Pour le maintien et la relocalisation des petites écoles !
Vers un laboratoire des "écoles rurales en transition",
constitué en réseau d'initiatives..

L'appel de Limoges - Soutenir l'appel - Nous rejoindre
Historique - La réunion de Limoges - L'évolution du réseauLa rencontre de Paris ... et après


Forts de notre expérience, nous savons que l'avenir de l'école exige...
- un profond respect des besoins affectifs, éducatifs, culturels et matériels des enfants,
- la coopération école/famille/collectivités/associations...,
- une intégration harmonieuse dans son territoire, et une viabilité écologique à long terme.

Ce qui implique d'aller vers...
- des structures à échelle humaine, des écoles à échelle enfant,
- une généralisation du multi-âge,

- une (re)localisation de l'école le plus près possible du domicile, donc l'arrêt total des
fermetures d'écoles, l'arrêt, voire le démantèlement des regroupements...
- une réduction drastique des transports,

- une insertion de l'école dans l'environnement familial, social, culturel et naturel que
constitue, en zone rurale, le village.
Voir aussi : relocaliser l'école, un enjeu écologique

Appel soutenu par logo-AMRF  Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels logo-fner


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La genèse de l'appel

C'est à partir des quelques pistes ci-dessous, puis d'une discussion commune que les personnes présentes le 6 juin 2015 à Limoges, ont élaboré cet appel



- Constituer un "laboratoire" des classes uniques et des petites écoles, cf. Bayrou, ministre de l'EN qui avait décrété un moratoire...
- similitude avec le remembrement agricole de Pisani, ministre qui a eu le courage et l'honnêteté de reconnaître l'erreur irréversible qu'il avait commise, rendant difficile entre autres la reconversion en agriculture biologique, reconnue aujourd'hui comme une alternative vitale, cf. ferme des 1 000 vaches !
- faire le rapport avec l'impossibilité actuelle des ministres un peu progressistes pour faire passer la moindre réforme dans une machine monolithique.
- Considérer que toute petite école rurale est (ou peut devenir) une école alternative et que le nombre de familles cherchant une école alternative croît sans cesse... si ces familles n'étaient pas limitées par leurs moyens, une bonne partie de l'école publique serait déjà vidée.
- Fermer ces écoles, c'est attenter au principe de la démocratie.
- Les médias ne s'intéressent que s'il y a événement (voir Sivens, Notre Dame des Landes... autrefois pour les écoles rurales St-Martial d'Albarède...) : c'est l'opinion publique qu'il faut toucher, elle est suffisamment perdue en ce moment pour dresser l'oreille à un apport positif et concret.
- Les petites écoles rurales sont quasiment les alliées de la ministre comme fer de lance et appui de toute refondation !

- Proposition de laboratoire ou de "conservatoire " des classes uniques, cette structure (unique) étant - au bout du bout - une référence. 
Chaque disparition d'école de ce type = faute écologique. Chaque maintien = chance pour faire autrement.
La classe unique - zéro transport entre les communes, coopération, citoyenneté - devient alors une sorte de modèle à promouvoir. La promouvoir (label ?) c'est la possibilité d'offrir un autre horizon à notre réalité d'aujourd'hui.
- Ici nous sommes bien dans l'école du XXIème siècle ... et pas dans la nostalgie du passé.
- Donc, NON ferme à toute fermeture d'école de proximité, RPI ou pas (toute fermeture d'école est bien plus catastrophique qu'une fermeture de classe). Ce serait comme la défense des voies de chemin de fer : chaque démantèlement est une faute écologique, chaque maintien est une chance pour des transports plus propres dans l'avenir. C'est très matériel tout ça : il nous faut garder les murs, les équipements, le personnel, la dynamique autour - comme il faut garder le tracé des voies, le ballast, les ouvrages d'art - comme appuis futurs pour rebondir autrement.
Il nous faut garder les structures pour les faire vivre ou revivre demain...
- Alternative au cadre éducation nationale ???
- Pas de vraie volonté de refondation des gouvernements en place : il y a une cohérence d'ensemble des politiques libérales dans l'Union européenne de diminution des coûts, de concentration des systèmes (et pour le coup complètement à l'opposé du processus de relocalisation), d'ouverture aux financements privés, de pilotage par le haut (les évaluations, le management autoritaire).
- Les suites de Limoges : Faire événement pour les media... mais comment ? Médiapart ?
Peut-être réécrire quelque chose de plus complet sur le sujet ?
Quelle représentation pour "ceux de Limoges" : FNER ?... autre structure ?

Il nous faudrait une proposition concrète du genre label "école en transition" (comme il y a village en transition... mais je en sais pas si c'est la bonne formulation) avec un cahier des charges précis :
-zéro transport
-mélange des âges
-classe(s) coopérative(s)
-co-éducation avec les familles
-service public
Ce serait une autre façon de parler de conservatoire ; ça met forcément les classes uniques au centre sans exclure les autres ; ça ferait parler de réalisations concrètes...
"Transition..., transition éducative... : c'est une autre façon de dire que les transformations nécessaires (écologiques et sociales)  sont plus faciles à mettre en oeuvre par des petites communautés humaines (la question de la taille est donc une question centrale)... et plus efficaces parce que construites collectivement.
C'est l'idée de "la petite école est une chance" qui nous projette vers l'avenir et pas dans une nostalgie passéiste.

