ?
L'instit en poste actuellement est pourtant très professionnelle, utilise des moyens pédagogiques innovants et obtient presque systématiquement les fonds nécessaires aux projets de la classe qui suscitent beaucoup d'intérêt au niveau de l' I.A.
Mais ça aussi ça fait peur aux gens ! Pourtant les résultats des enfants en 6eme issus de cette CU sont très probants.
Sortis du Bled ,ici, on est perdu !
Comment qualifier notre situation sans perdre le sens de l'humour ?
Voilà où nous en sommes !
Prochain épisode : une réunion publique avec l' I.E.N et le Sous-préfet. [...]
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86- BC, le 26/11/01
[...] Il y a eu un cas un peu semblable dans un petit bled de la Vienne (Mauprevoir). Le Maire est quand même coincé : c'est lui qui a à charge l'école PUBLIQUE ! Dans ce village il a donc été négocié l'intégration de l'instit privée dans le public (mais elle était demandeuse). Et il n'y a plus eu qu'une école à deux classes PUBLIQUE. Pas de perdants dans l'immédiat.[...]
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07- CJ, le 03/12/01
Des nouvelles de l'école de Ste Eulalie : nous vous adressons la lettre ouverte que nous avons fait parvenir toutes les instances du département + IA + Syndicats.
Nous l'envoyons aussi en poste contact à tous les habitants des villages concernés. Nous essayons de la faire passer par la presse locale qui résiste !...
A ce jour, nous avons un blocage de la municipalité du village voisin (Le Béage). Ils sont loin de nous accueillir à "bras ouverts" ! Nous poursuivons notre action avec l'appui du SNU-IPP, les délégués départementaux de l'EN. Nous faisons circuler une pétition et nous avons des rendez-vous prévus avec l'IA, le sénateur-président conseil général et le député. 
Si la mairie refuse la résidence de l'école publique, avons-nous un recours pour les obliger ? 
La majorité de la population ne nous suit pas et prend position en faveur de l'école privée. Les rumeurs courent... (dixit : " nous voulons faire crever l'école privée !....) et il faut garder malgré tout le cap .
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31- JA, le 12/01/02
[...] Le maire de ma commune vient de me faire un cadeau empoisonné : une pièce de mon école, ex-cantine, est en train d'être retapée, à ma demande, pour en faire une "médiathèque", histoire de désengorger la salle de classe, encombrée par la bibliothèque et les ordis...
Malheureusement, l'humidité des murs n'a été traitée qu'en la recouvrant de PVC façon lambris, piteux cache-moisissure... Je ne sais que faire, à part demander une ventilation permanente de la pièce ; je risque d'abîmer nos santés, sans parler des livres et des ordinateurs... et pourtant, ce maire a la meilleure volonté du monde, et était bien au courant de l'ampleur des travaux nécessaires pour assainir les murs... et je ne voudrais pas gâter nos relations... Avez-vous des idées ???
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03- PM, le 11/02/02
[...] Depuis 15 jours nous avons engagé une résistance contre la décision arbitraire de l'éducation nationale de supprimer un poste d'enseignant dans notre R.P.I à Louroux Bourbonnais et Vieure, 2 commune de l'allier.
Notre combat dépasse aujourd'hui nos 2 communes et s'étend à l'ensemble du département. Nous avons pris conscience que ce combat ne peut ce faire seul, car il s'agit d'un enjeu national. Les différentes actions menées à ce jour, nous ont permis d'obtenir le report du CDEN qui devait ce tenir à Moulins le 7 février 2002, l'adhésion des 2 fédérations de parents d'élèves présentes sur le département, de l'ensemble des syndicats d'enseignants, des élus du conseil général, qui à travers une motion voté à la majorité ont boycotté la réunion, et d'une grande partie de la population de communes touchées par ces décisions.
Nous demandons au président de la république, au 1er ministre et au ministre de l'éducation nationale, de nous recevoir pour leurs faire connaître nos positions et nos arguments concernant les choix politiques qui les conduisent aujourd'hui à considérer que l'éducation en milieu rural n'est plus de mise, plus rentable, plus favorable à l'épanouissement psychologique et intellectuel de nos enfants, etc...
Nous avons découvert votre site par hasard, nous voudrions que vous nous informiez de vos actions, pour faire aboutir un combat que vous menez depuis plus longtemps que nous.
Nous avons depuis 15 jours récoltés 350 signatures sur notre pétition, nous aimerions les joindre aux vôtres.
Nous sommes à ce jour réunis en un collectif de défense pour le RPI Louroux/Vieure,dont le slogan est:
IL FAUT TOUT UN VILLAGE POUR ÉLEVER UN ENFANT
[...] Nos communes ont beaucoup investi dans les écoles, dans les cantines, les espaces routiers permettant de sécuriser l'environnement des écoles, le personnel (2 cantinières, 1 emploi jeune pour la garderie périscolaire, 1 assistante maternelle, ainsi que dans les sorties pédagogiques nombreuses, financées surtout par les communes).
À ce jour des travaux supplémentaires sont envisagés encore pour les écoles, un projet de lotissement sur la commune de Vieure, pour accueillir de nouvelles familles, un projet de crèche parentale est en train de voir le jour, bref nos communes sont vraiment dynamiques. Nous sommes prêts à nous joindre à vous pour être plus nombreux, plus forts, plus entendus. [...]
***
29- DM, le 14/02/02
Ici aussi, la lutte continue, le nouvel inspecteur d'académie s'est ouvertement prononcé pour les RPI. Raison invoquée : Le déficit actuel de ZIL et Brigades ne permettant pas de remplacer toutes les abscences d'enseignants, ces écoles ( où les remplacements sont souvent nécessaires) sont donc un problème. Jacqueline vous en dira plus long sur la question car elle a rencontré l'inspecteur à ce sujet.
Autre question, à la suite du débat de l'année dernière sur l'enseignement bilingue, la Fédé ou ( chacun d'entre-vous) avez-vous une position sur l'intégration de Diwan ?
Avez-vous entamé des réflexions sur la violence en milieu scolaire ? On en parle beaucoup en ce moment, pourquoi ne pas rappeler l'intérêt des petites structures dans ce contexte ?
Je suis désolé de ne pas prendre part plus souvent aux débats sur la liste mais j'étais très pris par un remplacement de 4 mois sur une classe de CE1-CE2-CM1-CM2 ( classe bilingue de 19 enfants). Je serai maintenant intéressé pour échanger sur des questions autant pédagogiques que plus générales. […]
***
37- AB, le 25/02/02
En Indre-et-Loire, enfin une ouverture en rural dans un R.P.I. [...] Les élus ne sont pas des plus dynamiques et compétents mais l'arrivée de nouveaux habitants, le fonctionnement des écoles, et un changement d'inspecteur, ont entres autres débats, rapports de force…, permis cette situation. Dans l'ensemble, les classes ferment facilement, même à 24-25 élèves de moyenne par classe. La gestion une année par l'autre fait de plus en plus de mécontents. Il sera souvent nécessaire de tout remettre en place un an ou deux après, les effectifs étant à nouveau en hausse.
Et puis à Reugny, la restauration scolaire avec un groupement de producteurs bio pour l'amélioration de la qualité, l'évolution des menus... Quelques débats sur la marchandisation de l'école, qui entrent tout à fait dans ceux que nous avons à la F.N.E.R. …
***
03- PM, le 14/03/02
Je vous fait parvenir le tract pour la manifestation du 23 Mars à Montmarault à 14h00. Nous espérons un soutien important des responsables de mouvement militant, pour qu'ils mobilisent leurs adhérents et sympathisants, afin que l'inspecteur d'académie et son employeur l'éducation nationale prennent conscience de notre volonté à nous battre pour faire respecter la démocratie, et les choix citoyens.
Motiver les individus n'est pas chose facile, nous en sommes conscients, mais si nous y mettons toute notre énergie, et le combat en vaut la peine, ensemble nous pourrons faire en sorte qu'un vrai débat démocratique s'instaure.Il nous faut profiter de l'échéance présidentielle pour faire entendre la vision que nous avons d'une école pour tous, et dire aux prétendants au titre que les promesses ne suffisent pas, nous voulons des engagements.
A TOUS LES HABITANTS DE L’ALLIER
Depuis bientôt deux mois la population, les fédérations de parents d’élèves, les syndicats, les élus, protestent contre les fermetures de postes d’ enseignants dans notre département. Malgré le nombre impressionnant de courriers, malgré les rencontres avec l’inspecteur de l’Education Nationale et l’Inspecteur d’Académie, l’état refuse d’entendre les revendications de chacun.
Il est temps, maintenant, de s’unir tous pour se faire entendre : Une pétition départementale unitaire circule, elle sera portée aux préfectures et sous préfectures de Moulins, Montluçon, Vichy le mercredi 27 Mars à 16h30.
Pour donner à notre action le maximum de retentissement,
Samedi 23 mars, de 14h à 16h, une manifestation départementale pacifique se tiendra au péage d’autoroute de Montmarault.
Pour qu’une action de cet ordre soit efficace, nous en appelons à votre volonté de vous impliquer pour une cause qui représente les valeurs de notre société :
La transmission du savoir pour tous, dans de bonnes conditions, à la ville comme à la campagne.
A force de déshabiller Paul pour habiller Jacques, que deviendra l’école publique ?
Que l’Education Nationale se donne des moyens et ouvre une vraie concertation !
[…]
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26- CB, le 19/03/02
[…] Voici la présentation de notre école Cliousclat/Mirmande, villages de la Drôme. Une fermeture de classe primaire est annoncée par arrêté du 14 mars 2002. Nous luttons pour dire non à cette fermeture qui annonce la mort de notre village. Après 15 jours de "bataille" nous avons rendez-vous avec le Député et l'Inspecteur d'Académie le lundi 25 mars à 16h30. Nous avons besoin d'arguments face à des propos qui culpabilisent : on nous reproche nos petits effectifs etc... Merci pour cette conversation téléphonique. A très bientôt sur nos sites... www.chez.com/cliousclat/
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97- MCA, le 06/04/02
[...] Ici tout est tellement différent, éloigné de vos réalités rurales et néanmoins militantes, noyé dans un vécu qui tient plus du monde des banlieues et de l'Afrique ou de l'Inde, ou de la Chine ou des Comores ou...que de l'Ariège ou du Finistère, où toutes les bonnes volontés et leurs actions se diluent, s'engluent face au pouvoir du fric qui rejoint bizarrement celui des élus, face aux castes que ce pouvoir crée et qui laisse pas mal de gens sur le côté. Et peut-être aussi à cause du climat qui fait qu'on laisse aller les choses, qu'il fait trop chaud pour se mobiliser, sauf quand ça explose, sans crier gare et toujours violemment, peut-être à l'image des coups de gueule du volcan ou des cyclones. 
Et puis, comme tout le monde prend son temps, à la fin tout prend du temps. Partir à l'assaut d'une mairie pour expliquer qu'il faut un peu de matériel pour fonctionner, de l'eau dans les wc, un coup de peinture sur les murs, des réparations sur des bâtiments rongés par la rouille, un peu plus de deux ordinateurs pour une école de 17 classes, des tableaux qui ne s'effritent plus sous la craie (humide) bouffés qu'ils sont par les termites, des balayeuses qui ne se servent plus du tuyau d'arrosage pour lessiver (chaque soir ! ) les sols de béton poreux des classes, noyant coussins, tapis, fils d'ordinateur (le mien), travaux des enfants etc (vivent les coupures d'eau !) et permettent ainsi des élevages impressionnants de moustiques dans le coin lecture...
Plus de télé, ni de four ni de frigo, pas de magnétoscope, ni d'appareil photo, plus d'ordinateur ni d'internet ni de fax (tout a été volé pendant les grandes vacances et la MAIF prend une franchise et son temps pour rembourser). Souvent les bras m'en tombent et certains de mes collègues sourient, ils savent bien que je vais me calmer, eux sont aussi passés par là. Les autres s'en fichent un peu, ils n'ont pas besoin de ça pour travailler.
Et les parents direz-vous ? Mis à part quelques parents métropolitains qui voudraient bien l'ouvrir et qui se sentent indésirables, les parents d'ici ne savent pas de quelle aide ils pourraient être s'ils osaient ouvrir leur bouche mais ils ne le savent pas. On est bien loin des contrats locaux, des réflexions autour de la cantine ou de l'école, de la citoyenneté ou de projets pédagogiques ou autres. Je pense, comme Patrick, que c'est important que la FNER continue de vivre mais c'est un vœu bien facile car je n'y participe pas.
