RENCONTRES DE MARCQ, 30 et 31 OCTOBRE 2006   
(page en construction)

Un véritable projet POUR l'École Rurale

Élaboré ensemble, par vous, par nous, parents, enseignants, élus, amis de l'école, militants pédagogiques, associatifs, syndicaux...

L'idée de départ : aller un peu plus loin que la glorification de l'école rurale et des petits établissements, et proposer pour la FNER un véritable projet pour une école rurale de demain, qui s'appuierait sur ce qui se fait de mieux ici, là et ailleurs, notamment en Europe ; ou au moins que ce qui se fait ailleurs donne à réfléchir pour faire évoluer ce qui se fait ici... 

Avec les interventions de :
Fabien Gaveau (historien) - Pierre Champollion (Observatoire de l'École Rurale) - Yves Jean (géographe) - Sylvain Connac (enseignant classe unique en ZEP)
[suite à un empêchement familial majeur, Philippe Meirieu n'a pu participer comme prévu à ces rencontres]

Etaient également présents : Le SNUIPP, le SGEN/CFDT, le SE/UNSA, le MRJC, l'AMRF, et des représentants locaux de la FCPE... et la presse (le "Café Pédagogique", TF1, l'AEF)


(débats et préparation des journées)

Déroulement

LUNDI 30 OCTOBRE

MARDI 31 OCTOBRE

11h. Le développement de l'école rurale au XIXème siècle, par Fabien Gaveau + débat

9h30. Une classe unique en ZEP, par Sylvain Connac + débat

12h. Espace scolaire réticulaire : un bouleversement en douceur du système éducatif, par Yves Jean  + débat

11h.30 Annonces et interventions courtes (associations...)

13h.30 Repas

12h30. Repas

15h. Ateliers : "un véritable projet pour l'école rurale" 

15h.30 Synthèse des ateliers

17h. Des formations pour tous les acteurs du système éducatif en milieux ruraux ?, par Pierre Champollion + débat

14h. AG de la FNER

19h. Repas

17h. Clôture des rencontres


(Sauf indication contraire, le compte-rendu est basé essentiellement sur les notes prises par Éliane BARON)

Intervention de Fabien Gaveau (notes de Patrick Picard, du "café pédagogique")

Fabien Gaveau, le développement de l'école rurale au XIXe

 

Les enjeux de l'Ecole au début du XIXe

Le mouvement du XVIIIe pour l'instruction, déjà tendu entre expérimentation et instruction, pense " individu " avant de penser " école ". Les pouvoirs publics n'entendent pas encore heurter l'autorité éducative paternelle, mais cherchent à façonner le citoyen. Au fil du XIXe, on va assister à une standardisation de plus en plus grande des normes scolaires, s'attaquant d'abord à la formation des enseignants (créations des Ecoles Normales). L'administration s'affirme, en même temps que l'Etat Républicain, contrôle, norme.


1. L'héritage révolutionnaire (avant 1830)

La campagne, à cette époque, ce sont des villages entre 100 et 600 habitants. Le tissu social n'est pas qu'agricole, et la diversité sociale est réelle. L'administration est réduite à sa plus simple expression, la démographie est galopante (les campagnes n'ont jamais été aussi peuplées). L'essentiel de l'éducation se fait auprès des familles., mais un lieu collectif d'accueil et d'instruction existe généralement (même s'il n'existe pas toujours de bâtiment spécifique), avec une personne qui en a la charge, par "enseignement mutuel". Certains départements organisent déjà des concours de recrutement d'enseignants, dans le but de former " de bons chrétiens capables de tenir leurs affaires et de les défendre ". La rémunération des enseignants est tantôt communale, parfois tantôt, avec une prise en compte spécifique par la communauté des élèves " indigents " qui est aussi un instrument de contrôle social.

Sous la Restauration, les fonctions d'un " ministère de l'instruction " sont peu lisibles. Son budget est quasi-inexistant. Mais ses structures de contrôle politique sont déjà présentes : soumission à la monarchie, docilité. En Côte d'Or, en 1816, le Préfet mène l'enquête sur les enseignants et fait le ménage : "ivrogne", "pas bon", "révolutionnaire et immoral", "jacobin, à mettre quelques jours en prison"…

Progressivement, l'idée d'une maison d'école voit le jour. Il s'agit de montrer que le roi est un bon père de famille, capable de fournir à chaque village un lieu symbolique : sur 38000 communes, 15000 n'ont pas encore de bâtiment scolaire.


2. Guizot : une profusion de normes scolaires progressivement normalisées

Sous la monarchie de Juillet, une nouvelle politique se met en place, visant à renforcer l'encadrement par une Instruction Publique digne de ce nom. En 1830, on prépare une nouvelle loi scolaire, en allant regarder ce qui se fait dans les pays protestants (Allemagne, Pays du Nord) qui veulent émanciper l'individu dans un rapport personnel aux textes sacrés. La scolarisation de développe, surtout en hiver, pour apprendre à lire, écrire, compter, accroître le sentiment national et respecter l'ordre social. C'est surtout dans les campagnes que la scolarisation est réelle, quand les enfants des villes sont encore tous au travail.