- Préserver la biodiversité scolaire

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La réunion du 6 juin 2015 : peu mais bien...
Peu : 13 personnes en tout.
Mais bien : d'abord une assez grande variété de personnes donc de points de vue.
Des enseignants, dont un formateur (qui voit beaucoup de choses dans sa circonscription très rurale), une membre des CREPSC et parente, une militante CGT aussi parente, un membre de l'ICEM et élu SNUipp, une instit de "grosse" école d'un gros bourg, deux retraités, un ancien instit co-fondateur d'un réseau d'écoles, un membre de la confédération paysanne et maire, une autre maire avec école à classe unique, un "paysan retraité" (ex-)élu FdG, un maire directeur d'école ...

Exposé/tour de table de ce qui va et qui ne va pas (notamment les conventions départementales)
Notons que, après s'être opposés  la signature du protocole lotois, un certain nombre de maires ruraux et de membres du CCSEV (
Collectif Citoyen pour la Sauvegarde des Écoles de Village) ont accepté d'y collaborer afin d'essayer d'en infléchir la politique. À voir...

Exposé des propositions.: vu notre nombre, inutile de chercher la démonstration de force.
Après discussion, on s'oriente vers la constitution d'un réseau d'initiatives concernant des écoles et des territoires qui s'engagent à aller vers...
- des structures à taille humaine, des écoles à taille enfant.
- le plus de multiâge possible.
- une relocalisation des écoles au plus près du domicile (donc zéro fermeture d'école, donc plus de nouveau regroupement, voire démantèlement).
- le moins de transport possible.
- l'insertion de l'école dans l'environnement familial, social, culturel et naturel, c'est-à-dire, en zone rurale, le village.

Ce réseau, sorte de laboratoire grandeur nature car s'appuyant sur des écoles et des territoires déjà engagés dans ces démarches, devra disposer rapidement d'une liste de discussion*.

Dans le Lot, quelques écoles, un territoire seraient prêts à servir de point de départ et d'appui... D'autres pourront suivre ! On pense à un label "Écoles rurales en transition" qui pourrait ainsi, en plus de les protéger, mettre en valeur la démarche d'aller vers les objectifs ci-dessus.

Le nouvel appel de Limoges devra être diffusé - et présenté par nous - lors du colloque du SNUipp sur l'école rurale jeudi 11 juin, ainsi qu'à Guérêt samedi 13 juin (rencontre des collectifs de défense et de développement des services publics). [ce qui sera fait comme prévu]

Il est prévu que toutes les personnes qui se seront impliquées dans ce réseau d'initiatives, se réunissent le SAMEDI 17 OCTOBRE, en un lieu facile d'accès mais non encore déterminé. à PARIS le SAMEDI 24 OCTOBRE (mise à jour du 24/07). On devrait, alors, être assez nombreux pour faire quelque chose de "visible" : alerter les médias et interpeller les décideurs.



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L'évolution du réseau
  • Création dès mi-juin d'une liste de discussion "écoles rurales en transition".
  • Création d'une page facebook
  • Le point au 21/07 :
    - Philippe Meirieu soutient l'appel
    - Claire Leconte (chronobiologiste) aussi, et de plus, elle pourra intervenir à Paris.
  • Inviter TOUS les syndicats à l'automne..., toutes les associations impliquées dans des processus de relocalisation... ainsi que l'AMRF
  • Pour mieux être compris notre principal slogan devrait être "Relocaliser l'école". C'est là dessus qu'il faut discuter par exemple avec l'AMRF.
  • Voir à la rentrée comment on peut ébaucher ce laboratoire des classes uniques et avancer sur Ecole en transition...
  • Quels critères pour "école rurale en transition " ? école inscrite dans un projet de territoire, p. ex. ?
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La rencontre de Paris

Samedi 24 octobre, a eu lieu à Paris une rencontre sur l'avenir des petites écoles :
LA PETITE ÉCOLE EST UNE CHANCE

Cette rencontre était précédée en matinée d'une intervention de Claire Leconte, professeure et chercheuse en chronobiologie qui a dit tout le bien qu'elle pensait des petites structures pour les enfants, ne serait-ce qu'en matière de prévention...
Elle a réuni des participants venant d'horizons très divers, enseignants, parents, élus, responsables ou militants associatifs (FNER, AMRF, ACEPP, CREPSC, SNUipp, ICEM, CEMEA, SUD, collectif  "Prenons le temps pour nos enfants"), et personnes venues à titre individuel.
Tous ont réaffirmé leur attachement aux petites structures scolaires (une chance pour l'école et la société d'aujourd'hui et de demain), et leur opposition aux politiques en cours et à venir - conventions départementales entre autres -, dès lors qu'elles s'accompagnent de la disparition massive des petites écoles.

Les participants ont décidé de ne pas agir seuls et se sont engagés principalement :
    - à renforcer le partenariat avec l'AMRF engagé depuis de nombreuses années, en travaillant ensemble à l'organisation d'une table ronde sur le sujet des petites écoles, avec le maximum d'organisations et d'associations concernées, et débouchant sur une interpellation vigoureuse - lettres ouvertes, rendez-vous...- de TOUS les responsables politiques impliqués : ministères Éducation Nationale, Écologie (transports), Affaires sociales, Égalité des Territoires/Ruralité..., députés , sénateurs, candidats aux régionales...
    - à organiser dans un court délai un événement médiatique autour d'une école emblématique,
    - à étendre le réseau des initiatives portées par les écoles : relocalisation de l'école et diminution des transports, promotion du multi-âge et des interactions école/village ou quartier.
La petite école, un élément incontournable d'une écologie sociale à taille humaine.

Paris, le 24 octobre 2015
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Et maintenant, quoi de neuf ?
Rencontre prévue avec le sénateur M. Duran, chargé de mission concernanrt les "conventions ruralités" (à suivre)