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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

09/03/2019

La petite école : un problème, ou plutôt une chance ?

Dans la foulée des Assises de l'école rurale en Seine-Maritime, qui se tenaient ce samedi 2 mars en matinée à Grainville-la-Teinturière (à l'initiative de l'Association des maires ruraux de ce département), la FNER*, Fédération Nationale pour l'École Rurale, y organisait dans l'après-midi une réunion de réflexion et de travail, suivie de son assemblée générale.
Des élus locaux, des enseignants, des parents, persuadés que la petite école est une chance, et non un problème, ont évoqué l'avenir de ces petites structures scolaires, et les moyens à mettre en œuvre pour le faire savoir.

Prenant à contre-pied l'idée répétée en boucle par l'administration de l'Éducation Nationale selon laquelle le regroupement d'école serait nécessairement bénéfique pour les élèves, ils expliquent - études et pratiques à l'appui - que les élèves des petites écoles y réussissent plutôt mieux qu'ailleurs leur scolarité mais aussi leur socialisation, que ces écoles génèrent moins de transport (pollution, fatigue, temps perdu...), plutôt moins de dépenses, globalement, pour la collectivité, mais davantage de lien social autour d'elles et de vie dans les villages, d'où un meilleur maintien, un meilleur accueil des populations.

Cette vision de l'école se heurte pourtant à deux types de difficultés :
L'attitude de l'Éducation Nationale qui, considérant les petites écoles comme une réserve de postes d'enseignants, n'a de cesse de les dénigrer plus ou moins ouvertement.
Une peur des classes multi-niveaux, de la part d'enseignants qui ne sont pas formés pour, de parents et d'élus qui redoutent ces classes sortant de l'ordinaire.
Et cependant, la demande d'écoles à taille humaine, à taille enfant, semble gagner du terrain : ces petites écoles, au lieu d'apparaître comme un vestige du passé, pourraient bien représenter une chance pour l'avenir...

* Sur le web : ecole-rurale.marelle.org


15/01/2019


La FNER prolonge l'opération « MEILLEURS VŒUX pour l’ÉCOLE ! »

Un soir de leur choix, en JANVIER 2019, après la classe, les parents, les enseignants, élus, enfants, citoyens... sont invités à ouvrir leur école, se réunir, prendre la parole et/ou la plume, et exprimer leurs voeux pour leur école, pour l'ÉCOLE, en 2019... et après, et à faire de ce moment un temps festif.

Plus de détails sur cette grande soirée nationale pour l'École à cette adresse :
    http://ecole-rurale.marelle.org/Meilleurs_voeux.pdf


27/12/2018

La FNER lance l'opération « MEILLEURS VŒUX pour l’ÉCOLE ! »

Le vendredi 11 JANVIER 2019, après la classe, les parents, les enseignants, élus, enfants, citoyens... sont invités à ouvrir leur école, se réunir, prendre la parole et/ou la plume, et exprimer leurs voeux pour leur école, pour l'ÉCOLE, en 2019... et après, et à faire de ce moment un temps festif.

Plus de détails sur cette grande soirée nationale pour l'École à cette adresse :
    http://ecole-rurale.marelle.org/Meilleurs_voeux.pdf


24/10/2015

LA PETITE ÉCOLE EST UNE CHANCE

Samedi 24 octobre, a eu lieu à Paris une rencontre sur l'avenir des petites écoles.

Cette rencontre était précédée en matinée d'une intervention de Claire Leconte, professeure et chercheuse en chronobiologie qui a dit tout le bien qu'elle pensait des petites structures pour les enfants, ne serait-ce qu'en matière de prévention...
Elle a réuni des participants venant d'horizons très divers, enseignants, parents, élus, responsables ou militants associatifs (FNER, AMRF, ACEPP, CREPSC, SNUipp, ICEM, CEMEA, SUD, collectif  "Prenons le temps pour nos enfants"), et personnes venues à titre individuel.
Tous ont réaffirmé leur attachement aux petites structures scolaires (une chance pour l'école et la société d'aujourd'hui et de demain), et leur opposition aux politiques en cours et à venir - conventions départementales entre autres -, dès lors qu'elles s'accompagnent de la disparition massive des petites écoles.