La loi prévoit la construction d'une école et la rétribution d'un instituteur, toujours pas reconnu comme un véritable métier. Mais les communes peinent à faire le choix de l'Ecole, continuant parfois à prioriser l'entretien des chemins... Les volontés politiques des pouvoirs locaux et des préfets sont souvent des plus ténues.

Un phénomène économique tend à retarder la scolarisation des élèves : la lutte libérale et victorieuse des propriétaires contre les usages " communaux " (liberté de grapillage, libre circulation des animaux sur les " pâtis " communaux…) entraîne le développement du travail des enfants pour garder les minuscules troupeaux familiaux, ce qui peut expliquer le reflux constaté dans la scolarisation.

Les filles, si elle ne sont pas forcément exclues des écoles de villages (jardins d'enfants de Frobel), sont surtout prises en charge par les congrégations religieuses.

Cependant, le contexte libéral et la responsabilité communale a multiplié les formes d'enseignement : ouverture des portes aux adultes, cours du soir (qui sont fermés par le pouvoir politique lorsqu'ils sont jugés subversifs) ; instituteurs itinérants ; " école rurale des pauvres " pour redresser les gens et leur apprendre à travailler ; mais aussi écoles " nouvelles " dans la lignée des idées de Pestalozzi ou Fourier, demandant de former les jeunes sur des mécaniques ou avec des ateliers : toute une pluralité d'usages éducatifs et de modèles scolaires que Duruy et Lavisse vont chercher à mettre progressivement sous contrôle en 1867.

 
3. Jules Ferry, le triomphe d'une manière de voir.
Les lois de 1881, si elle ne révolutionnent rien, prennent leur distance avec la puissance paternelle tout en la respectant (distinction entre action publique et morale privée). Mais les mêmes objectifs de pacification, de moralisation, de mérite individuel pour une minorité subsistent. L'ascension sociale qu'elle va produire ne sera pas si différente de la situation d'avant 1789. Ce n'est pas d'émancipation collective qu'il s'agit : jamais il ne sera question d'imaginer autre chose que le " primaire " pour la plupart des élèves.

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Débat

Xavier Fernagu : en 1902, on ajoute les matières scientifiques, on ajoute aussi la laïcité, on conserve l’idée de l’élitisme, il faut attendre la réforme Haby pour arriver au collège unique. Duruy a favorisé l’enseignement professionnel surtout pour les filles.

Fabien Gaveau : Quand la république est arrivée elle a contribué à l’enseignement pour les filles en récupérant les écoles des congrégations et en les confiant aux institutrices.
Condorcet => L’école doit devenir universelle mais le contexte révolutionnaire n’en a pas favorisé la mise en place.
1795 => impossibilité de scolariser tout le monde, on doit prendre les meilleurs (les enfants des propriétaires), les communes doivent s’occuper du reste selon leur bonne ou mauvaise volonté. L’état d’esprit majoritaire se heurte à l’école. 

Question : Avez-vous noté des différences ville/campagne ?

Fabien Gaveau : La situation est plus complexe en ville, les enfants des villes sont peu scolarisés car ils doivent travailler à l’usine, dans les rues comme vendeurs à la sauvette, ils sont livrés à eux-mêmes. Aggravation par l’exode rural.
Le projet du Directoire (Monge)=> ouvrir une école qui formerait en six mois les meilleurs instituteurs : 1400 élèves (ENS, Polytechnique) donc formation des élites.
Guizot en revanche souhaite ouvrir les possibilités : Enrichissez-vous (devenez propriétaires, formez votre esprit). Quantité de mesures essaient d’ouvrir le nombre de votants (censitaires), les veuves et femmes célibataires propriétaires peuvent déléguer leur vote à un homme.


Intervention d'Yves Jean

Espace scolaire réticulaire : un bouleversement en douceur du système éducatif.

Tensions entre le local et l'État, toujours d'actualité, d'autant que la France est un cas spécial quant au nombre de communes
(Condorcet, Seyes contre Mirabeau => échec de la loi de concentration des communes, contrairement à ce qui s'est passé ailleurs en Europe qui a divisé par 10 le nombre de communes).

L’État républicain construit une école par commune, donc prise en main du territoire jusqu’en 1950 (l’exode rural).
Avant, peu de mouvement de population à part cet exode.
Actuellement confrontation des milieux, exode urbain vers la campagne.

- L’école rurale devient parfois une école de la périphérie, avec des spécificités autres que la banlieue, loin des centres de décision (instructions du ministère...), de la bureaucratie. Cette distance entraîne davantage d’autonomie, à condition de connaître les codes pour rencontrer les partenaires (maires, parents...).
La construction socio-spatiale, dépend des choix et des orientations, il n’y a pas d’adéquation entre le nombre d’enfants du village et le nombre d’enfants inscrits à l’école du village.

- Grande diversité des écoles rurales (classe unique, écoles à plusieurs classes, RPI concentrés et éclatés...), mais le modèle de l’école urbaine domine et la carte scolaire est organisée selon ce modèle (cf. technopôles).