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64- CG, le 08/04/02 [message de la liste "classes uniques]
Je suis en classe unique , à xxx , dans les Pyrénées-Atlantiques , depuis 1992 . L''école accueille aujourd'hui 21 enfants et n'est plus en sursis: elle attire des enfants d'autres quartiers de xxx . La commune compte également une école élémentaire de 11 classes et une école maternelle de 7 classes . L'ancienne municipalité a investi dans l'école du bourg - les besoins étaient urgents - et aujourd'hui , au-delà des discours toujours positifs sur la dernière école de quartier , refuse d'investir dans le recrutement d'une ATSEM . Une carte scolaire avait été votée par l'ancienne municipalité dans le seul but de ralentir les demandes d'inscriptions pour des enfants issus d'autres quartiers de xxx ou de communes environnantes . La nouvelle équipe a précisé cette carte scolaire , en définissant un règlement d'inscription qui ne vaut que pour l'école de quartier!!! L'argumentation repose sur le point suivant : - " le statut de l'école est celui d'une école élémentaire de quartier , aujourd'hui à classe unique , avec dérogation pour scolarisation anticipée d'enfants de ans ." (l'école qui a compté jusqu'à trois classes dans le passé , a toujours accueilli des enfants de moins de six ans. La norme départementale pour l'inscription des enfants en classe unique est de 4 ans révolus) En réponse à la lettre collective des parents, réclamant la présence d'une ATSEM ( 5 petits en maternelle cette année , dont certains "bougent" particulièrement ...) , le Maire a tranché : " Compte tenu de la vocation de l'école et du fait que xxx dispose d'une école maternelle structurée , équipée de quatre ATSEM pour 169 élèves , il ne nous est pas possible de doter l'école de yyy sur ce plan ." En clair , la politique de la Mairie est la suivante ( la même que pour l'équipe précédente , de gauche elle-aussi ) : soutien officiel à l'école mais refus d'y consacrer des crédits trop importants. Pour cela il faut stopper l'afflux d'enfants ne dépendant pas de la Carte scolaire ( risque d'ouverture d'une nouvelle classe et donc dépenses supplémentaires de réfection de la deuxième classe ) et stopper les inscriptions d'enfants de moins de6 ans , sans dérogation ( on m'a conseillé de les refuser, sachant que si je les acceptais, je n'aurais de toute façon pas d'aide maternelle pour m'aider). Aujourd'hui , j'ai montré le courrier de BC sur la liste "classe unique " aux parents d'élèves . Ils ont pris contact avec l'animatrice de la 5 , qui s'est montrée intéressée . Les représentantes des parents d'élèves , particulièrement actives , ont pris rendez-vous avec la Mairie et comptent sur la présence de l'une d'entre elles dans l'émission télévisée pour infléchir la décision du Maire et celle du responsable de la Mairie au Conseil d'école , un instituteur zilien en poste sur l'école du bourg depuis longtemps et qui refuse de discuter de ces questions sur le terrain de la pédagogie ... A suivre . J'attends vos réactions .
réaction de BC
[…] Quelques remarques générales : - Il y a eu plusieurs cas semblables où le village a une école à plusieurs classes ET une classe unique ou petite école à 2 classes de hameau. Les mairies dans ces cas sont toutes réticentes à l'amélioration de ce qu'ils considèrent comme une école parasite, voire concurrentielle. En terme électoral, la CU ne fait pas alors le poids. Si notre proposition pour que le Ministère protège et soutienne toutes les CU dans un observatoire national de l'hétérogénéité arrivaient un jour à être étudiée, par contre-coup elles prendraient peut-être de la valeur pour les municipalités elles-mêmes. - "La nouvelle équipe a précisé cette carte scolaire , en définissant un règlement d'inscription qui ne vaut que pour l'école de quartier !!! Là aussi on retrouve le cas général où la carte scolaire ne fonctionne que dans un sens (les parents peuvent choisir l'école centrale, même pour des raisons pédagogiques, mais l'inverse n'est pas accepté : enfants de l'extérieur non comptabilisés par les autorités académiques quand il s'agit de supprimer une CU sous prétexte d'effectif. Les syndicats eux-mêmes brandissent la carte scolaire seulement quand elle concerne ce que l'on peut appeler une école classique. - ".l'adjoint au maire,...un instituteur zilien en poste sur l'école du bourg depuis longtemps et qui refuse de discuter de ces questions sur le terrain de la pédagogie ..." Autre cas général : la pédagogie est le grand tabou que l'on n'a même pas le droit d'évoquer. Quand nous avons créé la Fédération de l'Ecole Rurale et les CREPSC, nous en avions fait (de la pédagogie) a contrario (et paradoxalement pour beaucoup) le point central de défense des CU et des petites structures. Si cela reste le fondement des CREPSC, ce n'est plus le cas de la FNER. Ce qui devrait être le principal argument est trop dérangeant. Ce d'autant que dans ton cas et dans pas mal de CU tu permets en quelque sorte un choix aux parents. Cela met en danger toute la tranquillité de l'EN et est même pris comme trouble de la paix sociale (voir cas de Riec sur Belon où il s'agissait d'une école de quartier à deux classes). Ce qui doit troubler chez toi ce sont les risque d'afflux d'enfants d'autres quartiers, mais si des parents de ton quartier pour des raisons pédagogiques inverses veulent aller dans l'école centrale, ils n'auront probablement pas de problèmes. Comme quoi la pédagogie est bien centrale contrairement à ce que l'on fait semblant de ne pas croire. C'est bien "un cas d'école" !!! Si tes parents allaient parler pédagogie à la télé (de quoi se mêlent-ils à penser ceux-là!), cela ferait désordre, mais quelle ouverture dans la chappe hermétiquement fermée ! - Pour l'ATSEM, il me semble bien que maintenant la quasi totalité des CU en ont une (ce serait à vérifier au moins sur la liste). Cela a été d'ailleurs un sacré combat des CU commencé dès qu'il y a eu les premières possibilités d'emplois type solidarité .Les premières ne coûtaient pas grand chose aux municipalités, mais par la suite c'est devenu un fait acquis (encore à vérifier). Il me semble également que certaines académie mettent l'ATSEM comme condition préalable à l'accueil des petits. Sur ce point il y a eu des expériences étonnantes, en particulier à LA PUYE (86) où [l'enseignant] avait avec les parents conçu une organisation de l'espace (utilisation de l'ancien logement) permettant l'accueil des enfants dès 3 ans. (je ne sais plus ce qu'il en est advenu, [l'enseignant] ayant quitté La Puye). Toujours à propos des ATSEM, elles ont dans les CU un rôle très original et valorisé (apparu dans plusieurs échanges sur cette liste) qu'il serait peut-être intéressant d'aborder dans cette liste.
J'espère que ton "cas d'école" intéressera la 5, que vous gagnerez, les CU en bénéficieront toutes !

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42- RH, le 30/04/02
Bonjour à tous ! [...] Bon voilà on vient de me poser un cas d'école si je puis dire , deux villages proches du mien veulent fortement réouvrir leurs classes uniques , les parents qui scolarisent jusque là ailleurs leurs enfants dans l'école primaire du gros bourg de leur canton sont très motives pour que leurs enfants reviennent au pays dans leur école de village .Cela ferait en tout 25 enfants pour un village et un peu moins pour l'autre .A votre avis est-ce que cela est une pure utopie , ou est-ce réalisable ?Auriez-vous des exemples ou cela a pu se produire ?Et des idées de démarches a entreprendre pour aboutir a la réouverture des classes uniques ? C'est assez surréaliste , je sais mais bon .Évidemment les collègues de la grosse école ne voient pas ça du même œil : ça ferait fermer des classes . […] Au fait ça y est on présente notre charte pour la création du RRE du Pays de La Pacaudière le 6 mai à notre IEN...

2002/2003

07- CT, le 23/08/02
[...] Inauguration de notre école publique du Béage. Celle de Ste Eulalie a fermé fin juin mais nous avons pu garder le choix d'éducation pour nos enfants grâce à la réouverture de l'école du Béage (qui ne se fait pas sans peine vu l'enthousiasme glacial que montre la municipalité pour nous accueillir ; on est loin d'être les bienvenus... Enfin nous gardons espoir et nous continuons notre combat de citoyen et de choix d'éducation pour nos enfants.
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07- MT, le 20/09/02
J'ai donc représenté la FNER lors de la réouverture de l'école publique du Béage.
Fermée depuis 1975, elle a fonctionné de nouveau (non sans difficultés) grâce à la tenacité de parents d'élèves super-motivés et avec l'appui de l'IEN et le soutien de la FOL Ardèche. Le ban et l'arrière-ban des officiels étaient présents pour affirmer (la main sur le coeur) leur engagement en faveur de l'école publique et annoncer leur satisfaction de voir celle du Béage de nouveau prête à accueillir les élèves. Cependant toutes les difficultés ne sont pas aplanies et les tenants de l'école privée acceptent difficilement cette concurrente arrivée dans leur paysage éducatif.
L'association locale de parents d'élèves (présidente Claude JUSTAMON. Domaine le Bleynet 07510 Sainte Eulalie lebleynet.pommemerciwanadoo.fr) doit continuer à recevoir notre appui et nos encouragements. Des documents de la presse écrite seront fournis prochainement.

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97- DM, le 08/11/02
Je vous écrit de Guyane ou j'ai de nouveau intégré une formation IUFM afin d'obtenir mon concours après 3 années de suppléance en Finistère. Je ne suis arrivé que depuis un mois mais j'ai rapidement compris que l'école n'était pas au centre des préoccupations guyanaises. On dénombre par exemple en 3 et 5000 enfants non-scolarisés ( sur 160 000 h rescencés et 200 000 estimés). Cela se comprend par une société multiculturalisée à outrance avec les créoles, les noirs-marrons ( des descendants d'anciens esclaves échappés qui ont conservés leurs traditions africaines ), des amérindiens, des chinois, des Hmongs, des Brésiliens, des gens de toute l'Amérique du Sud et des métropolitains. 
Sacré mélange ! Je ne sais pas s'il y a des classes uniques mais on parle beaucoup des petites écoles " sur le fleuve", c'est-à-dire essentiellement le Maroni, à la frontière avec le Surinam où l'on nomme les sortants de L'IUFM pour se confronter à un public non-francophone et illétré à 98% !Autre point choquant, les municipalités ne paient ni les livres ni les fournitures des élèves ( même en ville ).
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97- BC, le 09/11/02
En Guyane il y avait autrefois (!) une école, ANTECUM-PATA qui avait établi des liens étonnants avec une école française des Monts du Lyonnais et avec le réseau marelle. Ils éditaient un journal ! L'école française (je n'arrive plus à me rappeler son nom !) avait même lancé une opération pour qu'ils s'achètent... un ordinateur (en pleine forêt vierge !) : elle avait organisé une véritable scoop et elle se faisait l'intermédiaire pour vendre les colliers en dents de crocodiles produits par leurs copains guyannais. Je ne sais ce qui est advenu de cette aventure. [...] L'instit français, a quitté son école et je crois que le couple d'instits guyannais aussi. Bon, mais dans les pires coins il peut se passer des choses ! bon courage.
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97- CD, le 11/11/02
L'école en question édite toujours un journal dont nous avons reçu plusieurs
exemplaires l'année dernière...
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29- JM, le 09/12/02
Le conseil général dans le Finistère a défini une commune rurale avec moins de 2000 habitants. Il y a 150 communes rurales dans le 29, et 96 écoles rurales (54 communes n'ont pas d'écoles publiques) + 77 écoles dans des communes en zone peuplement industriel urbain (- 2000 h ou - 2 500) au total 173 écoles rurales, dont 25 écoles maternelles, les autres écoles ont de 1 à 5 classes (classes enfantines et classes primaires).sur les 9 CU qui restaient dans le 29 il y a encore 3 ou 4 ans, 7 sont passées à 2 ou 3 classes. Il en reste 2 : Ile de Sein et Cléden Cap Sizun, quand je pense que l'IA nous dit à chaque fois qu'il y a une baisse démographique et que c'est pour ça qu'il ferme des classes ! Il y a env. 11 600 élèves dans le 1er degré. Il reste aussi 7 petits collèges très ruraux 100 élèves ou moins, je suppose qu'il aimerait bien les fermer. En dehors des villes importantes, il y a des collèges de 300 à 500 élèves.
Il y a 367 écoles publiques dans le Finistère et 210 écoles  privées.
Pour les transports scolaires, c'est le Conseil Général qui les organise et les finance à 70 % et les familles à 30 %,  mais l'organisation est loin d'être claire.
Ah ! j'oubliais, nous avons dans le 29, beaucoup d'écoles à 3 classes (33,52 %) 10 % de plus que la moyenne nationale, l' IA essaie de les regrouper, parce qu'il nous a expliqué que dans une école à 3 classes, si un instit est absent il faut le remplacer, tandis que dans une école de ville à 10 classes, on répartit les élèves dans les classes. Pas de chance pour lui, il y a 15 jours, l'école à 3 classes de Scrignac a été occupée et a fait parler d'elle dans la presse : une des instit en maladie longue durée avait été remplacée 9 jours seulement depuis la rentrée, elle a été remplacée la semaine dernière. [...]
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63- EA, le 30/01/03 [...]
Fermeture d'un poste :
Ecole publique  63680 La Tour d'Auvergne
Gel :
Ecole publique  63380 Combrailles (classe unique)
Ecole publique 63340 Orsonnette     c.u
Ecole publique 63730 La Sauvetat
En fait la plupart des fermetures sont prévues en ville, il faut dire que les fermetures des classes uniques ont déjà été faites . Il n'en resterait qu'une quarantaine dans le département.
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86- LM, le 30/01/03
Mon école n'est pas menacée de fermeture mais on arrive à 30 enfants (de la PS au CM2) et l'IEN refuse une ouverture...  [...]
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37- YP, le 07/02/03
 [...] Je n'ai pas donné de nouvelles car je suis dans une situation plutôt galère.