Les participants ont décidé de ne pas agir seuls et se sont engagés principalement :
    - à renforcer le partenariat avec l'AMRF engagé depuis de nombreuses années, en travaillant ensemble à l'organisation d'une table ronde sur le sujet des petites écoles, avec le maximum d'organisations et d'associations concernées, débouchant sur une interpellation vigoureuse - lettres ouvertes, rendez-vous...- de TOUS les responsables politiques impliqués : ministères Éducation Nationale, Écologie (transports), Affaires sociales, Égalité des Territoires/Ruralité..., députés , sénateurs, etc.
    - à organiser dans un court délai un événement médiatique autour d'une école emblématique,
    - à étendre le réseau des initiatives portées par les écoles : relocalisation de l'école et diminution des transports, promotion du multi-âge et des interactions école/village ou quartier.
La petite école, un élément incontournable d'une écologie sociale à taille humaine.

Paris, le 24 octobre 2015


19/10/2015

Le samedi 24 octobre à Paris se tiendra une rencontre sur l'avenir des petites écoles, vouées à disparaître alors qu'elles sont aujourd'hui performantes et qu'on y trouve de nombreuses pistes pour l'école (voire la société) de demain.
À l'initiative de divers acteurs locaux et le soutien de la FNER (Fédération Nationale pour l'École Rurale), de l'AMRF (maires ruraux), de l'ACEPP (crèches parentales) et des CREPSC (Centres de REcherche sur les Petites Structures et la Communication) ainsi que de personnalités telles que Philippe Meirieu, cette rencontre a pour objet de s'opposer aux regroupements massifs des écoles en s'appuyant sur les pratiques et les initiatives déjà en place, et en proposant de les fédérer.
Elle sera précédée en matinée d'une conférence de Claire Leconte, chronobiologiste, sur "Les temps de l'enfant en milieu rural".
Un "point presse" est prévu à 17h30 (café "Les Parigots", 5 rue du Château d'Eau, Paris 10è), auquel vous êtes cordialement convié.
Cette rencontre est ouverte à tous.
Vous trouverez plus d'infos (inscriptions, lieu, horaires, programme, argumentaire...) sur cette page :
http://ecole-rurale.marelle.org/Limoges-2015.html


05/04/2008

   La FNER dénonce les réductions d'effectifs des enseignants, les réductions des horaires d'enseignement, les "nouveaux" programmes qui privilégient l'apprentissage d'automatismes au détriment de la réflexion. Elle estime que ces choix sont désastreux à tous points de vue, et qu'ils sont d'ailleurs en contradiction avec l'objectif annoncé de diviser par trois en 5 ans le nombre d'enfants en échec scolaire.
   Elle appelle à s'associer à toutes les formes de résistance, locales, régionales, nationales...
   Elle propose de s'appuyer sur les réussites reconnues de l'Ecole Rurale - dues à ses spécificités - pour pérenniser le service public d'Education, et permettre son amélioration.
Limoges, le 5 avril 2008


21/06/2006

COMMUNIQUE de la FNER, sur la "convention de Massiac"
« La Fédération Nationale pour l'Ecole Rurale, avec d'autres, a prouvé à maintes reprises que les petites structures scolaires sont globalement aussi performantes, et parfois plus, que les autres : elles sont souvent des lieux de réussite et d'originalité pédagogique, de lien social renforcé notamment dans les petites communes ; elles ne coûtent pas plus cher, toutes dépenses confondues (on peut d'ailleurs mutualiser les dépenses sans regrouper les écoles).

Aussi, la FNER ne saurait-elle approuver, pas plus que les précédents, les nouveaux projets de regroupement des écoles rurales défendus par le Ministre de l'Education Nationale. Au contraire, là où les conditions sont favorables, nous préconisons la constitution librement choisie de réseaux d'écoles qui favorisent les échanges tout en limitant au maximum les déplacements d'enfants. Et dans ce cadre, nous serions favorables à une contractualisation sur plusieurs années, si plusieurs cas de rupture de contrat par l'Etat lui-même, ne nous avaient pas rendus très méfiants...
De même, nous avons du mal à croire en la "concertation" prévue, alors qu'il y a deux ans, l'obligation d'une "étude d'impact" a été supprimée !