- École atypique : plusieurs cours dans la même classe oblige à avoir des stratégies pédagogiques différentes se centrant davantage sur l’enfant avec des résultats globalement égaux à ceux des écoles urbaines, alors que les milieux culturels et éducatifs sont plutôt moindres ; cela dit, il faut penser aux 15% d’enfants qui décrochent : comment faire pour aider ces enfants dans les écoles rurales ?
Tous les travaux montrent que l'école rurale développe l’autonomie, qui implique choix et liberté.
Il ne faut pas négliger les rapports entre espace et l’enseignement : la petite structure rurale favorise l’espace (ex : ordinateurs dans la classe), la prise d’autonomie (délégué de classe), le temps tampon entre école et famille, la  pédagogie différenciée, la continuité pédagogique sur plusieurs années.

- Développement de réseaux d’écoles qui parfois génèrent des réseaux intercommunaux qui n’existeraient pas sinon.  Révolution silencieuse des écoles rurales, des classes qui communiquent entre elles par informatique sans avoir attendu les instructions ministérielles (canton, pays,...). Ces réseaux défont l’idée d’une école par commune.

Rôle discriminant des conseils généraux : soit RPI concentrés (Ardennes) ou Loire Atlantique (27 ou 28 réseaux télématiques), soit maintien de l’école rurale traditionnelle (Tarn ou Lot). Impulsion ou choix du maillage scolaire selon l’étendue de leur territorialité (village, canton ou région)

Rôle des municipalités : financement diversifié selon les municipalités, lié aux représentations de l’école par le maire :
   a) école = âme du village, vie de l’école, vitrine du village => discipline, politesse, => enseignant pasteur, pas de dépense, s’implique dans la commune ; parent indignes, nostalgie, amertume...
   b) éducation, autonomie => passeur, s’impliquant dans la commune, aidant l’enfant, parent partenaires, acteur, compétent...
   c) éducation, ouverture sur le monde, garant de la modernité, nouvelles technologies, parents consommateurs, compétences spécifiques, commune carte de visite, carnet de clients...

Quels projets de territoire avec ces mentalités diverses ? Attachement à la politique scolaire à l’échelle de la commune, peu d’intercommunalité, tensions vives entre maires et présidents de communautés de communes (finances ?)

École de banlieue/école rurale, problèmes communs, se défaire de la vision selon laquelle le local serait le maillon faible et porteur des impossibilités, de la régression de l’école. Le transfert vers les instances locales des enjeux existe alors que les mentalités n’ont pas suivi et que les attentes auprès du pouvoir central est grand.

L’initiative locale est grande et efficace : le rapport au lieu et aux autres personnes est en train de changer.

Débat

Café pédagogique : On peut voir les collectivités locales se qualifier sur l’éducatif (Yonne collectif sur l’éducation 100 millions € pour une enquête sur le milieu éducatif). Je perçois un désengagement des enseignants pour toutes les formes de liaisons éducatives (USEP, réseaux divers).

Fabien Gaveau : Je retrouve des constats faits en 1795 : Comment le local et le national se sont faits ; négociations et partages des tâches entre local et national, compromis, comment apaiser le milieu rural par l’éducation ?

Café péda : Compromis sur la construction du corps des enseignants.

Yves Jean : Pas de formation des PE sur la territorialité, pas de connaissance du milieu rural, des pauvres, des cadres qui choisissent ce milieu. Comment pourrait-on avoir des IA qui fassent confiance aux enseignants, aux maires, aux parents d’élèves ?

Pierre Souin : Ne pas transférer la compétence scolaire à l’intercommunalité : dans certains endroits on va fermer des écoles contre d’autres services (crèche, jardin d’enfants). On commence à proposer des regroupements de groupements . Pour le moment il vaut mieux ne pas entrer dans ce processus.

Pierre Champollion : territorialité de l’école => descendre à l’échelle la plus proche. Mais enchevêtrement des échelons territoriaux avec à chaque échelon des pouvoirs, des décisions parfois contradictoires.

Xavier Fernagu : intercommunalité, facteur des difficultés car diminution des moyens, des services moins nombreux, crainte sur la disparition de la loi exigeant l’évaluation des effets de la disparition d’un service public.

Étienne Anquetil : évaluation du travail d’équipe, pas seulement un enseignant mais l’interaction des enseignants.


Intervention de Pierre Champollion (Observatoire de l'École Rurale)

Des formations pour tous les acteurs du système éducatif en milieux ruraux ?
Constat, analyse et propositions
C

Débat

Xavier Fernagu : même taux résultats des élèves parisiens/franciliens, mais abandon des études longues à cause des coûts de location, le temps de transport ; la proximité d’une université favorise les études longues.
En Lozère, un seul lycée à Mende, lycée publique mais internat payant raison d’abandon des études longues, à cause aussi des revenus moindres des parents.
En milieu rural les enfants dorment plus longtemps, les faits de violence urbaine sont dus en partie au fait que les enfants dorment moins (1heure et demie de moins qu’avant la guerre) Les enfants du rural sont moins sollicités, sont plus dans le réel que les enfants des villes.
La semaine de quatre jours commence à être remise en cause car elle n’a pas donné les résultats escomptés.