J'ai de nouveaux inscrits dans ma classe unique et je tourne à 26 enfants répartis comme suit :
6 petites sections de 3 ans et plus que je prends le matin, 5 moyennes sections, 4 grandes sections, 2 cp, 4 ce1, 4 ce2, 1 cm2.
J'ai fait une demande d'un demi poste au moins auprès de ma hiérarchie( bonjour le travail !), en bonne et dûe forme (l'inspectrice s'est déplacée a compté les enfants , a vu les locaux (possibilité de récupérer la salle des fêtes qui est dans l'enceinte de l'école).
Elle m'a donné l'assurance de son soutien , passé beaucoup de pommade pour empaqueter le tout et hop !
Lors de la réunion pour la carte scolaire, l'Inspecteur d'Académie a joué les étonnés car il n'était pas au courant du problème (il est très au courant, il parle de nous dans les journaux comme faire-valoir...)
La réunion s'est poursuivie sur le ton de la conversation style "on pourrait mettre des enfants ailleurs", sans projets, sans arguments, ne tenant compte en aucun cas de ma demande en citant des écoles très éloignées qui manquaient d'effectifs.
Pour moi, c'est trop !!! Heureusement que les syndicats étaient au courant de la situation.
Mon inspectrice n'a pas bougé, m'a défendue du bout des lèvres et voilà ou j'en suis.
Au quotidien, malgré mon A.T.S.E.M qui est formidable et mon aide éducatrice du mardi je n'en peux plus ;
C'est beaucoup de travail, beaucoup trop...
On ne peut pas faire n'importe quoi avec les enfants, il faut préparer, revoir, évaluer et corriger...
Comment je peux expérimenter ? Comment je peux me permettre d'être disponible pour les uns ou les autres ?
Je fais appel aux parents compétents pour les ateliers thématiques, c'est bien, ils viennent, mais où va-t-on ?
Cigogné compte 310 habitants, aucun commerce, rien.
Un plan d'occupation des sols est fait, un lotissement va être construit dans les années à venir.
Mais il n'y aura peut être plus d'école. La municipalité va là ou le vent la porte, me soutenant pour maintenir la classe , mais dès que l'on parle d'argent, faisant machine arrière...
J'ai la sensation d'être bradée, lessivée, et que l'éducation des enfants en Indre-et-Loire (1 poste pour 550 enfants de plus), reflète les brillantes politiques qui sont menées  [...]
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86- LM, le 07/02/03
A La Puye, j'avais 27 enfants (seulement un de plus...) L'inspecteur ne voulait rien savoir. Mais les parents ont occupé l'école, contacté la presse, demandé des rendez-vous. Résultat : en un mois, on a obtenu un mi-temps (bouche-trou certes : en fait, c'est deux quart-temps pris sur des ziliens) mais c'est mieux que rien. Une fois ça acquis, l'inspecteur s'est engagé à ce que ce soit prolongé l'année prochaine... Si tu veux, tu peux en parler aux parents qui peuvent tout à fait appeler à La Puye s'ils ont besoin de renseignements... Attention, comme tu le soulignais, il faut que la position de la mairie soit claire ! [...]
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65- PB, le 07/02/03
J'ai reçu un coup de fil de [...] Siradan ( 65 370): l'IA menace deux RPI (Siradan et Salechan) et une classe unique. Les effectifs sont bons mais une campagne de dénigrement des classes à plusieurs cours est menée par l'administration contre les enseignants, les parents et les élus qui soutiennent leurs écoles de proximité. Une réunion avec l'inspecteur aura lieu demain et ils auraient bien besoin d'un coup de main. Sandrine Goueilhet s'est adressée à la FNER après avoir consulté le 4 pages de Jean. Je lui ai proposé de se connecter au site Internet [...] où elle trouvera de nombreux arguments et des textes de référence et lui ai donné déjà quelques pistes pour intervenir. Peut-être que quelqu'un de plus proche géographiquement pourrait prendre l'aider un peu mieux. Voici son n° de tel [...]
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07- EA, le 21/02/03
La classe unique de St Paul de Tartas risque de fermer avec 9 élèves l'an prochain. Le maire et l'Inspection Académique y sont favorables. Il y a beaucoup de cycles 3. J'ai eu un contact avec la collègue qui s'apprête à partir en congé maternité au mois d'avril puis en congé parental en 2003/2004. Elle ne souhaite pas prendre partie. 
Apparemment les parents sont très motivés et souhaitent mobiliser les médias. J'ai d'ailleurs écouté un reportage sur France Bleue. 
J'ai eu aussi un contact avec un parent d'élève Mr Chabalier. Je lui envoie un 4 pages ainsi que le compte-rendu des journées d'Olby. Ils ne sont pas très loin des personnes de Ste Eulalie présentent à l'AG d'Olby.  [...]
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15- PB, le 12/03/03
Classes Uniques : dernières nouvelles du Front. Dans le Cantal, à Ribbes de CELLES, l'école est menacée de fermeture avec un effectif de 11 élèves dont des 4 et 5 ans que l'administration ne veut pas comptabiliser. L'an dernier, les parents avaient réussi à sauver l'école avec 10 élèves mais l'instit qui avait leur confiance et avait engagé l'école dans un CEL et un projet de RRE, avait été obligée de faire le mouvement ; personne n'avait pu demander ce poste considéré comme fermé : réouvert à la rentrée avec une jeune prise sur la liste complémentaire (sans formation); malgré cela la mobilisation est forte pour le maintien de l'école (à condition toutefois qu'un instit soit nommé à titre définitif dès le mouvement de juin). Une manifestation a eu lieu dans le village avec élus, médias... d'où articles et photos dans la presse (les banderolles reprenaient les textes du 4 pages FNER que nous leur avions envoyé)... à suivre!
Aujourd'hui 12 mars, AG intersyndicale de préparation de la grève nationale du 18 : je vais y aller pour tenter d'orienter les revendications vers la défense active des classes unique et écoles rurales menacées encore fortement cette année : 4 écoles en RPI (Loupiac, Bassignac, Mouret, Laroquevielle), 3 écoles à classe unique (Celles, Alleuze, Lavastrie), 5 classes dans des RPI d'écoles à 2 classes (Jaleyrac, St-Gérons, St-Etienne, St-Cirgues, Drugeac), 1 classe dans 6 écoles à 2 classes (Cézens, Moussages,Montboudif, Le Falgoux, Tanavelle et Glénat) et dans 4 écoles à 3 classes (Rageade, Coren, Labrousse et La Chapelle Laurent) ; je ne vous parle pas des ZIL, des postes spécialisés et des brigades langue ou des petites écoles maternelles de ville : il faut rendre 13 postes cette année ! Dans le Lot voisin, JP m'avait proposé de contacter l'école de Calviac. J'y suis allé pendant les vacances et j'ai rencontré la directrice de la classe unique (23 ans à Calviac) et les responsables des parents d'élèves. Il y a une très forte mobilisation de tous (les élus soutiennent activement leur petite école, la dernière du canton de Souceyrac) et bon espoir de gagner avec l'appui de M. Paillardin d'Ecole et Territoire qui leur a apporté une aide précieuse et les incite à aller au tribunal administratif (en plus l'administration n'a même pas daigné réaliser d'étude d'impact ! Le problème demeure pour le mouvement qui risque d'obliger l'instit, qui veut rester, à demander un autre poste si Calviac n'est plus sur la liste des postes. Quelqu'un connaît-il une parade à ce problème ? Nous sommes tous preneurs.  [...]
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76- JBG, le 12/03/03
J'ai pris contact avec des parents d'élèves de Saussay la Campagne, dans l'Eure, département voisin, dont la télé régionale s'était faite l'écho. Je leur ai adressé le 4 pages et conseillé de faire pression sur le conseil municipal et le maire en particulier, en les menaçant d'un recours devant le Tribunal administratif.
Je joins [ci-dessous] le courrier d'un de leurs représentants. Si quelqu'un a une idée "lumineuse" pour leur venir en aide, nous sommes preneurs. 
La Seine-Maritime est particulièrement "gâtée" en matière de suppression de postes : 77, ce qui devrait se solder par la fermeture d'une centaine de classes pour une baisse démographique d'environ 600 élèves. Tous les secteurs sont touchés : urbains, ruraux, ZEP... Les parents d'élèves commencent à bouger, occuper les classes, manifester leur mécontentement de diverses manières. Une grève départementale commencera demain jeudi 13 mars, jour du CTP. J'espère qu'elle sera suivie... plus que celle de janvier ! Je prends mon bâton de pèlerin pour faire connaître la FNER en espérant faire croître les effectifs normands. 
         Tout a commencé durant l'année scolaire 2001/2002, étant la seule commune des environs vivant en "autarcie scolaire", au conseil d'école, sentant une éventuelle fermeture arriver, nous avons proposé de nous rapprocher du regroupement de 3 villages voisins, malheureusement, ceux-ci, suite à des histoires de clochemerle datant de dix ans, nous ont refusé l'accès à leur SIVOS.
          2ème étape, la rentrée 2002/2003, nous avions alors 1 maternelle de 22 enfants en deux classes de primaire de 11 enfants chacune. La veille de la rentrée, l'inspection d'académie nous annonçait la suppression d'un des postes de primaire. Nous n'avons pu nous battre contre cette fermeture sachant que pour les primaires nous allions vers une chute des effectifs de 22 en 2002 à 16 en 2003.
         Dans l'urgence, le maire a sorti une idée de son chapeau, à savoir envoyer les primaires à ETREPAGNY (200 enfants dans l'école ! ), ce qui n'avait jamais été envisagé lors de l'année précédente parmi les diverses solutions. Nous avons alors organisé une réunion avec toutes les parties en présence et un vote des parents d'élèves avec pour résultat, à 66%, le maintien des primaires à SAUSSAY avec la création d'une classe unique à 5 niveaux de 22 élèves. La mise en route a été délicate mais grâce à la directrice  [...], tout c'est bien déroulé mis à part l'acharnement d'une ou deux familles envers cette dernière, sans la déstabiliser.
         Début novembre, lors d'un conseil d'école, l'avenir de l'école a été envisagé et le maire nous a demandé d'organiser un nouveau vote des parents, nous affirmant que le conseil municipal prendrait sa décision "dans la foulée", nous avons donc organisé mais, malheureusement, par manque d'information, seulement 16 familles sur 32 étaient présentes et le vote a donné comme résultat 50/50.
        Nous avons avisé le maire de ce résultat et lui avons demandé d'organiser son conseil rapidement, les principaux intervenants désirant avoir une réponse rapide concernant l'avenir de l'école. Malgré plusieurs relances des parents d'élèves et de la directrice, celle-ci voulant avoir une réponse afin de prévoir son éventuelle mutation, la mairie a traîné les pieds au maximum pour ne faire ce conseil que fin janvier.
          Lors de ce conseil municipal, aucune décision n'a été prise et la maire a redemandé l'avis des parents ainsi que celui de la directrice, nous avons donc organisé ,une troisième fois, un vote des parents, 27 familles sur 32 se sont prononcées et ont voté, à 63% pour le maintien à SAUSSAY. Quant à la directrice, devant l'instabilité de son poste et sentant certainement le manque d'appui de la municipalité en place, elle a décidé de participer au mouvement de mutation.
         Le conseil municipal s'est de nouveau réuni le 10 février et, sans prendre du tout en compte l'avis des parents d'élèves, a décidé à 6 voix contre 4 d'envoyer les primaires à ETREPAGNY, fermant ainsi la dernière classe de primaire, ne laissant que la maternelle seule, sans regroupement malgré le fait que nous soyons nombreux à penser que celle-ci fermera à terme sonnant le glas de l'école entière.
          Nous avons donc organisé des manifestations et fait signer une pétition par une grande majorité des villageois mais le maire reste sourd à toutes nos démarches, nos revendications étant pourtant simples, nous voulons simplement sauvegarder notre classe, une nouvelle opportunité de regroupement avec deux villages voisins se présentant.
          Je tiens à préciser que pour la rentrée 2003, les effectifs de primaires passent de 22 à 16 élèves ce qui, même pour un nouvel enseignant et parfaitement gérable.
           Nous ne comprenons pas l'acharnement que notre maire met à vouloir fermer cette classe, certainement à cause d'intérêts qui nous dépassent.
          [...]
***
97 (La Réunion)- article du Nouvel Obs (extraits), du 14/04/03
    La Réunion paralysée
Les deux-tiers des lycées et collèges de la Réunion étaient fermés mercredi, selon les syndicats, à la suite d'un mouvement de grève du personnel non-enseignant et enseignant contre la décentralisation dans l'éducation nationale.
Une centaine d'agents de l'éducation a occupé le hall du rectorat à Saint-Denis dans la nuit de mardi à mercredi.
Le mouvement a été lancé lundi à l'appel de l'intersyndicale CGTR-FSU-FO-SGEN CFDT-UNSA et n'a cessé depuis de prendre de l'ampleur.
Emmenés principalement par les ATOS (agents techniciens et ouvriers de service), les grévistes entendent protester contre le projet du gouvernement de transférer une partie du personnel de l'éducation nationale aux collectivités territoriales dans le cadre de la réforme de la décentralisation ainsi que le projet d'alignement des retraites du secteur public sur celles du secteur privé.