L'avenir des écoles en milieu rural, c'est d'ailleurs le thème de nos PROCHAINES RENCONTRES, à Marcq (Yvelines) les 30 et 31 octobre 2006 : beaucoup de pistes seront empruntées, bien des tableaux seront brossés ; la concentration des écoles ne fera pas partie du paysage...
        Vallières-les-Grandes, le 21 juin 2006                            (Plus d'infos sur la FNER sur http://ecole-rurale.marelle.org) »


30/10/2004

La FNER (Fédération Nationale pour l'École Rurale) a depuis de longue date soutenu voire préconisé la mise en place de réseaux d'écoles en milieu rural. Un nombre important des élus, parents et enseignants qui composent la FNER travaille déjà au sein de réseaux d'écoles très divers par la taille, la structure, le fonctionnement, les objectifs...). D'autres agissent au sein de RPI ou d'écoles non regroupées...
    Forts de cette connaissance du terrain, nous pouvons dire que les propositions ministérielles ne nous conviennent guère : elles apparaissent comme un plaidoyer pour des regroupements de type administratif, bureaucratique, s'appuyant davantage sur des affirmations souvent gratuites que sur une véritable démonstration. Elles sont de plus totalement partiales, occultant à peu près tous les atouts des petites structures non regroupées. Elles demeurent enfin suffisamment imprécises pour que chacun puisse y trouver son compte, par exemple en mélangeant subtilement RPI, regroupement, réseau...
    Sous couvert d'une meilleure gestion financière, et dans le but à demi avoué de rentabiliser le système, on tente une nouvelle fois de faire disparaître les petites structures scolaires.

    Inacceptable : l'éviction des les écoles de moins de 3 classes !
    Inacceptable : des réseaux jusqu'à 30 classes !
    Inacceptable, la façon dont commencent à se pratiquer les regroupements, c'est-à-dire en-dehors de la concertation annoncée, en essayant par exemple, de "coller" à tout prix à des communautés de communes, et sans tenir compte des réseaux actuels...

    Un vrai projet est celui qui est porté par l'ensemble des acteurs, ce qui risque bien de ne pas être le cas dans ce genre de structure "parachutée" par l'IA, même si, dans le détail, cela dépendra de la réelle volonté et du degré d'investissement des acteurs, de la taille du réseau, de sa structure aussi (regroupements de RPI ou d'écoles ayant gardé leur structure pédagogique propre). On voit bien où en sont arrivés trop de projets d'école, dont l'esprit a été complètement dénaturé par leur caractère obligatoire, et qui ont été transformés en une rédaction souvent factice, destinée à grappiller quelques sous. Dans ces conditions, un projet de réseau qui se substituerait aux projets d'école (c'est bien ce qui est clairement affirmé : "un seul projet, celui du réseau d'école") risque de moins correspondre encore aux besoins de chaque élève. Quant à "l'allègement des tâches pour les directeurs", c'est du domaine de l'illusion, puisque le travail "en moins" sera largement remplacé par les concertations avec le coordonnateur, voire son secrétaire, et par les réunions de réseau...

    Nous préférons pour notre part les solutions - et notamment les réseaux - imaginées et mises en place par les gens de terrain, et correspondant réellement à des volontés et des besoins locaux, plutôt qu'un énième dispositif supposé être valable partout.

    Nous souhaiterions que les réseaux existants bénéficient de l'aide de l'administration à tous les niveaux, et que soient favorisés les rapprochements de personnes et de personnels souhaitant travailler ensemble (enseignants, parents, élus...).

    Nous demandons qu'en tout état de cause, les réseaux mis en place demeurent "gérables" et à taille humaine, qu'ils en respectent tous les acteurs, adultes et enfants, et que l'on cesse enfin de voir dans les plus petites écoles des obstacles à la rationalisation de la pédagogie et des dépenses d'enseignement, alors qu'elles peuvent être - autant qu'ailleurs - des lieux de réussite dont les formes, souvent originales, sont une richesse pédagogique et sociale à cultiver.


07/03/2001

Communiqué de la FNER sur la carte scolaire primaire.