Sylvain Connac : Pourquoi avoir pris comme critère de réussite la longueur des études ?
Avez-vous repéré l’action des méthodes pédagogiques dans les zones de montagnes ?

Pierre Champollion : À réussite scolaire égale, on a moins d’élèves au lycée général et technologique. Les actions pédagogiques sont prises en compte mais pas de manière systématique, mais le tutorat, l’interaction entre élèves, l'investissement du territoire sont plus utilisés en milieu rural qu’ailleurs.

André Deleuze : Je suis frappé par le rôle de frein des parents ; le rôle et le poids des mères est très important, avez-vous remarqué quelque chose à ce sujet ?

Pierre Champollion : OUI, à 80%, le niveau de diplôme de la mère est prépondérant sur l’orientation des élèves en milieu rural. Même sans travailler, une mère diplômée peut guider son enfant vers un métier ou une formation. => Il faut que les parents puissent se rendre compte que leur niveau socioprofessionnel pèse fort sur l’avenir des enfants.

Yves Jean : les travaux d’Anne Bouju confirment les constatations de Pierre Champollion ; le milieu rural maintenant propose plus de mixité sociale que le milieu urbain.
Pas d’incitation de l’État  à la discussion sur la question de l’école (parents, enseignants, administration, élus...).

Nathalie Gaultier : sommeil => rôle des parents. D'une façon générale, on devrait développer la responsabilisation des parents et des élus, et une participation plus grande des parents.

Pierre Champollion : Pour certains parents, le rôle de l’école c’est de préparer les enfants à un métier alors que pour les enseignants, l’école est un lieu de formation de l’individu, du citoyen. La difficulté est de décider de ce qui est prioritaire et de ce qui l’est moins.  L’État ne se préoccupe pas de cet aspect-là.
L’OER souhaite compléter les observations quantitatives par des observations qualitatives pour affiner les analyses, les conclusions et les propositions.

Étienne Anquetil : Dans le cas particulier des lycées agricoles professionnels, qui ont proposé des formations à l’orientation, avez-vous remarqué des évolutions ?

Pierre Champollion : Oui, ces lycées ne dépendent pas de l’Éducation nationale, ils répondent mieux aux besoins des élèves, les effectifs sont plus faibles, les intervenants sont plus divers. L'ENFA (École Nationale de Formation Agronomique) travaille aussi sur la même problématique.

Xavier Fernagu : 53% de familles monoparentales ou recomposées, sur les 47% restant, la moitié de migrants. Quelles sont les incidences de ces faits sur la scolarité des enfants ? Qu’en est-il de la mise en action des six différentes intelligences qui existent ? Les conditions de vie influencent-elles les résultats ou l’orientation des élèves ?

Pierre Champollion : [...] valorisation des enfants en utilisant des ressources locales de savoirs.

Michel Baron : Il faut se méfier des représentations toutes faites du milieu rural, par exemple sur les familles : ne pas généraliser, les situations sont très évolutives.

Yves Jean : Il faut revisiter les catégories rurales/urbaines...  La constante est plutôt la variance socioprofessionnelle.  Le facteur temps est prépondérant, il faudrait l’étudier. Pourquoi dans une famille de trois enfants, deux reproduisent-ils le milieu socioprofessionnel et le 3ème est-il différent ? Il faut être très prudent dans les conclusions.


Intervention de Sylvain Connac

Des classes uniques en ZEP ... par choix pédagogique !

Voir aussi sa présentation

Débat :

Yves Jean : Nécessité de travailler selon les constatations faites par Bernard Collot et moi il y a 15 ans, de transformer les contraintes en atouts. Importance de l’espace, les enfants doivent disposer d’espace, même pour échapper à la surveillance du maître. Il faut apprendre aux enseignants à utiliser l’espace.

Café péda : À la fois engagement Freinet et hétérogénéité. Quid de la leçon ? Est-ce que le collectif, la confrontation aux autres est organisé, existe ?

Christian Chevalier (SE) : Comment les enfants ont-ils été sélectionnés ? Comment sont choisis les enseignants ? Comment réagissent les familles ?

Sylvain Connac : Les leçons considèrent le groupe classe comme un groupe homogène. [Chez nous] les moments collectifs existent et permettent la confrontation (conseils, réunions...). Les acquisitions ne sont pas faites individuellement mais à des moments où elles sont rendues nécessaires pour la progression des projets de la classe.
La hiérarchie semble ignorer le processus, soutient car tout se passe bien.
Les enfants sont choisis par hasard (tirage au sort) puis restent s’ils le souhaitent et si les enseignants le veulent.
Les syndicats ont rechigné à accepter le fait d’inscrire l’école comme école à projet.
Les parents n’arrivent pas à entrer dans l’école, dans les projets ; certains acceptent de venir dans la classe pendant une demi-journée ce qui est très efficace. Il n’y a pas de formation spécifique pour les enseignants.