    Retard à rattraper
Le porte-parole de l'intersyndicale Gilbert Romain a accusé le gouvernement de vouloir "démanteler le service public de l'éducation nationale". Il a dénoncé des décisions prises "dans le secret des cabinets parisiens".
Mercredi, une délégation des syndicats a rencontré les responsables des conseils régional et général pour rappeler leurs revendications. Selon Paul Vergès, président de la Région, la collectivité refusera le transfert des compétences dans ce domaine tant que la Réunion n'aura pas rattrapé son retard en matière d'équipements et de personnels.
La grève doit être reconduite jusqu'à vendredi, selon l'intersyndicale, qui espère que les personnels des écoles primaires se joindront à leur tour au mouvement.
    Rencontre Le Vern-Ferry vendredi 
Alain Le Vern, président PS de la région Haute-Normandie et président de l'Association des régions de France, doit rencontrer vendredi à Paris le ministre de l'Education nationale Luc Ferry pour un entretien sur la décentralisation prévue des personnels de l'éducation, a indiqué mercredi la région dans un communiqué.
Selon ce communiqué, M. Le Vern compte "prendre connaissance, pour la première fois officiellement, du contenu réel du transfert des personnels de l'Education nationale aux régions annoncé au 1er janvier 2004".
"Les régions, qui n'ont jamais été saisies officiellement par le gouvernement, craignent que le flou actuel sur les modalités de ces transferts ne cache une volonté de désengagement financier de l'Etat", poursuit le communiqué.
M. Le Vern souhaite que "le ministre clarifie la position du gouvernement et entre véritablement dans une logique de négociation avec les collectivités régionales". "La logique du fait accompli ne peut tenir lieu de méthode de travail permanente", a-t-il estimé.
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97- MCA, le 02/05/03
Nous sommes en grève contre la décentralisation et vous ? Je ne sais pas ce qu'en pense la FNER , c'est vrai qu'ici "le pouvoir aux élus", ça fait très peur. On n'est pas en Afrique mais...  [...]
[2 articles du Monde (extraits), du 30/04/03]
A la Réunion, la mobilisation enseignante cristallise un malaise général.
 [...]Après trois semaines de grève, les agents de l'éducation nationale ont suspendu leur mouvement, lundi 28  avril, à la veille des vacances scolaires. Paul Vergès, président (PCR) du conseil régional, espère une jonction des secteurs public et privé lors des manifestations du 1er  mai.
Saint-Denis de la Réunion de notre correspondant
Après deux imposantes manifestations, le 15 avril à Saint-Denis et le 23 avril à Saint-Pierre, qui avaient rassemblé respectivement quelque 20 000 et 25 000 personnes contre "le démantèlement du service public", les Réunionnais se préparent à défiler de nouveau massivement dans les rues à l'occasion du 1er mai.
La participation aux rassemblements des dernières semaines s'est traduite par des chiffres records, très supérieurs à l'effectif des fonctionnaires de l'académie et sans commune mesure avec ce qui a pu être observé jusqu'ici en métropole ou dans les autres départements d'outre-mer (Le Monde du 24 avril).
La majorité des personnels de l'éducation nationale à la Réunion, en grève depuis trois semaines, ont cependant suspendu leur mouvement, lundi 28 avril, deux jours avant le début des vacances scolaires dans l'académie. La décision a été prise de manière "autonome" dans chaque établissement, les équipes éducatives étant invitées à choisir les modes d'action leur paraissant "les mieux adaptés" : à savoir, la non-reprise des cours ou la reprise pour tout ou partie du public scolaire ; des rencontres avec les élèves pour leur apporter de l'aide méthodologique et leur donner des consignes de travail ; la poursuite de la communication avec les parents d'élèves et avec la population dans son ensemble.
Cette suspension ne signifie nullement que le mouvement a perdu de sa vigueur, assurent l'intersyndicale (CGTR, FO, FSU, CFDT, UNSA) et la coordination départementale des établissements. Malgré les hasards du calendrier, qui font tomber les trois prochaines journées de manifestation ou de grève au niveau national (les 1er, 6 et 13 mai) en pleines vacances, les responsables du mouvement entendent entretenir la dynamique enclenchée depuis le 7 avril.
Le phénomène, qui a surpris les syndicats eux-mêmes, peut être mis sur le compte des spécificités de l'île et des rapports qu'entretiennent les Réunionnais avec l'éducation nationale. "Ce que le système éducatif a fait ici en moins de trente ans, il a fallu un siècle en France pour le réaliser, en termes d'accès aux connaissances et d'ascension sociale", souligne Jean-Raymond Mondon, secrétaire départemental de l'UNSA-éducation et président du comité économique et social de la Réunion. "La population scolarisée représente plus de 30 % de la population totale du département", ajoute-t-il, en précisant que, de ce fait, "il n'y a pas un seul Réunionnais qui n'ait un proche dans l'éducation nationale".
"L'ensemble de la population est très attaché à la réussite de ce système scolaire et très attentif à la responsabilité de l'Etat dans l'éducation nationale", confirme Vincent Cellier (FSU), porte-parole de l'intersyndicale. De son côté, la coordination départementale détaille les particularités du contexte local : "Un système scolaire qui a fait ses preuves" ; une démographie très dynamique ; des besoins en termes de rattrapage encore très importants par rapport aux moyennes nationales ; une économie où "les capacités d'insertion offertes par le monde du travail restent limitées" ; une fonction publique qui "cimente le fonctionnement socio-économique".
"On est la dernière académie pour le nombre de personnels ATOS, le taux d'illettrisme, les difficultés scolaires", assure M. Cellier. "Nous nous sentons particulièrement concernés par l'avenir de notre région ultrapériphérique", résume Joëlle Abecassis, l'une des responsables de la coordination.
Selon certains observateurs, des craintes plus profondes expliqueraient aussi la mobilisation actuelle. Ainsi, en proposant des transferts de gestion de personnels, la nouvelle étape de la décentralisation conférerait aux collectivités locales des pouvoirs jugés trop importants. N'y aurait-il pas, à terme, un risque de remise en cause du statut des fonctionnaires, lesquels bénéficient, à la Réunion comme dans l'ensemble des départements d'outre-mer, d'une surrémunération ?
Principal représentant de l'UMP dans l'île, le sénateur Jean-Paul Virapoullé reconnaît, pour sa part, que les quelque 1300 techniciens et ouvriers spécialisés de l'éducation nationale concernés par un éventuel transfert n'ont "pas envie d'être soumis aux aléas politiques". "Ils n'ont pas plus envie de dépendre de moi que de Vergès", ajoute-t-il en riant. Sollicité comme tous les parlementaires de la Réunion pour que les projets du gouvernement soient retirés, le sénateur, maire de Saint-André, estime, à tout le moins, qu'"une lettre de Raffarin ou de Luc Ferry serait la bienvenue pour éclairer la Réunion d'en bas", car, précise-t-il, "l'émotion est sincère".
De son côté, le conseil régional, présidé par Paul Vergès (PCR), rappelle qu'il n'a pas demandé à gérer les personnels techniques de l'éducation. Tout au contraire, dans une motion adoptée le 25 avril, en cas de transfert national de ces personnels, il souhaite pouvoir "déroger au droit commun".
Hervé Schulz
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36 % des habitants ont moins de 20 ans
Population : Avec 706 300 habitants recensés en 1999, la Réunion est le plus peuplé des départements d'outre-mer. En dépit du vieillissement de la population, observé au cours des années 1990, les moins de 20 ans représentent 36 % des Réunionnais.
Croissance : Depuis deux décennies, le produit intérieur brut augmente de 4 % à 7 % par an et 4 000 emplois en moyenne sont créés chaque année, ce qui est insuffisant pour absorber la totalité des jeunes sortant du système éducatif. Le secteur public emploie, de son côté, près de 42 % de la population active.
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Trois questions à Paul Vergès
- Comment expliquez-vous l'ampleur des dernières manifestations des personnels de l'éducation nationale à la Réunion ?
- La Réunion connaît une situation sociale très grave. Le pire est à venir. Quelques repères : sur une population de 750 000 habitants, 300 000 sont en âge de travailler ; plus de 100 000 sont inscrits à l'ANPE ; près de 65 000 foyers sont titulaires du RMI ; 330 000 personnes relèvent de la CMU ; 100 000 sont illettrées.
La perspective ? C'est 250 000 habitants de plus d'ici 25 ans ; 144 000 personnes viendront grossir la population active (+ 46 %).
C'est une situation démographique inverse de celle de l'Hexagone. C'est pourquoi les mesures radicales annoncées à Paris apparaissent comme inadaptées et menaçantes. Une inquiétude générale existe dans toutes les couches sociales, et un scepticisme aussi général devant les plans successifs des gouvernements. Toute mesure partielle, sectorielle, risque de mettre en cause le fragile équilibre de la société réunionnaise. Les manifestations récentes des personnels de l'éducation nationale, avec l'appui d'autres secteurs de la fonction publique, reflètent cette inquiétude et ce scepticisme. Le 1er mai laisse prévoir, avec la jonction des secteurs public et privé, une ampleur encore plus grande des manifestations.
- Pourquoi, à la différence des autres départements d'outre-mer, êtes-vous réticent, voire hostile, à une évolution statutaire de la Réunion ?
- Le débat sur le statut divise encore l'opinion tandis que la crise sociale exige l'union la plus large. Le gouvernement a choisi de soutenir et d'imposer l'immobilisme institutionnel, consacrant l'irresponsabilité de certains élus devant l'avenir de l'île.
- En quoi, selon vous, les projets actuels du gouvernement en matière de décentralisation ne répondent-ils pas aux attentes de la Réunion en matière de développement ?
- La croissance démographique entretient - malgré les gros efforts consentis - les retards en équipements de l'île et, plus grave, les retards accumulés dans le rattrapage du personnel des services publics. Toute absence de garantie de Paris dans ces deux domaines, comme dans beaucoup d'autres, hypothèque toute réponse positive des collectivités locales pour une décentralisation des compétences. Ce préalable a le soutien de l'opinion à la Réunion. Au-delà du secteur public, le redressement dans le secteur privé exige la rupture avec la politique sclérosante suivie depuis des décennies.
Propos recueillis par Jean-Louis Saux
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?, le 02/06/03
Notre commune fait actuellement partie d'un RPI qui malheureusement à la rentrée sera sanctionnée par la fermeture d'une classe.
Aussi nous efforçons nous de trouver une solution. Pour cette raison nous nous intéressons de près au RRE et souhaiterions d'une part savoir combien de classes au minimum peut constituer un RRE (notre but étant de creer un regroupement à taille "humaine" et d'autre part nous souhaiterions recevoir de la documentation pour éventuellement monter un dossier ou témoignage de création de RRE. [...]

2003/2004

63- EA, le 14/09/03
 [...] Rentrée très spéciale à Mazayes. le moment tant attendu est enfin venu, nous avons investi nos nouveaux locaux. Mardi 3 septembre tout le monde était là: l'inspectrice, le conseiller pédagogique, le maire et quelques élus, une journaliste de La Montagne.(mais je n'avais pas encore le téléphone!) Du coup un grand article dans le journal avec photos couleur et (ça ne mange pas de pain!) un coup de pub pour la FNER et ses idées.
Ceci dit il reste encore beaucoup de choses à régler pour la cour et les aires de jeux qui ne sont pas finies, le partenariat avec les associations et la bibliothèque puisque c'est une école communale ouverte, le réseau informatique.... Il faut bien garder de quoi s'occuper !!!  [...]
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46- PB, le 29/09/03
 [...] J'ai reçu un coup de tel d'une responsable des parents de l'école de Calviac. Ils ont gagné (avec l'aide précieuse de école et territoire) et l'administration doit rouvrir l'école : elle tenait à nous en informer et me remercier de notre "soutien". Elle tient à notre disposition tout le dossier et en particulier les courriers de l'inspecteur les traitant de ploucs... (j'essaierai d'y passer un de ces we) et l'intervention de M Ch... du SE pour la fermeture de l'école !!! Il serait peut-être intéressant de tirer cela au clair : peut-on tenir un discours à Cahors ou à Paris et son contraire à Thiézac ? L'instit en aurait rendu sa carte du SE... et pris celle du snuipp dont un élu en capd a bien assuré. [...]
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29- JM, le 07/10/03
Objet : un avenir pour l'école rurale du Finistère : le RPI de préférence CONCENTRE.
 [...] un maire d'une petite commune voisine qui représente l'assoc. des maires ruraux 29 au CDEN  [...] souhaite des arguments pour participer à une commission qui a été créée le 1/10 au sein du CDEN [sur l'école rurale].  [...] Nous nous mobilisons et nous réunirons le 20 oct. au Faou. [...]
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48- BYC, le 08/10/03
Pour info, en Lozère il y a une moyenne de 14 élèves par classe et il existe de nombreuses écoles à deux classes ayant moins de 20 élèves et à trois classes de moins de 30. Si c'est possible ici, pourquoi pas ailleurs ? 
Bien sûr, la Lozère est le département de France le moins peuplé et fermer une école, c'est faire faire 20 à 40 Km (2 fois par jour) à des enfants. Pas trop réaliste avec la neige (c'est aussi le département ayant la plus haute altitude moyenne). 
