Fête de l'École Rurale des 7 & 8 juillet 2012
Jabreilles-les-Bordes, Hte-Vienne

Résumé provisoire - MàJ 12/09/12

Les arts, la culture, l'école... et la fête en milieu rural,
ou comment évoquer l'école en milieu rural sous un angle à la fois festif, artistique et culturel.

    La culture est une composante vitale de toute société, qu'elle soit citadine ou rurale. Mais y a-t-il des pratiques culturelles propres au milieu rural ?
Pour creuser la question, la FNER et l'association Art et Nature organisaient les 7 et 8 juillet 2012 une expo/fête dans le cadre naturel du « Pré en Bulle » à Jabreilles-les-Bordes, sous forme d'espaces d'exposition et de temps d'échanges autour de la culture, des arts et de l'école en milieu rural, et dont voici le détail :

    - exposition d'artisans-créateurs et d'artistes proposant, outre un certain nombre de leurs œuvres, des créations et des démonstrations en direct (voir ici) ;
    - échanges sur l'école rurale avec la participation de l'ICEM-87 et du MRJC + enseignants du secteur (voir ici).
    - conférence de Pierre CHAMPOLLION (Observatoire Éducation et Territoires), sur les pratiques culturelles des jeunes ruraux (voir ici la présentation qu'il met gracieusement à notre disposition) ;
    - culture locale à travers une randonnée commentée par Christian LIBAUDE, guide animateur nature, « À la découverte des mines d’or et des traces de la vie rurale », et des documents sur la tourbière des Dauges apportés par Philippe DUREPAIRE.
    - jeux pour enfants, apéritif et buffet + soirée danse et musique animée par « Gratte et Boutons ».
    - A.G. ouverte de la FNER (voir ici).

Quel bilan ?

Un cadre magnifique, un accueil exemplaire, des échanges très riches notamment à l'occasion de temps informels (repas du dimanche midi par exemple), et au cours des après-midis.
Deux après-midis ensoleillés, et une ambiance globalement relaxante, grâce à une équipe sur place de quelques bénévoles dévoués à souhait et une excellente oragnisation.
D'où une expo réussie.
Une randonnée passionnante malgré la pluie du dimanche matin.
Une forte implication de l'ICEM-87 (5 personnes sur les 2 journées)...
Un exposé très intéressant de Pierre Champollion (bien que les critères retenus pour l'enquête de l'OET semblent très réducteurs, et que les représentations culturelles des ruraux n'y apparaissent pas).
Une belle soirée musicale et dansante, avec là encore, des échanges intéressants avec Gratte et Boutons.
Voilà pour les aspects positifs.

Par contre, et malgré une mobilisation intense (tracts, affiches, presse, contacts téléphoniques et par mails) beaucoup trop peu de monde pour la fête de l'école rurale proprement dite, par exemple une douzaine de personnes pour écouter Pierre Champollion, un seul enseignant du secteur (celui de Jabreilles), pas de travaux d'élèves exposés, pas d'associations liées à la culture en milieu rural, etc.
De façon générale, il y a eu coexistence des deux manifestations (l'expo et la fête de l'école rurale) mais le public assez nombreux qui est venu pour l'expo n'a quasiment pas fréquenté le stand école rurale...
De plus, cette opération a généré beaucoup de dépenses par rapport au petit budget de la FNER.
Enfin, on ne peut pas dire qu'il ait été répondu à la question de départ, celle de l'existence ou non de pratiques culturelles propres au milieu rural...

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    Échanges sur l'école rurale avec la participation de militants
de la FNER, de l'ICEM-87, du MRJC, de l'enseignant de Jabreilles
...

Des discussions intéressantes ont eu lieu, notamment des confrontations entre expériences d'enseignants en milieu urbain et ruraux, qui ont permis aux participants de préciser et de comparer leurs pratiques culturelles et artistiques à l'école. On regrettera que cela n'ait concerné qu'une petite dizaine de personnes, par ailleurs toutes déjà plus ou moins militantes...

Présentation de l'ICEM : voir ici


Présentation du MRJC, par Gwladys Porracchia


Mouvement rural de jeunesse chrétienne : association gérée et animée par des jeunes de 15 à 30 ans, depuis 1929.