Michel Baron : Ce qui est frappant c’est que des outils d'usage a priori très individualisé comme les ordinateurs, sont dans ces classes utilisés en groupe par les enfants. De même, on a du mal à les empêcher de s’entraider quand c'est interdit (évaluation nationale).

Xavier Fernagu : propose un temps au congrès FCPE pour parler de la classe unique ce qui aiderait certains parents d’élèves à connaître d’autres pédagogies que la confrontation et la compétition et découvrir la coopération.

Yves Jean : ne pas oublier que non seulement les résultats scolaires des enfants des classes rurales sont plutôt supérieurs mais qu'ils sont aussi plus autonomes.
La FCPE pourrait demander que les parents puissent venir voir ce qui se passe en classe.

Éliane Baron : On observe les mêmes choses dans des classes uniques qui ne sont pas Freinet, les mêmes résultats, la même sérénité, le même climat pacifié. 

Gilles Mondrot (SNUipp) : Au niveau du collège, il n’y a plus ces meilleurs résultats, n’y aurait-il pas une dévalorisation de l’image de soi chez les enfants des classes uniques ?
Quant à la présence des parents, est-elle vue comme un contrôle des parents ?

 xxx : Des observations montrent que les parents venus voir la classe participent davantage à la vie de l’école.

Sylvain Connac : sur les 28 écoles de Montpellier, certains instits sont très intéressés mais il est très difficile de venir voir ce qui se passe dans les classes des collègues.
On a proposé aux parents de participer à des ateliers mais il ne sont pas venus animer.
Les parents ne viennent pas contrôler, ils sont prévenus de ne pas intervenir auprès de leur enfant, de n'être que des observateurs.
Le passage des enfants en 6ème se passe bien.

Étienne Anquetil : Les maternelles sont-elles aussi des classes hétérogènes ? Sont-elles concernées par la sélection des enfants ?

Sylvain Connac : Elles sont hétérogènes sur deux ans ; le tirage au sort a été choisi pour faire cesser les soupçons.
On s’interdit de comparer nos résultats avec ceux des autres classes de l’école pour ne pas détruire l’ambiance de l’école.

Michel Baron : Comment se passent les réunions institutionnelles avec les collègues ? Quelles sont les réactions de la municipalité ?

Sylvain Connac : Les autres collègues changent souvent et ne restent généralement pas plus d’une année.
Mais quelques collègues souhaitent travailler en hétérogénéité (CP/CE1) pour bénéficier de classes sereines.
La municipalité nous ignore. Elle refuse de livrer du matériel.

Nathalie Gaultier : Au collège, les enfants ont-ils des problèmes d’adaptation ?

Yves Jean : L’estime de soi n’est pas seulement construite à l’école primaire mais aussi dans la famille, puis dans toutes les autres structures que l’on traverse. Ces enfants-là sont très autonomes et s'adaptent facilement, ils sont souvent délégués de classes arrivés au collège.

Sylvain Connac : Les enfants m’ont fait une réflexion : au collège c’est facile, il suffit de se dire qu’on est « une ceinture blanche ».

Café péda : [...] Les parents sont venus une demi-heure ou une heure pendant quinze jours dans la classe et ont rempli un questionnaire « ce qui vous a choqué, ce qui vous a plu, ce que vous n’avez pas compris... » puis lors d’une réunion, les parents lisaient ce qu’ils avaient écrit. C’était bien et a permis la confiance, la co-réalisation d’un projet éducatif.

Pierre Souin : La présence des parents d’élèves dans les classes est très bénéfique, au bout de quelques minutes, l’enfant a oublié la présence de ses parents qui voient l’enfant d’un œil différent, s’aperçoivent que l’enfant peut être différent de ce qu’il est à la maison et comprennent comment on fait travailler ensemble des enfants.
Les avantages de l’école rurale, des petites structures devraient être étendus aux écoles plus grandes, éviter les grandes écoles, faire des écoles de quatre classes maximum...
Dans tous les domaines, il faut éviter les trop grandes structures.


Quelques notes sur les commentaires des associations et syndicats présents

1/ MRJC (Thierry Bouchetal, Nelly Désarmenien, Maud Cesbron, Anne-Claude Moisan)

Élaboration d'une charte de l’éducation tout au long de la vie.


2/ SGEN/CFDT (André Deleuze)


3/ SNUIPP/FSU (Gilles Moindrot)


4/ SE-UNSA (Christian Chevalier, Laurence Martin-Timoléon)


5/ CGT (Jean Delarue)

xxx : L'AMF aurait obtenu un compromis de fait : le financement interviendrait seulement s’il n’y pas d’école publique dans le village.

Pierre Souin : concernant l’obligation de financer les écoles privées, concernant les EPEP : ces textes sont dangereux pour les petites structures en particulier rurales car ils favorisent les regroupements de groupements ; il faut donc garder la compétence des communes en matière scolaire.