Il y a cependant un mouvement attristant de fermetures de classes uniques, mais c'est quand il n'est vraiment plus raisonnable de continuer (moins de 5 enfants). Avec de si faibles effectifs, il manque la dynamique de groupe et c'est difficile aussi pour certains enfants. Voir par exemple le cas d'un CP qui doit apprendre à lire seul, sans autre enfant à peu près de son âge. On utilise autant que faire se peut, des regroupements pédagogiques qui consistent à faire se rencontrer, un jour par semaine, des enfants d'écoles de très petite taille, pour disposer d'effectifs plus conséquents permettant de créer de l'émulation et même tout simplement de faire une partie de basket avec des élèves de taille à peu près comparable. 
En passant, je ne vois pas très bien pourquoi  [...] les petites structures gênent les cycles. Je dirais même qu'elles les favorisent en permettant, par exemple, des cursus en 2 ans au lieu de trois réalisés progressivement, sans obliger l'enfant à "sauter" une classe.  [...]
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07- CT, le 09/10/03
 [...] Nous arrivons à l'issue de la première année scolaire de l'école du Béage, un petit bilan s'impose. Alors, comment s'est passée cette année ? Elle s'est passée. 
Ça n'a pas été un long fleuve tranquille mais à plus ou moins court terme les problèmes trouvent des solutions. Nous savions que les choses n'allaient pas aller d'elles-mêmes et que nous aurions à faire face à certaines difficultés étant donné les circonstances. Nous y étions préparés et cela s'est confirmé mais il faut bien dire que nous ne nous sommes pas sentis esseulés parfois simplement exaspérés.   
Nous avons dû composer avec la vulnérabilité et l'instabilité de l'une, avec l'inexpérience d'une autre puis avec l'absence des uns et l'inexistence des autres et encore avec l'incompétence de l'une et la médisance de la même et puis la bonne volonté de l'autre mais le départ de l'une et les difficultés de tous. Et puis les enfants et puis les « c'est de votre faute » bien pratiques pour presque tous les uns et les autres. Mais nous, tout ça, nous le savions déjà et ça nous passe bien au-delà. Et nous sommes toujours là !
Et puis, il y a aussi bien heureusement ceux qui savent se rendre disponibles, ceux qui savent entendre et comprendre, ceux qui s'activent, ceux avec qui nous parlons la même langue. 
Le dialogue persiste à être le seul moyen de faire avancer les choses. Patience et compréhension sont des atouts précieux sauf peut-être avec le transporteur scolaire qui persiste, malgré les injonctions de tous, à ne pas laisser les enfants descendre du bon côté de la route.  
Si ce n'était pas dangereux, un tel entêtement serait comique. Les liens de parenté donnent sûrement parfois de l'assurance. Nous avons pu le constater à plus d'une reprise et pour d'autres.   
Les enfants disposent de deux salles qui ont été rénovées en plus de la salle de préau puisque les aînés ruraux ont eu l'amabilité de se réunir maintenant le mercredi.  
Actuellement, deux mamans d'élèves assurent le rôle d'assistante maternelle provisoirement et bénévolement, ce qui seconde précieusement une jeune et dynamique enseignante débutante qui doit tout de même composer avec quelques petits mais exaspérants problèmes de fonctionnement. 
 A la rentrée prochaine, l'institutrice qui était en poste à l'Ecole Publique de Ste Eulalie viendra au Béage (nous en sommes ravis), une remplaçante de l'assistante maternelle sera sûrement trouvée (et avec un peu de chance, elle ne sera pas anti-public.) et peut être que les enfants descendront du bon côté.. 
Impossible n'est pas français !
Inutile de préciser que nous devons rester vigilants si nous désirons un service public de qualité. Il nous faut nous positionner non pas en tant que consommateurs d'enseignement mais en tant que citoyens ayant en charge l'éducation de futurs citoyens et c'est à ce titre que nous nous devons de leur communiquer un système de valeurs, une conscience personnelle et collective, des moyens d'information, des outils d'analyse et de jugement qui leur permettront d'être des citoyens libres et pas seulement au mieux des instruments performants au service d'une efficace rentabilité commerciale dénuée de tout ce qui caractérise l' « humain ». 
Réduire le citoyen à un simple consommateur dans tous les domaines y compris dans un certain clientélisme scolaire, c'est le moyen de priver chacun de sens critique, éliminer tout sentiment de solidarité au delà de son groupe d'appartenance. Toute vision à long terme, autre qu'économique et financière deviendrait alors hors sujet de notre, de leur future société. 
C'est un jeu de dupes auquel nous refusons de participer, c'est une promesse illusoire de bonheur plus aliénant qu'épanouissant, une voie royale ouverte à l'individualiste matérialisme. C'est un écueil d'où l'humain sortira affaiblit sur le plan de la pensée.   
« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Quel programme mais nous n'aurons pas trop d'un siècle..   
S'il nous faut préciser encore que nous sommes des usagers ( titulaires d'un droit réel d'usage) du service public, pas des consommateurs (clients acheteurs) c'est qu'à ce titre, notre rôle n'a pas pris fin le jour de l'ouverture de l'école du Béage. 
Nous ne nous sommes pas transformés ce jour là en passifs débiteurs.   
Le Service public d'éducation, c'est l'expression de la collectivité où nous avons tous notre rôle à jouer et notre action à mener pour améliorer son fonctionnement puisqu'il est perfectible. 
La course au pouvoir n'est pas notre but. Le maintien du service public et donc la réouverture de l'école publique du Béage n'ont pas été pour nous un simple caprice fantaisiste mais cela correspond à nos profondes convictions et ce, pas seulement au niveau local car notre univers ne s'arrête pas aux limites de ce territoire. C'est peut être ce qui n'a pas été perçu par tous sur le Plateau Ardéchois. C'est sûrement ce qui nous rend peu malléables et manipulables donc très exaspérants. 
Nous savons ce que nous attendons de cette école et c'est ce qui nous rend exigeants. Nous savons aussi, tous, ce que nous ne voulons plus. 
Si nous insistons sur l'importance de l'existence du service public laïque d'éducation c'est que nous pensons qu'il est un moyen de tenter de préserver un espace relativement neutre à l'abri de toute pression économico-financière ou religieuse.   
C'est dans ce seul contexte que nous pourrons rester des acteurs d'abord de l'école mais aussi de notre société et c'est aussi au seul nom d'une spiritualité laïque que nous pourrons développer un esprit de tolérance et de solidarité. C'est le rejet qui génère la violence et la peur qui provoque l'agressivité. A notre mesure nous l'avons expérimenté sur le Plateau Ardéchois. 
On répond malheureusement trop souvent à ces problèmes bien réels en renforçant les clivages selon lesquels chacun doit rester dans son milieu, à son niveau dans sa tribu, dans sa zone, dans sa peur de l'autre. 
Il faut considérer que nous représentons une petite minorité sur le plateau ardéchois et que nous y sommes perçus comme des perturbateurs des habitudes, de l'ordre établi, de la pensée unique. Ce n'est pas une situation confortable mais c'est un choix. Nous ne sommes décidément pas des brebis. Notre mobilisation et notre motivation ne s'émoussent pas malgré les occasions de découragement et de mécontentement auxquelles il nous est donné de faire face assez régulièrement car nous restons persuadés qu'au delà des problèmes posés (y compris aux enfants) cela reste une démarche d'ouverture. Cela a été et demeure enrichissant pour tous, nous réservant parfois des surprises quant aux répercussions que nous ne pouvions prévoir ni même entrevoir au début.   
Cette démarche a été l'occasion de nombreuses rencontres pour la plupart fructueuses, elle a contribué à élargir notre champ de vision (bien qu'habitant sur un haut plateau, c'est un paradoxe mais notre horizon y est parfois limité) et enfin cela a constitué le sujet d'un documentaire : « L'Ecole en campagne » de Christian TRAN.
Sceptiques au départ quant à l'intérêt que notre expérience allait susciter au delà de notre entourage, il nous est rapidement apparu que notre démarche, filmée avec une intelligente subtilité et respectueuse fidélité, constitue l'entrée en matière, pleinement située dans l'actualité, pour un débat dont le sujet est : la citoyenneté et la démocratie.
Nous nous sommes donnés un cours d'instruction civique et d'antifatalisme où nous ne sommes que des protagonistes parmi d'autres.   
Nous avons pris conscience du fait que nous nous satisfaisons bien trop souvent d'une vision superficielle de sujets pourtant fondamentaux. Jusqu'à se laisser penser par exemple que Public et Privé, c'est la même chose.  
Que les deux systèmes aient également droit d'existence, c'est une idée que nous défendons au titre de la liberté de choix mais que l'on dise que c'est du pareil au même, c'est délibérément ignorer bien des paramètres qui sont à l'origine même de leur fondement. Il est indispensable que chacun argumente et défende les valeurs inhérentes à son système car elles sont réelles mais il est malhonnête d'occulter certaines facettes caractéristiques pour noyer tout le monde dans la confusion. C'est bien pratique, mais c'est faux et dangereux. 
Laïque ne signifie pas d'obédience et Public ne signifie pas Privé.
Et pourtant c'est ce que l'on voudrait nous faire avaler. Qui a intérêt à entretenir cette confusion ?   
Si ça avait été le cas pour nous nous aurions choisi une solution plus facile que la démarche que nous avons entamée. C'est en pleine connaissance de cause et sans regret que nous l'avons effectuée dans le respect et dans la légalité. 
Cela nous donne une appréciable indépendance.   
Pour ce qui concerne le devenir de cette école, il est bien évident qu'elle deviendra ce qu'on en fera, ce que la population en fera, encore tributaire trop souvent de son image négative alimentée de médisance qui, malgré ses qualités de prestation, la poursuit au risque même de décourager les nouveaux arrivants. On ne peut obliger personne à avoir une vision plus globale des choses, on ne peut pas imposer aux gens d'avoir des convictions( identiques ou différentes des nôtres) même pas à ceux qui pourtant devraient être les premiers défenseurs du service public.   
Pour faire de véritables choix, il faut disposer d'une certaine liberté mais cela a un prix. L'indépendance s'acquiert et ce n'est pas si simple dans un lieu où la vie est rude et l'anonymat inexistant. Il est probablement plus simple et moins risqué de ne pas aller à contre courant.
D'autre part, le fait que la population vieillisse, qu'il y ait peu de nouveaux arrivants et donc que l'effectif des enfants scolarisables diminue globalement, pose le problème de la scolarisation sur l'ensemble du territoire et constitue un facteur que nous ne maîtrisons pas. 
Il nous faut rester optimistes quant à la pérennisation de cette école. 
Nous espérons que les efforts de tous n'auront pas été vains.
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POUR CE DEBUT D'ANNEE SCOLAIRE, nous avons une aide-éducatrice. Côté bus scolaire, le transporteur s'entête à déposer les enfants en plein milieu de la route et passent devant le bus.... nous avons donc saisi (après l'an dernier s'être adressé à tous les responsables) un courrier au Préfet (ci joint la lettre). Depuis, le passage du contrôleur du conseil général et des gendarmes, le transporteur ne s'arrête toujours pas à l'arrêt bus sécurisé matérialisé l'an dernier par la mairie, mais dépose les enfants de l'autre côté de la route. Les enfants traversent actuellement la route sans surveillance... Nous avons donc réadressés des courriers au Conseil général et au préfet pour informer que la situation reste inchangée.
Nous avons prochainement un conseil d'école : nous espérons qu'un budget de l'école publique sera inscrit cette année sachant que l'an dernier la mairie donnait 250 Euros par enfants (22 enfants) à l'école privée pour qu'il puisse payer une aide maternelle (cela a été notifié sur une délibération du conseil municipal).
A SUIVRE...
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86- PG, le 23/10/03
 [...] J'ai eu un entretien ce mercredi 22/10 matin avec l'IEN de la circonscription de Montmorillon avec en préalable l'annonce du dépôt par l'IA de la Vienne, le 15 novembre 2003 en Préfecture, de l'avis de fermeture de l'école de Moussac pour la rentrée prochaine. Le motif : il n'y a "que" 8 enfants cette année dans cette classe unique et "c'est intenable" dixit l'IA.
L'IEN a donc été chargé d'instruire le dossier et il a rencontré le maire du village de Moussac (entretien houleux d'après l'un et l'autre), et il a eu une conversation téléphonique avec le maire et conseiller général du bourg voisin à ce propos.
Cette situation "catastrophique" a été créée par le départ 5 jours après la rentrée d'une famille de 4 enfants ainsi que par l'entrée en 6ème au collège de 4 enfants.
La famille qui est partie était à la recherche d'un logement plus grand et surtout plus salubre que celui qu'elle louait dans un hameau du village. C'est une famille de gens du voyage sédentarisés avec 7 enfants qui venait de la "ville" et qui a passé 3 ans à Moussac. Beaucoup de problèmes au début et petit à petit, par le patient travail de la communauté éducative, l'intégration (mot connoté...) pas toujours évidente mais réelle se réalisait dans cette communauté éducative. Malheureusement, nous n'avons pas pu répondre localement à cette demande de logement et les services sociaux leur en ont finalement trouvé un... en ville : retour à la case départ !