     « La Fédération Nationale pour l'École Rurale vient d'envoyer aux Inspecteurs d'Académie, la lettre ouverte ci-jointe. En effet, même s'il ne semble pas y avoir aggravation au niveau national, nous constatons des situations inquiétantes, soit au niveau de certaines académies (exemple : redéploiement au détriment des départements les plus ruraux), soit au niveau de certains département, ou tel inspecteur a décidé de "récupérer" des postes en zone rurale, en opérant des regroupements forcés ; sans compter que se poursuit la disparition progressive des classes uniques (certains IA ne "supportant" pas des classes de 12 ou 15, fussent-elles uniques, à côté de classes urbaines dépassant 25...). Ajoutons que dans beaucoup d'écoles rurales où les effectifs augmentent, les petits de maternelle sont davantage refusés, les demandes d'ouverture ne sont pas prises en compte, et parfois même non formulées (forme d'autocensure). D'où une dégradation des conditions...
    C'est pourquoi nous avons rédigé une lettre ouverte en direction de tous les Inspecteurs d'Académie (sauf Paris et la proche couronne).
    En effet, même si certains secteurs bénéficient de mesures de carte scolaire plutôt favorables aux zones rurales, il n'en demeure pas moins qu'à de rares exceptions près, il n'existe toujours pas de politique scolaire à long terme en milieu rural :
        - c'est trop souvent la courte vue (carte scolaire annuelle) malgré les textes sur les Réseaux Ruraux d'Éducation qui proposent entre autres des contractualisations pluriannuelles ;
        - c'est presque toujours l'argumentation réduite à l'usage de la calculette (à tant, je ferme, à tant, j'ouvre...) ;
        - c'est de plus en plus l'arbitraire d'un département à l'autre. »

Pour la FNER, Michel BARON



17/11/1997 - COMMUNIQUÉ de la FNDPER sur les sorties scolaires.
S'il apparaissait effectivement comme indispensable une mise à jour des textes concernant les sorties scolaires et leurs conditions de déroulement, la FNDPER conteste, dans les nouveaux textes (B.O. spécial sorties scolaires), un certain nombre de points qui posent des problèmes parfois insurmontables dans de nombreuses écoles, et qui de plus reposent sur une conception des apprentissages et de l'école que nous récusons (cf §6).
1/ D'une façon générale, il n'est pas possible, sous prétexte de simplification, de traiter de la même manière des situations totalement différentes (prendre le RER et prendre le chemin qui mène au stade, ne présentent pas les mêmes risques ! Se déplacer avec tel groupe ou tel autre non plus...).
2/ Les qualifications requises concernant les accompagnateurs, si elles peuvent sembler légitimes, apparaissent comme un luxe hors de portée d'une grande partie des écoles (puisqu'elles restent sans financement de l'État).
Les taux d'encadrement doivent aussi être revus avec plus de souplesse, en fonction des véritables conditions locales ; par ailleurs, les surveillants bénévoles ne sont pas toujours disponibles...
3/ Les enseignants ne peuvent se transformer en experts de la sécurité routière : on devrait envisager un agrément préfectoral et/ou académique, stipulant que telle compagnie de transports par cars offre des conditions suffisantes pour le transport des enfants. Sous peine d'isoler nombre d'écoles rurales, cet agrément devrait pouvoir inclure les transporteurs communaux, districaux... De même, les dispositions spéciales, concernant le transport en voitures particulières, déjà très contraignantes dans les textes antérieurs, devraient pouvoir être maintenues.
4/ En application de ces textes, de très graves dysfonctionnements nous sont signalés dans de nombreuses écoles : difficile, voire impossible de se rendre au stade, à la piscine, à la bibliothèque, au gymnase, ou dans un bâtiment non contigu, etc..., sans parler des sorties avec nuitée(s).
5/ Des dispositions paraissent abusivement sécuritaires (prévenir 3 jours avant pour faire un tour dans le quartier ou le village) et, loin de favoriser les sorties, sont en fait fortement dissuasives.
6/ Enfin, il est à nos yeux nécessaire de réaffirmer que l'école, si elle est le lieu privilégié d'un certain nombre d'apprentissages (et les règles de sécurité en font partie), doit aussi être un lieu d'éducation où l'exercice des responsabilités est réel et où par exemple, un groupe d'élèves doit pouvoir travailler seul, voire sortir seul, sous certaines conditions et dans le cadre d'une organisation coopérative des activités, comme cela se fait couramment et depuis longtemps dans bien des classes à fonctionnement coopératif (et ce notamment au sein de petites structures scolaires). Les textes officiels autorisaient ces pratiques jusqu'à présent. Dans cet esprit, il nous paraît important qu'on permette autant que possible aux acteurs et partenaires d'une école de décider en fonction des risques propres à leur situation de terrain - nature du groupe, lieux d'action, choix des accompagnateurs... -.
La FNDPER souhaite être associée aux discussions concernant ce dossier.