Ateliers

Les ateliers avaient comme objectif de permettre à chacun d'émettre des propositions, réalistes ou utopiques, peu importe, si possible en dehors de toute langue de bois !
Dans un premier temps, sous forme de tableaux évolutifs, ces propositions seront étoffées, élaguées, rediscutées, retravaillées..., car si certaines sont consensuelles, d'autres offrent matière à discussion.
Ensuite, elles serviront de base à un texte qui pourra prendre la forme d'une charte pour l'École en milieu rural.

Aussi, vous qui lirez ces lignes, n'hésitez pas à réagir, à proposer... 
   Pour toute proposition, envoyez un message au secrétariat (baronmimerciwanadoo.fr)
   Pour participer à notre liste de discussion, demandez à vous inscrire !

FORMATION

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

- La liberté de l'enseignant

 

 

- La liberté des méthodes, des pratiques pédagogiques

A modifier

- Former dès l'IUFM les profs (primaire et collège) à l'orientation des élèves
- Faire entrer d'autres acteurs dans la formation (travailleurs sociaux, animateurs socio-culturels)

- Formation initiale en alternance
- Formation théorique courte + terrain + formation continue

- Ne pas abuser de la didactique des disciplines, et des "recettes" abstraites
- Favoriser la réflexion sur le système éducatif (redonner du sens à la formation en IUFM)
- Favoriser les aspects humain et culturel, entre autres dans la connaissance du territoire

 

- Stage en responsabilité plus long + retour à l'IUFM
- De façon générale, éviter le morcellement de la formation

A exiger

- Ouverture des IUFM à des professionnels de terrain expérimentés sur la base de compétences spécifiques.
- La classe à plusieurs cours ne doit pas être un obstacle à l'accès à la formation continue.
- Réintroduire l'apprentissage du fonctionnement global d'une classe et de sa gestion (davantage d'aspects pratiques)

- Former les PE à la lecture, la connaissance du/des territoires (ex. 3 fois dans l'année étude sur le terrain puis à l'IUFM)

- Plus de temps pour une véritable formation initiale (ingénieur : 3 ans, PE : 6 mois, parfois 6 heures pour certaines matières !)
- Du temps pour la formation ASH (handicapés)
- Véritable formation continue
- Stage obligatoire en milieu rural lors de la formation initiale

- Des maîtres-formateurs en milieu rural, avec des classes à plusieurs cours

- Valoriser la petite structure et la richesse de l'école rurale dans le cadre de la formation des professeurs d'école

A inventer

- Favoriser les échanges  de chercheurs entre les IUFM et entre IUFM et Université, échanges de conférences
- Créer des "doublettes" sortant d'IUFM/enseignant en fin de carrière (avantages pour les 2)

- Travailler sur la didactique du territoire, connaître et maîtriser le milieu rural

- 4 années sabbatiques au cours d'une carrière

- Formation aux pratiques de classe en milieu rural

 

PARTENARIAT

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

- Bonnes relations citoyennes avec les parents
- Mixité sociale (en progression depuis 20 ans en rural)

- École à taille humaine

 

 

A modifier

- Réseaux à développer
- Remettre de la mixité sociale
- Retisser les liens, rétablir la confiance parents/enseignants, enseignants/enfants, enseignants/administration
- Redonner un souffle "démocratique" aux Conseils d'École

- Meilleure ouverture de la classe, de l'école aux parents (leur en faciliter l'entrée)

 

- Favoriser le désir de travailler en équipe

A exiger

- Ouverture vers les parents
- Interaction avec les acteurs sociaux, la municipalité, le canton...
- Le droit des communes à ne financer que les frais suite à dérogation
- Rééquilibrer les politiques locales en matière éducative pour une véritable égalité des élèves sur un même territoire

- Des visites dans d'autres classes, d'autres écoles ou collèges, dans d'autres lieux d'éducation
- Tous types d'échanges (cf. pays nordiques)

- Plus de souplesse,  d'autonomie et de moyens pour les écoles et les réseaux...
   a/ pour achat de matériel
   b/ pour intégrer des intervenants non "agréés" par l'IA
   c/ pour se constituer en réseau par choix
- Lecture publique itinérante (bibliobus, ...)

A inventer

- Remotiver, soutenir certains groupes de parents

- Des projets éducatifs de territoire (cf. MRJC)

- Une pièce (bureau) pour les enseignants, leur permettant de recevoir les partenaires, organiser un soutien, travailler pour sa classe (plutôt collège/lycée)

 

- Travailler avec l'administration et les équipes de circonscription pour un soutien durable aux projets
- Responsabilité éducative partagée

 

PRATIQUES DE CLASSE

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

- L'hétérogénéité
   des âges
   des niveaux
   des milieux socioculturels
- Les interactions entre les enfants (ex. entre enfants en grande facilité et enfants en grande difficulté

- L'utilisation maximum des espaces disponibles de l'école (et autour)

- Travail par cycles

- La liberté de choix des méthodes, des pratiques (conformité aux programmes vérifiée par les Inspecteurs)

A modifier

- Améliorer l'accueil des enfants handicapés (AVS ?)