A ce jour, donc, je n'ai plus -officiellement- "que" 8 enfants même si en fait il y en a 10 depuis le 15/09, accueillant 2 fillettes de gens du voyage de 8 et 10 ans, jusqu'à Noël pour l'instant, mais "ces enfants ne comptent pas" dixit l'IEN. A noter que ces deux fillettes n'ont pas été scolarisées depuis mars 2003, ayant été refusées dans une école de la Marne, pour cause de "non-lecture"... (la maman m'a donné des certificats tamponnés et signés précisant ce refus : étonnant, non ?) Bref... Donc, la machine à fermer l'école est en marche. Evidemment, le maire n'est pas d'accord, les parents et amis de l'école de l'association "Une Ecole Un Village" non plus, mais... tout laisse penser que les pancartes sous les fenêtres de l'IA ne suffiront pas comme arguments pour contrecarrer le projet de l'administration.
A ce jour, si nous produisons les preuves formelles et écrites d'un effectif de 12 à 14 enfants à la prochaine rentrée, seul un "blocage" sera inscrit à la carte scolaire et l'IEN viendra compter le jour de la rentrée.
* Quelques remarques pour expliquer la situation :
Les enfants de Moussac ne peuvent pas être accueillis en dessous de 4 ans dans la classe unique du village et vont à l'école maternelle de l'Isle Jourdain. Une habitude est prise, ensuite, d'aller au bourg et beaucoup d'enfants restent à l'école de l'Isle Jourdain jusqu'à l'entrée au collège. Il n'existe aucune contrainte de frais de scolarité ni aucun accord entre les 2 communes.
Une proportion relativement importante d'enfants fréquente l'école privée de l'Isle Jourdain "parce que c'est mieux, nous on n'a pas le temps de s'occuper de nos gosses et à l'école privée on les dresse".
Et -fait troublant- la commune voisine du Vigeant "ramasse" en bus les enfants des hameaux de Moussac proches de cette commune sans accord déclaré du maire de Moussac. Donc, évidemment, tout cela réduit l'effectif pratiquement au seul bourg de Moussac.
J'avais déjà indiqué au maire il y a 4 ans que nous risquions à terme d'avoir des difficultés et préconisé un "ramassage" sur l'ensemble de la commune : "trop cher" m'avait-il dit.
Actuellement, il y a 2 familles candidates à la reprise de l'épicerie multiservices (locaux municipaux) et qui ont chacune 2 enfants en âge scolaire.
Parmi les enfants inscrits à la maternelle de l'Isle Jourdain, 2 à 4 enfants peuvent "revenir" à Moussac. Il y a cependant un problème d'assistante maternelle sur la commune de Moussac pour beaucoup de parents qui trouvent la solution à l'Isle Jourdain...
Jusqu'alors, les enfants sont accueillis dès 8h30 chaque jour, et restent jusqu'à 17h30-17h45. Il faudrait une "garderie" dès 7h30 ?
Donc, nous pourrions atteindre les conditions d'effectif imposées par l'IA...
* Plusieurs questions cependant :
Pourquoi tant de précipitation de la part de l'administration ? Une volonté de "casser" Moussac ? Le fait que l'IA ait été contraint de me renommer PEIMF-IUFM (à titre provisoire sur l'un des 2 postes qui restaient vacants : il y a eu 2 candidats !) alors que l'an dernier il m'avait autoritairement écarté ?
Le caractère trop peu "orthodoxe" de cette classe unique ? Un règlement de comptes remontant au moment où Bernard Collot "sévissait" à Moussac ?
La multiplication médiatique de cette structure et du Réseau d'Ecoles Rurales Vienne-Gartempe est-elle à ce point irritante pour l'administration ?
Est-ce un test pour mesurer la solidarité dans ce réseau et au-delà de ce réseau ?
J'avoue en avoir gros sur la patate à l'idée d'une conclusion rapide et définitive, avec tout ce qu'entraînerait la fermeture de l'école... La "maison des connaissances Medi@Moussac" vient d'être inaugurée dans l'ancien logement de fonction et il manquerait une composante essentielle dans ce lieu inter-générations. La salle d'accueil périscolaire récemment aménagée, gérée par une employée en Contrat Jeunes (qui est aussi sur l'école et Medi@Moussac ainsi que sur le Local Jeunes), tout un ensemble financé en Contrat Educatif Local et qui sera privé des subventions nécessaires et donc, sera interrompu. Et les 8-10 enfants actuellement accueillis à Moussac ? L'année prochaine, ils seront obligés d'aller ailleurs...
Enfin, pour ce qui me concerne, l'idée d'être "forcé" de partir ailleurs à plus de 50 ans (oh ! le vieux !) ne me séduit guère, et je préfèrerai mille fois céder la place à un(e) jeune professeur des Ecoles dynamique et plein de projets... [...]
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71- CC, le 23/10/03
 [...] Le risque de fermeture de Moussac, en plus d'être vraiment désolant, met bien en lumiière des problèmes que nous connaissons trop bien : tout est lié. S'il n'y a pas de garderie, si on ne peut pas accueillir les enfants dès 2 ans, s'il n'y a pas de ramassage scolaire, de nounous sur la commune, de logement en locatif... nos écoles ne tiendont pas longtemps.
J'ai bagarré avec (et souvent contre malheureusement) la commune de St Julien pendant mon septennat d'intit et ma législature de conseiller municipal et je crois vraiment que la seule solution est que les communes prennent conscience que la réponse à tout "c'est trop cher" est, à terme, la mort du village et que cette mort sera encore "bien plus chère !" : plus de commerces, plus de poste, plus de tout... et plus de rentrées fiscales. Alors ? Trop cher, non, cher oui mais c'est la condition de la survie des petites communes. [...]
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42- RH, le 23/10
 [...] Je suis dans une école à deux classes paumée dans la montagne et l'an passé nous étions menacés mais l'IA n a pas voulu fermer : motif il ne voulait pas créer une classe unique ! Donc on est maintenu avec 27 enfants pour deux classes mais pour combien de temps aussi ? [...]
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71- BV, le 23/10/03
Je suis dans un RPI qui il y a deux ans a été menacé de fermer une des quatre classes ; pour finir, après "bagarre" des élus, des parents, soutenus par les enseignants, le poste a été bloqué puis restauré. [...]
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42?- OD, le 24/10/03
Je suis d'accord avec [RH], dans la plupart de nos villages des enfants sont scolarisés ailleurs : dans les écoles privées (celles qui dressent) ou dans les publiques d'à côté. Il y a des problèmes pratiques pour certaines familles, mais quand il y a garderie et cantine à l'école c'est encore plus incompréhensible. C'est de la responsabilité des villageois. Que veulent-ils pour leur commune ? Un jour, je vous raconterai peut-être l'histoire de la conseillère municipale, membre de la commission scolaire qui scolarise ses enfants à l'école du village voisin.
Je me pose une question : pour une classe unique, quel est le bon effectif ? "Trop petit", on ferme. "Trop grand", on RPIse (budgétairement). A Combre (42), c'est ce qui plane. Cette année on a un boum démographique, on arrive à 16 du CP au CM2. Effectif qui semble durable. Avec les maternelles qui sont déjà scolarisés à Montagny on atteint 22 ou 23. J'entends dire qu'on atteint le maximum pour une classe unique, donc la solution serait le regroupement. Je n'y suis pas opposé a priori. Mais ce serait pour arriver d'une manière automatique à des classes de cycle, niant tout à fait le travail effectué dans notre école et le fait que des petits et des grands réussissent à construire ensemble. Alors...
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60- FL, le 24/10/03
Moi aussi je découvre la classe unique cette année. C'est dur mais pleine de projets, je trouve que c'est génial... Je vais donc m'accrocher.
J'ai envoyé hier moi aussi une message de soutien au collègue de Moussac. Je suis dans le village de Saint Crépin aux bois dans l'Oise et ici aussi ils ont voulu fermer plusieurs fois, encore plus l'année dernière car l'effectif bas coïncidait avec le départ à la retraite du collègue que je remplace. Mais les élus et les parents ont fait ce qu'il faut et la classe unique a été sauvée. Je me retrouve avec beaucoup de petits mais même si c'est pas facile, ils deviendront grands et après mon tâtonnement actuel, je pense que je pourrais découvrir les avantages de la classe unique (que je pressens déjà). [...]
Je suis d'accord avec le collègue qui dit qu'il faut utiliser le grand débat pour montrer l'efficacité des classes uniques. [...]
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86- FG, le 24/10/03
 [...] J'en tire la leçon provisoire suivante : la pédagogie ne suffit pas à défendre nos petites écoles, ni les relations. Il nous faut non seulement être à services égaux par rapport aux écoles urbaines mais à services supérieurs pour compenser les difficultés à vivre dans un milieu de plus en plus isolé, un milieu où plus personne ne travaille, un milieu que beaucoup ne choisissent plus que par intérêt immobilier, un milieu où on ne vit plus que les week-ends, de courses en courses...
FG, hier à La Puye, aujourd'hui à Sillars et demain à l'usine à drôles...
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29- JM, le 25/10/03
 [...] Lundi soir à Lopérec nous avions une réunion SOS Ecole Publique Rurale 29, et une mère qui avait demandé à venir à la réunion avec l'instit. de l'école de Goulven 29, qui était encore une cl. unique il n'y a pas longtemps et qui est maintenant une école à 2 classes avec 39 élèves, a fait l'éloge remarquable de ces petites écoles  [...]
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97- MCA, le 26/10/03
 [...] Je ne suis plus depuis cinq ans dans l'environnement rural de la classe unique, je sévis dans les "usines à drôles" [...] ( des écoles de18 à 25 classes à la Réunion, ça fait pas peur et 30 élèves par classe non plus d'ailleurs! et c'est peut-être pour ça qu'un certain préfet de la Creuse d'une certaine époque avait importé des petits Réunionnais pour son pays tellement rural qu'il en était devenu désertique!).
Je pense que RH a raison quand il dit que c'est aux gens de Moussac de se remuer en premier. Durant mes années à St Jean Chambre, nous avions décidé de prendre les grands moyens pour "récupérer" les enfants qui étaient scolarisés ailleurs: garderie, taxi de ramassage dans les différents hameaux éloignés du village...Ca avait fonctionné, on avait même pu ouvrir une classe supplémentaire à une époque. Qu'en reste-il aujourd'hui? Je crois que la non-motivation des différents enseignants de ces 4 dernières années a fait plus de mal que tout le reste et l'école perd peu à peu les enfants qu'elle avait réussi à récupérer. Et là c'est un autre problème contre lequel la combativité des élus est inefficace. Et puis, un village, une classe unique ça fait tellement incongru dans le paysage "raffarin"...
BC a raison, il reste encore une chance de prouver que la clu. est la seule à répondre aux "problèmes "que peut poser l'hétérogénéité (par exemple) dans des classes à un ou seulement deux niveaux. D'ailleurs c'est bizarre, depuis que je travaille dans ce genre de d'écoles, je sais de moins en moins faire la classe et c'est la gestion de cette hétérogénéité qui me pose le plus de problème: pas d'espace (squatter la cour est impossible, il fait trop chaud !), peu de temps, la "fournée" nous quitte à la fin de l'année scolaire (il a fallu nos neuf semaines de grève pour que je puisse revendiquer de "monter" avec ma classe cette année pour les retrouver là où je les avais abandonnés), très peu d'outils pour travailler de façon autonome, très peu de matériel de toute façon. [...]
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86- PG, le 27/10/03
[...] La mobilisation locale est en marche réunissant enfants, parents, élus, de Moussac et du Réseau d'Ecoles Rurales Vienne-Gartempe. Nous organisons la "récupération" du maximum d'enfants "possibles",  [...] le maire, monte au créneau administratif et dans la commune et nous allons tout faire pour tenter l'installation d'une famille [...] qui viendrait du Sud habiter à Moussac avec ses 7 (bientôt 8) enfants...
Je note soigneusement toutes les idées de vouzautres, et vous en avez sacrément ! Encore là l'occasion de souligner la mise en réseau d'une intelligence collective. Beaucoup me l'ont écrit : rien de possible, ni télé, ni bazar médiatique, ni manife, si pas de mobilisation locale. Donc, vous vous doutez que ça phosphore dans ce sens.
Du courrier se prépare en direction du Préfet, du CG, du député, du sénateur (celui qui était le suppléant de Raffarin et qui est devenu calife à la place du calife). Nous allons interpeller le médiateur (sur la procédure : rien d'écrit de l'IA, présentation d'une décision prise d'avance, etc...) et d'autres décisions à venir au cours des prochaines réunions des différents partenaires et acteurs de la vie locale.
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37- YP, le 04/11/03
 [...] Je commence à faire surface avec mes 25 élèves de classe unique.
Je viens de faire la carte scolaire 2004 et je m'aperçois que s'in n'y a pas de changements, je vais atteindre les 29 enfants.
Cette année, messieurs les inspecteurs m'ont généreusement attribué 1/2 poste d'assistant d'éducation au lieu du poste d'enseignant que moi, la mairie et les parents réclamions.....
J'ai participé à la commission de recrutement... affaire à suivre, il devrait prendre ses fonctions ce mois -ci. [...]