Histoire
La JAC (Jeunesse Agricole Catholique) est née en 1929 à l’initiative de prêtres jésuites qui faisaient le constat qu’il n’y avait pas de proposition pour les jeunes en milieu rural en terme d’éducation populaire et de formation (notamment agricole), puisqu’à l’époque les hommes reprenaient la ferme de papa et les femmes aidaient leur mari.
Ainsi, le mouvement est né : organisation de formations en rural sur les techniques agricoles, formations variées sur les choses de la vie, organisation d’évènements festifs portés et animés par les jeunes, etc.
La JAC a joué un grand rôle dans la modernisation de l’agriculture et la naissance des syndicats dans les années 1950.
Dans les années 1960, la JAC devient le MRJC dans une volonté d’ouverture et d’adaptation à la société : le monde rural n’est plus exclusivement agricole, on s’adresse donc à tous les jeunes ruraux.
Le mouvement continue donc à évoluer dans ce sens, avec toujours une grosse activité sur l’agriculture mais pas seulement.

Organisation
Le MRJC est une seule et même association organisée du local au national :
17 sections régionales sont animées par des permanents (salariés chargés de l’animation régionale ou locale) et des responsables et animateurs locaux (organisation de temps, accompagnement des équipes de jeunes, gestion associative).
A l’instance nationale, ce sont 10 permanents (et 7 salariés techniques et administratifs) qui coordonnent et accompagnent les sections régionales et leurs projets (organisation de formations, animation des dynamiques nationales, gestion de partenariats, accompagnement des régions, etc.).
Le MRJC a pour objet d’animer les territoires ruraux par la mise en place de projets de jeunes, l’accompagnement à l’installation et surtout en donnant le goût de l’engagement.
Au niveau local, les jeunes, accompagnés par des animateurs d’équipe, se constituent en équipe. Ces petits groupes se retrouvent régulièrement afin de discuter, réfléchir et échanger sur les thématiques qui les intéressent et ainsi mener des projets et apprendre la prise de responsabilité.
Séjours et BAFA/D : la formation des jeunes et la transmission de notre projet d’éducation populaire passe notamment par l’organisation de séjours lors des vacances scolaires. Ces séjours permettent aux jeunes de découvrir la vie en collectivité, découvrir un territoire en allant à la rencontre d’acteurs locaux, donner du sens à leurs actions.
Les formations BAFA et BAFD organisées par le MRJC permettent également à des jeunes de découvrir la pédagogie du MRJC qui est une pédagogie dans laquelle le jeune est acteur de sa formation et qui a à cœur de donner du sens aux projets d’animation et de séjours.
Dans ces différents lieux (vie d’équipe, séjours, BAFA et BAFD), les jeunes sont accompagnés vers plus d’autonomie. Il s’agit par là d’éveiller la curiosité et l’esprit critique des jeunes afin qu’ils deviennent acteurs sur leur territoire et dans la société.
Contact : Romaric Lecourt r.lecourtmercimrjc.org ou bafa.bafdmercimrjc.org
Dans ce domaine nous travaillons surtout autour de l’installation des jeunes, notamment hors cadre familial, mais aussi sur la problématique du foncier qui est l’un des freins à l’installation de jeunes agriculteurs.
Contact : Mathieu Salvi m.salvimercimrjc.org
Après un an de campagne nationale d’action sur l’accès à l’emploi des jeunes (réalisation d’une enquête, organisation d’un séminaire de 5 jours en décembre 2011 et édition d’un livre pour approfondir les différentes problématiques), le MRJC va poursuivre ce travail en s’intéressant de plus près à l’Economie Sociale et Solidaire, et notamment à la sensibilisation des jeunes à ce sujet.
Contact : Mathias Rocoplan m.rocoplanmercimrjc.org
Le MRJC travaille cette thématique sous l’angle de la complémentarité éducation formelle/non formelle ainsi que du lien au territoire.
L’objectif est de susciter réflexions et actions pour changer l’éducation, à partir de ce que nous sommes au MRJC c’est-à-dire à partir de l’éducation populaire.
Contact : Cindy Chevillot c.chevillot@mrjc.org
Depuis ses origines, le MRJC est un mouvement chrétien. Cela se traduit par :
- une histoire
- des valeurs : le projet éducatif du MRJC s’appuie sur des valeurs de l’action catholique (coopération, responsabilité dans la société, etc.)
- des relations avec l’Eglise : soutien financier (variable selon les régions) et liens réguliers avec d’autres mouvements d’actions catholiques, mais toujours une indépendance en ce qui concerne nos actions et nos prises de position. L’ambition du MRJC c’est aussi œuvrer à donner une autre image de l’Eglise : une Eglise active dans la société, une Eglise ouverte, etc.
- concrètement : nous proposons régulièrement aux jeunes des temps dits « de relecture ». Il s’agit de prendre le temps, autour d’un texte (biblique ou non) de réfléchir à notre action, notre engagement pour prendre du recul et échanger avec d’autres sur le sens que l’on donne à tout cela. L’objectif n’est pas de trouver des réponses toutes faites mais de chercher ensemble, de cheminer dans la foi, ou non, selon les aspirations des uns et des autres. Le MRJC permet aux jeunes de découvrir le message de l’Evangile et ensuite chacun y prend ce qu’il veut, continue dans cette voie, ou pas.