 

 

- Promouvoir des outils pédagogiques adaptés à ces classes (ex. plan de travail)

A exiger

- Prendre en compte l'hétérogénéité
- Limiter les effectifs dans une classe à plusieurs cours (ex. 12 élèves/classe à 3 cours et plus)
- Maintien et ouverture d'une école dès 3 ou 4 élèves

 

- Respect des rythmes personnels des enfants (laisser le temps au temps)

- Apprendre à vivre avec l'environnement de l'élève, de l'école

A inventer

- En fin de carrière, travailler avec des jeunes sortant de formation : éviterait l'usure, permettrait de travailler plus longtemps, et de transmettre certains "gestes" éducatifs/pédagogiques (ex. prise en main, tenue de la classe...)

 

DIRECTION/
ÉQUIPE D'ÉCOLE

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

- Organisation en cycles

 

 

- Directeurs qui enseignent

A modifier

- Sortir de l'idée "un maître = une classe"
- Maître supplémentaire sur un territoire défini, dans le cadre d'un projet, ou
- Equipe polyvalente et spécialisée (musique, EPS, cf. Catalogne)
- Permettre, favoriser, développer chez les enseignants, l'ouverture sur le monde, l'implication dans la vie associative, citoyenne (années sabbatiques, années de formation...)

- Favoriser le désir de travailler en équipe

A exiger

- Fonctionnement non hiérarchique (pas de "super directeurs")
- École dès 2 ans mais dans de bonnes conditions, 
- Gratuité des fournitures et des activités y compris les transports, les musées, les concerts..., jusqu'à l'université...

- Lieux institués pour les réunions entre enseignants

- Temps institués pour créer les conditions d'échanges entre enseignants

 

A inventer

- Façons d'évaluer, de se parler, d'échanger au sein de l'école
- Développer le "collectif"
- Secrétaire de direction (secrétaires polyvalent de milieu rural : plusieurs écoles et/ou école et autre institution/association)
- Directeur élu, embauché ?
- Direction partagée dans l'école

- Favoriser le décloisonnement dans l'école entière
- Permettre les déplacements des élèves en autonomie (=> changer les textes)

- Structurer une démarche collective pour résoudre certains problèmes (ex. évaluations nouvelles, consignes pédagogiques...)

 

PERI-SCOLAIRE

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

 

 

 

 

A modifier

- Accueil pré et post-scolaire prenant en compte les modifications de la structure sociale (parents)

 

- Horaires d'accueil en fonction des besoins des parents

 

A exiger

- Coordonner les associations péri-scolaires et les moyens qui leur sont attribués

 

 

 

A inventer

- Responsabilité éducative partagée, qui évite par exemple d'importer des pratiques urbaines non adaptées

 

 

 

 

TRANSPORTS

Organisation

Espace

Temps

Pédagogie

A préserver

 

 

 

 

A modifier

       

A exiger

       

A inventer

       

 


FNER Assemblée générale du 31/10/06 à Marcq (Yvelines)

Le président de la FNER remercie les adhérents de leur présence, donne connaissance des pouvoirs de délégation de vote qu’il a reçus et invite le secrétaire à lire le rapport de la précédente assemblée générale. Puis il présente le rapport d’activités.


1° Rapport d’activités :

Depuis la précédente Assemblée Générale (mai 2005), la FNER (voir site http://ecole-rurale.marelle.org)...


2° Compte-rendu financier :

Il sera remis en fin d’année civile. Le solde actuel est créditeur pour 1 300 €.
Il a été dépensé 50 € pour le site Internet .
Actuellement 15 adhérents sont à jour de cotisation, il n’y a pas eu de rappel de cotisation.


3° Ordre du jour :

  1. Suites à donner aux journées d’octobre 2006

  2. Articles 89 (loi sur la participation financière des communes à la scolarisation des enfants dans une école privée)

  3. FNER et liberté pédagogique

  4. FNER et Services publics

  5. Statuts et plaquettes FNER


1. Suite aux journées de Marcq :


2. Article 89 et ses conséquences :


3. FNER et liberté pédagogique :


4. FNER et Services Publics :


5. Révision des statuts et de la plaquette de présentation de la FNER :


Plus rien n’étant à l’ordre du jour, le Président lève la séance à 17h00.


Le président, Étienne Anquetil

Le secrétaire, Michel Baron


Quelques idées à discuter, en vrac...

DES PROJETS ET DES PROPOSITIONS POUR L’ÉCOLE : DE L’EXISTANT À L’INVENTION

Traduire les missions de l’Éducation Nationale sur les territoires 

- Création d’espaces locaux de concertation pour une ré-appropriation des missions de l’École : Il s’agit de rendre « discutables » les enjeux de l’École par l’ensemble de la population, non pour une remise en cause permanente, mais plutôt pour favoriser une prise de conscience collective de ces enjeux. Dès lors, par exemple, il faut redonner un souffle de démocratie dans les Conseils d’École, les Conseils d‘établissements, trop souvent réduits au statut « de chambre d‘enregistrement ou de lieux de suspicion entre acteurs éducatifs ». Les processus de représentation seront alors renforcés s’ils développent une meilleure concertation: ainsi comment mieux associer les différents acteurs à telle ou telle problématique. 