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11- L, le 07/11/03
Bonjour, j'habite depuis trois ans un petit village de l'Aude, St Michel de Lanès, de 300 habitants environ, dans lequel il n'y a pour l'instant pas d'école. Les enfants sont dispachés sur plusieurs écoles dont un site principal. Il y a six ans, des parents se sont mobilisés en faveur d'une réouverture d'école à St Michel, et cette année, la municipalité, forte de son nouveau maire rattrape au vol cette mobilisation et lance même le mouvement avec conviction. Il y aura une école à St Michel, rentrée prévue en 2004, la municipalité travaille en ce sens, soutenue par les communes voisinnes. Ce sera une classe unique (une quinzaine d'enfants), et pour nous tous un évènement unique [...]
Ouverture prévue en septembre 2004, dans les locaux de l'ancienne école, actuellement salle de la mairie, possibilité d'occuper dans l'avenir la salle juxtaposée de la poste, construction prévue (2004) d'une salle de sieste, d'une salle de cantine et aménagement de la cour. La municipalité travaille en partenariat avec une commission de parents. La communauté de communes soutient ce projet et le financera en partie dans ses investissements.
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86- PG, le 14/11/03
Juste un petit message pour vous annoncer la nouvelle : L'IEN de la circonscription m'a appelé cet après-midi (vendredi 14 novembre) pour m'annoncer qu'aucune mesure de carte scolaire ne serait prise à la prochaine rentrée.
Il faut dire qu'une avalanche de courriers s'est abattue sur l'Administration et que des promesses écrites de parents ont été recueillies. Mais, pour autant, dans le cadre du "Grand Débat" la question de l'école rurale reste à l'ordre du jour. Quel avenir pour quelle école rurale ?
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78- PS, le 20/11/03
Mercredi, je suis allé au salon de l'éducation . Par journaliste interposée (une journaliste de l'AFP, qui a plutôt l'air d'être de notre côté, que je rencontre samedi matin pour une interview) j'ai fait poser la question à monsieur Darcos sur la suppression des petites écoles ... La réponse est extraordinaire :
" Il n'a jamais été question de fermer les écoles à moins de trois classes ... Mais il faudra qu'elles s'adaptent, et donc qu'elles se mettent en réseau. "
C'est pas de la langue de bois ça ?
En liaison avec ça, j'ai aussi posé une question à Monsieur Claude Thélot, qui animait un débat à propos du ... Grand Débat . Elle n'a pas eu l'air de lui plaire et je me suis fait renvoyer dans mes buts . Je raconte :
Il avait fait un speech sur le débat, sur la procédure de rassemblement des 15000 synthèses, sur le caractère vertueux et transparent du processus d'élaboration de la synthèse finale qui permettrait de donner une base à une nouvelle loi d'orientation .
J'ai dit que nous étions heureux qu'un débat national sur l'école puisse avoir lieu, qu'il était attendu, mais que nous avions quelques inquiétudes . Des propositions ministérielles ayant déjà été formulées sur plusieurs sujets (la mise en réseau des écoles primaires n'étant qu'un de ces sujets), si la synthèse est trop proche de ces propositions, on pourra mettre en doute la sincérité du débat et la vertu de la synthèse, au motif que tout était joué d'avance .
Il s'est énervé, m'a dit qu'heureusement que le ministre faisait des propositions et que c'était son travail, que j'étais hors du sujet car on n'était pas là pour parler des propositions ministérielles, que je faisais un mauvais procès d'intention au débat etc...
Le plus inquiétant, c'est la façon dont la synthèse va être faite . C'est un ordinateur qui va la faire, avec un logiciel d'analyse textuelle ... A mon avis, celui qui pilotera la machine pourra certainement lui faire dire ce qu'il veut ... Quand on sait le caractère approximatif de ce que peut produire ce type de logiciel en traduction, on peut légitimement être inquiet . Je suis peut-être rétro, mais j'aurais préféré une commission de sages, représentative du paysage politique français et de la diversité des citoyens . C'est un débat trop grave pour qu'on le confie à des machines ... BIG BROTHER est déjà là !
Je crois qu'il faut se mobiliser et chacun dans notre coin raconter et expliquer . On peut aussi faire savoir en Aquitaine, puisqu'il y a là-bas beaucoup de petites écoles ( et que c'est là que veut se présenter Monsieur Darcos pour les Régionales), tout le bien qu'il réserve aux écoles de village : à mon avis, beaucoup d'élus de base de tous bords vont monter au créneau . Quelle extraordinaire déni nous pourrions lui opposer si à ce sujet on pouvait lui mettre sa campagne par terre !
Bon, je suis remonté et j'ai envie de me bouger, mais il faut qu'on soit nombreux à faire pareil ...
PS, directeur d'école rurale (deux classes), de la région parisienne ... si si, ça existe . Occasionnellement, je suis aussi maire de la commune... Et je ne veux pas perdre mon école.
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16- ?, le 04/12/03
La Charente se met au calendrier à la carte et se prépare aux réseaux : Les maires des petites communes sont démarchés par des initiés, à la mode Darcos (certains maires déjà ralliés à cette cause, des IEN).La stratégie veut que la prospection ne se fasse que par ce canal, il est dit clairement que les enseignants, les parents ne doivent pas encore être mis dans la confidence, et que les conseils municipaux ne doivent pas être informés par d'autres voies. Le processus, ressenti comme une fatalité, présenté de façon mensongère, au minimum  par omission, quand aux conséquenses en termes de coût, de fermetures de classes, de lourdeur du fonctionnement etc...  ne suscite pas de réactions. Les rares qui se questionnent, isolés, sont totalement démunis d'arguments concrets et d'appuis.
J'aurais besoin des coordonnées d'écoles d'autres départements où les réseaux sont déjà en place depuis un certain temps. On me dit que c'est perdu d'avance, mais pas sans essayer au minimum d'avoir des infos et de les transmettre.
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78- PS, le 06/12/03
Oui, dans les Yvelines, ça se passe aussi un peu comme ça . Directeur d'école (deux classes) et maire à Marcq, j'ai été sondé par l'intermédiaire de l'IEN pour savoir quels étaient les découpages à venir en terme de communautés de communes sur notre secteur, car les circonscriptions d'enseignement vont être redéfinies en fonction de cela ... D'autres collègues élus ont été apprcochés dans les mêmes termes ... Mais de tout ça, black-out total ... J'ai vu le ministre Xavier Darcos jeudi 4/12 au matin, dans le cadre d'une réunion de l'association des maires adjoints délégués à l'enseignement des Yvelines . Cette assoc. comprend surtout des élus de communes urbaines, mais le ministre n'a absolument pas évoqué la fermeture des petites écoles : il a simplement dit que la mise en réseaux donnerait des interlocuteurs réels aux élus avec un statut (le réseau devenant un établissement du premier degré) et que le coordonnateur de réseau aurait les responsabilités d'un chef d'établissement (notamment à propos d'une question ... sur la grève, où il n'a pas été tendre avec certains des mouvements du printemps de l'an dernier, je cite "des mouvements brutaux, insoumis à toute déontologie ...") . Pour beaucoup des élus présents, du même bord politique que le ministre et peu concernés par le risque de fermeture d'écoles, cela semblait une bonne chose . Je relance l'idée de mobiliser d'avantage les élus ruraux qui sont les premiers concernés (en tant qu'élus) en Aquitaine d'abord, puisque c'est là-bas que M.Darcos a des intentions lors des prochaines élections et puis partout où c'est possible . Je vais essayer de faire passer des articles dans la presse locale et de mobiliser mes collègues élus du canton lors d'une réunion de l'amicale des maires, et je poserai peut-être une banderole "interpellative" sur la clôture de la cour, puisque la départementale qui passe chez nous est passante et dessert beaucoup de communes rurales, yvelinoises et du département voisin.
Je m'inquiète aussi du silence des formations de gauche ... Bien sûr, la mise en réseau était un projet de Jack Lang (à quand un inventaire du tort qu'il a fait à l'Education Nationale ?) mais cela n'empêche ...
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31- CD, le 08/12/03
 [...] Je suis bien heureuse en classe unique, et pour de multiples raisons j'aimerais bien y rester toujours ! Mais je suis un peu inquiète : l'IEN doit (sur demande de l'IA) rencontrer le Maire de "ma" commune au sujet de l'école, car classe unique. Une des priorités de "mon" département et donc de "ma" circonscription est de transformer les classes uniques en RPI ... Et cela semble être une politique générale à ce que j'en lis !!! En ce qui concerne Bordes de Rivière, je sais que le Maire ne veut pas d'un RPI, ni les parents (ni moi !), mais jusqu'à quand pourrons-nous résister ???
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86 - PG, le 04/01/04
[réunion du 13/12/03 à Moussac]  [...] Il y a eu environ 80 participants et le débat a été riche en témoignages et échanges de vues de parents, d'enfants, d'anciens enfants, d'élus, de représentants syndicaux et associatifs, d'enseignants... Dans une seconde partie, nous avons travaillé sur le fameux texte du MEN sur la mise en réseaux des écoles rurales et autres. j'ai exhibé la lettre de l'IA de la Vienne répondant à la présidente de l'association Une Ecole Un Village (Moussac) qui annonce la mise à l'étude de la creation d'un réseau d'écoles sur le canton de l'isle-Jourdain dont fait partie Moussac... [...]
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29- JM, le 08/01/04
 [... Notre IA] ne nous comprend pas, nous raisonnons comme il y a 50 ans, archaïques, irréductibles, et j'en passe parce que nous ne sautons pas d'enthousiasme sur les projets de regroupements. Il faut dire que nous lui apportions 65 délibérations des communes rurales du Finistère en faveur du maintien de la petite école, et ça l'embêtait bien.  [...] notre action est payante : nous avons gagné 20 postes pour le Finistère 1er degré. Même la suppression des petits collèges ruraux annoncée n'est plus à l'ordre du jour.  [...]
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63- EA, le 26/01/04
Ça y est ! Le groupe de travail sur la carte scolaire a décidé de nous attribuer 1 poste de plus. [...]
Ceci dit ça ne fait pas vraiment rire tout le monde. Notre nouvelle école, à peine finie, va devoir être agrandie...En attendant il va falloir trouver une solution pour la rentrée prochaine, et se préparer à travailler à 4 collègues.
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76- SG, le 29/01/04
L’Education Nationale voudrait nous faire avaler [une couleuvre] en supprimant à nouveau et au minimum 33 classes dans notre Académie en réponse à une... hausse exceptionnelle de 607 écoliers !
Il faut savoir que tout en manquant totalement de structures et de personnels d’accueil pour les enfants de 2 ans, de places pour ceux de 3 ans, de remplaçants, de psychologues scolaires, d’enseignants spécialisés, d’orthophonistes ou encore de directeurs, notre Académie serait... excédentaire ! Difficile de faire toujours plus (brevets d’informatique, de natation, de prévention routière, langues étrangères, accueil d’enfants handicapés, éradication de l’illettrisme, projets personnalisés pour élèves en difficulté...) avec toujours moins (disparition des aides éducateurs et déjà 77 postes supprimés l’an dernier) dans un contexte aussi morose (chômage, retraite, pauvreté, précarité, exclusion...).
Pour en arriver à une telle aberration, le processus en place consiste à faire se comparer les Académies entre elles, en procédant à un nivellement par le bas. Mais à l’heure de l’ouverture européenne, ce n’est plus à d’autres régions que l’on nous comparera demain mais à la Lituanie, Chypre ou la Pologne. Et le bulldozer de la mondialisation, qui roule à tombeau ouvert en défonçant profondément les routes de l’égalité, essaiera bientôt de nous aligner sur le Zimbabwe ou le Nicaragua. Comme dirait l’autre, c’est abracadabrantesque !
Ceux qui croient qu’on ne fait rien à l’école, parce qu’eux-mêmes n’y ont pas fichu grand chose, hurleront une fois encore que l’Education coûte trop cher. Quelle ignorance ! Que gagne-t-on à supprimer tant de classes quand plus tard, dans un centre éducatif fermé, il faut 24 adultes pour 8 jeunes délinquants ? Comment l’Education peut-elle être indolore à notre budget quand elle vise la qualité et l’efficacité pour les 14 millions de jeunes qu’elle reçoit chaque jour ? Contrairement à ce que préconisait Victor Hugo, on préfère actuellement l’ouverture de prisons à celle d’écoles...
Mais en démocratie posons la question : à qui profitent ces fermetures de classes et cette obsession maladive du moindre coût ? Ni à nos élèves, ni aux parents, ni aux enseignants, ni aux apprentissages  [...]
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63- EA, le 07/02/04
Notre maire, qui n'a pas envie de construire une nouvelle classe [pour le poste créé ...] (il ne nous-enseignants et parents- a pas écoutés auparavant quand on lui disait de prévoir une extension [...]), se jette tête baissée dans l'idée que lui a soufflée l'IA : RPI ou HPP. Après ça, il prend rendez-vous avec l'inspectrice (bien contente que l'idée vienne de lui !!!) pour envisager un RPI avec [une commune voisine]. Résultat des courses, pas de création de poste, c'est tout bénéfice pour l'IA ! D'ailleurs on n'est pas du tout assuré que 5 postes suffiraient, vu que les effectifs montent dans le secteur. Ce projet d'école neuve, communale et qui rassemblait enfin les enfants de toute la commune ne pourrait-il pas perdurer ? D'autant plus que nous n'avons aucune habitude, ni motivation de part et d'autre de travailler avec nos collègues.