Présentation du kit « écoles d’ici »

Origine du projet :
Une équipe de jeunes du MRJC : enseignants en formation, du Maine-et-Loire
Constat : un manque dans la formation concernant la connaissance du territoire d’enseignement (réalités sociales, culturelles, connaissance de l’histoire, du patrimoine, etc.)
Réflexion à ce sujet : comment outiller les enseignants pour pallier ce manque ?

Le projet :
Réalisation d’un guide pédagogique à destination des enseignants : un exemple (Maine-et-Loire) et des grilles pour permettre à chaque enseignant de faire cette démarche sur le territoire où il enseigne (duquel il n’est pas forcément originaire) 11 fiches présentent un exemple de projet à mener avec la classe, articulant ressources du territoire et programmes scolaires
12ème fiche : vierge, car d’autres projets sont à imaginer.

Guide préfacé par la FNER et par l'OET (Observatoire Education et Territoires).

Ce guide permet :
- d’ancrer les savoirs transmis dans la réalité environnante
- de faire découvrir le territoire aux enfants
- de créer plus d’interdisciplinairté

Pour se procurer « écoles d’ici » : contacter Cindy Chevillot.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Dimanche 8 juillet 2012, 9h/12h, Jabreilles-les-Bordes


7 présents : Etienne Anquetil, Pierre Souin, Alain Mesnage, Michel Baron, Philippe Wain, Sylvie Anquetil, Gwladys Porracchia

1- Bilan de l'année écoulée :
- Participation aux journées organisées par le collectif « écoles en campagne » à Marlhes (octobre 2011 avec Philippe Meirieu, sur la classe multi-niveaux) puis à Bourg-Argental (février 2012 avec intervention de la FNER sur les rapports entre les écoles et leurs territoires).
- Participation à des réunions de la FCPE, en février (attitude mitigée de la FCPE vis-à-vis des regroupements, malgré les problèmes de désaffection locale qui suit les regroupements) et mars ( la FCPE mettant l'accent sur les côtés positifs de l'école rurale).
- Organisation et préparation du WE de juillet à Jabreilles (2 réunions + préparation matérielle).
- Rédaction avec P. Champollion de la préface du kit MRJC « Écoles d'ici » et présentation en novembre 2011 de ce même kit à Chalonnes-sur-Loire (49).
- Situation financière : 2011 davantage d'adhésions, 2012 peu d'adhésions, davantage de dépenses.

2- Lettre aux nouveaux ministres :
- Discussion sur son contenu. Il a été décidé de faire une première lettre courte aux ministres suivants : Éducation Nationale, Réussite scolaire, Égalité des territoires et Enseignement supérieur, avec demande de participation à la concertation « Refondation de l'école de la République », suivie d'une relance en cas de non-réponse ou de réponse non satisfaisante, relance détaillant davantage nos propositions notamment sur la formation des enseignants.

- Un RV avec la ministre George Pau-Langevin sera aussi à envisager (réussite scolaire : on a des choses à dire).
- Pierre doit actualiser son texte sur la loi Carle.

3- Mise à jour de notre projet pour l'école :
Nous en avons actualisé environ la première moitié, le travail sera poursuivi les semaines suivantes.


4- Prochaines rencontres :

- Une autre rencontre sur le thème de la culture ? il reste en effet pleins de pistes non abordées, et d'intervenants qui n'étaient pas disponibles cette année, mais intéressés par une autre manifestation sur ce thème.
- Si possible, quel qu'en soit le thème, prévoir cette rencontre en soutien de quelque chose de local et intéressant au niveau global, comme à Marlhes.

5- La vie de la FNER :

- Reconduction du bureau, faute de nouveaux candidats. Un élargissement permettrait un fonctionnement plus satisfaisant et de meilleure qualité.
- Privilégier les contacts directs (téléphone) plutôt que les mails, notamment pour établir/renforcer les nouveaux contacts.