- Mise en place de projets éducatifs de territoire : A partir de diagnostics partagés, il s’agit de mieux associer la question éducative et les nouvelles formes d’organisation des territoires (Communautés de communes, Pays, …), incitant ainsi les collectivités à se doter de la compétence éducative. Cela permettrait également de dépasser le cloisonnement des diagnostics actuels, trop souvent liés à une seule problématique (par exemple, l’un par Jeunesse et Sports pour les loisirs, l’autre par telle association pour une offre culturelle, un autre encore pour tel équipement communal …). 

- Développement des partenariats entre acteurs éducatifs dans le cadre des projets d’établissements : Dans le cadre des projets d’établissements, il s’agit de mieux relayer des dispositifs existants (type Réseau Rural d’Écoles ou Contrat Éducatif Local) et de mieux pérenniser des expérimentations pertinentes (type « collèges ouverts ») par un meilleur soutien des institutions, par une véritable politique de formation des acteurs éducatifs, par du temps dégagé pour la mutualisation et la retransmission. 

Former l’ensemble des acteurs concernés par le système éducatif 

- Création de modules de formation pour les personnels éducatifs en cursus initial et continu sur les liens entre École et Territoire : Au delà des connaissances pédagogiques et didactiques nécessaires à leur métier, les personnels éducatifs devraient se retrouver autour de modules de formation concernant les problématiques du Territoire. Ainsi pourraient être abordées les spécificités du milieu rural et du milieu urbain, la sociologie et l’histoire des populations, l’organisation des territoires, des notions de coopération, de développement local … 

- Mise en place de formations pour les élus, les travailleurs sociaux, les agents de développement territorial, des acteurs du monde du travail sur les enjeux et le fonctionnement du système éducatif : En proposant des formations à ces catégories d‘acteurs (décideurs ou gestionnaires de programmes liés à l‘École ou aux personnes la fréquentant), il s’agit d’éviter que ces acteurs ne fonctionnent uniquement sur leurs propres représentations du système éducatif. Il s’agit de voir comment peuvent s’articuler les missions nationales de ce service public, ses enjeux pour la société et les réalités et responsabilités locales des territoires. 

- Création de modules d’appropriation et de discussion des missions de l’École, du système éducatif, des grandes questions éducatives : Il s‘agit de créer des modules d’appropriation et de discussion des missions de l’École, des grandes questions éducatives (tel que le langage, l’apprentissage, l’orientation, l’engagement citoyen, …) pour l’ensemble des citoyens. On pourrait s’appuyer par exemple sur l’expérience des Écoles de Parents, favoriser une nouvelle dynamique chez les fédérations de parents d‘élèves pour une représentation et une participation plus effective . Il faudrait ainsi développer un partenariat plus resserré avec les services sociaux, les acteurs de la petite enfance, l’éducation populaire ; ce qui favoriserait une approche moins crispée des syndicats enseignants. 

Repenser le schéma de formation des citoyens (tout au long de la vie et en incluant la formation initiale) 

- Développer l’interdisciplinarité et la notion de projets à tous les âges : Il s’agit de permettre l’expérimentation et la formation méthodologique à la notion de projet, touchant aussi bien à des domaines professionnels qu’à des projets citoyens de territoires. Pour cela, il serait nécessaire de mutualiser les savoir-faire du territoire, faciliter les moyens humains et financiers, aménager les problèmes juridiques concernant telle ou telle utilisation de lieux éducatifs publics. 

- Créer des pôles locaux de ressources éducatives, de la connaissance : On pourrait mutualiser différentes compétences éducatives, diverses approches concernant la connaissance afin de créer des pôles locaux de dynamisme culturel et citoyen (par exemple l’Éducation Nationale, les services culturels comme la Bibliothèque Départementale de Prêt pourraient se retrouver en utilisant le bâtiment scolaire comme support et en mobilisant les compétences des acteurs éducatifs). 

- Instaurer des cycles de formation populaire et citoyenne pour les habitants d’un territoire : En partenariat avec l’Éducation Nationale, les associations, les acteurs sociaux et culturels, le monde du travail,… il s’agit de mettre en place des cycles de formation populaires et citoyens abordant diverses questions de société: l’Europe, la mondialisation, la démocratie, la santé, … L’objectif est bien de participer à enrichir et à faire fructifier le socle commun de connaissances de chaque citoyen de la petite enfance jusqu’à la retraite et après…


Articulation des thèmes (ébauche)

On propose d'envisager la viabilité et la possible évolution de l'École rurale sous 4 aspects fondamentaux : l'organisation, l'espace, la pédagogie, le temps. A l'intérieur de ces rubriques, non-étanches, des questions à toujours avoir en tête, des idées à discuter, à creuser, à critiquer...

1- L'organisation

2- L'espace

3- Le temps

4- La pédagogie

=> vers un équipement minimum des écoles et des classes rurales (cahier des charges) ?

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