L'Inspectrice m'assure, comme d'habitude, qu'il n'y aura pas de RPI contre notre gré, que ce n'est qu'une hypothèse, mais ... [...]
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77- BC, le 09/02/04
(Le Parisien Libéré) Jusque-là organisé en RPI (regroupement pédagogique intercommunal), le village de Forfry vient en effet d'obtenir l'autorisation de mettre en place une classe de ce type pour la rentrée prochaine. Du CP au CM 2, tous les enfants se retrouvent dans la même classe, avec un seul enseignant...
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63 - EA, le 12/02/04
(suite) L'inspectrice  [...] me signale qu'il n'est absolument pas question de nous supprimer le poste promis. Heureusement. Elle me propose donc (voyant que je n'étais pas favorable à un RPI imposé) de nous laisser à trois classes (puisque pas de local) mais avec 4 enseignants. Ça me rappelle l'histoire du plus de maîtres que de classes. A nous, avec l'aide des conseillers pédagogiques, d'organiser le travail à 4 avec les groupes d'élèves répartis suivant l'âge, les besoins, les projets... elle a compris qu'une équipe existait et qu'il vallait mieux s'appuyer dessus. Ceci dit ça ne va pas être très facile, et ça devrait nous prendre du temps en concertation !! 
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39- JB, le 23/02/04
Un maire en grève de la faim exige un "vrai débat" sur la carte scolaire
23/02 13:54 Le maire de Septmoncel a passé une partie du week-end allongé dans un cercueil installé devant l'école de sa commune tout en menant une grève de la faim pour exiger la réouverture des négociations sur la prochaine carte scolaire du département, a-t-on appris lundi auprès de l'intéressé.
Raphaël Perrin, 36 ans, maire sans étiquette, mais "de sensibilité de gauche" de la commune de 650 habitants située près de Saint-Claude, entendait ainsi dénoncer le comportement de "fossoyeurs de la République" de l'Inspection d'académie du Jura.
"La façon dont ont été menées les négociations sur la prochaine carte scolaire est inacceptable ; il n'y a eu ni débat, ni explication, ni concertation", s'est indigné l'élu joint par l'AFP, qui précise avoir lui-même appris par la presse la fermeture à la rentrée prochaine d'une des quatre classes de l'école primaire de Septmoncel.
Pour exiger la "réouverture de discussions transparentes" sur un projet qui, selon lui, prévoit la suppression de 19 postes en primaire dans le département, Raphaël Perrin a entamé vendredi une grève de la faim.
Après un week-end passé entre le cercueil installé devant l'école et la mairie, où il a reçu de nombreux témoignages de soutien, l'élu a décidé lundi matin d'interrompre son jeûne en prévision de sa rencontre avec le préfet du Jura Aïssa Dermouche, prévue dans l'après-midi.
"Je souhaite être entendu dans les meilleures conditions, sans pression inutile", a-t-il expliqué.
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77- ?, le 08/04/04
[...] L'effectif de l'école s'annonce vraiment à la hausse, puisque il devrait passer de 16 à 25 élèves à la rentrée de septembre 2004.
La mairie, les parents d'élèves et surtout le DDEN, par contact  direct avec l'IA, demandent et soutiennent l'ouverture d'une deuxième classe à Marchémoret. D'après le DDEN, ça a toutes les chances de se faire... Maintenant, j'espère que certains [...] ont effectivement demandé le poste au mouvement. D'autant plus, si le collègue y est favorable, qu'il serait envisageable de penser l'école en classe unique à 25 élèves avec 2 enseignants.

2004/2005

87- AM, le 02/09/04
[...] Rentrée très difficile dans une petite école [près de Jabreilles] à trois classes et plus de 90 enfants. Ces derniers ont un horaire de ramassage scolaire scandaleux.
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15- PB, le 06/09/04
Après avoir fermé la deuxième classe de l'école voisine de St-Jacques des Blats, l'IA, après comptage de rentrée, rouvre un demi poste : 20 élèves présents et 4 tout petits qui ne peuvent plus fréquenter si le second poste n'est pas rouvert. Dans un même temps à Thiézac (6 km) nous avons 40 élèves pour 2 classes et une liste d'attente de 10 PS 1. Nous réclamons la création d'une 3ème classe. L'IA, pas content nous octroie deux demi postes et une PE sortante motivée. Mais ce matin, alors qu'on avait imaginé un emploi du temps ménageant tout le monde et améliorant sensiblement la situation, l'IEN nous impose St-Jacques le matin et Thiézac l'après midi. Prétexte : les 2 ans ne peuvent pas être scolarisés en classe unique et l'école redevient classe unique dès que la collègue repart à Thiézac. Retranché derrière un juridiquement correct, il ne voit pas d'autres solutions (si, une garderie municipale pendant le temps scolaire !)
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85- GJ, le 09/10/04
Notre département est dans une situation très particulière puisque qu'un peu moins de la moitié des effectifs est scolarisée dans des écoles privées.
Il résulte de cette situation pour le secteur public : 156 écoles sur 309 sont constituées de 3 classes et moins,138 communes sur 282 disposent à la fois d'une école publique et d'une école privée, 74 communes n'ont pas d'école publique, 55 communes n'ont pas d'école privée, 15 communes n'ont pas d'école du tout.
L'inspection d'académie a entrepris en collaboration avec l'association des Maires de Vendée une réflexion dont les objectifs sont contenus dans les extraits suivants de la préface.
PREFACE
L'association des maires et l'Inspection Académique ont souhaité publier un "état de l'école primaire en VENDÉE" au moment où les évolutions, institutionnelles et économiques, influent sur son développement.
Il s'agit de porter un regard renouvelé sur l'enseignement du premier degré par l'émergence des communautés de communes.
Actuellement, aucune communauté de communes n'a pris la compétence scolaire. Certaines ont toutefois engagé la réflexion. Les élus et les familles restent attachés à une réponse de proximité. La commune a un rapport affectif avec son école.
Et pourtant, les investissements, les frais de fonctionnement, les équipements, représentent une charge importante pour les petites communes. Les attitudes consuméristes de certains parents rendent volatiles les effectifs de certaines écoles. Certains enseignants sont isolés dans leur classe. L'offre de service public n'est pas également répartie sur le territoire départemental.
Les documents publiés aujourd'hui sont nouveaux. Ils permettront aux maires, aux présidents de communautés de communes, aux enseignants, aux parents d'élèves, à l'Etat, une approche intercommunale de l'école.
Des partenariats nouveaux sont à construire. Chacun peut engager la réflexion pour améliorer encore le fonctionnement de "l'école primaire en Vendée".
 
Notre crainte est de voir se généraliser le regroupement des écoles, et la constitution d'un pôle public par intercommunalité avec l'obligation pour les enfants le fréquentant de recourir aux transports scolaires long et coûteux lorsqu'ils existent.
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97- le 09/11/04
(en Guyane) DM a été inspecté par un IEN. Lequel trouve que ça va bien, mais lui demande de se séparer des enfants de maternelle (ils sont environ 25 en tout dans la classe). Lui trouve qu'il n'y a pas de raison, les petits sont bien pris en charge notamment par la "médiatrice" (personne en plus dans la classe). Que répondre ? Sauf erreur, avant l'âge de 5 ans, les petits sont acceptés SI les conditions le permettent (nombre, conditions matérielles...). L'inspecteur peut donc faire du zèle, il a les textes pour lui. Par contre, il n'a pas forcément le rapport de force en sa faveur : les parents, la municipalité, éventuellement les syndicats d'enseignants... Pas évident à gérer quand il y a un rapport d'inspection à la clé !
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78- JB, le 27/11/04
Le Parisien , samedi 27 novembre 2004

Menaces sur les 150 écoles de campagne

LES QUELQUES MOTS que doit prononcer cet après-midi PS au cours de l'assemblée générale des maires des Yvelines devraient faire beaucoup de bruit. Le maire de
Marcq - un petit village près de Thoiry -, également correspondant régional de la puissante Fédération nationale des écoles rurales, doit en effet évoquer un des volets du projet de loi d'orientation scolaire du ministre de l'Education nationale, François Fillon. Un volet qui alimente les craintes de nombreux élus ruraux : « Dans ce projet, le ministre n'exclut pas la mise en place des réseaux d'écoles, c'est-à-dire les regroupements des écoles de village.
Cette mesure pourrait entraîner la fermeture de nombreuses écoles rurales parmi les quelque cent cinquante que compte notre département », prévient le maire. Dans un courrier adressé il y a quelques jours à Christine Boutin, la députée UMP du Sud-Yvelines, François Fillon indique pourtant qu'il « n'encourage pas la création de réseaux d'écoles, mais souhaite que, localement, et au cas par cas, les élus puissent décider si cette solution est adaptée aux besoins constatés et répond à une volonté commune ». En clair, le ministre n'exclut pas catégoriquement la mise en réseau. Et il laisse libre les communes ou communautés de communes de décider. Craignant que les communautés de communes n'imposent justement des regroupements aux petits villages, PS promet d'être « très vigilant sur ce thème-là ».
Le plus gros centre de vie d'une commune. Comme nombre de ses confrères ruraux, le maire de
Marcq estime que l'école est le plus gros centre de vie d'une commune. La supprimer, c'est « tuer le village et le vider de ses nouveaux arrivants ». L'autre souci est financier. En fermant les écoles, on oblige les enfants à se rendre dans les établissements voisins, donc à emprunter les transports scolaires mis en place par les mairies. Un vrai puits de dépenses pour les finances communales que certains maires pourraient combler en relevant les impôts locaux. Pour l'instant, les élus, comme la députée Christine Boutin, promettent de rester « attentifs » et de surveiller l'évolution du dossier. Mais si un mouvement de colère devait se déclencher, le petit village de Marcq, avec ses 600 habitants, en serait l'épicentre national...
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37- YP, le 10/01/05
[...]
+ 700 enfants, + 18 postes ; école de Cigogné : classe unique avec 29 enfants de 4 à 10 ans, avec une A.T.S.E.M et un assistant d'éducation 3 jours par semaine, mais toujours pas de création envisagée.
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15- PB, le 08/01/05
[...] + 120 élèves = - 9 postes = - 15 à - 20 classes rurales !
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41- MB, le 15/01/05
Ici, dans le Loir-et-Cher, il faudra accueillir plus d'élèves avec moins de postes (+ 300 élèves =  + 4 postes...) => gros risque pour l'accueil en maternelle, et aussi pour d'éventuelles ouvertures notamment en rural (exemple à Sambin, ouvrir une 3ème classe, c'est "accepter" 3 classes d'à peine 20 élèves, ce qui est trop peu pour l'administration, alors, tant pis, l'école continuera vraisemblablement à 2 classes de presque 30, avec 4 et 5 cours dans chacune !). En effet, avez-vous remarqué que, pas plus que l'Etat, la Région n'aime l'échelon local, celui qui ne rentre pas dans les normes, celui qui empêche les belles propositions de s'appliquer partout...
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87- AM, le 15/01/05
Ecole de Jabreilles-les-Bordes : 12 élèves, menace de fermeture de l'école l'an prochain...
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63- EA, le 15/01/05
Collège de Gelles menacé de fermeture (un peu moins de 50 élèves). À moins de 20 km., l'école de Mazayes, à peine construite, est déjà trop petite (vient de passer de 3 à 4 classes) !
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97- (Guyane), DM, le 17/01/05
[...] La situation est parfois inqualifiable, des villages ( et donc des écoles ) sans eau potable, sans électricité, sans assainissement, sans centre de santé, sans téléphone, et pour les écoles, pas de manuels, pas de fournitures en stock où alors ils sont vieux et tout rongés pas les crottes de chauve-souris. Et même si la mairie me donne 900 euros pour l'année pour tout acheter, cahiers y compris et ici tout est importé depuis la France et donc coûte plus cher. Du coup, ce sont les parents qui cotisent 15 euros par enfants dans une caisse gérée par l'enseignant. Sachez que les Amérindiens ne sont généralement pas salariés et touchent uniquement les prestations sociales. Et on appelle ça l'école de la République... 
Pas plus tard que ce matin, je parlais avec un collègue de Camopi, commune amérindienne du côté de la frontière du Brésil. Il me disait qu'au bout de 6 ans, il se sont décidés à suspendre l'école pendant plusieurs jours afin d'exiger de la mairie qu'elle répare leurs toilettes. Leur fosse d'évacuation se trouvait en effet à ciel ouvert et non protégée au milieu d'une école de 300 élèves. Et on appelle ça l'école de la République... 
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07- ? , le 17/01/05 
École de St Martin-sur-Lavezon : les parents d'élèves sont confrontés à un problème de sureffectif dans leur école qui est partagée sur deux sites, et également à un problème de locaux. Dans un contexte de forte intercommunalité, il a été envisagé "d'envoyer" les élèves avec le bourg riche de Cruas à 13 kms. Les parents d'élèves auraient obtenu de la municipalité l'extension de leur école et donc d'éviter le déplacement des élèves. sureffectifs, avec menace de déplacer certains enfants.

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